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Full text of "Théorie de la grammaire et de la langue grecque"

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rPÀMMATIKHS tE KAI TA£111EI, 

rnô K. MiNiîÎAor mhna- 

% AroTTuraTov âv rtn -flnrocvTuv , cl Xoyft» ^ôvw Tôâv 

XotTTÛv (ûuv ffv^2e|iovcaTcpov piovvrcç, rb «trcov row 



t. .r «va. 



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1 



EN IIAPIim 
Èv toîç €tSXioirwAsibu TO'j 

EJÎîAONAINa 

Ankz'. 



Tïilè^ME 

DE LA UNGUE GRECQUE, 

i, = PAR C. MINÔIDË MVnaS," " ' " 

BZ-PKOnUSKDll Dl PHILOSOPHIE KT DX RUiroIUQIIK Ut UACÉDOtNC. 



Imiimi ^ la nMa lu uiimuii, da aifligti pu ptmH 

l-'^^pKal^ttticAliltltàti. (Aut. Bhilor. ■ Al«wd.} 




PARIS» 



Ifl^OTTuM Wvuz, ru« rie Bourbon ^'.nr 1.7.. ~ 

LONDRES, 
BosuNCB/BiltH^ el Ldwû", 14 gïéia HdrUra- 
rough Street. 
\ TaitiQmt et Wnm , 5p Si^o-Sqnanh ^ , 



^aw.'îj.piii.xa no^ k 



n'JSfTDiSPMOM 



, ^^;i:;mjoa .:ia ;irTMO0 u 



mKmyyrvmM 3i^. mT?jy^Hf 



DE L'IMPRIMERIE DE C FARCY, 
^ ara DK tA TAVunna , n* 9. 



A SON EXCELLCTCE 



MONSEIGNEUR 



LE COMTE DE CORBIERE , 

MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. 



v.iH* » .« i<« JlH.ii/.HIf/: t i 

I 




\fm 







ESOXaTATE, 

, HIJ3KOia8/iOI/ 









.KTATÎlXOSâ 

tiii^ oTMO^iau^îAj'fc ■ 3^ ■■ '■'-'■-.'sKa'J vi;' hir: v3-t\ iO 

^E^asme'. ÇB. fîsswant de proavçr que la 1>oqu< 
piv'DO'titi&i»)n aiiiau péri en Crèce, avait du i^pîps 
m^êVms^n^^àt la knync j a<; ild.' \oak ^Mt 

(,t;»;ijjaiit LieasuptjricWa, OUt soutenu ,«KUi:qu^Ua 
■ nwiwnciation, mais bien ^ifç;^4:Jaa^Jl^^e-i^i^e 

^n^x^sUitplus pour les HellènM^ ^_ '-'^ 



bonuo 



VU) 




\eorte 




? ^4^ Grammaire et déjà Lfingifë'^rec 



^^'îi^®d3ffMLr¥J"Â#lf 

vastes connaissances^ -l'imbileté néceasûf^p^ùj^ ^^- 
Les Mttses 









VXjjW 



. FEur - 



a 

Tua ,"4àns fies 'temps diflicilëày'où FEnïope 

elle d'un pas ;ferme .dafisles «di^^ttt^priirispèasW 

^^^'Lfe iâ^ài^0ahiimm«é^?ëimtffiês 



^ 






"■-"UB llKEirîïT^mp Tuoy^i'-sHîWi TrT'frrt'jfl'î TT [ i.c 
o^pyrniiv ai/xr,vJm-ipff.fpip.pJia. 






; .«c»iiil««J ;''■"-''' ■'.•"1:"' ""• "■■■ .'i".i<B»nnm 
-^ ;,*V ;.,:, ,;:,, .,., , iu,l 






■ aBii^<n*iÉfëï'.'iaHi^hisV: - 



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v. 



jqôivtsoislïlsnt^'l^orditej^el&blt àmasa^ 

^ innovations % comme utiles à la société: et toi est le 
but principaLde ma Int^one. . 

»recqmî vfintiio qii cm lu ueTenfae , daighe agréer 
barbarie^ mais bien qu'ils conservent* |^'^|4^^ 



V(i§JUi3V0:TA 



vous portez aux: Hellènes y et dd Ta bicpveiiraiiâçf 
dont, vous jQi'bonprez. , ^. 

MONSEIGJSECR, 

7 

Lelres-liamble et tres-obeiAsunt arrviteur. 



PARTÎT, 
.U a3 Mai 1827. 



MlNOiDE MYNiV>S. 

* 



imsmm^mamii^im^fii 




ijjnar 



à'^mH^mm 




ESOXaTATE, 






î/ 7g ÏMEtfffi 



-nom 

5 






.STATnxosa 

■jîij CTtfo^jauJ^ttVi ■ 2*^ viAi'aBîja «il- S^3:î tn^ iO i 
pi-dntm^non avait pênptrGrSpef fprait du i^ipips 

t_^fi}yimt 1>(0Q supérieurs, ont sontL'im, imn^que^Ua 

nVxjstait pliis pour les HellL^es,,. * . -, 
"■'SËû ctâtgniuit actiiiiilUf nia Cawcyw , o^ je mon- 



'SimSp^I^ 



4. ajouta le ppid^ de'son.fi 



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DTCE 



¥e?r^£fr' \m^m a'»èMi^« «^'° "» '^'^^ ^ 
i?;fT>B«/v i»jt 3T r?=tx)TX)i;iJUïjVI ^Sxiv^ï-CXH 
^■; .'Av,ffili;ï!oM( ^fiW.*S.-iP \tt|f"f '** -Dédicace ,^e . la 

vastes connaissances , l']nbileté nécessui^pà^ ^KÏr 

biea?, . , , . . . ■ 

Les Muses et la Paljtiquc sg (fispntont volio car- 



tiqua , (Jiiiis fies 'teiijps uiujcue^, ou l'Earôpe 

elle d'un pas ferme dans les Vôi*S*l&1il".pr(ïSpéniW 



^ y. 

i-BMi; _„-. 

T(vi ïtor ow a. 






. fU7 aH^Xatçâ[iùlâasvat spiââ.novi3NjîaiJxaîç inarepât 






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, innovations % comme utiles ù la société : et tal est le 



«i^Mig^Wfeà'^2#d«^|^^WonWd ^feliS 

ttè ^2^itt s^ Tifiteifks iËdrfiscs^ temù iTcrbm^As^'sjf ^ iil 
barbarie^ mais bien qu'ils conservei^t^jl^'rigLi^^^ 

naissant Se ce double bienfait^ etdç l'iniéfgt^^ciuç 
vous portez aux: Hellènes y et do Ta bieavemaïkio 
dont vous jQi'bonûrez. , ^. 

MONSEIGISECII, 

Leire'i-iramble et tres-obemsant arrviteur. 






MINOIOR MYNAS. • 

PARIS. ovWâ.,„x.va , .r 

M a3 Mai 18^7. S /> O ' 



4. aiou^ le pdids 



f» «uo 'Ton iv'iT 



vastes connaissances j4'^ln}eté oécessû^pÇj^ ^^- 

Les Muses etia P-ilitîqno .-(.■ oisputcBt votre c3T- 
-;çâj^^JpJ^UaaiJ^ yy(i^livut \ou^ avoir pour McccûC. 

VÏ ^:dit(MS«»,ç4t#-eta,pîftSfigîk^PeÇ;^ftTJ^-^^^ 

Pôutinus, qans pes temps difiicnes, ou FEtirôpe 

elle d'un pas ^ferrae dans les VSS^^eiii'pr^ispénfeiî 
-pfcldiqTi»Ttu.C»x BT î^îjr «ôt «utw;/'6 vwrwojoT . 



PREFACE. 



\. • 



LETTRE A MON AMI, 

M. GASTON DEURBROUCQ. 



Je crois avoir satisfait. Monsieur et ami^ à votre 
question relativement au i;rec ancien ,' et a ce qu'en 
Europe, excepté en Grèce , on appelle grec mo^ 
derne; mais je prévois qu'en voyant la manière dont 
a été traité le sujet, quelque censeur s'écriera peut- 
être: Quoi! les Grecs sont i^enus apporter en France 
leurs interminables discussions ? Si toutefois il ré- 
fléchit que le projet chimérique de créer line lan-* 
gue nouvelle pour les Grecs, projet rêvé en i58o , ou 
127 ans après la chute de Constantinople, piar quel- 
ques professeurs alleibands, et qui échoua alors con- 
tre le bon sens populaire, vient de se reproduire en 
Frapce, et que, malgré la défaveur qui l*a accueilli, 
il a pu répandre des germes nombreux de discorde 
parmi les jeunes gens et les professeurs delà Grèce; 
mon censeur conviendra, sans doute , qu'il est juste 
de discuter cette idée dans le pays où on Ta vue repa- 
raître, n ne sera pas hors de propos de vous pré- 
senter ici un Apperçu historique de l'origine de ce 
système, et des effets qu'il a produits. 

Mais, avant d'entrer dans la discussion démon 
sujet; je dois dire quelques mots^de l'état des lettres 



XIV 



grecques et de la langue de . Platon aux diverses 
. époques. .,^ , ,. , _ .,.. • . ^ ,/ 

Deguis Homère jusqu'au ,^ci2iièi;çp pjièçlç , pp n'a- 
vait jama^ irna^ii^,^ en Qrççp ciq?.îîçl- 
lèues dut flpgenérpr ou siibir ^çs';cbftngemefift w 
notables 0[u il fallût en réformer la grammaire,^ çiJk 
nous offrir de nouveaux principes à la place des 
vieilles traditions. La'làiigue des haïiilans de la 



; '.. • • . 



Grèce n'e'tait pa^ivni|brçaQ spi\5 tpus jle$^j(jpp0rts, à 
cause de la différer œ 4^$4i^lect€$ ^..vous vous rap- 
pelez que nous avons discute oeite^(jne«tion l'année 
dernière auprès de la fonlaiûc d^ M; Badcb, fameux 
hellepi^tç,, (lap^ y^lyp - rqt>!^itR jd'iflywe^.PÙ «^u& 
prouvâmes que ce^, diî^lectc^ .nç çQfis|,ijLji;ip^^nt pas w*"- 
tant .4.e lax^guçs, 4iflÇere^l^j5. Qji^re, ^e .^pl^pflgeçipnt 
de^fj^xieX^^^^ c6wnçyiiçn|ct,|et.d^,gu^q;i»ep 

copsonne;5^j^|COjppQ,(7.ça.e,, $,w^^,p\\{Ui.eiÇL,(f, .^psi 
que (|^,5if5%c;^,dé;^iq9fii9çs /Jp.çeif^aiq5,,l,emBs des 
verbes,.2^t 4p q^^H^esjca^ 4^.P0nx? flçclip4^Jl€s;^ i). j 
avait san^ ^]p}^^ jjp^fl^ots.çnçffjifi^fjuÂiya^^^^ 
cV^iip,,4%{^t^^ f^P,çxulai}î.j^es.,l;9n^^^e? flnsU:p^s, 
les ec^^^n3^.^,.lje^,.p9èf^&^^ r.9g{iy4{iiènt, l^.^^l^^^s 
grec(jup çqmnxiç j un^ pour ce^ qai . fhjPfi^iS . 4iy6^* ,cwi^7 
seaux, qui; sp rçjqignai^ql^.flajas le m3^r}jqjii^,^s^çç?| 

leur qualité pf^'^:[e Ip^l4^gç.4>,^\^^çU'W8§r^^^ il> - .^ 

Les oe^vfpsj4!Hqipèr(?, 4!fté^i?kd^ 
de Pindarc;, .de Saplxp,, de Ça^i^jaqML^^.çlo Xl^po- 
crite ', les kj'mae^ et les. (;xlmnfs dejs.IJèçps ^q ),'ÉgKsc 
grecque ; d'autres ouvrages j poétiques,. qui jfurcnt 
composés même après la chnle de l'empire. de Cons-, 



XV 

tantiiiople^^.en offrent de* pfeiivcs iitéfragables, En 
eflfet, quelle différcspoe itrouverïfez'-vous entre; les 
vers sdivaas ^^ub poëine tHègiiaquo , composé |>ar 
Antoine âfe Côrfi^u^ après la chate dé Coûstaa'ti- 
nt)pilc, cl Dii l'aûtair déjflore les *irial)iettpkid6^ ta 

éf ?càrf*ele« v^' ^êfe àù<sl^s poètéé /^î* ce n'éfeï "pi^ut;- 
étitor^ài^ rapport iiUal îdeeè çïku éffyïè ?^ i ^ : , , 

lilti ^fcliàht yiii«àî:tiii e<iu^<,F<icil ^ût Id^ ouvrages 
• d'Hetëdoiti; tleTliucjdî:^^; Ueï*M6hVdé'Xéuo* 
plidti>vrt- aàifc fceux vies <Vètts dte rEfelisé; et ties 
ëcriTflim>^4^^'^f^^ ^^ àVawt et ai)ré^. là cliutet du 
Bâi-Priiqpiitè VvJiife tî*oiivèré2i la riiétoîé'latkiœV etlqs 
nrétkes Wè^lès de gtamïttâii^ à'dfiaîWs "j^^ànV 
; tftié atdire "ppèu^e'^ qui^csft atîsjïl mfcoiit^able que 
lapWibièrëy c'ittt mie les pérîpatélfiçSèiia Vt JW sIqï^ 
ciéfià^ tjui bût^dèt? les basèfc de la igraàihj^ilt «Ur-mie 
la^^jqii^ profbiidément wsbanéBj^ii^hfe^^^ tous 

les diàk'etea éairs^ ttefèrfc^ule j|;iâitfnâii^'>(;pirte ^li'ils - 
nef 'tttmVerent 'pi(^.*cnti<é . euxr'de\ilifl^>îé*iè'èSp asse^i 
g«Afî(fcs'pouP»îfaéritét dfél^è traitfô^^ . 

Ii^b|ii$ëik>tk que qiiékpïe^ liiféft^euss^ éft^ugcrs 
adus ^ré^ntetit; siftiVèiit ^ ^ct rqb''^' lir.ent ^lijvj'inr 
fln^oiÉc deS'Remâiris ëkiri 'W affaires politiques <Jc 



B* 



ÏVJ 

la Grèce > n'<^l, pas, difficile iVrésoudrç. Vous vous 

rappelez sana.ydç^^'^^.'-^H^^^'^ ^i dit^^au^ ma 
CalUope-i la la^^uf^^^Uoie n^jétiait^ j^ans son «origine ^^ 
qu'un- diall?cte,|i?ampqf^d;fip^ès.ç|eliii desBorienas et 
desÉoli«^i^ ^^^^ Stt^^ IjÇ?. méoi^s^rincipés que, la 
gramniftire. grecqiie. Les Latjus, eux-mêmes ont 
prouvé qwi^^ur if^gfic np.pftuyaitjSq^çompsir^r avec 
celle de Jftl^tott,,! fti^n^.f,ti,p^.vie/;U9n.,dçs s^ 
à rélégai^cG d|f)fli$f!Our^:, ict Çicéron non? en doutie 
la preuve.. D'pn .autre, ,çÔl,é'| Jes Grecs qui pqt fait 
tant de progrès, i^a^sl^Jfît^e^li,t)jij*e, /dtf ns l'éloquence 
et dans la.,po^4^^ ne, voyaient pas clicz les Latins 
d'inventioBç de cegenp^î, qi>îj puisent deVj^nirPpbj et 
de leur iini^filion^tatltiis ,qu^'l0^;RpmulQS i 
toujours lc$<]^r.e^)r.d(>f)Jl;,',iTly^^u^ite'é^^^^ àlfi mode 

dans la capit^le.4^ IW^^li^i *À?c»l ^ : '^ ' ' * 
Il estssuf^j^n^i^jjit^ xîfi^^,dp yoir dés GrecsinS'* 



(D.enys d-Halycarnasse, Antiq^, pag. 76), etconscjrvcr 
les meiîiés prétentions , en sbuteinàntj qu'à l'excep- 
tion de léiiY^-lan^e^^ toutes Iss, autres.ne pojQvaicnt 

éiré que dès langues barbares. > . 

L'opiniqn de Deniy 'id'Hailicarnasse ti'est pas 
}uste, U^'fcBt vi^ai,'îraais clld prouve 'd'nne maiiiére 
évidente que les Gi'ccs 'étaient iiérs de leur langue^ 
et qu'ils' o^ât cultivé la grâmjpiaire plus que toutes 
les autres nation^ dpnt ils voulaient par-U se distiff- 
gucr; Qi», ecj'sontlrftent était devenu si naturel pour 



xvif 

eux^ qùll existe encore tle nos jotiirs. 'Quelques mois 

t^tinsslbU^âuisirënlMlaiiileldnga^e^éi'è^ 

CbWâ'iiti&opië;'àmlè'âu%éu a'bl^^ 

langtib grecqù^,^ ih IWiftirdit ;séHtdi8'éti*ë»i*yéti^ 

rent de ses désineilcès: ôriWdîi liiéinV ifelh^-Xeno- 

phôh ^ùëlque^ lâbts persaiis / ^'iia ' ^n^^fl^tit^^ 

cobob|Jcrir nr'naiSiigûé'/*iii''fe Wa^ëtS^» de^4bn 

.teria^îdnt ^a/^i 




(jiir Vivait enïSm ^Gé'pigfel^ayétfê^^£eÉiUdf«tre à 
un jncUVïdu dé* tëtt^Mélè' ^^^ 

fruimièi* ûoVàire'a\i*|()'atriài^bfe'de^^^ : h 

T^v' MoyacrTyioVwv:*c«i ^grands *rèven!è^^^ifiU^tt^fHHlent 

întràda , d^àpreï uti langa^ tfdYBài^r - > J.» - ' ^'^ ' 

^ Voiis pcnsczV MotisiW, qti'ftjy^>U^^^^ 

juslîjct , eommè je^ Vïèhs dfe' le ^dire^»^ Sîf" tinter de 

ï)arb<^rc U là Dgiùv' ^Wlitïè ^ 'rT>^sSéé^%(/f Ucè v nVÔniiîs. 

j^inap^s"qtte''ceïlè^^-a^^^^ 

avaiénl ^cïit iàitt dliôiiïÂeS iBttSflfeîjr'^àF' enfin, 

vous n'i«[norez pas qfV^-Éi^q^tifiîftâlffiAt-dfe Mrbare , 

cTdiine\î à uriè'1ànguè'^.V;^pr5inë^uné^^rri?giftà¥ilé des. 

eu: 

conçûié y çt due lèS' diivrag 

quaient a de^ rèî^tês positives. Cependant , vous, 

ponve/i tiiTP (le cet exposé uiio consrriueiice bii:ri: 



xviij 

jufile : c'est c|aô des hommes (|ii) ?^i(^ârdmeut comme 
barbare' m^é'^lali^ci^^ qui 'neméfixàit pas œ nom^ 
nepoaviaient ctt'^isàget ssaii botreor c^ledes-Turds; 
doDt le mot foirfrir^tie suffit pîas à rendre Pinco-" 
hérence «stUît rttdésëe.'-Que si lalan^^aô de Platon 
s'est ' pir^ér^ dif,> ' m&àïii^ei de teik ' de 'Gieéroû , 
certes; l^iÔmM gi*o{âler'de9*M(isuliiiati^ n^irmapu 
nùlîeméiit' alééFef'l» langue dès HèUèfiés, qui reB-- 

'îpè\it^StPe 'è«t41 néeéssdifé* db repriendre A\tn pett 
plus* hWit' FM^foiré de*' lëttVeS'gteoqueSs, l^rti tt'otoU 
jamiÂs <:^ossé' d'être cultivées depuis Tépoquc où le 
Aristiàîïishift ' a <;obimëdfcé^ à s'ékèttdre , jasqù^à no» 
jours. TéùS lêk littérateurs (ïe VEtfrbpc ti'^ignorettt 
pas cjy e * 4éi' ' hommes • d'ttti gi^afté ^ Wriéei; pfa tbni- 
crenâ, '{^âripitlétiçië&^V pytlik^rietti,* et stàiciensy 
ont* stttqèàiâvèifiëirt |H*clft»se leitfs dbctiimîs k Athè-f 
nés, à A:lelandïde^€rt àKqmè; 'jukqt/àia fl>anslatid» 
de Tempire à Constaçtinople. ' • ' 

'i]0ré(ptef'5a'^pdligi(>fifee' -répondit en Grèce, 'les 
juges- de^ PÀréo^agfe'S'^mprei^èreut de lui prélcni 
Tappuï-idé letar*^&ùflft*c1}*és,- les hommes instruits y 
IrouvèFeàt'Urt'^sirtjei digifre d^îleur ^étequcnce, et 
d'autatit )f>iiC9âélèvQ;'qJaes6iï it)11nieni3^ celuste devait 
régnct »«ttp. iw^gi^ands' -de k tcirr^i - Mais pendatit 
qu'elle* régéfïérait l'Orient, l'Etirbpc oocidcntale, 
où la^dëcaclenèc'dp'U d^vitisêtidn se montrait |)ar 
des révolutions sans objet d'améiioralion, cl par la 
mépris où les sciences et les arts étaient lombes, 
semblait pre'parer IVpoquc de celle' ignolanco, où 



l'inviasipa, i^fs^. ,l>arbares U. laissa, plongée pendant 
p)a$ . d0. 1d^^ lÂ^lej^ JL Cf>n8\Miiiiy ^^o 'abandonnant 
Ro^)e1Ù.sf^s,;i^Xf,4;^^^7^re^ à son cxitjtâi swmmé j eo- 
tr,aV(>4 ÉivçpJ\ïi tc^i^s/bçj foriçefiv4p4'en]jpiyfè,. et les 
pfenp)^ (}u ^jj^d^^l^E^^i^QI^ fofidire^ $iilrla capitale 
du «i(3>tti4e, poîit e'ejji, pari^g^v lej^dapû^^iHes* Dam 
€^t içL^|>yai|^>i Ip^^IfilitioS' n'étey^reni f^nouiï naonu- 
me^t r à, rbi^t^pir^^ ni^ f à l'4'^«PP<¥î)i ^^ langue dpe 
Cicéron et de Virgile^ pc^ligiéç^t ^lâée fi des idiô^ 
ioe« ]|^;ji^)^a^ji 4<^i¥ifP(^Î!Ss;an;(^9u:( lai>guef n^odcrnea 
q,uiprifi<?at,ufl^.%m^^JpSr4gylffpe y4?w le seiaièrae 

(,§i/r^iv|gul,l|^ii?(tf|ïapt j^^ couprd'œil sur la 
G^j^îçi^i Ibn i^^iH^^jia^ Ja suco^ssio^^ des lettres et de 
la ,philopopïi;i0|, i^epwi^ k .^ièçje 4^ ^Mo;n jusqu'à la 
ckutp du BasrE»^pii?e3. 3.'ppt,Gontin)j4«^3«^îî^ intcrrup- 
tiof)./ Jç p^é^eQt^ iç^jcm ta]:^]^^u orap^e des prihci- 
ps^K $%Y2^9S:|dçyyaifi^ Consta^ii^ jusq^'s^la chute de 

Fenapire* *< \i •"•.? .. ' 

.. Du, t^ps/de r^per)eur £l(m$taûtia, Féç^ d'A* 
Icxâiadrîc i^fissait ^usrie&sUccessejuFS de Plotinus^ 
AmiUja§^..ï/orp)>jrÂi^,^1f Jamblychus; à ceux-ci suc- 
cédoFçi^t i^p^te^y.Pd^sius^et Eqstathe^ etc.^ quiy 
jjficoiégés pQr» l'^mpdri^cirv Julien, sMÛn tinrent en 
Égjrptej, en Syrie >!©* c^^fusil^sie Mineure, notre lan- 
gue et feurs doctrines' (i)j. après eiix vinrent Eusèbc 
le Mytidien jPriscus , ]\Iaiime d'Ephèse,€hrysanlhe, 



mu»' 



(i) Voycï l'Histoire des Philosopjics par Euntrpius/ct sur- 
les Progrès de la Philosophie, la Logique d'Eugène Bulgarie. 



XX 

et d'autres. La secte d'Iambliclîus étaiit très-répandue 
en Grèce; elle avàitforméPlutarque (leNest6rius,son 
fils Hiérius, Syrien, Proclas de Syrie, Marinus de Pa- 
lestîne, Agapius, qui fut appelé d^ns la suite àTécole 
de Gonstantinople , Isidore, Zénodote, Damascùs le 
Syrien, Ammien, Thèpn, et Simplïcius, etc., qui 
successivement ont professé à Athènes, jusqu'au 
quatrième siècle. Je passe' ici sous silence les pères 
du preolier concile, qui fut composé des éveques, 
philosophes et littérateurs, Thémistius, Liba- 
nius, saint ^Grégoirè de Na:£ianze et autres. 

L'école d'Alexandrie, du temps du grand Théo- 
dose, était encore florissante, parles soins du péri- 
patétixnen Aiiatol<^, et des mathématiciens Théone, 
Hiron , Pappus ^ etc. 

C'est dans lé quatrième siècle que vivaient aussi 
Théophile d^'Antioche , Athènagore , l'évéque Iré- 
i]éc,:Panténéte, Clément d'Alexandrie, Origène, 
Didyme, et Chalcydion. Cette école célèbre fut 
long-temps !un foyer dé lumières; vers la fin. du cin- 
quième sièfcle,elle avait cessé d'exister ; et certes 
on prouverait difficilement que la langue était cor- 
rompue à cette époque, où, comme vous le savez, 
Monsieur , . tant de grammairiens là parlaient et 
Tenseiji^naient dans toute sa pureté; où tant d'écri- 
vains, disciples du portique , de l'académie ou du 
lycée, donnaient un nouvel éclat aux doctrines des 
fondateurs dé ces sectes diverses. * 

Dans le sixième siècle, existaient Enée de Gaza, 
Michel Apostolos , Androni surnommé Kallicstc 



Zacjb^ric surnommé Scbol43liq;u«, JqMu Piûlopone 
et cVa.utrçs, dont on peut voir les noms. et. la bio- 
graphie dans VHistairQ dç rÉglise grecque. ^ 
. Dans le septième siècle, s'éleva parnai les pères 
de l'église: grecque, la q^estiop de, savoir laquelle 
de la philosophie de Platon ou de cQlle.d'Ari^tote 
était la plus jconfoxn^c aux dpgmes du chri^rtiautsiw;^ 
Plusieurs écrivains s'étaient;, occupée de prouver le 
pour, et d'autres, le contKe;^ ;ç^non aveq .au:taqt de liai- 
son, du moins avec un égal ta^eut», À la mém^ époqiie, 
lès vers liexaiT^tr,cs et les vers ianxl^iqu^g furoat 
introduits dans les chants 4^ l'Église grecque, et 
l'usage s'en est çoi;iserv.é ju^qu'î^ uo3 JQurs. lies que- 
relles sanglantes des iconoclastes ne tardèrent pas 
a s'élever^ et s'opposèrent aux progrès de la philoso- 
phie; mais elles ne nuisirent ni à l'étude dp. la lan- 
gue, ni à celle de hi grammaire, V,er& le neuvième 
siècle^ sous les empereurs Michel et Yarda, jusqu'au 
dixième, la philosophie d'Aristpte .fit quelques pro- 
grès, et its dogmes, de Platoft ne furent pas tput-àr 
fait néglif^és. Au temps de Photiu^, pîusicurshom- 
mcs instruits,. Michel PsvJlos et Léqp surnoœpjé 
leÇavant, Niqétas David, Michel d'Ephèse, Eus- 
tliatOj etc., rendirent un nouvel éclat, à la littérature. 
TvotrcMélétius, archevêque d'Athènes, dans sou His- 
toire de réj;lise^ donne de ces savans un catalogue 
exact. Tout cela prouve que la langue grecque ne fut 
pas négligée jusqu'à. la chute du Bas-Empire. Çhry- 
soloras de Bvzance, Georges Pléthon, Théodore 
Gazés, Georges de Trébizonde, Jean Argyropou- 



XXlj • 

ios, Béaaëtrius Cliakondyle d'Athènes, George 
de Sparte^ Yanôs Lascaris ^ Canstantin' Lascaris, et 
Marcos de CaBliie^ et' tons les Grecs qui ^e réfugié -< 
rent çn Italie tous $oiit^dë|à connue. 

Je dois «faire >eDÉore mention dé Georges Scliold- 
pias y surnomme Gënnadius^^' qui fut inal^k^ê lui élu 
patriarche . de Gdbstàntinople '^ > pab' Md'ibme^ II ^ 
Qonquérant dèCbtrstiKntindplé.' Cie véhérâbîe prélat 
a «toutefois imprimé une grande tache '& son nom^ 
en brûlant les ouvrages de Pléthon le platonicien , 
aa système du^del i!( était opposé^ et en qui il voyait 
un lâvi^'comnMï'isi rinbe^\£^é' ^tf tsini de bibliôthè-* 
quo» détruites^p^F là main^ sacrilège des empereurs, 
OUI par le calife' Oôiàr, nb suffisait pas à Wgno- 
ran<îe ! Oependanty Hàôs la triste situation où la na- 
tion grecque étGlit'^d'«iitë> il prévenait les obstacles 
qae le «ly^ran^diôiB^atice aurait' pu mettre à Tins- 
tructiojQ de.ses rayas*. Mahomet U^ qui avait avec 
lui dç fréqp.^i^^entretipx)S^9 adfpir^t ^es connaissan- 
ces; et.ce.ful[,pjréci9éwenti.ce qui le porta k inter- 
dire^. riastffuetîoQi aù^fayas', par unfirman envoyé 
au'toémè patrkrehe,*dont les prières eurent assez; 
de crédit stir Son esprit pour lêdétéfraînèr a défen- 
dl[*e ' àùx Grec^ ta construction Hes cg/^ye^^ plutôt 
que la'fréquçnjatipjii des eW<^f C^). ,5,.n ...:.. 



J^L^ 



(i) Cette suMit[|ligifi d^^èçlis^^ omus ix^llèj^s futconnue 
co 18089lorsqueregUs6.de Jéffusalem^lut brûlée, et qu*un 
grand nombre de villages en Grèce 1, privés d*égltses> adres- 
sèrent des pétitions aux ]>atriarches et aux pachas, pour 



^.y^jpje iSifi,j4A^\\ qMo)(|ii«s boxim^sdelellccs qui 
^m^fSfke^X mMwç^ ^npoaaaiyeaiontapr^ la chale 
4ii,ivsVKmp\?^> il lie ^mt pas ifuitik d'âxandoôr 
i^p peu dç luiot^ , ^o,^,K|uel§sjlîttér9tiettrs ei^on^leiit 

^%PRW«MW^ dÀTf^Wi^iifiifil.pokt de/wwiiliseavi- 
sa|jeajt ^ d^^ op r<îasi, .1er iWQt;.lJiàilectei ;dI? J-élo» 
<iy^^in P.^W à^ l!©g^#ôM* iyJPioflttaiioe que la 
tr^fjpfitîPP ^^ptM^a pnLMfirQQXiaiir la^styla de 

tu^Wri'ïl^H^^^k^pîïW q«**Upn^ il ne faut 
<lHftJWî<W¥W lfiî|jo«vi;«i^»')dfi»}!B(H^iimiMd'ii^ 

Ajqiftt^^ft, d^iSmî;ijt,C^;ril¥, dfi.%»««âadeCyj^iie, 

el pepjx.^ î^ftltr^3ii^r,d<^,paWtiGn^^ dcLibat 
nmt ï^yW Ift^pêiwçTî^wimMraiel.te màipMft langue, 
et sj.l'o^ ^.IrWivp fl^d(i^Wii««tP'^H^*»»téa;,ib sont 

qti^5 «i/llfdltftss^m do dltrànîa ffcrttiW/ôK'Jb 'rebâtir le tem- 
pIo'Hlu> SalBlfSépcileM^^et 'dè^ cMé^nire diéi' eg^ses dans 

et qu'on ne pouvait pas lire. D'après Qelaj» en pern^etlant 
aut^Cfes dé Bàtîr (fés ecfises, il pensait qu'il ne pouvait être 
accusé par le peuple "Wrc 'dèr^riéglfgencé^yu dfe mépris envers 
les lois de Mahomet; caria substitution du .mot église pa-: 
rai^sait postérieure à ce prince. On pourrait croire que 6e 
stmt^gèmi&ifiil: V^iieftl&iKU' le ^aavevaevient'tiirC'pour ne pas. 
irri^Qr le pcoplâ ; maïs 96 tient» ce fait cdmme rrai et positif 
des évcqu^s du .sjnodc qui ont eu part à cette aifaire^ qui 
mcaïc a été notée dans les archives de l'Eglise. 



xxiy 

teUemeàt rares qa'il^ no peuveanit jamais deyeûîr ea^ 
ractéristiques d'une grande différence. La^ désinence 
de l'impânfait actif' et contracte en ùocnzv^ que le 
peuple :grec. enipkiiè iquelquefois^ et eelié du pat^sif 
en évTnùtTcof ; eXsy^imùatWy )77edyi(JvTU(Mi y dont lesPéio-* 
ponèsiensioni ùsageyimajs rarement, raéiiie ntt jour^ 
d'hui, sonjttde6déstnentïC6'doneones&' "*'- ' 

Les HacédMiiens/ qui nlébEÔevà qise -desii Éoliens / 
n^avaient pas^ un 'didbaete' ibien diffiépeilt* ^ Lorsquer 
ilos grammairiens parlent^ des dilalectes , ^ comme 
VOU3 le sâvrex, ils entendent pae-^là 1l& ehabgeinent 
des voyelles on des consonnes pour le même onot^ 
et j'ai dit, dans^ma^GlEilUope, quelles Mocisdoniéiis, 
dans «un gnand nomlife de 'mota^ an lifeuiide ^^em-* 
ployaienti^ t.BcAlicirov j Bepwtrjri^ péuv ^tSkii:Tzà9 ^^ipùofi*' 
94y)v., de £»$on.qil^un«tel'olKlngemenl n&^wradtpai 
GMromprd h kingne^ecqtle^ basée déjà sur dés règles 
d^ gr^mm^iitï^ IV est -à remarquer qu'en grec lui 
s^u\ mo^.p^utiavoîr la,i|mrqnede plusieurs' cUalectes; 
l'ancien ^rarbraairienHéraclddeydanâ le ponfiEdt^ciX»?- 
iQvByLtv reconnaît quatre dialectes : ri^^uda, dit*il^ lesi 
h^ payait pfltnrnmnffmfefi le pedonblement /ittàjite , il 
devient ôj^yjà^ak\ en} ajoutant i> a, v^ ^ekmVldi&ide 
ionien^ ihfat/ÊEtiilxfOtt; eh ajoutant enù09^ o, à, u, 
selon ridiâniei\iéotienpildepiBn^ ,étkii}.^\)9sii, dont le 
^duriel tilnL(^v^&vieslypar.Tyncppe 'éoiéqueytii.r,- 
'/fiitSfiiiv\ Ce giHmmmvièn continue i^ême^de pn^uver 
<|«e ce verbe <!st\syDcppé, lîa s'app"ayffOt**tt4*^ dé'qUe 
to^ile première* personttO'plorielie'én j/Wyfldit avoir 
une voyelle clcihnt (xgy; p^r conséquent ce vcrb(» fait 



XXV 



ètkrik&ù^lJLSVy elsyocop. €iX>î).oiiB/xev, comme C7ré7rc9fxev 
de ène7ci8op.B}i; fejswv «le r^aptcv ,'etc. •' 

Sans doQle dans les «dtakcies il y avait qn^qùes 
jnoft» qui difieraiqat cntr^ cUXy msàà célsLy loin de 
Miîrompre- la, langue , Tavait plutôt enrichie; et 
de-là provient ce - qa'oH • appelle' ^/lon^^mre dan^ la 
langue grecque; îSous>cb nipport,* * on 'he»'peut p'as 
dire, que le diitlçcfe' atti^ûe, pax^ exemple ^ est' com- 
posé de mots^qtâlarajipai^ti^niBnt'excktsiVëfaient. 
Aanâ^cs âîlikiiEtes il'âaient? ^qoe la Mifyiàre d'expri*^ 
mer le5diversF>hàœiitfrd^'<dî(fôreut^ coûtes d'e'la 

GrècCv i ' *»/ <'^'' *<». .«1 -»<•**»*•' j.-«.» ' ' • '. **' ' i 1 * 

Yoas: ffnxs ra^pelè^^ ' qite- • XSéûopfi^ti dit y dàn^ 
VBx^ed. de ^fti) qtfil'y*»vai1?^des i)éotièiiS'dans le 
nomiri'è d<^' cfi^^ mièle , et q|ue ' ratr d^tht im adressa 
la ^àTole aisrm Vacoeni ^béotien O'^&ttùudtéiv r^i'cjKtAffi^ 
GêUë difliuDétioiiid^acdentisxistfe'^mÔMÀ'âujdât*d'^^ 
en Grèeèy et don» Tèêommisçotis âu parlée héâ liabi-» 
tans dosMksy ceux Au Péloponèwytdè FEpire/dé 
1' A€al^Bbni9 y èe^ lac» t'I^éssàlùe*'^ 'ett^^cte^la *MiJte-î> 

Toçit ce^quc j)3 *viens d*avaiicer^ prouve que les 
diftle'cics^nè^ouvaient^pas^cprrompre'la langue^' et 
que leurdiffeFetiCB'^att^égèi^ ib étaieilt ^^Iidds 
de tousloi^ Grées/ |e|ia'sfôi?ëquentâ^nliei^^^ 
' " Parler cfel^çloqucnoè des Pères dé' FEglise c'est 
toùcW une,coT(^ w peu idélicôte^noï^ par^pport 
au su)çt J^ui-iuànk^i fuais- bie^ (pm frapport.api;!. ideV 
que les littérateurs jmodfilmea M^nt ïoéméés del'So^ 
quen ce des anciens comparée à celle dl's écrivains 



xxvj 

modernes. Vous savez, Monsieui*, qae j« nlë &ms 
permjs(xl'eD dire quelques mots daas la préface de 
mon Ori^iopboQÎe ^ ainsi que- dans ]e ;dmpitrQ. vu 
fai traité de la division dés dUdour^ dei ancieDs 
orateurs^ en chapitres et en paragrapliiâs^ diTisian" 
qui nVpaséM reproduôèe exactement, même dans 
les édiLionsles.plofiiSoigaees, iQÙ elle se trouve en 
opposition av^,4^ préceptes dp'ia* rlietork^iie ^ fvé^ 

^cepte^ de çes^ gefirs qu'oujappella^^Tïdmn^. Maî4 ^ou^ 
n-avez pa^, qul)lié>sans.>doute le 'pai[)ade:f0 iqfi^ f ai 
avancé dfuas ^pne l'Wiçtton d&littensif|eiitâ^cl&iré$qilf|' 
Tamilié appelait \pr05 4ei vous dans^' votre' û^véiihi^ 
retraite.. Et cpoim^tit ^^ ieffetvncr se seèâit-ron\{)a5r 
élonné, d^cuiltendr^^im à i^{6t^[^iy!s ^^ii;mihfé'* 
trouvait })aS;SGig^^tfi]|isdle8 vap})or4^4^afrVde pal^l^ des 

. anciens dans jies>iéqrits 4i8siiiif)d4dtdes> que^ié^ oiqk 
vra^^ d'A(isl4i9^i§t:(kl5 «^attires, Ylf^à^ ^t^tss lîeiltii 
parais^aifg]%( pa^ a^Miif .«été <a^i^coiâpri£i;.et ^tee la 
traduction flQi:eux du.phtioQsbpbe'deSlag^^fé ri^sem"- 
blajt plutôt 4 <^Ue d'i^vj^pro^^ qu'ami traduotions Id^ 
tines de Théodore^ i&â2ès« Cspdndïittt ce paradot^ pHt 
railra. moips ^tt^ang^^olqvsfue^l'o^ éoivvains de ce 
siècle voudrQttti bien^se doiiii«t> la- peine ' de 4ît^ 

(i) liOrsqjiie Je |^ublifti.|aimî..OiHK»jlianie/Hyn nOm^^ un 
homme de letlrc^la pré««nta< à u^n .hejlénlst^ sicMéOliQioO) 
qui, sans daigner ^'ouvrir, lui répopdît,; <?wô./?«<<f sia^ir un 
Gw? Pourtant lo'r^qû'fl s'agît de la langue^ de la|)oé^ie, de 
la rhétdriqué'êt de felo'giqliè'tlès ttctjènesrîe prends la lî- 
httïls, de pen8«r<|uef l^HAtîAïiftlllSitltîiirichî l^iirope dôiveot 
rccoonaitre que les Grecs eh stmt té4 ju^es ttatùrels. " 



xivij 
avec attention les discours de Déniosthénes cl de 
Cicéroq, . - 

Vous pressentes^ , Mousieor, ce q«i me détermine 
a avancer unç pareille opinion^ Comme j'ai à paiiér 
de l'clçguciwîtî des Péircs.de TËglisë grefcquc, je me 
voi^i ohUg,Ç;i à tçetto profession de pritici|)ës, àfti 
que rQ^,sacliep0u?q.uoi je pe «suis d'accord avecles 
littératQ^T^ 4^ t'Cutope > ni sur rori^e de cet art 
diviç ^msur^^ypii.Q^jeti; ^puc ia^iécÀdeâée c^ùe l'on 
lui ,at1|:ibue ^ Àpfiptir >de I)éiiiëtlritts -)- dé 'Phaclèrè. 'Je 
n^e récfirye.d'e^ iparleciaiUamrsav^ec "{^lus dé détkil ; 
je ypusdir^i .^^fwtotiîolqae les .igféèrd^ "ptbt^s^ 
s€;urs d^ b Grèce, ooihme tous;le6 auciett^ célèbres 
rbcteurç.;<^.r^ti(|i!Û(é^ penseat ^w là' rhétorique 
renfe^mç,.,ioulf)Si les espèces de prbpôsitîbiii W 'de 
questiop§rjflue,v Voû'^ ptti*se ekoffloyèi: y-Ae 'Aêase 
q^lellçs 3Qat i^j^fXïAtQs daits là logique' sètis^ tin àb* 
tre , ppint die jiijp^ ; > Q|iA€|ae pbrase i^dtdHqtiéti^èilt 
p^rUpI: ej^t ^u^peptlble <ivipàunBt <ki>£?&k«^^y pkttè 
qpe y sf Ion Içp, ^rè^l^^ j<^e k. logiqab /kMb lié fëèn être 
qu!fiffir/fffff^yef3^: négatif 

déve)ppgé^^elpp i^ pnîfdrpès de4^4*llét0^ii[]pâë^ ^ut 
d/qçfnerji^ è^ q^ dî»co«lvs; et quîeilBfi'là'riiétdri- 
qua>- basée sur jce. principe ,~-€st-applicable^toute$ 
les.laf%gae£î et à toa^esilea questioné^^âa^ini lèh hionirs 
des oiatxiJBnsu Biles-c^âetère^'iudiViààèïs, ài [a naî- 
tttre oppressivfe^>bu libéifàle des gpuveïij^cméns^ ^^!^^, 
clïanJîe lés bases et n'qi^i altère la .djypeclionrt . . , 

vous voVcjK que je i}^ f|ajric pas iQv des Irppe^m' 
desjigu7'es.^,qm , n'iffîVctant pas le ^sens des pvopo- 



xxvuj 

sitioos , ne sont pas une partie essentielle de cet arl : 
je parle de ce qui constitue l'art lui-même^ qui ^ 
envisagé ainsi, se représente d'une manière identique 
d^s. tous les ouvrages des auteurs* grecs , depuis Ho- 
mère jusqu'aux écrivains qui survécurent au bas- 
empire.: £n effet ^ les argumens que l'éloquence d'U- 
lysse emploie dans Hooière pour prouver à Achille 
dç prendre les armes pour secourir les Grecs mena- 
cés par, Hector, en faisant valoir l'avantage qu'il en 
velicera, sont les mêmes que Démosthènes emploie 
pour persuader aux Athéniens de venir au secours 
des Olynthiens assiégés par Philippe. Cos formes 
se jeproduisent encore dans le discours des Corcy- 
réens.aux Athéniçns dont ils sollicitaient l'alliance 
contre les Corinthiens, comme on le voit dans Thu- 
cydide \ votts les trôuvet^ez aussi dans les harangues 
des:Pières de l'Eglise, Le discours d'Eschine contré 
Gtésiphpn, et celui de Démosthènes sur la couronne^ 
sont, comme vous le savez , les chefs-d'œuvre de 
l'art oratoire; et, cependant les moyens et les ar- 
gumens en sont renfern^és dans une partie del'Hécu- 
bc d'Euripide; çn effet Hécube soutient à Ulysse que 
G* est blesser les lois humaines que dHmmolerdes liom- 
we^, de même qu'Eschiné, dans son discours, avance 
que, c^est blesser les lois que de couronner De/nos^ 
thènes, Ulysse objecte à He'cube que les cités pros- 
pérant y et acquièrent le bonheur ^ lorsqu elles hono^ 
rent leurs bienjuiteurs. Et Démosthènes qui , dans 
son discours, jope le rôle d'Ulysse , dit la même 
chose: La couronne ^ Eschine ^ anime le zcle des 



XI IX 



cHojens è^ concourir, à la ptv^^érité de notre 
ville (i). < . 

C'est ainsi que nos orateurs avaient compris la rhé- 
torique : et je suis encore à devhier quelle 'altération 
on a pu remarquer ta ces principes dans les ouvrages 
des Pères del^Eglise. Du tMkps de Litanius, de 
saint Basile et de saint Grëgoiïe y Vart' oratoire 
était florissant dan& les écoles dô )a Grèce : et la 
critique que Photius a faite du style de difiërens 
«utôuTs prouye qu'il Pétait aussi de son. ^H)que. Les 
auteur^ qui ont i^écu dans la mite ^ sMcéphore 
Blèmmidé^ George de Gjpre ,Nicéph6re Qrigoràs, 
et Joseph Bryeni^ius^ oonéemporain des Paléolpgues^ 
pi;ouvent aussi que l'enseignement en a ét!é continué 
jusqu^à la chute deConstantinople» , 

Quoique ^tnonbut ne soit pas ici de. traiter de 
la* rhétorique , je me vdis èependànt forcé à. vbus 
présenter quelques etemplesoù Ton pourra voir'que 
•lés discours des auteurs du Bàs^Empire 30ht compo- 
sés d'après le même art que ^u:^ des anciens ora- 
teurislEn jettant donc, u!ncoup-^d'oeil sur les exordes 
de leurs discours, vous' les trouverez bafeés sur les pté- 
cq^tes de la rhétorique des ignorons Grecs. Dans 
aos pauvres écoles de la Grèce ou nous apprend 

. — M— ^ Il . — ^«JM^— — —— ^— — — 

^ . ' .-,•.•,, ■-»••* 

(i) Voiis TOUS r^ppelei. j^o tou$ ai dit, ' 

que Démosthènes avait, il est vrai, beaucoup profité des ha- 

l^àtgueÂ'({é Th'ucydfde ^*' mais que 'les tragédîes'd'Êùripide, le 

pdëtè qui à le «li^âaè'èèrhftu lés^ànï^îfice^ Hu stjrîétV Jhiràîent 

'ses ,pltif chëtes'délicM* ''^-' : v-:--n^-- -.- V- v\.>': vs.}- '/ ' . 

■ •,.•.-. ■ c 



\\ 



\ 



que'feie«rd« <ïçit se composer de trois ou (][Qatre 
parties ^ ou de deux exprimées ^ et de deux autres* 
sôus-ebtendnes. : OuvsDB» ks discours de Dëmds- 
théiiies>;|>ar exemple jr celui sur la Gfaersopèse: 

^ J^XKfàix% xflci irejM HQivîâv itpuyfiéviêv xac fuyéÛ^mf 
û|ùL<il»;^ovXeuofi£vd»u* 

- iroT am«*fpporfyovTat Xsyeiv ^ ifxafç ^er tovç iroîlXovç îrAta 

xac ^Yi^i^taQai xac ^pcértéii); 

: Voyons .nia^otepaot l'exorde du cinquième Dis** 
cours 4© Thé<Q,dprite ^ Pète de . l'flglisé , évéque de 
Cyre , suc la ProvideuiO^.: 

a&x^ xct( %iii TÛv XoyGdv ^(^avxoXiîxç ou iihOe * . 
aya^pt; cvi^pteâj^rc^ , ay^çtpirixov'î xdtTcr Toi5 ircuoiîjxoTOÇ 

» )^v«^ .Vnyy^^Vfw»' , <^«y^«i4kç 9^4yM; «flU xm xTi'aiv 



( . 



', ' 



' . • ' XXXJ 

N'e^t-ce pas ici le même ordre d'idées, et la iknéme 
constructioii , ou bien n'y vêrriez-vous gu^'u^nç\ren^ 
contre due au hasçtrd? Mais voyons Isocrate : 

pLiifmç Ttpo^lJLtùq ^oyi9m eîQi(jp.êvov(; ; xaJ xàU'zvspyéxai^ 
fjLsytmYiv X^P^ ài:oSiS6vtQc^ f 1}Kop.ev IxcTeucôvTeç [lii irepiï- 

2® IloXXây Sï aSri Trpoç u/ixaç x«Taç)ûy^VT«> , xât <fea^ 

lÂdcktaxa itpxxrnKttv ufup siapt t^s ^np^sxépaçiiàlBOSç irooi^ 
aacfôantpovQitxif ' . . ^ . ^o ^ : .^ c 

^è Tiept 'tocout<k>v; • . jusqu'à xoi ^ixatOTâltoi^Q «fvài wv 

/ Ajoutons encore le commencement du ttoisiemè 
Discours sur lai Providence, dû même ï^ére 4^ 
TEglise; ' . 

t , *, ♦••".«••t'i • ■'' •<»•♦•{( 

' 1- ». .»,» ' f • * 

i « . _• 

totxpQv BepoLittioiç'^Vi^cvtttê^ Çâxpai^y^ç yàp' ôye&e tnç 
llàvp.tv6i 'p kaifiâ '^ffdiTtxiiç .-farpdîfi ^éî^jè^o^éiev |, «^' 



c* 



xxxi) 

yoFç ^ 6;irep xiviç tcoXc^iov^ ex toI>v ouju^tuv iidnnv im*^ 
X^ipo\faiv r ( lazpmii yap té^^vT] aa)f/.8^a)v eTTcxoupoç , %ai 

. 29 Kaî Tflè; i^u;^ff; TOivuV oc jièv ipptùiLévaç l^^vreç , xçli 
i^ riiç thatSiîccç yyeioL 'kaii'Kpuvop.évaç f tôûv .^c^aaxâtXixûv 
fap(AdEx6}y ou ^p^iouoiv. ol ^i TipoXïjip'et nùVYipa maxe^P" 
fACvoc > xai râv ^skvp&v 9oyiAdxoiv tàv vdabv ^<{â(fJievoc | 
xac T^ Xf oyci> 'rà' 'iidOiatv , . I|(v ipya^ecpavoi , iroXXûv. /xcv 
^éovTâ^ xaBaLpzyipCfAv y zny p-ox^ripiv execioQv SXnv ôvafx»- 
X^eûaac ^vafiévcav , xat rà^ ^^x^^ xoOapà; «nrof ^vac , 
TToXXbJV a (fiAppLaxtùv Tovç ^svvyrrixovç êxecvY}; Tr^pov^ w 
^pa^mpto) xXettfyxfi^y T€ xa( f parr^yruv ^ xoi rà^ Troyvipa^ 
ôdi}ya( Trau^ytcoy * 

3^ ETTfitAîî Totyuy irayjf^Xsîroç xaî iuaxpccrciXoi lûy tw 
xtc'ffcy Tcpoyocceç onioaxtptïv èmx^ipovvxfiiv y» yo90ç« d^o {ùv 
«evroîc i3^ ^dEppiaxa Trpooviyéy xajiey , ix xûy rSç xtcVcg^ç 
fAopifcuy TaSra xepacrâtyreç '.[.7ya ^i irpo'ppi^oy ctyamaoo^jiAey 
^y yoaoy, xai réXeoy avxoîiç z^ç ^^Xcm; â7raXXa{&>fii<y 
àpptùoxiaç y ] xat tpcroy avrolç xâroe^xeuaffai te xat Trpoae- 
ye^^xely TrscpÀatffxeOa. . 

Les particules ^èy , ^è ^ et les phrases intercalées , 
marquent rampiification dansles deux premières par- 
ties: la phrase que j'ai mise entre parenthèses dans la 
3« partie, «st celle que nos rhéteurs nomment ama 
rnç «$i6&9e«i;^ dont l'emploi n'est pas toujours néces* 
saire. Mais fapt-il encore penser que cela ne soit 
pas le résultat d'un art 9 quand npus le retrouvons 
dans le discours deDémosthénes contre Timocrates. 



XZXll] 

ov^ âv «ÛToy oTfjtai, Tifjtoxpflbyïv «îîtcîv , à; oLÏxiiç iaxiv • 
^Xoç Tiç aùt<^> TÎkhf aizoç auw,' 

TTîV TToXiy, kapà içdbta^ Toiç v^fAowî voptov eîajgveyxev , 
ovt^ CTTirtJêtov , oîte ^t'ataioi; , j^ *^Jps< iixxaxoii' ( î« t^ 
Ta Mv. • . phrasé incidente^ jusqu'à • touTovt vofAoç.) 

Se . . . phrase incidente. ) £kV Tva râv iroXvv XP^^^ 
ûjuac Tcveç êxxexapiroi>fiiéy&)V • . . 

4^ Kàe TpaouTov pâêov e^tcv iiiqt^ xtviç 5epffireve(V , h 
ràv upietepa)v ^ixacW TrpocorftoOai ^ Acre ovroç (X£V f^ci 
frap' êxsivuv apyupiov • xac eu irpoTspov toStov ilai/hftyiuif 
ïitrcp aiitâv tov v^jaov • Ifioi j* êv-^iXcatç Oitèp ufJuSv' IbO^ 

Ici Démosthènes a renversé Tordre des parties ^ ce 
quil is^it souvent pour cacher l'art; la troisième 
partie devrait être à la place de la quatrième. Saint 
Bs[sile, dai^son Discours sur la Tristesse^ a observé 
les mêmes principes. ^ 

I® Oxav ï9(ù x,xi tÔ xaxov cûoJoufxevov , xac tyjv u/xe- 
"xépctv ^b}.dSeiay K6X|jLy]xuTav xaè iizayopîiovaoLV i^poç xo 
<j\)Vty(i% tûv èitYip€t(!ùv , âdu{ji6t; 7rXy]poi>{xa(. Otav ^è ndhv 
tiv fxgyaXyjv X^^P* "^^^ ^soU éwoiiata^ x«i ftt ofîev ivop» 
9oûv Toi j<aTeppay(xévouè , xar iyscTzdv SiitcUoui, CMinpi" 
Stiv xt Onspy)^ ovouç ^ xac xftSacpeçv «tto dpovûi)v ^uvdSaraç ,; 



s 



' . . • ' « ■ • • 

Octu.ev\ TY2V ^è autoû âo^eiav , Aà txv 

' '• . y * '' - . • '. .•,<••• , . • . 

. il- ■ . 

TravxsA&jç .^ . . . , 

ô^uvYiv zrjq xcK,û8laq uou xa9' ^9oy ^vaTOV .^ Ix t^ç o&u/iôc 

Ajoiiter ^ Qouvçmis^ exemples ^ ûxéê des mitres 
afiteurs.^ me pacaijtraitiii^utile^. parce que les régies 
de l'art se représeotent^les luéaies partout , daûs les 
exordes , dans les preuves ainsi que dans les récapi- 
tulations;'. • ' 

De ce que je viens d'avancer sûr Tartl de par^ 
1er , veus ponvéz , Monsieat* , titrer les cbnsé- , 
quences suivantes : i« Tous' les écrivains, depuis 
Périclès jusqu'à l'époque désastreuse du Bas-Em- 
pire, .guidés par leà inéçies . pidnçipçs de l'art de 
parler, n'offrent d'autres différences dans Jeurs écrits^ 
que celle du style , celle de l'ordre plus ou moins 
exact des argumens , et celle de la matière qui fut le - 
sujet de leur éloquence ; 79 S'il est absurde à quel- 
ques littérateurs modernes , qui ont l'ambition de 
se distinguer eomtne novateurs ; de se déclarer con-^ 



MV9 



tre des règles éuiblies :de|ittis. . U)Mr(^n<F^ > 4v^ 
sont le fymt dc^ l'çzp^i'ieQce et 4^ I4 r^éfifeOMAii > ^t 
dopt les boi^me^ ppt , t^'ou.vjé la ^firçe /da^^ la pa^- 
ture dePe^prit hum^a, il ^sit bie^plps .ûdipulet 
qu'en se déclarant eonjtrn çeux; qoi éf rayent d!après 
une nçiétjipde jijuelcpnque,,.;et topjb ..pn ; b^^ogiant 
l'iniitation - coixua& ,. upç ^mtufîe, dç ^'^spfit et 
comme une superstiUon fiiijpi4^f JA^.^e sQ^v^m^Uâ^t 
à çj^itte servitude pX à p^ilt^ ff^uflîdùe ^ lo.rsqn*il. ^Vfiit 
. d'écrire fît d'exprimer leurs lidqes,* ;?*, Eft&P:i. l^W'^^ÎP 
parler ajoççe^aainènjwt.pQu^ j)WffW¥e,îlanguft.r,^gtt- 
lière^ cQjqwe fe fut celje des.G^pijçs jw^u'f^ U fii^ d» 
l'empire de Bjwpce. \ f, . r.: ^j: .. ; ^ . 
"• X^^ traduction de la B}h\ç /d&$ Sept^ntSy dont le 
' style n'fist peut-ét^e p^s ti:^s^;pur ^ n'a pu -ajVffir uîle isi 
fuueste influencé qu'il ait altéré la langue meç^e., . , ^ 

Si l'on traduisait mot à mot un ouvrage d'une lan- n 
gue£tcang&re €ii!françâis^ vous diriez aussitôt : Je 
Qomprendii lésmots, mais j^rne comprends paale sens. 
Les tpaducleurs 4^ la Mkh çraigniuit déj^'ecartar 
du^ens; onttr^uitiittépakm^|i(tpif^ei}Ci9|^ 
mais, lès .Pèrc;5 ^eJ^^glise se scuait e%ç;£és.de les ex- 
pliquer^ et de là tous ces commentaires de la*Bible^ 

Ail reste dans les prières de l'Eglise les passaye^ 
d^.la B^ble:^Qnt -m^portésr comma des dtaiiorisi 
]^r<squ'ils d^victuwnt ia b«ysp^ des pri^c»)^ alors, on 
n'ea prçin,4qMtQ.9im9.$ oiftlf&Fèvét des^opubor^da; . 
s^fle ; on ie ,pU^ 4u Jo^ij dé la graoïmaice^ comnû. 
nojis le voyy)nf dans U^içbkeiix^ ^t.dans les i]L;fmnes. 
Les Psaumes dé fhjià ,soQtt d^ao^u^aige.frâjttent dans 



H V 



notre*, eolie^ mâisf comme ils sont divisés en versets, 
indé|>endans liôs uns de^ autres y ilans le cas où 
leur construction n'est pas conforme aux régies de 
la grammaire, on s'eii aperçoit facilement. 

Revenons à ^la éhùte du Bas-Empire. 

Le siècle de Gcnnadius , patriarche de Constan- 
tinople, avait^aussi ses savahâ et ses littérateurs; et 
nous voyons dans le^ ouvrages historiques que nouis 
ont laissés dés Girecs contemporains^ que le patriar- 
che Josaphaty qtii lui succéda , avait appelé à Cous- 
tantinople 9 dé tôiites'ies parties de. la Grèce, dès 
hommes instruite pour, professer leis lettres grec- 
ques y et entre autres Jean Zygomalas d'Argos ; et' 
vôid comment son fils Théodose s'explique à ^é su- 
jet dkns une lettre imprimée dans l'ouvrage Turco^ 

graecia V • •' / • 

. , > t • • 

xs à/ta£6a , à^iùoçutxo^ roû éyimAxw 'Karptçipxov itott 

îaoç i^cfXT^a* Wàc 'èiîfôbeffxc tw E)l>.)5vtov ©wvrîv xaî tc- 

•^ ! . ' î ■ • • • 



f <• .•> 



5 -. » 



» ^'est-^il pais étonnant de voir quelques beaux 
génies ^occuper des lettres dans un moment où tous 
jes mauxi accablaient les malheureux Hellénesl N'ont- 

■s 

ils pas montré jnéme k leur décadence cette passion 
pour la- scienoe , qui a toujours caractérisé le» 
infortunés . habitons de la terre classique des arts î 



XXXVlj 

' Lé patmrcbè Maximus ^ qui vivait en r48bVi«it 
siimormmé t éloquent ^ tt vëcut honore du sultan. 
Cesf à cette ëjpôque que l'on traduisit dans la langue 
arabe les Godies des empereurs de Gonstantinople ^ 
pai^ ordre du sultan lai^mémé, qui paraissait a^^oir 
quelque considération pour les gensf instruits , 

OTcavâv. L'archevêque d'Ephèse^ nommé David ^ est 
cité comme un homme éclairé , ainsi' que celui de 
Saloniqùe , appelé Niphon , qui fut élevé en i5lo à 
la dignité de patriarche. 

Vers le seiâdème siècle, Gabriel Sébirus, Mér 
letius' Pigas, qui fut nommé patriarche d'Alexan- 
drie , Maxime Margonnius , qui fut aussi nommé 
évéquede Gythère, et qui passe pour le meilleur 
des écrivains modernes, soit pour la pureté an 
stjle, soit pour Fétendué des connaissances, et 
plusieurs autres savans secondèrent, autant que 
les circoipstances le permettaient ^ l'essor des lettres 
grecques* 

Vers 1^ dixr-septième siècle , Gyrille, surnommé 
Luçar^ élu patriarche de Coi^stantipople , aug- 
menta l'émulatioa qui donnait aux lettres une noù'- 
vclie vie; ses rivaux, jaloux de son mérite , s'«n ven- 
gèrent en l'accusant d'hérésie, et l'amour de la* 
vérité causa sa 'J)erte. - - 

. Dans le naeme temps^. parut a^ssi. Théophile Ko» 
r^dfidéùs^d^Athènes, autetir de plusieurs ouvrages 
pbilosopfaiq'uèli dans lé système de* péripatéli- 



/ 



çieas (i)^ Maisie^ ouvrages, d^ 4)0 .çr^M JtKWWi îne 
sont p^slçs^eqls bien^ai^ 4uil\ii^i^itwt)4.i^0i^ ^ 
Dais$aiice>;de eia.^patriej plp^i^^i^s :à0^,ffs\éi$(iiy\es^ 
répandus, dans le$\iUes 4^ 1^ Ovèçê^ y oDt ^Kseiga^. 
avec disdpctipn Je^ leUnçs gi^^cqvi^aiy ?ti,U {>^}o9Q^ 
pliie des péripatétii;ien&j^ 9^)1: ;p^pj4laur^é les 4qc ^. 
trinbs qu'ils avaient héritées, .de leur r^aitre» Aussi 
^.Ujel<{aes uns d'être eijut d,ûreipit^i|s àll^^tl^^iruior 
tipn la 4^gniï^épïsç(^:QyXe. Tels fu^e^til Depi^, T^-^ 
dif^yéfjue de. f^^poU^ ^ ])Iect,a(rivs/i patria^cl^ <l€f 
Jérusalem', Jean de By zance ,e ^Gea^ai^ d'^toljlQ. .. 
Dans le dix-septième siéde, l'île de Scio £^ produit 
des hommes ^trèsninstruife , tek que Georgçi^ , sur- 
nommé Coressius^ Paësius.Ligaridés, qui a professé 
avec succès à l'école de Ja^sy, en Moldavie, et An* 




pouvait 

et des !rïvaùx ; et Tode adressée à jHllustre chance- 
lier de France, d'Aguesseau, n'est pas indigne des 
plUs sublimai olympiques. ** 

L'Sk d^ Candie a vu naître Atkanase PatéUrius , 
et Génasètie , dont ié pr^oiïer fut ndmmé patriarche 
a "Gonfi^antinople , et li'aMre à Alexandrie', comme 



. 1 



. ( • • • 

(i) La logique, la rhétorique, ct.unou?rage intitulé: 

Èm9ro\(xptovf dont on se sert dans les écoles de la Grèce, ont 

été Imprimés ; j*ai vu eneot« phlsiéi}rs autres teanbsorits des 

ouvrages de oet homme célèbre dans rancienne école dar 

Salomique; ees nanusçrils Q-ent t>as «té impsimés. 



successaenr de Lucar • Gërisène.ViâGhOfi et Kaloa«« 
dès ^. tous hommos d'uoe grande érudition. ' 

L^Ie de Chypre a ^onnë le jourà-HilanoaKigalâs 
qui^ à oàusè de ses Tacites coonaiasances, fainokmné 
archevêque de son pays naliad. \ 

A la raéme époque vivlait hussi Séh^sitos de Tré**- 
hizonde^ qui avait pro£elssé d'abord OTec ëistâncboo. 
à l'éeole de GonstaBtiaople.et celle de Qucharèst t 
Eugène enseigôait ea Acàraaitte .; et Chyfi3autheen 
Épire ^ d'ahord: datas ]a ville de Moscopoiis ^ et 
plvs tard sa l'école d'Arta» Cette école a été fécoilde 
eu savâusf! dsstûigiiés^* |>aFini lesquels ae sont fait 
renia^quer Gordiu$> Athitoase^ et.Gérassêne, qiii 
fut appelé à Coustantinople pour continuer iea 
nohlfis fôJQctious* . 

De la.' ville: de Verria , ien Maoédoine ^ est sorti 
Jean ^surnommé Ciatunius, et de la ville de I^aoussa^ 
Anaistasey sumonimé Philoponos* 

Vmiç sëdUz , MoBsiebr ^ que je ne parle pas . ici 
de difié'rens professieurs qui ^enseignaient dans 
toutes les villes ou tous les villages de laGrèce; je 
me; contente de citçr ceux dbiït la réputation est la 
plus vaste et la mieux fondée. 

Ledix-hoitième âiècle SxX bien iplus heureux, pour 
les lettres/^recque3. De l'école d^Acaroànie^ où pro- 
fessait Gordius^ on a vu sortit' un ^rand nombre 
d'élèves. A oetAe époque vivaient aussi Chrysanthe 
Notaras du £éloponoèse^ à qui ses ouvrages phi- 
loEsâpIàiques et laathématiques acquirent un grand 
nom,; et Alexandre MaUrooi^rdatos.^ que ses cpn« 



^ 






t 



V 



xl 

Bai^aùoèe élevèrent à la dignité d'interprète de 
laiPorte, et qui nous a laissé un grand nombre 
d'ouvrages; il avait ^ncoi^ragé les lettres autant 
que la ftveur du sultan lui permettait de le faire , 
et les hommes instruits trouvaient en lui un proteo- 
teur éclairé j aoii exemple et ht% leçons formèrent un 
grand nombre d'élèves , tels que Bissarion Macris 
de Janina , et Jacob Manos d'Argos qui , professeur 
au collège de Constantinople^ y reçut le titre de chef 
des philosophes contemporain^. Le métne siècle a vu 
naître lérùthée de Byzance^ Denis Mantoucàs de 
Castorie, Méletius évéque d'Athènes; Kallinicus de 
nie de Naxos , Jérémie Kakavèlas , Abraham , Ni- 
colas Kalliaquis, Thomas Katanis, Nicolas Comr 
tonéne, tous de llle de Kandy j Miniate de Géphalo- 
nie, Antoine de Corfou, et Antoine Katiphore de 
Zanthe« Dans l'école dé Patmos florissaient Macai- 
réus^et Gérassène; dans celle de Janina, Sougdau- 
ris , Methodius et Bàlanos \ dans celle dé Bucharest, 
Maricos de Tile de Cypre, George de Trébison- 
de , Alexandre de Tournabe , ville située en Thés- 
salie, et plusieurs autres que je pourrais noihmer. 
Cependant, je n'ai pas du passer sous silence Eut 
" gène, surnommé Bolgàris, et INicéphore Théolo- 
quis \ le dernier nous a laissé un grand nombre d'ou» 
vrages sur les mathématiques et sur les autres scien- 
ces ,, qu'il a enseignées à Corfou ; il a aussi formé un 
grand nombre d'élèves dans les principes de la rhé- 
torique grecque. Mais Eugène, entraîné par l'éten- 
due dç son génie , avait embrassé toutes les sciences^ 



xlj 
aptes avoir acheVë les études qise nous appelons iy-r 
xixkicLj par ex. : la grammaire^ la poësie^ la logique 
et la rhétorique^ auprès de Gordius ; après avoir par- 
couru l'Europe^ où il étudia lés sciences, il retourna 
en^rèce pour y répandre ses connaissances. Il avait 
professé à Mo^copolis y à Jannina y à l'école du Mont- 
Athos^ et enfin à Gonstantinople ; delà/sortaientde 
nombreux élèves, qui se rendaient dans différentes 
villes et villages de la Grèce^ pour y propager les 
lun^ières des lettres et des sciences; la Grèce entière 
a regretté le départ dé ce grand homme, que des 
évènemens politiques forcèrent à se réfugier en 
Russie. Sa logique, sa métaphysique^ les ouvrages 
mathématiques et physiques qu'il a composés, ou 
qu'il a traduits , ainsi que la traduction de FÉnéide 
de Virgile, en vers hexamètres, faite par ordre de 
l'impératrice Catherine, témoignent de l'étendue 
àe ses connaissances et de la flexibilité de son 
talent; '' 

Tel est le tableau abrégé' de quelques hommes 
instruits qui successivement ont professé- en Grèce, 
jusqu'à nos jours, et qui ont conservé la langue 
d'Homère et de Platon, en observant, dans leurs 
écrits, leis règles de la grammaire grecque. Reste 
maintenant à jeter un coup-d'œil sur l'histoire du 
grec qu'on appelle moderne. - 

Depuis Homère, comme je Tai déjà dit au commén* 
cément de cette lettré, jusqu'au seizième siècle, les 
Hellènes ignorèrent ce qu'on appelle grec ^moderne; 
mais ils comprirent bien que; le tangage du. peu-- 



/ 



iiij 

pie se diatingaait de la lasigné écrite:: ' ie priemier 
ayait quelques irréghlarités ^ soit; à bause de différens 
<lialectes qui s'y troisvatetit cf^ufbndtis^ soit' parce 
que le peuple^ privé d'iûstruction , xie pouvait j 
appliquer les règles de. la grisiimxiaire. Vers là fia 
^lu' seixieme; iiède^. la fermatioii des langues noii«- 
vielles idel:'£uiippe: occîdetitale excijkala curiosité des 
saVansf ! on chèrdia à savoir quel était le langage du 
peuple ignorant ^ dé la Grèce ; et Martiniis Grussius 
{pfbfessor in Academîa ï^rbingenisi), adressa une 
lettre q^ua grec 5 homme de lettres, Théodose Zygp* 
malas^ qui avait été premier noCairé du patriarche 
de Cîonstantinople^ pburlui démander des ouvrages 
jfi>VL des dictionnaires qui renfermassent la noçiencla- 
tiire dû gT?ec vulgaire. Théodbse lui répondit: çue 
jusffiià ce, jour personne ne s^ était occupé de pa^ 
reille&chpses^iettjuej qûandoh le paierait pour ceiay 
il pourrait Sr^ en oceuper:\ Tiepî BiS^^an dtTrXwv t^ç 
iYiliûSovç (fcùvHçj rîXe|(5erou, TaQt,' olihf toiovtov tiw 

npiv èBùdivim ^tuaSx», - jSouXntai , jttfu^dztA rèv jul^ov,, 
scttc^Epyov TTooîaopcv, (Voir sa lettre dans l'ouvrage 
Turcogrsecia^ pag. 437* ) Zygomalas avait traduit 
"lui-même quelques lettres en grec vulgaire; c'est- 
à-dire dans un langage semi^patois ^ et on peut les 
voir dans ce ménîe ouvrage. 

Mais il est à remarquer [ quHl ne l'avait' fait qu'a 
regret,, et qu'il regardait iBonuttie: ibarJMire un 
langage, q^i n'était pas,, sous tous* |es rapports, 



xlirj 

. conforittiè aux' règles gralhinaticàles. H s'ëcriaît , 
avant de ôotnmencer d'écrire: itcà; iv xhv ^dpSùtpov 
./peftf/Alj/t, iTTopôS^ et ce n'était pas sans raison; car 
ai' Ton disait à un Français : écrwez-moi Han^ 
votré'iahffîe , en jr mélaût des locutions pàtbises ? 
il rébofadi*aît^ sans doute : cfiiai^je à démêler avec 
un ja^gqh informe} (voir pag. aSS, même ou- 
trage.-)' * ' , .. • 
'" Cependant ' cette idée iV pas été entièrement 
réalisée , parce que , même sons le joug dé Pescla- 
vage , fes Gre<is désiraient vivement de connaître 
leur langue écrite. Zygomahs^^ lui-même /avoue 
que le^ ffellèhes avaient un amour naturel pour lés 
lettres , quoique fon manquât de mojens d^iristruc- 
tion y sous un joug tjrrannique j mais & pri'aienC le 
ciel de leur donner la liberté, et de lès rendre à 
leur premier état :^ô i'aïxtov, dit- il ^ 8u,al xaxdcetç 
r&v VJpavuoiiv'ccùy ^gtvat'-' itkiiv ^exTtxwTaTOt' smvy oî xoî$ 

XyiVDoS yé^îi eiyévetav, xai xviv xprfaev , xai 5|(7cv twv 
rdîTOûV aitwv • â it'kebveyLviyiaxd eîcjt Be6Bsy èiiTceyvïioxa , 
juil ê/^eiiv ave^akeinxà * xi véfYi 9i xGnv èmévfiSatvovxcùv 
yi(tff éfx^pav (jUfxyopSv , TOV,i?Xtov twv xa^cûv toutwv Xa^x- 
Ttety oix la y xat tiv ffo^tav B'aX^eiv • S'érfç TTore ocuçaiv xai 
iXfiuflepiav, t>îv leets xq àpyoïoVy anozaxdtrto^div. (pag, 04.) 
Le même auteur ajoute , qu^à cette triste ^oqiié 
il connaissait soixante professeurs' daiis'dinéréns 
villages et villes delà Grèce. ( voirpag. 21^6.) 
•Telle fiit, Mbnsieur^^la'prèimîere origine' 3ê Yidéê 



\ • 



xliv 

du grec moderne; mais personae ns -s!occiipa de 
composer ni. grammaire, ni. dictionnaire 4e ce lan- 
gage; car il n*^ avait pas une a$sez grande diffé- 
rence entre le langage vulgaire et la langue écrite^ 
pour qu'on sentît le bj^soin d'en donner des règles 
distinctes, .^jpurtânt cette idée prit toutQ ila^ force 
d'une réalité aux^yeux. de l'Europe. occidentale ^iors-. 
que le système 4â la ridicule prononciation d'Eràistie 
s'y répandit 9 . fa\x>risé . par l'influenee . <[u'avaient 
acquise à,soi^ aut^inr jsqs, qi^jsreUes religieuses .avec 
les doctrines de Luther :(.çt\pfrtes la prononciation 
d^'Erasme fait croire .à une langue tORt^ih&ii; di£B^ 
rente de celle d<^ Q^eips; tandis qn'en /^c^npant de 
leur granunaire ciis§{qiije)f 1^« Hellène^ .regf^rdaiwt 
la langue de.f Jiatqn çpmme l^i^. patrimoine* ,. ) 

Pendantxju'^n: j^ràce, V^ik apf^enait .ainsi s^ lan- 
gue dan^^a.fiF^i9wair* A?ciennf?r,jw jl7PÔ?îUn mis- 
sionna^T^i Tt^Q^as ,jp$iisi&ci^ qui 4vait .parcouru 
quelques iles^^^l^ Prèç^rpu^Ua à B9m ^Ù^ g^râm- 
maire intiti^gfi : JSpweUei Mé^hod^ pour' apprendre 
les principes ^e JLtf^ ^ang^B^ grfiÇ!^^ w4gi»re. Cette 
granunaire a ^çvi 4?^mpd^l|B dan^ la >stu^e À toutes 
celles que,ji^<^]a:% plu,^iOU moins, calques ^r, l'ori- 
ginal; de pareils Qu^r^e^.siO^I;' or dinaiçemenlplu- 
, tôt un objet, de .i^pëcuLat^pn qu'un >.ser vice .rendu 
a l'instruction jt..^t isurtçut d^uls un, pays ^où l'on 
aime la nouveauté* L'autç^iigr^ .av^it négUgé' de cber- 
cher dans lés. locutions 4u peuple grec> «quel 
dialecte ancien diaque .mot appartenait ^ et de 
reconnaître ainsi la trace de ces légères déviar 



; xW 

;tiohiii /iépût pDùrtafit Je moyen 4e. jf xqnwpçrjs 
: que. ks.d^x: langage^ d^ndaiçDt de la n^^ae 

.gJ^aalmanre* 

•â • •• •' , « " \ *»' 

4.i Vers le milieu, du 17* siècle., Ie3 * refetioûs • de* 
.Gnecs avécles autçes peuples de rjEur/>pç,fureot bien 
:plus fj^équ^tes qu^auparavant, et un graiid, oonfibre 
:d'JleUeqe9 s'étàbUc^at daus diyerses cités 4? TOçci- 
-^Jeot. .Qaelque3-*iûi5.d'§fltre eux voulureiûi «e dis- 
tinguei^ par l^ur sav<^r.; mais plus ioslru^ts dans les 
;laagues:eir^ogér^es que jdans le grec , ils publièrent 
:4 pitîiie quelques opujscules , ou quelques traductions 
.d'pify.rages sdentiiiques^.dans uq iapgageoùdesloçu- 
^tious dp peuple ij^Qoraut de la Grèce-, se trouvaient 
niélées à celles des idiomes qu'ils tradaisaient. De 
pareils, écrits devenaient inintelligibles , non^^scule-^ 
, ment pour le peuple, mais encore poar les bommes 
instruits de la Grèce. Eugène » dont î'ai fait Ine^- 
tion plus baut j attaqua avec beaucoup de vivacité 
.ce s]^stème cbin^érique de style, dans sa Logique 
publiée à JLeipsidk en l'jGS^ et que les Grecs regard- 
dent comme un chef^d'œpvre ^ où il avança que 
.celui qui désire mériter, le nom sublime de philo^ 
sopbc, devrait d'abord bien connaître la langtie, 
écrite : Ceux donc , dit-il , çui , dans un langage 
irrégulier y mêlé de termes philosophiques , se Jlai^ 
lent par-Aà d'^a^^oir acquis des connaissances uni^ 
pe f selles ^ sont des philosophes ignorans y et qui 
joignent If audace à L^ ineptie : rejçtez donc ces bro^ 






Wi langage infyhhè ^ 'ét'èkiêupëi^ëuiè Uéndè \HSfîrt 
langue greë^ite ; dom îà connaissance wms nmêta^ 
'à même d^efttèndMe le^ anciens philosophes ; pour 
niai p désiN^fnêm& fUe mùte-ph^àscphe smeàè la 
4angiie latine îÊitklàn^gakjhm^aiie^ ou iiiaimhièi^ 
Tôt; "fip'h^^ei'^dSiiltÀ ^kfiivv(fd<j{jitv6ii tfn^fO^uiii 

^ivaoi'ii ai-ck Y/iîr^tpov''^t)u>or/diy 'rfir«t k(k¥ i9f*#J»¥» 

jrwïv. ( pag. 5oi»){' ■ ''^' ,';.. f,. .' 

Céï rëttexions <l*Eugètie avaient soulevé coûtée 
lai le petit AotriOTC cie ses adversaire^. Un cTçiix 




r I 

\\) Le moi Dfiii&9QBkif. ctez nous, renferme la coxmai%^ 
M^usanct de tou46$ le» sdeocei et de tous les arts. ^ 



fiiywmfl^ti'JbpBSqWï 4/bî répliquer. CJar, q^qu'il y ij ^^ 

li4w2^ d^^s les. écrifi^asiiers de ce grec moderne^ 

^ «'44.^116 t/^ ?i) 9e miq^apt du stylée des érudit^ 

MndlWiQ^ 4e^ pai^gcs de Toqvrage de Merli^Mj; 
CM9im> pi)^i* fleirif! 4'^n ridipi^ç intpui^sant \t^ 
diîf*pV* 4® la. l^ngMfi <îcrite,. ila aç cyépnt p^u^ 
tW-«4«M »Al*nfiî«Ç tpHenient ajjjspr^e j^ iju'il pçt 
^ p^iiipaf même eQtrer>en compars^o^ ayec ?idinii|f{ 
ét^^^MAWf^ Aferlimiâ j ç^y 4ans celui-ci Jl'oa oe voit 
^dHi9i«s qv'ijn mé^^Rge plaisant 4e laiiu e^ d'ilar 
J^ jÂinai* le grç<^. qi^q ci^i^cup dp. 96^ ï^pmmea s^ 
lw:«Wx Çfttvïiç»poVpavrii dç l^riiBçs el 4p locutions 

Hurlent d'effroi de se Toir accouplée^. 

Pr^^4^ qji^],(j^ue^ raôls du patois du peuple ignorant 
(de Sda, çt a uelqùeç expressions de l'a langue écrite 
P^ï W§ Çr.ecs éiuditg, donnez-leur ensuite une allure 
ir^pg^jjç, pu çonlQurnezrles en plirases italiennes , 



c^ux qjgi MQposent le^sy^téme du grec moderne, et 
g^i 1^ présentent pour modèle à 1 imilatipn. 
^^ JP^al^as, professeur il un des côlUgesli'lanina , 
iiç praignit p(^s de sYAever contre lés' principes 
^'Çgigpgp^.qui, d^nâLiinfi réplique 4u'il lui adressa, 
^qduisijL f^û silence toqs les partisans du langage 
il^ rigççr^nce. Apres- la mort d'Eugène , en Rg». 



il vil j 

cil. . • ' . 

sié,^Psalîdâs poussa plus Rih ce ^stèôiey ct'Tcj^à 
tbb(?4-faîtTdrihographé^uMélfë;^ il néfalfdâfit ^tftguii 
lisàjje' de at , ei , oi ',' diphtHoBgâès , tivèé ft^ «^il 
iriélait Mffferens tiiois dé dîfférenfes Ihifegueé ^ fe'il lés 
rè^^atdaît'coinmtî coririas'et sttscfeptâbIés?'lte'tfM^t6tv 
liitiikisons; îl/'voiilàît'inëwè f^Uè-les 'hàbitlo»*^ 
éh^^dë Village oùSrlllé ; s'rîs ivaiehlf qtïèl^ttB«<ftwlti 
' pjfiîpis , ' léi 'e/û\)Ioyassrent ; màrii^*SOti^»$j'^'Wtrt>^t/ teitt 
à^lètte Tctù; tie tf oiiva pas hifthe* gVâ*«'iàtip{^ 
ijJTloratii 'eux-mêmes: * ^ ■" - * -• '•- '^ ^> )o.rir»( sdàtu/ 
^ ''K U Aïèài^"é^o\!(cLe ' au -dèrt Hti ^ «UtiVï;*S ^m 
aiÏ5^i**sodteriîr ces opihibàs'p'rnals iriiélrft^a'i'^âfeîlé* 
hèuVèuScpdtirfrolftrèr dWj)àitiaiïs.^ ■ v^if't :T'îMi 
•"^ÀtKàbï^së' èhrî^àpbdîoi y de ■ Cntii«?!b«liSoï)lë-i^^^ 
pirliKé une gÀmrùïîiè; ôà il^strtitetiatîfqtl^ teiafiïiî 

a'sVi^i' (iÛrî^Ûi^f %^s^ tf^ DbdValt ^ap^%tîèr''é*âfe^fe^ 




rfssu)etLr £(\iiio' ^rafnTh^iré' jiârti^blîir^i, ^p«éc|ttfe>S9«a 



le sera àù&îi pour lyîVcnîf: Au- reste ,\iaiis2ltt'gr«ftÉi 



ÉQÊMf'e prttti€|[uè*q«i''^itf âéjàsbuspiieiase, vous vèrréi 
clI^qiioidôfiMfifè^'lâ'^difFérôncë 'dçi la langue écrite 
d^^'ceHédliî^eiiflle.'*»' "' '^^ ,' ^ ^ 

-»'#'âi,cBidtoà m^: Gâffliope^^y et f aurai Vôçcîasioii 
d'en parler encope^ que la langue écrite fut difFé- 
rtl^té dt fetûT^we' pariée dWsjtoùs les temps , non- 
settlémèiiff ^illéi hou^y oiaisicUcz^ tqoâ l^à peuples. Si 




d4sliQ(^^p/^?^f*pJ^ii ^pii- ^esprit . dé$^ auditeurs U 

tmt étrangères ^:pA)ri^[ûi^ ;^i^A pgf:ti^^g( dftmTrer 
qï(f4xi^tole\dit 4at??:le rcérpp t)wyfagç,CiWff;i*ï,d^ 






poser, après cette observali^ij.j. .^ug ||^..pggi^ 
9j;^tçW}^p^vM4ei^t,4 la. |;Wt««»,;.fifli««fe }fe,pimple 

j»|'aris, et se 4écidp H,sf liyr^.î^w.lftlHwf^gocujq», 
Jl e>it doi^ç lrèsr^t.ttfel pw.v><l|U4..<i'*.lM<[*>#rji'ét.Hd« 
de 1^ laqgge ,écçite^,<biiî^lfi»ffi sa >;ie f^M^M^^ 
Jrailç par des, ç^ft^p^ti9flJ,4'ùa ,*qfrje^«p^«i.;45ilJr» 
ïongHteajps ,cloi|,'n4 4^,1* .Gj-|ce,,il g^^uai^ir 
me^x. ^lal^gu^4<,U•a^^^/}^^,Je.]aa^gg^ 4^ pgt|- 

«ppûlle. nfodefrif^^fi!o^^^éiH^ -dfs.t^erin^js, grevas, 
«ombinés Ip plus spi^yjait.^Q sp^l^ )Çi%(^i«, ,<WWJ!J« 
yousje yerr^dai^^? :^h4mf...^.,,:. :•.-;,.•..:• .n . -i 

^jfécrirp fl|W.fiqp*|a4i^lci8.4(e},'içwpjrrti9.B!)ijeKA«.iV9 . 
JV»* s*3s^fy vir à ifp.#jf«tpin?,4p |-è8Mfe.Ff«Ç»li i»)g§nf ' 

lH>U^«(\ixcliBSi.aufcr!e9 :iiHai|{iè«OQl( ^^«^««ti^^tmfiiH 
ces ifisù)tt9Ù«iDs ^ngons^es^^M- f^or43F«t«<Mi>-A:a«i$> 







id»éy=ttttoVèr«ït là docWifae-Bie^)é'6liiflib«iè,' pàr^ 

<6tl^«iji8siém >Mâl«!Mëfit' l^'^iivgt^&tfè lettres (]è 
i*al0haWt; '<à(»ll''ottV'cbtfiWi«iié^'4Ùè}^ays>u^ ''4'^'r 




«tb^^m(»f'(è¥6ili^ë(i^^<^àiï$^QW>bi^p^Ui^{'Vâf 

Les professeur» q«Éi^a^^s^ét(f'&'^ jiyd'éi 

é'f^'iïïiÉmH.m^tf ititéfû^hméSUé ^Hàii-iMëMni 
fàWfie'é ig^MJ Miils''kfêtyfë-^AMn^a^fbi4éHt)|i- 

^Mlte(?zffiiii«<>l^ i^tnfmifst ifttr«i«dt;i'à? tfapp#^b«lrei< 



« ' T • ■ • "NI 



' Hi ^.. ;^._ ^ .,...._■.... 

rans? mais la'|^Méullé^à|'âi^S(tit jîci it^tp^nXÂhley; 
, le langage dd ^e)ijplëV'jJaps chaque 




jnémW, j ' ^ùél ' H^àlécte préférei* V . \ quçllç^ lopaiij?»^ 

feront ^iitorïf é ?, lacjueile de» ooç èxççp.tiQn^} c^YÎ^f- 

^' cïA rejjle?' telles, elaieial.'leurs.rièflex^ons. A" CjpU 

On aioufait encore, que tout le cler*;e, tous ries 

.mmmes insflruits, et lous céux^ qui o^ut tiin .peu 

étudré la i^rammatte de la laafi;ue écrile « , ëcrivs^îenl: 

.cOnrormement apx règles gramniaticaies^.^Ci^ c^^s^r- 

"Yaftidiis ,' et Tàflâriîté du làn"[aïj[è du peupJe'avec. la 

''langue' écrite , Ijes . âvaieui Jetemiinés à i^etk ^tenir 

ît nolr^ grammaire. Ainsi Je .système qes r(^|Qrra»^ 







réfugies dans les pays, étrangers. 

tJofnmé 10 me pr,OQosais "^d examinet cçtte gues- 
ttoti-. pour sa^listaire a votre demande. ie me fuis 




-, ''/•>riiiv( (^\ ^ 



i\ a pas à autre base que' ces sppkismes ;< a,9 }e5 
'xrrammairîeil^ anciens qui ont donne a la grammaire 
les énncipcs Ics.pli^s exacts qu,!! elait possible d e- 
lablir, V sont traites comme des ignoraiis^ qiu 
1) anratëui pas même .su aistiu£[uer les parties 4ii 
discoure : aussi nie suis-ie , Vii "oblige encore, de le» 
tiisciTtcr u pari , ^ouy reûidic la Théorie de la grantr 



maire et de la langue grecque plus utile à eeox 
jqui 9'oçcupeDt de la langue de. Platon; 3"" qu'on 
pourra ainsi juger de la force des argumens et des 
-preuves que les réformateurs emploient pour hou^ 
tenir leur système;. 4^ M, Coray re<;arde comme in- 
jèxacts^ et les temps d«s verbes Je la langue grecque 
et leur nomenclature , et taxe dlgnorance tous les 
professeurs de la Grèce ; j'étais dqpc forcé de prou* 
ver, dans /a Tliéorie de la grammaire yWhsxxvàixé 
de ce paradoxe ^ et de donner à ces questions quel- 
ques dévëloppemens. 

' ' La signification dés temps et des verbes moyens 
n'était pas assez approfondie par les nellénistes j^ qui 

'^ii assujettissaient trop servilement l'explication au 
.génie de V^r propre langue. Celle que j'offre ici au 
public est reçue, dans nos écoles depuis les tiemps 
premiers, et contorme aux préceptes de tous nos 
savans grammairiens. , , 

Je n'ai pas voulu parler ici des angmens^ que les 
anciens grammairiens ontefablis .dans les temps pas* 

'^sès', pour întïîquer une action déjà faite par rapport 
â'u temps dé la parole'/ parce que dan» les anciens 
dialectes l^emploï en était trés-irrégulier , et n'était 
pas soumis a ce principe. 

, Terest enfin le sujet de cet ouvrage ^ et 11 s*agit 
âfe" avoir Vi ïes iïeUièiies doivent conserver la eram- 
maire en usage dans leurs écoles depuis Fiaton 
j&squ aT iibs'lours , ou oien écrire d'après les formes 
de. la Tangue étrangère que chacun deux,connai- 
^ ir^it ; 'en effet, si ta lans'ue du peuple était diffe- 



lit 

rente de là langoe écrite de mémequeritalien^ ou 
lé français da latin , il serait injuste de forcer la 
nation à parier une langue écrite; mais puisque 
cette différence est semblable à celle que les langues 
écrites de chaque peuple ont avec son langage ; et 
que de teb systèmes naissent de l'ignorance de ceux 
qui les proposent plutôt que d'un véritable principe; 
n'est-ce pas un devoir pour moi d'élever la voix en 
fkveur de la vérité ? 

J'ai essayé de défendre par mes écrits la cause 
sacrée de mes malheureux compatriotes^ et peut- 
être mes forces ont-elles trahi mon zèle. Je crois de 
mon devoir de prendre aussi la défense de leur 
grammaire et de leur langue. Le succès de la liberté 
en Grèce dépend de là prudence et du courage des 
Hellènes , et de la volonté des cabinets européens ; 
quant a la seconde question, c'est aux hommes 
éclairés parmi les Grecs qu'il appartient de la dé- 
cider , et de juger si la raison est de mon côté. 

Agréez, Monsieur , les complimens de* 

Votre très*dévoué ami 



MINOÏDE MYNAS. 



Parité 
le 3i mai 1827. 



i9EûPIA 



HEPI TELS 



EAAHNIîqjX rPAMMATIKH2 TE KAI TAOSSBl 



> I 



\ -■ l 



THÉORIE 



. DE .I4A 






GRAMMAIRE ET DE LAXiAJNGUE GiŒGQUR 












^ . %% *• a , 



• » ^ 



V 



■\ 



eEiiPiA 



HEPI TH£ 



EAAHNIKH2 TPAMMATIKHS TE KAI rAû22H2 

KAI Eni2TA2I2 

EI2 T0T2 TOT KOPAH AYT02XEAIOr2 

2T0XA2M0T2. 



xaO' ov xi TJ9; £X3lj^o^:^j^.;^ftata èCs tout' axjuinc )9Hec ^ 
&9Te (xcxpoû 9eïv ad^etjOcci , y\ ànoXiaOcti ; te' 8é ; uTroXdSoc 
S'âv Tiç erepoç , «XP^ xat xatà *rdvJ£ Tcv xatpov xaî ovof/a 
EXXiQytxov , xai yldyjGav y.oiTocpyetv , ^t a xat aova ti 
coyà Twv T>5ç EùpwTîr); eSvwv ©rxio) y-afATurSTai Ta?ç' ig/xe- 
xépacs aupi^opar^ , avaptpvy]arxd|xsva rcôv àyxBQv ^ 5iV vj 
£ùp(&7D) oiroXauet (ïtà lovg Tcpoydvouç i9|iâ>v; e-/rec Siaye 
ilMi aÙTOÙç^ puoS £XXy]vaç xaXou/:A€vouç ^ pnj re yXoijaaav ii^y 
IxetWv X^aXoiIvraç y ttûç ovx eêxo^ :$v xac ^apSàcpout; v'no 
Troytuv xat 2xuda; x,oîket(s6aif xaè (xr? fxdvov |3oii{9eeaç^ 
âXXi fjiyi^ êXéovç tou Tvyxûf'^ètî' ; Ec (xèv ovv to Trpôrov 
fiképiioç ocu9poq âv TO) So^ete, to ^cUTepov ^éy' où pidvov x^in; 
pi:^ irpoaoûaav rû £XXy)yix({^ yévei trpoarpi'fet â^olcav ^ xaî 



(7) 
règles lès plbb céiïforiiiés à la raison ? Le signe caracté- 
ristii^tté de rEotthié eât la parofe : ptas les règles en 
sont fondées sur \i j^Mlosoptiie du langhg^^ pins aile 
annoncé ^e génie dans celui qili la parle ; et nos ancêtres 
oiit éLÛiiohcè (me grande vérité^ eh disant : La parole est 
t'ejtpref^tôh Ht tdtdctëtè de Vkomnie. G est ainsi (ju'ils 
ont sUrpâ^ë les autres natidtis> a la grande admiration 
des ]^léi]j[ilës cônteni'^orafiis > q'oi n^ont pas balancé k 
libmmér laUgùe divine céâe dek Hellènes y et métfié' à 
dire qde , si Jupiter descendait sûr la terre y U ne par^ 
lerait pas mieux i/ûe Platon. 

N'y aurait-il pas quelque gloire pour la nation grée- 

que^ ô jeunes HelRè^és y a conserver ià lïitegtie'de ses 

f • • • • 

aïeux? ÂLbandÔnniére2-vous la grambiàire qui depuis llo^ 
mère jusqu'à nos jbiirs n a cessé d^ètré en lisage daM 
nos écoles ? Attachërez-vous quelque prix aux paroles 
de ces hdmmés qui a'ddt d'^dutré' but qut^ de Tonb plon- 
ger daîls rigiibf*ànce ^ source de tousleis mauk , parties 
flatteries proprés à atligtûëntèr ce penchant a l'indolence, 
qtii est dé|à iifop naturel à la jeunesse ? Ajoutt«^*voBs 
foi à leurs nfaxithes ridicules ? Et quelle ma:(îme poui>- 
rait être pliis^ rii£culé ^iie celle qiite. l'on ne ce^se de 
VOUS faire entendre ? Ecti^ez , mes erlfans , d'après 
f^otrè propre' inspiration ; nous deviendrons l^s erédtifuri 
S une lan^é nawe/fe. Mais , des hommes qui n^î 
a'pprôfohdî ( on lé^Verra plus tard ) ,' ni lalbèguè'éêrhe 
de dos rfncêtrës, ni céHé qu'ils parlaient autrefois ^ et 
que liôus j^aHons encore aujoardTiui^ quelle làtigueféf* 
meraîeht-îls àui Heffènes ? Jeiiries Grecs, vous quiéies 
le seiil e'sp^oir de noire triste patrie, j'eti atte$te le ciel •, 



( 4 ■>• ^ ■ '"' 

des barbares déshérités des mœurs et de la langue de 
leurs pères , et par cela même iodignes de la liberté ^ 
ils se font ainsi les complices des accusateurs des Grecs ; 
car^ en les taxant de barbarie, ils. confirment lesrej^t»-' 
ches de leurs adversaires, qui ne cessent de dire : Pour- 
quoi soutenir les Hellènes plutôt que leurs maîtres , puis- 
quils sont les uns et les autres des barbares ? 

Pour moi je désire , et tout Hellène raisonnable doit 
aussi le désirer , que les Grecs, sauvés une fois des dan- 
gers qui les menacent, paraissent au monde' de véri- 
tables descendans de leurs ancêtres \ imiter leurs ex* 
ploits dans les combats livrés, pour le salut de la patrie , 
et parler ensuite Un langage barbare , un jargon ^ un 
idiome qui, en effets est tout autre chose qu'une lan- 
gue, c'est ce qui ne suffirait point à rhomie.ur.de la 
Gi'èçe» EIn suivant les conseils de ceux qi^i^i^'x^nt pasup" 
pris à fond leur langue maternelle , les'.I{^dlç^es^rap* 
pelleraient la fable du renard qui a la qjae^^ coupée I 
Quelle .honte pour nous^ qui avons Gon^Qr;Yié fiotro kn* 
gue et notre grammaire jusqu'à çe.^jour^td.q iV^uJi^ 
^mr^itre aux yeux du.ippude littéraire .«ap^ , grammaire 
«t ^ans langue ^ tandis que les autres natiçus se soiit spr* 
vies de notre grammaire pour former la.laur.] IL y en a 
même .qui, admirant l'esprit, phil/qsoiphiqi^e.qiii.a guid4S 
nos anciens grammairiens, ne craignept .p$^ (i'^vauel* 
qu ils n oi;it pu encore atteindre; à la perfection ;de' leur 
système. Et nous , rejeterous-nous ces distiuçtipns prér 
cieuses des nations. çQti;iç.eUçs,/ 4î^tinqtion$ qui sout 
comme les empreintes, de la ^sup^/riorité. du' génie pour 
celle qui a su donaer à sa Unguo cl. à sa grammaire les 



(5) 

«va|iov ^. aM ehuùepioc^ Ttapcfiyû^tvft • Tpooiiapxupu yap 

3Ï5»î, pi/l Ji .tnv TJoÎTpiOv yXw<j(7av~^ecK7(»aavT&)v* xfltî J Towu» 

• • '. • • • » 
TraTÉpûJv "*4yîx<5«'|dtvtaç •} -yltùa&àv 3k «tfpaornfAOV , xae 

.' ' .' .- • . , • _ 

itiv^SÏKàu ixak'kov oZaav^ ^ÉXX7)vcx>îv, irpôfeofiai • âreXiç 

yip &aT€pov îiapà Bécepov Trpoç liv t>Î5 Eiî.aâ'àç ci- 

So^ioLV • (jtrîJ^eTwv WafJWcStaç TauT>îy xatapyc livrwv ixoûciV 

y^ûaffoy , jSovXc^Tat , xari-ii^v Afeoi^istov Mci>7re?ea^ 
xaÀ .Toij.;^4^^Çjt. %Tre^.^*yTot,Tpf^^a΀tv Tp«S).i'{pwv • 
«ux^iotoit yap vil AwgM; j .t» juçàv. c&^ tov çÇvwv 7:p6ç 
tihf 'itâxpiùv iifj^ rpaf*fZûÉTfxw-Twv'f)5ç ayôtêpaç - «ùtov 
yXoiofcrrjç é)i<yffa£ S'iàiioptptwv , iêfjLâç '^e ÉXXyjva; âfytûj; , 
xaî T>3v ' yXûkraôv î5{X(35v- Jtàfi»).a|avTàç eà Sevpo\ àypau.- 

âavtiàillBiv TO axptSèç xat ©tXodOffiov t^ç xa9' EXX.nvac 
ypùiiJLiiaxu^ç.^SiaBiaetMiÇy xa/.^rii/ ^utwv ojixQXoyerv .pu? arw 

T/Aixoiitcôv. àyaÉjjwy , aTÇEp xai gflvouç êOiupji ^lîavtjffi , xai to 
mL ylmy.asi xai. TpoLfXftaTViièi^ xpsirctù^ ^ iKi^pyaaÔh , 



( ïo') 
noLpayÔévra, ; Kac Taûta Xéywv oi^ V^^ '^^^*» ii>oLkoT<; xaya- 

■ • - . , ^ . ^ ^ ^ 

TTûcyrote, «tt* ôXeywv âpx;o5î> êppD^SIvtûks, it>.Êr(rrà Mpccytiv 
xàt lïftvoetv. âya^àxtâ ^è fXû?XXov ént tots û/xaç ifàirâ- 
t]^<7e((n , xâEt ittrifiépai Anœt&aiv " oïir^p ^tof te fih fhvd- 
jxÊvot 9 oTTGOç j'^r^.xâci o9£v ^sF ap;(6i76ac yp^f stv , xac ûftofç 
jSouXovTae âp^aSefTtépot^ç aùt<i!)y efvaf % (fnaèizv &/ ttç avy- 
ypdiLiiAxoL j fUZA(fpduxsiq tevaç àQXtaç ^ y? itpokeyofizvi 
ttva cl!^ov9a y xac rauTâc. yaXXtxt'^iovia , ri yepfÊ^iioina, , 
xcel pLYiSkv ÈXXiQVixôv îS{(ùp.a îyipvxcn, to T^oLpoinav } to ^è 
ulytaiov , oTt ou5è T«|tv e7rt;(e£pyï(JtaTWv , ouïe oidOeviv 
evvouiâv y OUI* akXYikovj^iav ISe&ify h OTjvcicf etav voy)(juafra)v 
Siivaxai itç ev touTOtç eupetv ;'7roû yàp Trporacnv, w xàra- 
axevTîV , i itapdSsiyyLoi , ri IvÔufjLyîfxa xaî cTuevÔufAiï/J^a 
yvotV) Ttç âv Iv toutotè foFç aXyjSws Ttapûtaî^jxoVç xevrpo- 
»b. . ... ; E?râ(, Totouroiç 7ràfpa(xop^Ôpuzcrt^^ tàpoL^ètyp^i rov 
xaô* EXXf]vaç x<*P*^^o^ '^^^ Héyw xp)J<jea9e vjmeFs , âiro-»- 
yovoc $vi£é EX).7iv6)V ; xai ob pLC^ii/ideaBs lôy <x^^é(7Tatoy 
HevQ^ûvTa , xaî tov yXa^ upo&tatoy nX0(T(»va , - xai ttjv toi! 
Ayi/Aoa9évouç eiyXwTttav. 

Nat ytXo/jL&uaot xai EXXy)Veç véof toutous (xtfxou/xevw 
ypay ovteç ^ xat twv xavovcov tSs lïaxpiou i^fxwv Tpa/x- 
fxaTcx^aç «vTexof^s^^* ^ 5^**' ^l*ot tûv irpoyovwv î^fxwy 
faea9e iitoyovoi , xat ypdrfzty , à; Je? , fjta^yjcJsaSe ;, xai 
Ta ûy* uj/cSv ypcL(p6ixîva\ Xoyoi;' a|ta eaovTat , et^oTes , 
oTt Y) \akou^iivin y\(ù(5<5a Stdfopo'ç i?v ieinore xYiç ypayo- 



(il) 

trùction de leurs eoxD;patriotes?Cen*e$t point pouf blâmer 
là jeunesse grecque que je me suis permis d'avân<îer Oes 
mots; loin de int>i cette pensée! je n'ignore pis que les 
Gtets ont de Tèsprit ; et même du gëùîe, et qu'ils peu- 
vent daiis tous les tem[)S9 en partant' d'un prMcipè^ ^n 
eftfbràsser toutes les côhsëquerices^ et trouver de Nou- 
velles vérités ^ Wàià je in*indigne justement centre ceux 
qui les ont trompes > qui ne cessent de lies* tronipëf 
encore^ et qui ^ në'sachant eux-mêmes par où il' faut 
côftàmencer, ni 'commeiit il faut écrire^ TOudnKent 
TOUS voir partager leur ignorance. Aècordera-i-èn en 
effet le tît^e d'ouvragés à quelques mësirables tradbc- 
tîo'ns^ où k quelques prolégomènes pleins dé gallicismes^ 
et de germanismes^ et dont lé style n'a rien de grec? Et 

« 

ce qu^il y a de pîs^ c'est qu'on n*y trouve ni ordre dans 

* * 

les argumens^ ni dliposition dans les pensées , ùi eiicbâl- 
nement dans Tes idëes^ ni continuité daiis le sens; o^ né 
voit dans ces înorceatix bizarrement cousus, ni proposi" 
tiens y ni preuves y ni exemples^ ni enthjméMes , ni, etc. 
HèHèn, prèhdriez-vous p6ur modèle^ de votre laù'gue 
greè€[ne de tels écrits, vous^ descendant de si savans ayeux? 
et h'îmîterèz-vous pas plutôt la naïveté de Xénopbon , Fé- 
légance de-Plàlôil , et rélôquëhcé de Dëmostliëne? 
' O jéuùei'Hdlèties! en étuiliHtit féâ écrits de cèà grandi 
hommes 9 et en suivant les règles de gramhiaire qu'ils noils 
CM laissées^ vous mériterez le titre de leurs descéndaïiÂy 
Vbus parviëddj^ëz k vous fôririëruii style qui ne sera pas 
indigné de ce hohi^ et vos ouvrages ol)tieiidrdnt lé sdf- 
frage dès gens éclairés. Vbus savez qu'en Grèce là langue 
écrite â toujours été dîfférèiitë de la langue parlée; j'en 



( i2 ) 

ai donne la preuve dans ma CalUope* Mais ïxé\a&\ .si, 
dans vos écrits^ vous prenez Tignorance pour, guide , 
vous n'écrirez rien de bon y ni de correct^ eu: pour mieux 
dire^ vous ne pourrez rien écrire^ ceux même qui vous 
conduisent à ces erreurs vous en offrent la preuve^, ils 
n'ont rien écrite et ils n'écriront jamais; en effets se con- 
tenteraient-ils du rôle modeste d'éditeur^ s'ils savaient 
exposer leurs idées? Ne pouvant riçn protduire par eux- 
mêmes^ ils cherchent à puiser quelque honneur dans 
les œuvres de nos ancêtres , dont ils s'^jj^orcent de dé- 
truire la langue. Quelle grammaire leur devons-nous, à 
cejQx qui accablent d^outn^es no^ anciens grammairiens? 
Quelle logique, oii quel autre ouvrage utile ont-ils com* 
posé? Mais quoi! les uns entassant sans ordre les idées 
qu'ils empruntent à des philosophes allemands , n'offrent 
qu'un manteau^ semblable à celui de Ménippe^ .et s'en 
fpnt un titre au nom de philosophe; l^s autres .dans les 
éditions des auteurs grecs , guidés par les notes qu'ils 
traduisent de Reïsk et de Schneider^ sans pouvoir éclair- 
cir les phrases difficiles , veulent passer pour les bienfai- 
teurs de la nation grecque. Et tandis que d'un côté ils as- 
pirent à des titres pompeux, et considèrent comme usur- 
pateurs les écrivains qui en ont acquis d^ réels ^ de l'autre 
ils lancent des injures contre ceux qui portent le titre 
de prince ^ ou celui de baron. Et ce qu'il y, a de plps 
étrange , c'est qu'en méprisant la langue écrite, et la lai^-r 
gue parlée > pour la remplacer par une autre qu'ils s'ima- 
ginent devoir créer, en vous disani: écriueziTaprèstfOtre 
inspiration; si vous ne les imitez pas, et si, dans vos écrits,, 
vous suivez les règles de notre grammaire , et le véritable 



- JL 



( i3 ) 

MoTZYiç eîpYixa • eav ^ÎÈ r/;v àu.dBî\,ccj oJxïyov eirt to ypa©£iv 
Tzpodkdiëifixt , pvSêv zi tûv xaXâv ^ î? tûv opOwv ypa^petE* 

éfj^poe^av TCy rixat ypfahj/ouaiv ' où yàtp &v èyivovxo éx^orac 
cvyypoûfmv ^ eiîrep. efjjov aiirot crtiy7payeiv''"oux î^^vwç 
^c^ ^( lx£iVoD^ Ttptaadflce jSouXoutac^ Sv t:^y yïâaceLV i&at^p^ 
yâjcri • TTotov oSvTpakfxptTtxw oixata t(3v ÈXîlïîvwv ypa|ui- 
panxœv ta é| apia|yîç Xey ovreç , î? Aoy ixiv , î? aXXo ti auv- 
Toyiia "kéyàii â|iov^ ouiot avvtzd^avzOf aXXà ti'^ oé pievtàç 
TÛv aofâv repfxayâv c^éas oraxtuc avppdiaoi/uç eU Sv 
.TptÇcâvtov ofAoïoy râ toû .xvVixo(>< MmVicov ^ (ptikocrafoi 
à|coû(7( Xé)^6adai . o.t^è £XXT)vaç exdi&vte^ avyypafàiç , 
iiyr/oiiievoi ex t(5v- toû Zveï^epou ^~ xae/Pfiïaxc'ou, xotaX*» 
Xwv G7iiÂeiù}(T€(ûi) y xai'XCcùxoLç pLeza(fpd(javTe<; y jxi^Jyyâf- 
fxevot (îyîXovoTi uap' laiiTWV it e/aeveyxeFv ^ eveoyéTai'zov 
j'évouç xa£.(7o^d)TaTOc pierà xopiTiou EÔéXcuai xaXeFad/ac picv 
aùroc ^ ex^ai;Xe'{oi;ai !}è to;^ o Itpiyyii^ jh à Bapûyoc CTc/- 
âeta « xaî xaiaf oôâai xaià Tdàv à|(u; xXnQévtcav ÈlXnv^ 

&ç abzoïç xai oiix cl^Xoiç Tiaiy ap{xo{;ov9i7Ç • to iè ixéytaxoVy 

oTt xaJ Wé ypOLtfoixémtç tlolI XaXoufxév>]ç EXXyjvixiîs yXw^eyiQç 

» •. ... 

oXiywpoûvtes , xat'véav yXwaoav o';f>ijJtaTt'cjai iTiixeipr^ 
aavteç , xai XiyovT6ç i/xrv lor; véoi; to, y pdf ère, 
xaOws éleupeTÊ^ ab^i^i aÙTÛv vfjiwv xaTeTravtijTavtat 



' ( 4 ) 

Et pèv TOivuv ToioÛTOt âvSpsç Ttaxépeç yXcuaay]^ 
yrAaQat Sxtv^yxai , v/xeii; xpeiaî ycveade ^ . â:vayy(6(ravTeç 
laç t* ex^oaetç aùiwv, xatEirtaTTjaavTeç, wç Set, xoU lîepi 
tfiî EXX>)vtxnç yktSuaàrii Otc' autcSi^ piiBeXai)^, lyw Aê TÔdayra 
s^Kfibi^y eîs TW e^ltajytv tûv '2x«<Stw« ^x^pw , "ioCxo -ptovoy 

GT>3(iài p3v..7raTptov )5ff wv rpa/xff attxiv TOdovrov Xo^TrpoTépav, 
ocjov pî Taùiyjç ^lûjztat àj^aypwcài oXatç SwéipLea^v iryair 
vtaôyjcrav ^ aklaSià xyîv i'(/sT€pav wyeXeîav, u7î6*|xapTU(j£v, 
èù ja'(h/c?y ttaï iXîvoyt'fxoi^ tov y£you;*î7ft&)yv iXXa Xtfi aiiotç 
tdî^ BT^^^rs toSv '*XX6)v ' iffvtûi'' • '€i*£ye 7fa9bç"£fttotte TÔ 
^pàg .T??v àfid&uay^ (xraoç. ^ . o|X6Xo^tîp/ âv ; xoi; a^zà^y xi 
l^t^çc ^fi5^X.^y,pp(ûv u/Xff?S 6ft^yp/A^ypus etS: Tïîv .^/ytetô^W. 
Ei^izo^ 9 Xdyoç iîti , lô^ ;?îo^^ûie^f v;£^£v>î^f;|«:^ ^ ;«^« ^- 
p.oeidéxixeûpy ^ oùx Eycî) toutou . p^6,'îajX65; aFnp; ,-. «XX' oi 
xoLXYiyopàijvx&ç IleptVaTyiTixwv , Ztwïxwv,, ÀTvoXXwvt'oy , 

yiXXôu } ^XXuv irdXXcSv^ cûl 7:oûfeiot XajUL^aVtwv EXXiJvwv , 
oô p«voy^ TtâeXûctûM^ /aXXà xaiVewTtpoùï, oiov "AâvtJjX îIotixé'ov, 
}>fe«7UT0u HeXe^irowi^aiov ) kOoQfa(TiwîlifpiçiÀ,Mal âXX»y ' 

TpvTOiÇ .eyfléyj^ffc^v. \ OpçSy ouy TOfovtaus^ai^^pfS, oufi5>i2off£- 
vouçy npLi xocç ypatyjaTtxag «vtcov auvxccqeiç moi T:ap^' 
Aobaevaç, a?7r£p eç oeûpo ttjv EXXyjvixyjv vXwexffav aiêatù- 
^«v , irws ov^ ^VTiç ayavaxTï7<7eie , x«î p-i ets to eXffyxTtxoi- 
TepoVTOu'Xoyou àï'xwv zapîvsyQeCvi \ ft irciç ou 8tx,ai6upov 



( i5 ) 
^tyle grecy ils vous accablent d'ontrages^ et ils cherchent 
même à voqs nuire ^ sous tous les rapports. 

Lisez leurs éditions « et examinez attentirement ce 
outils ont di^ sur notre fangue^ et tous jugerez vous; 
mêmes f si de pareils hommes sont capahles d en être les 
réformateurs. Après ce prélude j'entre dans Texamen de 
ces improvisations. TS,n me Usant avec attention, n'allez pas 
CfQÎre jj\ie. j'aie cédé a quelque sentiment d'animosité 
personnelle 9 lorsqu'il ne s'agissait pour moi que de ré- 
tablir les vrais principes de notro grammaire ancienne , 
et de la présenter sous un aspect d'autant plus favorable 
que ses çnnemi^ se sont efforcés de la décréditer: c'est 
une vérité dont peuvent se convaincre tous mes lecteurs 
instruits • non-seulement dans la Grèce « mais encore 
chez les étrangers. Si vous trouve;; en moi pn sentiment 
profond , c'est plutôt celui de Ja haine que je porte à 
rignorance^ dans 1^ quelle |1 m'e^t si douloureux de 
vaus voir entraînés.. Peut-être quelques expressions vous 
pai;^tront-elles sortir des bornes étroites de la modéra* 
tioii ;.ce n'est pas moi qu'il enfaut.açcuiser • mais bien les 
détracteurs des péripatéticiens • des stoiciers. d'ApoHo- 
nius, d'Eustathe . de Théodore Gazes, de Lascaris, de 
Tz^tzèç; deSynguellçy et de plusieurs autres grecs an- 
ciens . connus par leur savoir. C^ n'est pas toi^t . ils al- 
taquent encore ceux qui ont vécu dami notre siècle, 
^ Daniel de Patmps. Néophyte du Féloponoèse. Athanasé 
de Pa|:os, et d autres savans grammairiens: Eugène, et 
Théotoqujs;^ ces hopoimes illustres qui ont répandu Içs 
sciences modernes dans toute la Grèce, n'ont pu échapper 
à leurs calQmnies. Quand, op voit ces savans hommes mal- 



( i6 ) 
traités^ et leurs grammaires , qm jusqu'à ce jour ont 
conservé la langue grecque, cohâamTiée^li être Brûlées,' 
commjenjt rester dans riQ.difféj^efi'c^ et ne pas faire passer 
dans son langage,! indignation de son cœur ? Ne serait-il 
pas juste dierimputer aux adversaires plutôt qii^ ihoîj, qui 
défends la cause de nos grands génies, et celle de 1^ ha- 
tion?]^epr^n|!t^s,Ujq,ue6ttoQ di^ le. ^p^ômniejpceme^l ^i et 
examinons d'abord leurs prolégom^es > puis leurs re- 
ilexions sur notre grammaire. . 

' li'aiiteùih à donné ii la matière qu'3 traîte'le titre' dfè 
P^nsé§t)St improMhéjSs ; le mot (XVTO(rx^^^^^^> împrot^isèr 
indique^ de vastes connaissances ^ quelque chose de 
grand ^ et une élévation d'esprit au-dessus du commun; 
nous rappliquons aux hommei^ qui se distinguent Ses 
autres dan^ 'les conseils^ et dans les délibérations, et qoi 
peuvent ouvrir siirrle-champ up avis^ dont ils prévoie(i^ 
le résultat; c'est ainsi que Thucydide paçle de Thémîs- 
tocle, comme. d un orateur qui portait au plus haut point 
ce gèùre de talent-; le ïnûtdbtit il. désert pour Té d^ài-^ 
gnor, est, employa iei dans la méiiiekç d^Qepûon ; car il aV 
git de former ^ne langue grecque ..chose difficile pour 
qui que ce soît. Cependant plus l'improvisateur est ad- 
mirablê ,1orsqu il atteint un but réel, plus fl tombe 'dans 
lè'ridîfeule^ lèt^u'il le manque; et lés anèiéns "orateurs 
tels quePéciclèâ et/Dén^oadi^es'^ ièvitëé à parlçç ^*pan 
blic, neTÇug[iss£4cn^ poin^ ^''^yqv^ejiquils Ji étaient pa^s 
préparés. Démosthènç, il est vrai. a. dit, par ihodestie, 
dans les Olynthiacques quil serait , possible à Quelques 
orateurs d'improt^iser, mais en si]OV\ïàkt y tjiuê c'était à la 

bonne étoile des Athéniens A les inspirèfl Dans le dîsr 



( »7 ) 

r 

^po}^€yçii€ycf, j^ iheiia, xiç. -îrept tnç ypafiuaxiiajç au/A- 

* Éictypa^ovTai ouv ai tjviiSo\)\ccl oSixai Â{iTOGr;(é(^(Oç 

Tiya (TTj^ae'vec xai Tpepççi^a/ay /ycaofeca;^ ^^^/??P(5^'V^$ ?^$ '^^ 

fisvoii^ ix. ^qJ vpQX^ipov yyôà}qiy ca:of;i/iya(sBai, suii^aivov^ 
çau yoU 'KJDOÎyfAaîTjV • outw i^ p ©ouxu^^ÎtIS Ï^tj ^€pl toJ 

Xéyeiv^ ftpctyiiaxoç w afuxpoij xoiç ye âckloiç • çàikofjim, 

ett^Tiiy)(0Évci)v ^ ToaovTOV xal Àreuxtûv if^éystai* ^co xai ok 
iroXai S'àufxa{;ofxevoi giijx^ouXoe ^ oFôv IIs/scxXîJ^ ^ xai A)^ 
fjioa^év)^^^ oiix ^JotSuTo eTTcXéyeiv^ ecç tâ php-OL TrpoaxaXoy- 
fxevot/ ô ^ey aavvyaxtoç eîva^i ^ o?è, où .awie- 
TayQài' et(î'6V zotç O^v^Staxpî; fyrîTo^ f^/of$ cir^}.-- 



( i8 ) 

su)3t/Êr(^ tous aKpàaxùci; vnowriaiv , o); oVjQsv {xyjoev etoa- 

T«ç Ttepï SV (TuaSouXeuei. To ^i txéyuJTOlf y on xaj' eic 

■ ' .... :^:'uv.'t flr-tr-i: (»:.qri»:i c. jV /•; :^ , <;^'^ ■''•';/* ' - 

Ev^oôeia«'^< K)»; m^iûa^ * i8o-i ^ 'ÇKjoi «rtepl toiî aÔWd^^ 
ouTôi) youv T*ç"'eypa4''çv^ coç autpffjjc,JtaÇoyariy ot 

fiakaSzïv. ' '•» •»'^*-'" '' •>•.•■••■ •• , ^-'i 

oovAeuei, t>3; ae Trpoaipeercw; . «utloO tp axoTriawiatov 
eoTiv % 1% xaTapyyjdtS Tns ÉXXyivixîîç yXûiejŒyjc • y7roTt9>î7i vàp 

rpAtxf K)92'> «XX' oû^î £XXii]vii^>)Sy • ofeiftt ycvp ^^oTCiOc 

"^ ** ^ • » 

E|XXnvc<l«iï«v«ay^ ËXXy|ye«- :ii^ -lym^ aco •jmkiycfmÊU av* 



(19) 
tbiirt ^cmtre Midie , l'bratetir avoue* tnème qn*U s'ëcxit 
prc|)«né jd^f ant fle monter » ^la >^rSbûne ; îPàviiii raison ; caé 
iiitpRayiser 9>ç*«fl :eo4«e]<|i;ie iprte fto|ii£ealer ttD/peu'd'or-> 

pQ&er lesaudk^^rs dans une-,ignoK'aQcç,^^b^q]lcie..du sqjpl, 
ce qui manque toupurs^upe^ espèce dç mépris. Mais et 
qu 11 y a^de pis y, c est que 1 improvisateur tombe souvent 
dèiyèùi^^éscr^dl^)è^)aP!dt^s;MââsH]%s'Wié^ dans 

de»vr^f(âifii^firS49ti))f 0rl^I^\ Qâë^ IVn p>éiid le mot 
ii9fMPÇ^«e(^j(ia|i^ nii^e ac(^pti<àai*qa^Eostaih« y lorsqu'il 
di^t ' v/^ ^'(jeg^^^^^^ f éilpxjkm flfim% émd e ^ ou écrire 
ce ^s^ns aucun ^gard à la Térili^pas^u^ qp!à r^ex^(itude^ 



V I 



ti un écrivain de. ce eenre ressemble à ces historiens im* 
t( provisé$9 qui voulaient que LaXs fût originaire de Co- 
«^i-îmlje )>Vddh8 cette acèèptioia, dis-jé'i Tauteur des 
iàp^^viéatiôtt^'ès^éû^roh'di»^àohïier oeuûtîi^ ses peu-* 
9ie%i,it6As^i^:v^^^ê^^^ en don- 

ntei««iisâ^fienfâe^)av^t^6N|^m]prdfAi^ .i^'nons dit 

iK>ùr Gt recueillir les matériaux. 

..k I^>«teur s^n^^ av^k Jgpuf ^ ^%tf^ç.ûo^ d« la 

ieunesse^î^mais, son vérit^lebut est de détruire tQ,ut-à- 
fait 1^ langue. grecque: il suppose quelles Grecs n'ont 
aucune langue forméje ni poujç: écrire , m pour parler : 
àussr>sè'^crôu-ii dans ra^nécéssite d'organiÀér^une langue 
nottYcne^i-^ et de ïaïiomhiéï' g^î?c^â«^'ét hon'^pas belléni^ 
jï^e/pxn^gétiérdeméntcbnuû cïièi uodà^, ^S croit que 
hë'S.etlèii^s ofcrt déjà tîeésé^a'êfre iTrfr^i^ /et qu'ils désî- 
rem4)1^afidiomi«r ce tK>lii'^'pèfir're«évo}r^^elni dé Grecs> 
^^^ka^V^tioss ^iétrai>gères;>léur dcbafettr^'it ^nffre à én- 



2* 



SEAIM, t«, ffTi'x' «*% 6.4, I. i'^Utàit.^av.i»yéi i 



auTot Tupoovjdlot Trpoç eM^eoyemay eoocvnaav y toffOOToy to 
otAoxebae; x.ûrt zr,v avTwv tpoUvù.i<xv awiouilej yat dî 
Tof; KAAnciv iaoflsvyi coyî/vetcr avTeJcpoyaev • ov yap oî 






ogie avec cela: oTrep'Osi s:piir,V£Uîiv tAKr^iGxt y otvor' 




(=«3) 

«o l^nge-mr^ligne ai, ou iG.'uLe fitoipeebn votw asuffi- 
tc >aamiiiem averti» qtie les très' génëremi: Zocimadès^ ont 
«/-^iKf épris- ItVdHiûD' des ëè^yaiâk et âes poèt» jgteès^ » 
; L'entreprise des Zocimadèa* montre tan^ doiftè une 
grande g^nérosit^ ^^ et le^ èend dignes'de taut d^ëloges', 
i{'u%,|iist'é tùre on peut lèsnomtoèr les lîîenfaiteara clés 
.Gr'ecs.; / et celui qjitqalance H admirer leurs saèriûce^ 
i^t \ un fiontmiç .insensé^ Mais . plus Jl& ont manifesté' de 

inieBtioi^s et jçux avabjUge^^ine 1^^ Wi^W^^^ «" 

rgûrer^ M.^K/?.W^#^,^f nvJ jçé;Jf ijf inçgij|r fjoar les 
si^^pça., W>ft^»nT^?5lÇfi'^.^P«»fflpÇ^^ Ai^» frais 
4^Z'W¥»^îctf«:«5Î#^ 4^5 ils 

Lig9e ^\ ou 4« '^ PriA'eipalementpour ravaDaagé de 
^'v<:#vacanxqii)ds^ilA''&rlaoe4i'«fix^ det moyens 

ce atiali^gaie8<rà^e^1te^,âésit^deViiM^uifeu''i)^^ ^'^^ 
. « Moyens vmùo§é0èt^éc\é èéiàdè.yM\èd^&m^ê^^ 
4it Jeteuse : Yemt^ttàiiiAagtie j dtpfhnatitF Eûf rwâport^ exige 
le^prépomibné trpéç'/ etV^ nn^dàiifyotf eàfitî uii génitif , 
ày^iiyàSf npî^'toV l^àra, etc. ;»m)^mV" eh français on ne 
dit pae anfiXoguq a\fec tenesir^ m^wau ae^ïr: avec est 

, .■•-.'fa') ^^^'2'-Vi* -'•/"V^' 4I ,/iiJoiar.; fi '»u- 

u^sité^poui: le auDstaïUif >>i/ y a de, l analoeie at^ec cela ; 
4!^ au Ou doit .rendre en greç^ par_ «vaAoj^ov gp^ec Trpos 

^ovîo , >t «pompas pi^ 5«^i:0v il Sf ^VîP?ft**^ 5«^«/«?* P"* 

XVf^W^ J?4/î^^^,9V^? w^n\g^q«ipe;,v^çpre devait- 
it ^pour f(^T^ ^ëcripe^r .jbie,';^^ plus vfQprrept^Ment , comme 



.A0II8 Tavons , dit vdam: notre OrthopHonjerp^fife Si | et 

. Lîgiie. r'r^ ^"'^^ Parmi 4ës t»l)stàclei9 îjxnàM^èïàr^* 
'« ^:ju«i((u à. ]yeâs;einf. I^^ remîksttnee ile* là Grëdé j ih faat 
« eoihpter acissi le maikqbe de livres» » ' / c» ^c ' 

.Nouvelle; .d#fi,va(j[9ii dàDS àjb7b7tbj>i{ciA y poii^l'lv^fî^if^'^ 
y oi7opdî> >^. an^oiçl ^{^^^igaofaiià n^ . do feneiir ^pM^ d 6 ^f^^^Mè 
di?éç^>^^eqf9trai|i€îQt avecje^iibfohc 

£elt^ /f 5»5Îf £^^|jç êflfTffic^ ^\itt^;|WépotrtUtoirf7r«i)Pïïii§ji?&Éi 
«r Ç,eb.pnçj&;Be: «dit^^ ojiyiMtjcip^ «i lepifyji^V 

•JOB «J^^^ce^cgiN^ci^^ 

« tquiëtudiâient la lttafîi«K..^f«o^6^^ ;d«aib/4ifié%rt^ 

« ig^norance de$.litu^$,g[^«iQS^y,V'^ ^ I^t» '••'<'? gj^vr^T- 

grec^ .en français on;d^j3Îejqutey^ t^xe^^pntSK^en^uifnÊ^ 

point irànsitîr^ îijjemafid^^^e^pjn^p^ ot^ Oq infi^l^îft- 

quk une ;èet*pniie ^i 5€.|>âKe,4ai i4et)ijîfe5$e>:qï«\^^c;^- 
cupe de quelque chose* ObeservcB qu ayant aTân«^As|fitK^: 
po^on:« Parmi k^ jiïsqutà^pt^^t ^Bl V^ 

t< tardé la r«naÎ8âRTO<^d^jlaG^à.Qq>^U^é|^lt^Hll|^ 
^ de livres >r; ily ajoutedeux raisonspoof la développer^ 
dans une phrase disjonctive ; savoir : <c Le manque, de 



,(a3) 

; : Piige..Mt^*vlîgne ot, ou iB.'uLe fitoipeebn votw a suffi- 
t( -aammem^aVeriiiB qtiè les très- giénëreini: Zocimadès^om 
«--«Wepris- l^dHiûD'des'ëfci^tYaîâk et dès poètes^ grei$s.«^» 
^ ; L'entreprise des Zocimadès' montre tan^' dotfte' jine 
grande généroéiè , et le^iènd digneà'de taat d^ëloges ', 
qil a, {listé titre <|n petit les noibbièr lés b^enfaiteara jles 
tOVecs,;- et celui a fiV balance à admirer leurs saérificef 
jf^t ' un fiommiç wnseuse» Mais plus ils ont manifeste' de 
.zele et xle bienfaisance ., plnsMntarét, duL.est venu 
-s associer à celle opération. 'à. mis dobstacle^ |i leiii*s 
intentions et i^jj^ «XaMage^ Sn^^^tî^ÇÇa Çf^î^^n» en 
i^tirer4/(W.^Kf?f^^.#^^ nvJjç4;^f}jf ^tçoijr jjpxir les 

4^ Zçç^ç^ {,),ff :r44^}<^^i|#|,^h#(^^|>r^ 4>r; ils 

^i«fJiPPW^^«».^\'iSftW^^^ 

v4t d^^i^ ^^imt ^QA jéinAe «akatesvdîveâîpnx::. , > 

Li{|[Qe ^y on 4- ^ Priàeîpalementpour l'aYanttigé de 
V >ciBi9KTanxqii)ds^^la^<£prittoe vn'^fixfiâk '<Joéo«S det lïfoyeDs 

ce atialè]gfaies^À^e^ife;âésk^deVi)ft ^'^'" - 

. il Morens asalooèjês^écle déâtM^i^tdc'ètibnâraiîgèie 
Jet Vicieuses lemot^iitèHagtiey éf pthxiÀi^ iùn rtt)[)]^ 
le^prëpôshîbniJtrpSçv ««y^ nn clàiîf ;-^u: feàfiii uigëfûîtif, 

&vdckàyài^ npôi'toV ïf^àrôr, etc. ;»in)àmV^eln français on ne 
dit pae anf^logue a\fec le nesir^ mais' au de^ïr ^ avec est 
ujsité^pour le substantif >// f a dei analosie at^ec cela ; 
4:e ^u OU doit rendre en greCr par «vaAoyov gp^ei Tzpoç 
TovTO, let opn.pas pi^ VoiÎTo.^ jVç^ «lonn^^^ 

l'aut^i^r «l'éa^^^^^i^â^e ^d.u<g^cî«ipe7vçnçpre devait- 
il pour fUiT^ . écrire. Njbie,'^ pius vf^pnept^Ment ; comme 



.110118 ravoii9«dit^d9m;noire OrthopHonje^ pdgie Si ^ et 
^oa pas jiL . ^^ '-' ^-^ - 

. Ligiie r'>r^ 5k«:« Parmi iës t»l)stàclé)s fjui Mffèrlàrdè' 
««. !:ju«i((«à. j^eéSiemr. i^v reiiaik8imce'<I&vlâ CrlrèM] tf^ ifaut 
« eoihpter acissi le maiiqbe de livres» » ^ *''^ ^^ 

Koavell^,4éri,va|ji9ii ^àiis àpyhi^pi^^Ai^ ipotit^V^i^X^àp^ 
^itopÂ) >^ aMOf 1 ))^^^gaotaak im . doiuieiir ^pM^ û e ^rë^Më 
«lif éct^ ^1^ eqii^tr ai|i€^»t avecje^iibfohctlfvr iit!j|BP7«tr^|:ki5 Ti^Bé 

ç?i t^Wi^mii 4ua^ii^i;^l|Mi^€i^{^ dvfbr infiimitif : )çj»^'^^i?ît^ 
«jÇer^pnçjp^-Be^idit^^^ irjiyfl(ï^É^ <t(> itfSÏyyftV 

Lj|[ile: v{' ^..oa> JjjI « {R^ii^sigi^^lirâAiv Wfai!r*r«i )éièVea 

grec : ,en froncâis Qi^;'ditiiîe|)ufe,i^^ ^^(^m^^^^n^flvi^if»': 
poim iransitifi il jemài^^^çip^jgjrégc^ o» 9q iitfiikift 

ciipe de qiidque chose* ObservcB qu^ayaat àvdnt^felAvIfrti^: 

c< tardé la rènaissaiiCQ d<ç-^a Giri^q^) ^(^;^é|««f lt^.lif|Qti^ûiô 
< de livres )r; il.y ajoptedeux raisonspoitr la développer, 
dans une phrase Jiajonctive ; savoir i «c Le manqtie. de 






il' 











c< 






( ^e ) 




pyiuivoi»; S'^loifozi fit^tW, oiy (. ^ti ,xoùg îriouoiîouSj^TQis 

. 2TtY* 1)7 . in 15. <c E^vOûClVOy o/tvot TtVSÇ 7:AOUT4- 



KM Kvm em^^àît^^^Stèc^âri^ré^^r^gHs^ * puis* 

laitfl k pt*bp06 . fiiemi^èbàcooFf d'iiiGeptiftadé.(bD8l,e^|ip8 
<(}eJa.phrasç : X^ MBlkissÔAtcixnrequela-GKièce de doit oy 
tenctpe ses^pjrèg^^ qxieqe la ^a^s^çi poivre c[Ui est pnvée 

w{à^m e^nVâins gr^es'^etJque n en eibtt. pas pnves eux 

tîon;n'e$i pa^^js&««pxe^ilIïK^eciî|f^^^ 

mande TTpoqi, le dj|tj(ïiy bu fe;^|él!^tif ^: co^ijf^eviu)i^l jE^ 




qùeiqàèfin-itnsv ènrkli\^s 



( a* ) 

traction ^ tk ^e iptoaUtùè^ i^\9'»fifiMLyiP^m 4è« ^'ik 
«uvr4»it laièbitâhè ou qu ^^ ^^f^^^viéS^M^^VAéy Sk ira* 
l»isèèiit'iiéar?Î9n0raiMy6i Je4Rj«4wiA9P^'i|lieU6.b«(|^f:^ o» 

dit V «l««^>w.^^à,4<»^i^p^^ fi» ,n# 

idîttpas enrichir/ bf^c fUeit^iiiffiifP9fm^^^^^ QXWt^w 

fiittsîye^^idisiBenléBri^ fiftoCy^imi f^^^lEtflt^ >^ i(???* W^ 
AsieHQ)' qiiând '«m Ivoudr«ît'0»iiâidtfcfer:ffèok*)^i.oâ:y riche- f Aor 

^en? «itaSî^ it^aérife/^vet avec JraoousBttf np/^^r : ffrc^'-aiv- 

^e^ççi«.€^9|^nt:lk des ^ra^nv^/ii^ÎQfi^ ^:où flose fiMUipos 

nenre; m^is puisque les'môtè'ff0iit%re<wytjîtwtedl?éilr<f« 
4a^rxteMtottâiDr.lpi;^aç&:a'è$les.(«^ 

A^ïèty^Mêciqik^foQ);)^^^ :f». Une 

IWi^Çyptus^ile.hieBs:, Jtatulîsi^ive .fîrrpcoç se dit i/u^/i^ 

•'*"''/' '■ '• V,.- :...v\o . '/' -. fil * f'-, ' . *«■! •. '.1 T. " 
rjorùane mmioore. -^ ^ :. /il it^. I- a . >- * . . ^t . i-^r; ^^ 

it« 'IbJiâéni'e^faofte^'qifô hiIi><iQ»ii^6^4m'4»vtier^.dépdur-- 
- «' vaê d'iostnuliiiins inëôessaîiifts Vk-sdn >iniétièr. >»^ ' 
' ' ^t4Â!^té>olle«€MètÂr«^^^Be^bt|IflR(^t^ 



eîvnchjr 



(»9> 

avec qiielqiîe chose- cTJItf^'ifXtf^UT^Çw frepcy, 
fniowo'ituf iWf. ayi-.fiyfinofrj ^m .{utjE ,ttvpc Tr^cj/fucro; 




i" "l'/'i .n'*v!to fiy'L f)/,-)i(ïk>d' î,#)fin o-i,)'.'.-) om'i'r / . 
'f ovayKata. tx/s teyvnç tpyakîlcf. • ^ 



yw;V'''l HV'^ î^;'l ^ï'> ■>, ■ ''^^r^ia- -;-^- ^^'' ^>:^ .^.A-iH,v<^•-•v• 



Tiiy''^'^§ftJH/ m^^ttddtywy Sûvaiiiv^, 'èbi^pdàÙi^i iLà"K)<ii"* 

prtttiuei'«ïlbpt^4;-«Wte'f fiîi'X^^^^ f^.Xot'Tlo Vë-^ 

rrt)ti^îtoî&ëDW^iW^kârtî^oiir apercevoir ïè'prîiicîpp^ès 
chàsè^^Ktfq\i^'^ tiôtii tiioiirbïisV^dp t6t 'pb^ eii a'ià-T 
couvrir 1à «n^ î ' l^Vôîf e rèniédîè^ii'ces'deux ïnconvë- * 



(3i:.); 

il .paraît (lUB:c]^\^^f^^,Jpm]^.y^^o^ cO '.n' . 

((. mapqufe çl^ iivçe» devienne «fficaoïer » \ »i» • 

On ne dit point. pgr métaphore en^grec- .&e|aairef« {fy?; 
éij>,6Wistos , remède ^umam/H^y .l'on peut complétera ce 
qui manque^ Ton r^^ipeut pas y remédier ; ainsi l on dit* 
hï^n'lè' complément de, ce qtii manque. Àris^bte observe* 
qiiroîi ne do^it èmployèif la inétaphore que poàr dès objèt3 
qui <mt qùékmtd aSSpM :oa"^uéli{tte Iresseimbiance ; et ' 
qudté.téssehiblânGejrà-Hr entre lé rerkèdé elU man^iie?} 

dirait .en ^ead:€^ati«^4>, ta ek'keiivovzoi ^ remédierti ce qtri' 

^]UiQqaeX^9iq])î(lb}àetlH^l|kjqUeâb^^ 

4<?rW!^é y: «fLa'^<W-lWèRtÇ iy^ip,^ i^oéibiwxqimsxieîsw 

nit poiniî ce qù!çnja^ m^i^ ^.mw-qf^ qu^llej^ibes^^af ^i. 
ains> Vp^^^ent^i^^J0 maJ^ipysstj^v^^ de^orc^si^ 
daps^le^ o^rgMes y^çu^fis Ie^,t4p^pémm7^ent,.w^^,^tçy;^ 
I? J%«;î* PS Wj^ dpniiq fi»», àfi. riçmndé .à U^-çada^dU^^v, 

inçfijivéniensj del^^ans^dQu^jBjj'imte^ri^'est ,ci:u dutori«é> 



( 3a ) 
à donner çftUe signifioalion aa i^ôt ^epMBiôL. II est «n 
QuiffÊ k obtenrer qa'i} s*est servi d'ubé {)hrase très- 
lûBgue^ dont ks membres ni^ tonrj^^'joiôl^imr des con-« 
jonctions y comme Iç vent pourtant le style grec ^ et dont 
¥€ici les derniers mots : «. Pour toutes eéè choses on a 
« besoin de plnsienrs moyens que tonft antre t[i^uit 
i{ professeur ne saurait employer. » -* < - 

£ii parlant ici dp la métaphore ,-il lie serait pas hors 
de noire sujet de faire observer -quitlquéé difSérences qui 
existent entre l'esprit de k langue française et celui de 
la langue grecque. 

1? On petot en français tirer les métaphores de choses 
qui ne ae ressemblent pas^ es. : règne végétal , règne 
animal, ete.> ce qui ne convient peint k la langue grec- 
qne» 

.3Q On n'aime pas en français k lier les pkrases , les 
qiembres , les incises ^ ni les mots par des conj onctions; 
et cette locution est en usage non -seulement danb les 
péroraisons^ dans les preuves et dans les eas oi\ Ton 
vent donner de la concision et de la véhémence au di&* 
Qonrs ; m<iis daqs toute manière de parler , et même 
dans les proèf&es ^ es. ; Calyps^ ne pouvait se consoler 
du, d^paH d^ Ulysse ; dans sa douleur ette se trouvait 
nialheureuse d'être immortelle, ete.j ce qui ne se dit 
pas eu grec^ parce que cette sorte de location est une 
figure y e^ non un caractère de diction pJBrticûlier k no-r 
tre langue. 

3^ Les Français ae commencent jamais un discoura 
par des conjonctions copulatives; ils ne disent pas V- ^ft 
^éfi^u^^ jj^ considère et essentielle la question; ils n'èfui'* 



( 33 ) 

[ih ê^ovaiv ex toùtow xaT,t5«cv .ri; ipy^'iq .tôiiV^ 
iroXiTtxwv TTpayftaTwv^. (xyjfJè. ^lopav to réXo; 

avTWV , TrpoçTTapaXyjTrTsa w Iczopia Trpoç ava- 

TrXyjpcùO'iv Twv Juw toyrwv eXXst'^J/ewv * xat <î>5Xov , 

votevîîç Icrri , xaratfuviîsTw^ Trpoyjyfxevy) jxéjjpt Tci5, " etc 
" 6Xa Taûra pavûli XP^^^ ttoXXwv aW.wv fAecxwv, ta 
" oirota Tiapa lov's ^tXoyevets StSx(J>idckovç ^ vi iizzoLysi- 

Ev Taiifia de xw Xoyow yzvo\kiviù , eux e^fj.) tou "izpdy- 
piaToç âv ei/i eineTv zivd xat Trgpt tou Txl'kuoij l6yoy , 
TtapTxSaXkofxévQV TZpoç toi xa9'*EXXyiya;« 
. A'. iSiov TaXktTLOÎj xoLpxitZYipoq to "TroppwSsv Xûtptêavetv 
T«ç jxsTayopàç, coç' ta règne animal, règne végétal, 
/SaCTiXeiov Twv çutwv. , twv Çoiwv , x«t TiXeîaza, 
TOiaura, Xo'j^ou ÊXXyjvtxou «Tra'JovTa. 

B.To dav'J^exov^ icazd te '(fpaaiv y x«( 'xwXov '," xât 
TiOfJtfiay xat XeltV xat y^pâutâLi tçutcû , oi piovov ev Etti- 
Xoyoïç , xat Aywcn , xai ottou j3ovXov!rai tov Xoyov cji^vtê- 
TfiiQfJiévov ^ xat yopyov izoteiv y akli kcÙ y^azi Traaav arrXwç 
tJéav Xoyou , xaî xat auxà zà Ilpooipita * ofôv , to iv àpxv 
T>7Ç (îtSXou Toû Ty]Xe(jia;^ou • oirep eôei /iev TaXXixi) pitTa- 
fpa.o9eiri àvv t5 KaXuiJ/à) oùx i^^iivato irapapiu- 
OerffÔai eTJt t»} toû Ô^vcaewç a7ro)^(«)p>3<jgt' i5 
à6avafft'a «TreTéXsi oLvziîV aÔXt'av, a)ç ptet'Çw ^ 
xatci «vÔpwTTOV Tra'ajjouTaV x. t. X. ovyi ^' EX- 
Xyjî)4fftt- yiai ovy^ ozi ou j^p(Of/.69a tû> «cruv JeTW , «XX' on 
(jy/^id iazi toûto -jrap' %îv , oi (xy}v â'è ycLpcxxztp Xrfyou. 

r. To (jL>i<Î27:oT6 ckpyjîaQcLi Xéyetv «irô aupurXexTtxdw fxo- 
ptW , oi^Tcep i9fji£?^ • xat aTTOU^aTa voixi^aij 'étix^i 

3 



Ci 

ce 



(34 ) 

zaTa • IIoXXwv ^è xoiî.wv^ xî xofx/xAwv , ?i kûcî Xéletav, i5you- 
/mévwv , irpo T>5s £<JX^''^^^ xiÔéadiv ev'fxovov oy/xTiXexTi- 
xov • et^ sîravoXafx&avoïKJi tïjv êvvoiav irpo xi^ç àno^oçe»^, 
TtapaikiiKitcivovtsi iitod toÛTOV • toiauTyi ^é iffttv ij irap^Sa* 
Gxoivotevhi (fpdaiq twv Sp^eJ^'iav. ^* ÀXkct va yivri Hpct&xn" 
pioq Yj âêpaTteia rHç iXXet'^pewç TauT>îç ^ va é|a7rX(»9)5 
xai va xoLxaaOri xoivt} ]^ aof ta ^ va ycaivovpyiaO^ xat va 
àva^TQOYl To EXXïîVixov ylvo; • ets ola xaûzoCf " 37 -^fi 
èfe^Hç ï'/zi To (jyfX'jtXôXTixov Iv tw teXst* oro» ^ '^ w oicoux 
'^ eleç tov xafxvet va ffop^ itdvzoxe xà aura êvJiîjxata , vbJ 
Tpoiyp Ta «ùta |3pco{jiaTa ^ va xoi/xarat xat va è^vi:vil^exai 
xhv aitiv ôpav , xat va una'yjj xaQ' rijxipav Sià t>5ç 
^^ aiiT>îç ô^oO. '^ Hvixa ^è pierti TToXXà Toiaura âa^v^cta ^ 
£7rayov(n to tel g h telle, fe xai o[KkoL toutoiç îaoSivxfM^ 
£T:op.évov xoO que, â7ro&aXXoi>c7t xai tots to <ji;^7rXexTtxrfv ' 
a)ç TO ocvmêptù y ^' TOwuTOTpoTtw; 35 SidçLaxGckia , yU/OfA5V>2 
âno ^t^aaxaXov^ CTTepyifAevoug xai aÙToù^ |3i^('&)v ^ éy/- 
veTOfxaxpà;^ tuoXuTTOvob > «n^yJî > ToiaÙT»] sic ^paxv" 
Xoytav , wcxt' :Îto 3"ay;jia , àv fxsTa ttoXXoÙç ;tpdvooç , 
" xat airi x^P^^ j/a9y]Tc3v îroXua'pt9(xov ^ exfatvov oXiyoi 
'* Tivèç lïXouTtd^svot ptè (xgTptav er^yjcjtv t>5; yXoiddîJS. '* 

A\ Êiii T^y ^t€4evy{fiva)v (ppdaeonv aTcavtoj; ^pcôvTat ^vai 
JiadlcuxTtxots • 6((îè lïoXXa ehi xi victp r^iiv Ste^evy^Aivx , 



ce 



ii 
et 
ce 



(35) 

ploieBt les conjottciioBS qu^après ui^e ou plusieurs pro-> 
posîtioBs : je considère la chose et comme sérieuse ^ et 
comme essentielle. S*ily a plusieurs membres^ incises ou 
mots^ dans une phrase^ c'est devant le dernier qu'ils 
mettent la conjonction; mais si^ après tous les membres ^ 
on résume le sens dans une seule phrase , il n'est pas né- 
cessaire d'exprimer la conjonction : telle est la phrase 
suivante de M* Goray^ que je traduis de son grec mot a 
mot en français : « Mais pour que le remèdç de ce man- 
« que de livres soit efficace, que l'instruction se ré* 
« pande et devienne commune y que la nation grecque 
« se renouvelle et renaisse^ ipourtout cela y etc. n Dans 
la période suivante^ la conjonction ne se trouve qu'à la 
fin de rénumération : « C'est ainsi que l'habitude lui fait 
« porter toujours les mêmes habits , manger les mêmes 
c< mets^ dormir et s'éveiller a la même heure ^ et mar- 
ie cher tous les jours par le même chemin. » Lorsque 
les écrivains français font suivre plusieurs phrases ou 
membres de phrases, de ces mots,: tel, telle y ou d'au- 
ti^es équivsdens qui entraînent après eux la particule ^uCy 
îh rejettent aussi la conjonction et, comme dans cette 
phrase du même auteur : « De cette manière [l'ensei- 
« gnement fait par des hommes privés eux-mêmes de 
<c livres, devenait long, pénible, dégoûtant, tel, en un 
« mot, que c'était un miracle si, après plusieurs an- 
ce nées, et même d'un grand nonlbre d'élèves sortaient 
« quelques jeunes gens enrichis at^ec (de) une connais- 
« sance médiocre de la langue. » 

4* Les phrases que nous séparons par des conjonc- 
tions disjonctives, en français, une seule le plus souvent 

3* 



( 36 ) 

les divise^ même clans les périodes où il y a plusieurs 
membres semblables^ comme dans ces vers d*Homère^ 
que Ton rend ainsi en français : Ajax , IdoménéCy dii^in 
Uljsse, ou loi yjils de Pelée. 

5^ Dans les phrases n,égatives^ qui entraînent après 
elles des prépositions affirmatives^ il est élégant en fran- 
çais de supprimer la conjonction mais qui devrait mar- 
quer la transition du raisonnement* Ex. : // ne s'agit 
fjlu^ de porter les peuples à bien faire; il faut seulement 
les distraire de faire le mal; telles sont entre autres les 
premières phrases de la lettre adressée par M. Coray a 
Alexandre V-iSsilioSy comme prolégomènes de son Hé- 
liodore : « Ne regardez pas cette épîire , mon cher 
« Alexandre^ comme une de ces dédicaces qu'autorise 
« . Tusage ; supposez que ce n'est qu'un entreûen phiio- 
« logique. » Quant à la phrase^ page i6', lig. e* > ou 
62,8: « Cette exposition improvisée n'est pas un con- 
« seil » jusqu'à la page iy\ lig. à' ou ^l^y e\\exï^^\.ni 
française , ni latine y ni grecque. Après avoir fait suivre 
de plusieurs autres propositions la phrase négative , dans 
la dix-septième ligne ^ au lieu d'exposer sa pensée par 
une affirmation y l'auteu;: nous présente une conséquence 
qui ne se rapporte àfincune des propositions déjà établies : 
(( CettQ improvisation est donc une voix qui encourage 
(( les. professeurs. 3> 

6^ Devant les phrases qui expriment la cause ^ ou qui 
sont le dévelopement d'une phrase précédente^ on 'ne 
met pas en français de particules causatives. Ex.: Homme^ 
prends patience ^ tes maux sont un effet nécessaire de ta 
nature f et de la constitution de cet univers. En grec ou 



\ 



(35 ) 

irpo xov è/^dxov xiOéoLdi to > ou ^ laciùvafiov iw nap' iiiuv r,* 
oïov y xi xtap^ Ofiiipoi ' 

H Aîag y 'h I^o|X€y€vç ^ h iîoi; O^aaeùç y 

H eVu n>iXet(^3 • 
f ïî9e«y) àv Tcikliaxi * 

Ajax , Idoménëe ^ divin Ulysse , 

Ou toi^ fils de Pelée. 

E . Apaztù^ rjyovyiévYiq j yloc^fvpov èaxiv ai/toF; , (jiy? ènt- 
çfipetv TW âêaiv ' oïov ^ où itpoTieixoLt i:poxpér:eiv 
Tovç àvOpdnovi eiç èvTioiluv • ^eT jx&vgv 

coTt xa« î7 apx^ "^^ '^P^^ À).é|«v^pov cv tw H^toibJpw 
èniaxolriç • 

*' T'/Tv |2aXy7ç eiç, tov apt6(xov twv 9uvee9tc7fxév(*)v Trp'^aywv)?- 
^* cewv • iiroSeçTJîv àç pt^av âiroTàçyiXo^oyixà; opXia; • " 
ÊXlriViazi Sèy yj Béatq izhox ir.dyzxai y ^ftoi xtù il y h 
xfù «>>«' Hfêye fpdat^ aek' tS', anx* *£' , îî 62 , 8. 
'* H aÙToa;^éJio; eTtOemç aixri 9kv thaï aviiSovlio , '' 
«Xpt T^; aeX* ly' , cxtx' ^'> i ûTTcx' 24* ^^xs ToLlhxii ^ 
oixe AaxtvtTtY] ^ ouô' iXknviïLYj taxi • Tiaxa^o^pTicaç yip 
iroW^aç çpacjei; pieTi'TyïV iâcpacv , èizayet [lexà ieyxtiixà cxi- 
Xouç y oh flécrtv , ohài avmSov ÉTropievov auT/5 , àXki avpLTié- 
pccfjpLa , TO , 

r 

'^ H ^xfleaiç Xoiiroy atSm eivai f wvi (7vve7ric7;tuouaa. " 

ç"'. Upozàcdeoiç oiccaoûv TrpoTSÔctffyjç ev tw Xoyco , era- 

yci/Œj lyjv iixCaVy Hyovv xriv nazcLaicevYiv àvsv twv (xlxtolo- 

yiitwv ptoptwv • oîoy , avôpewîtfi uTropteva' aî^^îu- 

<yTii)(t«iaou eeatv «TroTe^earfxa* ivayKatov Ti^; 



( 38 ) 

aorj* itapci9ety(ioL 9i fix,Twv 2xeJ«'wv linrû evê| iitchntùu* 
rocâç^e yàp (njvapjiokoytï ^ Saaypdtpeio Mpm to, 

" H auToaxé^wç ?x0eaiç aizn ^cv cfvai aupiêbul?} • 
^^ TcoXXoî «Tii Toùç JiJaaxa>.ouç Sh lxov(Ji xpticf.v orvj».- 

Z' Ayop>îTov êoTi Tô?; Fa^Xoiç 3% eiravaXyîiftç tov au- 
T(k)V Xelecjv ^ Y,cd êvvoiâv ' ex toiaOTYiç ouv ^px^^ oppj&^ 
fievoç 6 àvhp , iieptaipei (j^pdaeiç, itai Xé|eeç tûv ëXXyivc- 
xûv avyypa(fé(ùy ^ ouç èx,SiS(ù(Ji * xai ou piovov êv Tor^ 
Aytjùcji xm Xoyeov ^ àXXà xaè ey tor; ititikéyoïq , xac Hpo* 
ocfjieoiç ^ ëv9a xavodi ràv pYîiopcjv i^piv êvreTaXTai ^tTrXa- 
aicé^ecv xac Xeltv^ xac xofxfxât , xac xb>X|dV* 
6ïov,itd(Ji xae TT^aaiç • xac ^ rj? tc TCoXei, xac 
^râatv hiiïv • 6 Si afia9ri<; ràv xavoV6)V toutuv SiV ^ x«c 
Toîî xafl' E)sXr/vaç Xoyoi^ x^P^^'^P^'^ > Sia^Qeipei to xe«- 
fxevov TÛv auyypayiwv , àyaipwv , xaè c^oSeXi^wv xa« 
Xéiciç , xat fxrfpta , xac çpacrètç ^ «Trex^uwv aiiov^ rfc 
ÉXXyjvixTÎç (TToXwç , xac uepiSoXXwv rriv FaXXtxîîy • 
aiuxa, evTW tou xara Asoaxparoyç Auxoupyou Xoyw, cv 
Ilapiortco exibScvTi iw 1826 irepieîXe toi» ïlpootfjiiou liv 
ypaaiv, fjih Tiapêxovxaç c\}yyvé\>.y\v atk, t, on, yyîfftv 
ev T«?s 2y)//6(Ci&aee7c ^ laitov Juvarai tJÏ àvtùxéptù , àira- 
pacT)iTouç ^cxacTTàç • xac (rsXc'^^e 3 è^tùSù.iaz xaxûç 
Tïiv , xiiKùpioLV i^iav Twv afxapT>l|xaTû)v • xai tov 
xaijxaTûtTo TeXo^ toù ITpoocai'o'j èv x(jù y 'âûli ^c ovs 
«vayx aÇojixat • opa fJï xatOTTépw xai eOpr^^cc; Traa- 
TCoXXa «'Jicp('axo(ç {Jcoyjuctoj'iâ'va , à^ ^^i^î^v îT^ptiTi^ ém- 



(39) 

doit dire : car tes maux. U serait peut-être inutile d^en 
chercher des exemples dans ces improvisations , parce 
que dons n^aurious que l'embarras du choix; j'en citerai 
néanmoins un seul : fc Cette exposition improvisée n'est 
i< pas un conseil ; il y a plusieurs professeurs qui n'en 
(c ont pas besoin. » U faudrait dire en grec ^ parce quil 
y a, on car il y a. 

"^^ Eu français, on ne souffre la répétition ni des mots, 
ni des pensées, à moins qu'elle ne fasse image. En par- 
tant de ce principe, M.C!oray rejette et mots et phrases 
entières des auteurs classiques dont il est Téditeur^ et ce 
ii'est pas seulement dans les discussions^ que renferment 
les discours de nos orateurs , qu'il introduit ces correc- 
tions, mais encore dans les péroraisons^ et dans les proœ- 
mes, où les préceptesde notre réthorique exigent que l'on 
répète les mots, les incises et les membres^ ex. : nâerc 
xat 7rdE(jaiç, tous et toutes ; et vn te 7ro7et,xai Tiâatv yjyXv y 
et pour uotre taille et pour vous tous. Au mépris de ce 
principe, Tédîtcur se permet de retrancher du texte des 
auteurs grecs, des phrases, des membres et souvent des 
particules dont îl n'apprécie pas la vdeur^ les dépouillant 
ainsi de leur caractère grec, pour les habiller à la fran- 
çaise. Par ex.., dans le discours de Lycu^gue contre Léo- 
crate, imprimé a Paris^ i8â6, il retranche du proœmo, 
pag, I , la phrase : fjtyj Tiapéypvraç 9vyyvé[iri)f , ne lui ac- 
cordant point de pardon j, et avancé dans ses notes qnc 
celte phrase exprime la même idée que «TtixpatrrÎTOu^ 
^(xaffiiç , juges sévères. Page 3, il rejeté aussi Tcjuiwpc'îav 
«It'av Twv aïKxpTYiiAjûcrtiH'j , digne châtiment de ses crimes ; 
ainsi que la conjonction xat à la fin du proœme, dans la 



( 4o ) 

phrase : xai di gj; (ivoLyy.âiop.ai y tandis qu'il fallait lire : 
Si cuç >ca( cèvayxât^ofjiai ^ à cause desquels même je suis 
forcé. Poursuivez, et dans ce même discours, vous 
trouverez plusieurs aiitres mots qii^il marque d^une asté— 
rique *, comme s'ils étaient redondans. Souvent il dit 
dans ses notes : ce J'ai suivi Texemple de mes devanciers 
« en retranchant ces mots: » mais s'asservir à Fautorité 
de l'exemple , dans de pareils cas, c'est user d'une mo- 
destie déplacée. Ces inadvertances pouvaient bien échap- 
per aux Hellénistes ; élevés dans l'habitude de lent* langue 
maternelle > il leur est naturel de la prendre pour guide 
dans l'étude d'une langue étrs^ngère \ mais on pardonne 
rarement à un grec de prendre ses autorités dans une 
autre langue, en corrigeant des locutions qui ont pour 
elles Tassentiment des siècles. 

Dans ce moment le hasard a fait tomber sous mes 
yeux une phrase de Plutarque, imprimée à Paris, i8 14> 
tom. G, pag. i34, f^ie de Dion, où il retranche TinG- 
xnûf zhoiiy qu'il regarde comme un obstacle à Tenchai- 
nement des idées de l'auteur. La phrase étant ici en re- 
gard , en voici la traduction : d'autres cependant réfu-' 
tant cette erreur, pensent que l'esprit d'aucun homme 
raisonnable ne peut être frappé déjantâmes ni de spec^ 
très 'y mais bien les enfans , les femmes et ceux qui^ par 
quelque faiblesse dont la source est dans Végaremeut de 
V esprit y ou dans une lésion organique y se laissent ^ au 
gré d* une imagination superstitieuse ^ entraîner à cette 
uaine et- étrange opinion qu'un mauvais génie résidait 
dans ces deux grands hommes. « Mes devanciers, dit-il 
(c dans s(s notes, ont jn^ë à propos d'< ffacor icvaij » 



( 4i ) 

^éyovTi avv&X'^Çy ^^ ÛÇ xa« xoîç irpo ê/ytov êiJole. ""xai tfoiv, 
ykwjfjYi 6VTe5pafXfjL6Vot , crvyvwcrrot iv eîev , (jLyj et^oreç cTt* 

TTwç oix àroTîov Tpamtà ôvxi tyjv twv rpatxûv yXâcraav 
f^j] eliévoLi y Ttai ^évtùv yktùaam iSioifxa ainoîç irspiiirreiy ; 

Oii (7(a)7r)7(7o/xac de xac 6i7Tep avtcx<x (TV(ji7ié7iTa)xé jxot t Jerv 
€V tô) TOV nXovTorp^^ou W oiiTOu éxdo6évTO€ acdef A(Wi 
TOfji. 6 • aek. i34 • ?<îov yip zo âirapéfAyarov eTyrtc irepeat- 
peQev xaxd>(; ev t>7 çpaffce '* Karrot Xoyoç ti'ç êort twv âvai- 
pouvTcov là TotaÛTa , (nrj^svc av voilv e;^ovTi Trpoaiceaeîv 
(pdvxAGiia'ScciiJLOvoÇy iiYiS^ €i9(ùXov , à>.Xi TtatJûKpta xaJ 
^^ yuvaca , xai irapayopouç SI itjOévtiav ayOpciitovi y h 
*^ Tcvi 7rXav6) <|/i»x)7ç , h dvGxpaaia oo&puxroç yevopiévovs , 
" J6|aç £f eXxeaOat xevis xai àXkoy.oxovç y Saiiiova. irovr.- 
*^ pov Iv aÙTotç efvae^ SeimSaiiiovicuv ex^vraç. " Ev Je 
lar^ lyi/ixstwaeffi aeX. 388, çiQatv " ÉpiTroJày elvai.x^ toû 
^^ ^oyov ajjvoipxindei zo aTrapsfxyarov eTvai xac oc irpo 
^^ ftoû auv:?xav." KaxtaTa vy7 Aea, xaî aùye xai outoc, âua- 
B£iq ovTfiç • TreptsXàv yaprtç zo eîvoLt y obSlv crj TÙ,Topri voiJv 
eOpoi • x«t ztnep fyvwç liv vovv toû cvyypatféwç , 3?Tct 



tfr 



£< '. 



( 4» ) 

yivaiçx, , xac oc irapc^^opoi ^càirX^yy].y <p2^X^.^ ^^^ 

voc^ âXXoxoTGJç ê^^|a{;oy SaiyLOva iroyvipoy êy 
Ai'a)v c xae Bpouted clyai • ÊTiojxeyoç jxey ouy Tor; 
Trpo (xoS EXXyîViaTar^ , Treptacperç li ôpQwç xecjfxeya . ^ îé- 
TCou TÛv avyypoL^lw^ ivriyTf ^evi^ovod ti$ ^maÇtç, T«vT>iy 
ffâcpfipâc ' loToy ., to «y TÛ xoû Auxoupyou xatà Aerncpét" 
xovi , xal Toy ^sS^ioy^ oy Tt^tftepoy A<xxe^atcf&o- 
ycoi JSoyjSoy eTrexftXouyto^ oDtoç l^eTTO tây 1^ 
Ay^pou, o/Jiocoy t({> êy Toû t{/aXjjior<s ^ Xi'floy, 8y âic€- 
Joxi'(xacray oî ocxoJôfjioiîyTeç, outoç êysyyijO»} 
ecç x'eç)aX»vyû)ye'a;* xae tw to5 Hffafou^ xai Xoyoy, 
oyéày XaXiîcxîfjTe, où jxw èjxjxeiyy? iy ufiTy • nor^poy 
EXXy)y«a|xoç rà rotaûta , h ÉSpaï(r/io« ; oWiy Tuepi tovtwy 
Xéyetç • fifra Se SiaSakltùv tijy wy p>iTop«y IkSo(jiv toS Neo- 
yuTou Aouxa, xaTîçyoper; àv^poç, xae ^e^a^xaXea wyeXî^aay- 
Toç Touç EXXyiyas, xae rty Treptouffeay autoS xae ^effXeoWxiîy 
Je^JwxoToç T>3 Toi3 Mcaoroffou 2xoX>5 ^ ou x ar a y o e'v ta ff a y 
e/x-ïToXav, xaià Ilt'v^apoy ya'yat, Trpoatpou/Jiévou ^è ehepye' 
TcFy fjièv To ylwoç ^ fxy) x/jpuTTsaSae f airou evipyêxrii • 2i 
oé^oe avayvw^Ta , avayvw9t xat tiç ev ti7 Op9oçwyca fiow Zn- 



(43) 
mais j ont-ils biea réfléchi? Enlevez elvai et tous ne 
trouverez dans la plurase aucun mim complcfl, ai aucaa 
eiicludneme]|ld'idées.L'édhearaQiraitdo séparer eTvdKpar 
une virgtile d'avec la pbraae suivante 9 ou bien lire^ après 
efvoiy le texte comme je l'indique ici en regard. On eâft 
v4 clairement qu'aûtocis se ri^poite a Brutus et à Dkoi. 
Retrandber du texte des auteurs les mots nécessaires au 
sens^ c'est déjà une grande faute ; mais un éditeur grec 
est bien plus ooupaUe encore de négliger quelques cons- 
tructions qui se trouvent dans les auteurs classiques , et 
qui paraissent blesser les règles grammaticales ; par ex. , 
dans le discours de Lycurgue, dont je viens de parler » 
la phrase pag. la : xac tèv ^jxov^ iv irpdrepov Aoxe&t* 
liévioi ^oyfiov èirexaXovvTo^ oDroç èieïxo tûv é{ kvipov y est 
semblable a celle qu'on trouve dans les psaumes^ TJQov, 
tv mBSoxiyiaaefV oc oixoAofxoûvTEç , outoc e/ewiSOyi sic xe* 
(poikhf ytùifiaç'y et à éelle d'Isaîe, Kal "koycv y hv èày Xa- 
T^Toarire y où fiij efx/xecvy} èv vjxcv' Les accusatifs iUfioVy 
Xcfiov, Xoyov à quel mot se rapportent-ils? Seralt-*ce un 
hellénisme on un hébraîsme? Or^ lorsqu'on laisse anb* 
sister de pareilles incorrections, comment peut-on se 
permettre d'attaquer Fédition des orateurs grecs faite 
par Néophytus Ducas^ et de blâmer un homme qui a 
rendu de grands services à la nation grecque^ je ne dis pas 
seulement par ses enseignemens^ mais encore en faisant^ 
k Técole de Messovo, présent de sa fortune et de sa bi* 
bliothèque ; non pour trafiquer à la mamère des Phéni^ 
ciensy comme le dit Pindare^ mais pour faire du bien 
sans prétendre au titre de bienfaiteur de la Grèce. Lisez 
les notes de mon Orthophonie , et vous verrez dans les 



( 44 ) 

corrections faites par M.Coray^ les nombreuses erreursqtie 
j'ai observées sur deax ou trois pages , «dans Fédition de 
la Politique d'Aristote 1822 ^ à Paris. Cependant c^est une 
question que je me réserve de traiter ailleurs ex-pro- 
fesso; seulement^ je me suis laissé entraîner a de pareilles 
observations^ pour faire voir qu'on ne doit point corri- 
ger une langue d'aprèsles principes d'un autre ^princi^ies 
tout-à-*fait différens. 

8^ Les noms qui accompagnent les pronoms démons- 
tratifs , en français y ne reçoivent pas l'article : cet homme, 
tandis qu'en grec on dit : ce l'homme. M. Goray emploie , 
rarement il est vr^i^ ce genre de gallicisme; comme 
dans les notes des (]onseils des trois évéques^ pag. 4^> 
où il dit : toûtov âyiov ce passage offre une pbrase telle- 
ment obscure et construite si étrangement^ qu'elle ne 
ressemble pas même aux locutions françaises^ à l'excep- 
tion du gallicisme toîItoi/ âytov ce saint» Mais revenons à 
notre sujet. 

Pag. iS^ lig. 1$' ou 62 , 17 : « et tout ce qu'on attend 
c( de bien de ces moyens employés avec discerne- 
« ment. », 

II a bien fait de conserver ici au participe X£).oyea— 
fiêvYjiv , et plus bas à celui du parfait TreTraXacw^evyîV l'aug- 
ment et le redoublement ; mais pourquoi ne pas dire 
plus haut èaxspYiuévovq au lieu de aiepyijxévouç^au parfait^ 
sans retrancher Faugment? 

« Ligne é ou 8 : cette exposition improvisée n'est pas 
« un conseil. » 

Certes , elle ne peut pas être un conseil parce qu elle 
ne sert ni la gloire, ni rintérêt des grecs, pas plus que les 



(45) 

p.ixpb> [lipei Toiï P'. xey. -rtç xoH ÂptoxotiXovç IToXinx^c , 
>7v TOt> â:ût)xS ' ev IlacpcaKii è^éSoxo • ak'kà irepè fjiev Touicav 
xtti év ^Xo(ç époi) • fe^iiloinai vûv ^i'fjLoc^ ^rt ov fcXoûae 
fziu oc roXXoc TavTct IfcavaXau&âfvecv iv tÛ Xo/c^. vpLÏv ii 

xobvavxiov etQiaxM. 

H , Ta TaFs oecxrixarç tûv AyiuvufjLiûv avyLffepéyLSva, 
ovofxata ivdpOptùç èxtpipovatv oc FaXXot * ocov^ outoç 
avdpoàiroc; Tcap' iifArv d' âec hdpBptùç^ ovioç o àv- 
dpomo^* xpruxoLi $ï X0cc t(Û Fa^vXcxcerfxd) toutco 6 ovr^p ^ oXX' 
ou ayve;{w$, w; to ^^ IIspc toùç «ùtoùç axc^ôv XP°^®^^ 
*^ è6}<d(rcri(Jt tô |xova;(cxov toyfwc twv $payxc<yxav«v, oC- 
'* Twç ovofxaaSévTWV «iro tov àp^vi^^v 4>p«yxc'axov , 
*^ xac TovTov «ycov, xac x6(Jov âyiov , wore ttoXXoc 
'^ etdX/xyiaav va tov irapaSa'XXûxxi fxè tov XpcaTOV • 
aeX, 43 • 2y)f;.. iv ty! Zv{aSovX>7 tûv Tptûv Eictaxoiruv • 
xax^f pa(7Tov Si ôX&)^ to ytùpiov , xac outc FaXXcxcafjioç 
xupcft);^ TrXyjv^ toù "toîîtov ay tov " • aXX' eut to wpoxei- 
fxevov • 

2êX, ij3' . c • «<Î' > è Ô3 , 7. ^* Kat ofja, xaXi i:po(j[ié'' 
*^ vovrai aito t^îv XeXoyta/xsvyjv aÙTWv (X6Ta;^ec'piQ7cv. " 

OpQoTaTa XéXexiai Jtaye tov avaJiTrXaataaptov • y,ai xa- 
TWTepw opQwç Ipfit *' TrsTraXatWfjigvou " • iXXà iii xi xo\ 
^^ OTepyjfxgvous " âvwTe'pw ^ otsXwç , déov dmïu eorTep/j- 
piévoD^ ; 

2xiX' «e' , % 8. '^ H auToa/é^ioç ëx,Oeaiç aixTi Skv ecvac 

Kat (xa Ai , oûY èx tou Ev<yo|ou , ovV ex to'J Zu/i/ye- 
povTo<; , oyV ex Toiï NofJtefAov , oifâ' aTrXw; ex tc5v ecx^Ta>v 



(46 ) 

ypcep/xarcx^C ypdfet • xà yip biti xoH ivOpdjzov TrpaTiofxeVa ^ 
Ts'xvp yivexai x.akûi • oû^e/xiât ^e tôùia tç^^wv avroa;^éîtos • 
ixe xaiyotofua Trpôç xrt-papyyï^tv xHt tSv iv3^(îhh natépûjv 
37ftt!)V yXwaoyi; «yopwaa, xat o^yov trîv ifidOeiav Tupo- 

^ tdXfJiïîç , ow 6p9(âq otovxai xtvé^ • x6 yàp xotvâç Xeyrf- 
piEVoVy Xâcè U770 Toi> Kopa:^ (7i;v£;^Gi>ç xamyopoufxevov tûv 
t:^ ÈXXa^oç ^edavxoXuv^ ToXfjinpoy ^ aiLciOeta^ èaù^ 
voL^ev àpLffoxepcL • 6 yàp (xadcov ^ xac eetîlùç a èyLoBsy y 
àvaîkoyi^&xoLt ^ ec xaXâç toutoi^ auyxexpotiQtat Trpoç ai/fA- 
6ouX)5v^ (TJVOtSe yàp xat clEXXouç , Trcep' wv Sitka9ii îyLoSe ^ 
xabxi eiSoxcLç avxta , Ta;(a ^è xai TrXstw , ^to xaî Trpo- 
fouXsiieTaey eî ^et auiLëoukeû^iv . 0(^6 piyj pLocQdif xt , •bSi 
xo\Jxo SivaxoLi eiSévai , Sxi &Xkoi reveç , of^^e Te' * SOev 
xai (xyj (Î6^k5)ç Toùç eWota; , 7rpo;jeipo5 eiïrery o^ t« xev 
eu' âxaepe'{iay yXûTiav ?iroç eTiéXdoe , xorcc roy 
AcV/uXov 

2t«x- *ï^'> *ï 2^' ^* Toîî ^Ê irovr/poiî xat yoyîTOi «c 
*' xpauyac yevvwVTat xat «ttÔ tov yo5oy , fiii tto); 17 xcv>j- 
^^ atç Toiî iTe7taXaew|iévov Tipay^oxoç Tapafci thv Ttf/yiv. '' 



(47 ) 
lois^ ni les habitudes reçues. En effets aucune des na- 
tions civilisées n'écril sans le secours de l'art grammati» 
câl« Toute production humaine^ pour prétendre à la 
perfection^ d^asiande k suivre les préceptes de «juel*- 
qu'art. Or, aucun art n'est sorti per£ectiûnné d'une im** 
provisation. Innover pour détruire la langue de nos an-* 
cètres et pour introduire l'ignorance dans notre patrie , 
c'est faire aux Grecs un fort mauvais présent* 

Vainement croirait^on qu'il n'y a que de la légèreté 
ou sexdementde f audace a improviser des conseils ^oi ne 
sont pas le fruit de la réflexion; leproirerbe grec: Vigmh 
rance est audacieuse y dont M. Goray £iic trop souvent 
l'application aux professeurs de la Grèce^ ne sépare point 
la légèreté d'esprit de l'audace. En effet^ lliomme ins- 
truit^ l'homme qui ne s'est pas contenté d'un demi-sa- 
voir, se demande^ avant. de donner des conseils ^ s'il a 
mûri. ses propres idées assez long-temps pour les ensei** 
gner* U est déjà convaincu que plusieurs , et surtout 
ceux auxquels il doit son instruction^ peuvent penser 
comme lui et peut-être plus mûrement; et il se forme 
une conviction avant de chercher à convaincre. Mais 
l*Sg«prantne peut même savoir si les autres hommes sa*** 
vent «piclque chose ^ ce qui l'encourage à mépriser les 
gens instruits y et a avaiicer tout ce t/ui lui trient dans 
l'esprit y comme le dît Eschyle : 

u Lig. nYi ou ao : les cris des professeurs pervers et 
« imposteurs sont encore excités par la crainte que le 
« renversement d'un ordre de choses invétéré ne 
« porte en même temps atteinte à leurs propres hon** 
« neurs. » 



(48) 

L'auteur nomme peivers et imposteurs les professeurs 
de la Grèce y parce que quelques-uns d'entre eux se 
sont permis de dire qu'il ne connaissait à fond ni la 
langue du peuple^ ni la langue écrite 9 que d'autres ont 
critiqué sévèrement' ses prolég;omèn>esy ainsi que quel- 
ques mauvaises traductions faites par ses amis, plutôt 
comme une spéculation commerciale^ que conmie une 
entreprise utile à la. nation grecque^ peut-être aussi parce 
que d'autres proclamaient^ k haute voix^ qu'abandonner 
la grammaire et écrire sans règles^ c'est précipiter la 
jeunesse. à l'ignorance. 

I^âg* ^7f Us* )7 ou 27 : « quant à ceux qui pensent ou 
« qui feignent de penser que ce soùt des innovations 
K religieuses^ » 

Et pourquoi ne pas dire : UTToxptvovTat, Sxi dxoydiovzoci^ 
car le verbe uTioxpevofxai demande un infinitif que le grec 
vulgaire analyse^ selon les règles de la grammaire, non 
par tva ut^ mais par.ott i/udd. Les ignorans même disent 
en grec : Oiroxpt'veTat , on ive ffoyoç , et yTroxpt'vetai rov 

Ligne t, ou 29, j< je. me contente de dire avec Iso- 
« crate : Nous voyons que les arts et toutes les chostffi'de 
« ce genre y doivent leurs progrès à ces esprits^ kardîsy 
« qui sont toujours occupes de changer pour fferjeo- 
« tionner, m 

Isocrate dit, il est vrai, que l'on fait des progrès en 
changeant le mal en bien; mais eu négligeant les règles 
de la grammaire^ quels progrès . espérer pour les scien- 
ces? Quel avantage reviendra-t-il à la jeunesse, d'écrire 
sans principes certains? Par ex. : tantôt ttoXiookov^c cor- 



4* i /. 



» » 



(49 ) 

ïlouïipùvç xa< royjTa; ovojuia^^ec toùç éT.êyx^v'^otq «itou 

T77y dixdOsiav y xac to Ç)i).oxep^£ç , 9i t haipovç oufAirapa* 
yjxSdv tevac ^ outoç te xaxervoi ouveTtaivoûfAevoc âXXijXouc ^ 
ÀratGJCTc TO yévoç , TruXoiIvret fxetafpaaeiç tevàç ^ xac 
i:pc7.ey6iieva ^ {évcov îJia)(jiaT&)y irXiQpeiç * 2ti ^e xai toùç 
avTiXéyovTaç JiSaffxaXovç t^ xati/oiofxta TaviT] , a>ç eite- 
Ska€ét y xac biç ayvoiav xaxaxpYiiÂVt^ovaYi xhv veoXaiocv. 
2eX. ly' fÇ . ri! y % 27. ^^ Hpoç ^£ toùç oaot aToxaîovtat, 
% UTCoxpevovrai va aro^^û^d^uviai ràç Toiavraç xaevdnrraç ^ 
'' a>ç xaivoTOfJitaç ^pyj^xei^Tixaç. 

Kai Jii Tt oyjkiyii^ ^' ÛTioxptvovTat , oTt aTQX«{ovtat"; 

TO yàp ûiroxpc'vofjiai ov TçXtxov ATrapéfx^aTOV ^ avaXvofxevov 
^(o: Tou 7 va y aXX' E/^cxgv aTracTer • xac oc àf/aSeic ^i t^^ 
£XXa^oç Xeybuffcv y uiroxpcvcTac^ ^tc tvt aotfo^^ xai 

7: pOGTlOteîxai TOV (70Ç>ÔV* 

♦ » 

2tcx' c'j rî 29. *^ Apxoùfxac và eiiîWTa tou laoxpaTouç, 

'' Taç eTTcîoaeiç opwjxev yiyvo\t.ivaq xaJ twv TC^vcâv xac 
" TOùV aXXwv anavTWV • * ' Sià Toùç ToX^wvTaç a£c' tc xcvsn/ 
^' T<Sv fJLy? xaXfii)^ ex^'î^^"^' " 

hXkà ffùys^ où Ta ptyj xaXûÇyTà^è xaXoi); iy^ovxa xivc?;' 
Tc'ç yàp ém^îocjcç ex toû rcapaSatvew tou; t:?^ TraTpwaç 
rpapfxaTixyjç î^fxoSv xavova;, xac otè (xéV ypa'yecv *^ iro- 

4 



( 5o) 

xat âTloTB pèv T^^ ôxcLV^ xai iva ejrayeiv ûttotaktixov* 

, . ' t 

çpcoTixoV wç xi , ^^ oxav avayxa^exat , vi e|w7rvt'{exai ^ j 
xat evtoxe {Jiev ypdcfstv IvxeX:? xov wapaxet'jjievov fjtex' au- 
li^cjewç j xac (iva^«7rXa(7taaf;.oiJ , oxè (î' àxeXwç ; xc'ç eTrt'- ^ 
<îoaiç ex xoû uTtoxtSévat xoFs véoiç xo, '^ y pdf exe izaiSia. fxou 
" xaÔwç e^eupexe • i^/xe?; S'éXofxev yevnv Traxipeç yXcoa- 
^* <yy}ç **;?;, oix ivarpoTzh xd^ûxa xwv xaXâç £;(ovxû)v ; 

AXX' ïawjxcv xa Trept xyjç rpajui|xaxtx:55 , ^teXovxeç etç 
xfiyaXat ^xxa^ tv' ix,afjxcc xwi^ aspwv xoû Xoyoi», X^P'^ ^^^" 
taînJfjiafwa, flpayéffxepa yévotvto • 



KE$AAAION A'. 



nEPI TH2 rPAMMATIKHI. 

^"f^X" ^^*^ ^ ^^* ^' ^^^ Trpwxov fxèv Tipénei vi'ka'kioofa 
*"' Trept XT?; Fpafxpiaxtx)?; '^ rj paXXov ecTrerv, Trepc xwv 
^^ iuaptOtkfôv rpa|i/zaxtxcÂ)v ^ ai OTTororc TioXcopxoûo'c 
*'*' xàEXXïjwxà fpoVTiGvipia, iiexoariv j3X«Syiv twv arrou- 
^^^fîaiovxwv xiv y'kmaoiv y w^xe ( npayiiM napa Jolov , 



( 5i ) 
rectemem^ tatnèt tôXjiA&i^y d'ut^ manière Ittodkrticte ; 
de faire suivre qtièlqtiefoid db ëiibjôbctif lei partiéulei 
ïva^&tav conformément à la grammaire : ^aV éhfOLytl^diOkTp ^ 
va xauvotO|ui9J(nf7 y Souvent, de l'itaclicàtif AU méjprls des 
règles ^rammuiioàles : ovoLi àuAyitdZtxai ^ Ivct i^itltvtf^iroLit 
Tani6t^ d'afotiler Tàuglneiit et le rëdbilbl'edient ad pat^ 
fait> m tBAtbt de le retrancher? Quels progrès fera l'ins^ 
trixstion datas là Grèce ^ si left leunes hellènes suivent lé 
couieil qu'on lent* donne d'écrire d'aptes leur inspim- 
tion, et de définît de cette maniète lei Créateurs d'une 
nôMipeUe tangue. ]!V'est<«e pas là en effet renverser une 
pètfectièU oôiisâcréé par l'autorité dés siècles? 

If ona allobs Voir lUaiiUenaUt ce qui concerne là gram^ 
ïumré, en divisait la questiod en antant de chapitres 
qu'il y a dé pàfrtieè dtt discours > pour que les ià6e^ 
soient distribuées avec plus d'ordre et de clarté. 



CHAPITRE PREMIER. 



DE IiA GRAMMAIRE. 



tig< <r'i <'u 3â. « lyAbot^d, il faut parlek* de la 
tt gratUnuiir^ ^ od ^ pour nileatit dire , des nombreuses 
(c grdtUttldités qt!ii assiègent ièÈ écoles de la G^èce^ et 
^ c|u) faut tdllt de mal à eeuK qiii étudient la kngne » 
«I Quéf, ( ^Use étÔhftAeHfe ^ nbfài» malheureusement trop 

4* 



( 52 ) 

« vraie) celui qui brûlerait les grammaire», rendrait nn 
(( {)Lus grand service a la nation grecque^ que celui qui 
« en écrirait. » 

Il y a beaucoup d'observations à faire sur ce -passage : 
1° la particule [ih placée dans la^ première phrase , de- 
mande pour la suivante SèjiXki^ pu tTieixcc, qu'on ne 
trouve nulle part. Aussi a-t-il employé exactement. le 
verbe XaXo!) dans sa propre signification, le faisant dériver 
de XaXoç. Des locutions aussi incomplètes^ seraient*elles 
de nouvelles figures introduites dans la prose? 

a^ Remarquez encore Finfinitif eheïv dans le style de 
celui qui traite les professeurs de la Grèce, de cahmr- 
niateurs , d'hommes pervers , et d'imposteurs y parce 
quils ne cessent de répéter que, si l'on introduit les 
infinitifs dans le langage du peuple , la langue écriu n'ea 
différera plus. 

,3^ Le verbe assie'ger forme ici une métaphore 
inexacte, sans doute ^ mais peut-être utile à la pensée 
de Fauteur, et du moins étrangère^ non-'seulement au 
style grec, m^is encore a la langue latine et à la fran- 
çaise. Or^ cette métaphore n'est pas sans intention; car^ 
après le siège ^ vient Fincendie de toutes les grammaires; 
cependant, elle s'adresse plutôt aux écoles qu'aux gram- 
maires : car enfin , si les grammaires assiégaient les éco- 
les , elles ne pouvaient pas être dans les écoles, parce que 
celui qui assiège ne peut pas être dans la ville assiégée; 
or, les grammaires sont dans les mains des élèves, 
ceux-ci se trouvent dans les écoles, donc les grammaires 
sont à-la-fois au dedans et au dehors des écoles qu'elle» 
assiègent. Certes, le fameux dialecticien Ghrysippe^ qui 



( 53 ) 

^^'ùtfelYjdei To yévoç , o;tu xat'si irapi ^çn; ypdfet 

XéyîùVy /lovovTov p.iv e9y)xev , «ù^ euptaxoptévou ovte roû 
^è, ouïe To5 àXXà y oûte tôû éfïicixa • cxp''^*'^® P^^°' 
xtù^ lalui itd rfç xuptaç ori^acjtaç , napA^oLç «ito ex toû 
Xa).oç- Sinaiov Siyt 8ià ro avavraTrdJoTov toû /uièv, 
x).y)9>iva£ To ^XW^ tovto év t« we^w Xoy&i aitoa^fe^iov , 
jS', To AT:api(/.(faxov tintïv^ xat xauTa 6 twv xiç ÈX- 
^âfj'os ^t^adxaXuv xoTviyopûv ^ i^ avxofavtûv , xa< 
Tiovy)fwv, xac ,yo«7T&)v^ on x«â' ixdanyiv ^oA^cv ^ cc- 

y'. A' av xo^nokiopTioikJij pLSxs^fopi taonç fLtv i^takoyoç 
^OLT avxov y aXXoxpia Se y ou fxovov tou xscO' i^fcce; Xoyou , 
àXXà xaJ tov TÛv FaiXtwV, xac tow to» AarcVo)]/, <iX)/ 
ûvv aÙTwye luaixekoij^cc îataç y .îv« (uterà tw TroXtepxtav 
fiîTtyepj^ Tijy 7rupiioXy)7tv Twv FpafiifiLatixGây autr] Jéye fJwX- 
lov «vaye-wii eiç :t« X^oXcia • Et /x è v yàp '• «i* rpapLpLa^ 
xntal ^^ izii^'iopuova^t xà S^joXrra--., nûàç auTat'xIjav 
e^oç icSttSx^^^'^^ v^^..yÀp iroXiopxouv oùx lcrt( t^ itO'- 
Xiofiitovf^y^v « «XîUt /xjjy. oi ]ua6inr<»f sîoiv hnoq fâv' ^x^ 
ît*lft)Vy «t ^ rpaiÂficniKoùèvTcâç xeptji x&v- (ictOi^y : ' cd 
<ëpor rpaefXfiaTscxaî > mo^ oùaar , xai exTOÇ etcrcv i]»« râv 
9)povr/|(rn?pi«v ".7:4)5 yip «v TïoXtopxoeev tauta; 'N-ii AtV 
y' ovSè'- é\Stcik€Y,xiyuaxciLxo^ XpvcrtTrffo;, ô Tià'vrde'Xoyov £t; 



(54) 

*' îroXcopjtoilçri tcc. ©ûQVTtorriapta " ce tov 19^^049 > 
aptÔ/xov Tcwv (TWfXTreTrXeyfjiéywv TUjSOTaorewv • . ?wti tû Jvti 

Trpoç avin^ayiav tw |3Xaêy)v " TroXtopxoucjt ri ypovtiCJTïî— 
pta " ; r? avit t>3ç Trpoç^ to TeXcxov ^yjXouay); afitov éffiiv > 
ôçTe efvac tov vouv , ?va jSXa^pwtJt touç (ixa6y}Taç ; aXXoi 
xpivdvTOi>î* • 

€*. Ae, TO, ''(7irowJaÇA/T«av''' Trepc oH xai âvwtépw efîrov^ 
oTi Toîi opflwç ypa^ovoi inv yXcSûrcjav ifirroôixTov éatcV • 

or<$ia. 6714 ^éye tûv (!fXX(«)v 7Tpoaco7ra)v xaè yeXoio^o^iaroç 

ÇXXï^weç ,ôpWTep«y Xéyoudiv, lïfigXe i^ àycX'J^;^, ei; 
^îyXwffï^.Ttiii^irapi roTç TdXkciç i^n^&xiy.tbif ;(piîVûiW xaXow- 
IKVftAitf Que oi 7r£9QZftif'€v/x£va( tû av <yuyy}TC)«â è/K^iVouGrc * 

VOL (ao^yafjisr 3C0^t rà 01^ , 0)4 xoi^iy ^t^ Ôp$o*9«î)viJbr ^v 
a^X' i5q cTîtov • .xai. £ixfip a î^jiffTepD«Ç'^»?.oliyo4 lyi^v^ 
<7x;h tp^ciiç )^«f 9tv>^ 'oîtK I iv. ri^^nmfz^ Xi)«&yû ^ &X c 14 Jby 
0^9 % Xnc c^i:. n^ 9m aHM(?aj^i)7rv6u oiy ijy t^» x^^^. ^^ ^^ 
Xiiyoficwx)]^ ^ ij((ay£ tÔ Ai^apcfci^Tox * .7(0)4 yifip ^^è ^v râ 
^^ f^X^)& Qitrfîv '^ xaTîotXyiT^TOV^ uTréXaSkv;:. ei, lîè jut^Sntov 

xoi re^i Toû yfX^c^^w^ juiiXXovxoç âsXc^ do&orèi , xaî 



( 55) 
a voulu rapporter cHaqne phrase à une espèce depropo- 
«itîoiiy n'a point compris celle*'ci dans le nombre des 
1 o3^o49 propositions compliquées et affirmatives. Espë* 
rons que ta langue que Tauteur se propose de crder 
pour la uMion grecque sera mieu^ raisonnée. 

4^ Dan» ikï f doTjy ^XdH^ la préposition \ù signifie-t-ellé 
i^kov avec^ pour que le sens soit : « les grammaires 
ayant pris te malheur pour auxlHaire, assiègent les écoles*, 
ou bien est-elle l'équivalant de Trpoç Jans le sens de pour; 
c'est-4-dire ; « pour le malheur àe la jeunesse? » J*en 
(sis juges mes lecteurs. 

5^1 ai parlé plus haut du verbe <n:wà9dtt(ù, que ceux 
qui écrivent correctement la langue grecque font suivre 
d^un régime îndireet. 

<îPHfe^ev iù^tycnati. Est-i) possible de joindre deutt 
verbes autrement que par une particule copulative? Je 
l'ignore; mai» lorsque chacun de ces deux verbes indi- 
que une personne diflFérente ; Fexpressîon est inexcu- 
sable : 0ÙlS dA9€t y je voulais y il donnera. Quand les 
îgnorans disent: ffii'kt và&(fù>ina7i a la place des teinpsdn 
conditionne)^ ik s'expriment correctement , parce qu'ils 
joignent les. deux verbes par va, qui dans le langage vul- 
gaire est employé pour âw, dont se sert la langue écrite, 
(Voir Orthophonie, pag. i3o.)Qne l'auteur dise : rfiiktv 
av i^fiMfjaiy il sera tooit aussi bien compris par le peu- 
ple. ËÀ se servant, plus haut, de l'infinitif etirav, il a 
cru employer un mot connu du vulgaire, pourquoi ne 
pas faire le même honneur a Finfiuitif cd^ AiJ^ai? On en 
peut èire autant Ju futuf ridicule S'éXw Sti(îei,je veux, 
it donnera j et de la locution plus ridicule encore BCkz 






( 56 ) 

^(iia(ù, il ifeutyje donnerai. Comment en effet deux verbes , 
soit de même personne y soit de différentes personnes ^ 
peuvent-ils se joindre sans ancane particule? M. Goray 
lui-même a reconnu l'absurdité de cette locution^ et a 
remplacé dans la suite le futur de l'indicatif par celui de 
rinfinitif S'éXo) ^caaeev^ ensuivant .l'exemple de quelques 
écrivassiers qui ont vécu vers la moitié du seizième 
siècle. On voit en effet cèiç formes vicieuses dans quel'- 
ques lettrjBS écrites a cette époque^ par des hommes peu 
instruits^ et copiées ensuite par Démétrius Zygomalâs, 
comme je l'ai dit, dans le proœme. Ces lettres ont été 
imprimées 9 Bâle^ dans l'ouvrage intitulé : Turcognecia. 
On voit^ pag. 266 ^ les phrases ijBeka ai ypdb^ei : je coulais^ 
il t'écrira; et S'éXo/ixev xcé/isev to Tzoiizovy nous croulons 
faire ce qu'il contaient défaire; dont la première équi- 
vaut à êypa^a âv tjoi y j'aurais voulu t'écrire ; et la 
deuxième à T^onnaoïiev^ ou y.afi.oviie^f nous ferons. En 
parcourant cet ouvrage^ vous rencontrerez souvent les 
mêmes locutions. On en trouve aussi de semblables dans 
une lettre du cardinal Bissarion^ imprimée d'abord en 
16 13^ par Jean Meursius, .dans l'édition des Hommes 
Illustres d'Hésychius ; on y voit , pag. Sg : âêkovai |ui£- 
piaOeiv^ ils veulent se partager y pour ils se partageront^ 
âélovatv dizoïiévtiv y ils veulent rester , pour ils resteront^ 
ijOela ypd^eiv, je i^oulais écrire y pour j'écrirais; etc., 
ime seconde édition en fut donnée par un grec nommé 
Codrica, dans un ouvrage intitulé : Méditations sur le 
dialecte (vulgaire, et imprimé à Paris, en 18 18. Tout 
cela prouve que ce sont des expressions qu'on a essayé 
de faire regarder comme des temps composés^ et que 



( 57 ) 

toC yeXoiwJejxépou âeXet <îwa{«>' ttw^ yocp xàv laufia 
Sûo prjiJLOizct TauTOTrpoffWTîa , )wct eTspoTr^dawffa aveu cruv- 
iéafiov auvaTcreiae ; Tcroè; ^èxaè àvtoç ivv^ijaaç tô axoitov, 
zo ^suTÊpov ec; ÂTrapéjxyatov pieT£&Xe MsXXovtoç • ÀXXà 
Tt' }.éy(ù , èvvoToactç iietéScike , xat ou çriat , Tiap' âXktûv 
TceÛTa eXa&fiv ; eupyîiat yàp zi TOioâJza, xat ?v uaiv eirc- 
atoXarç ^^uJaFxwç ypa.(fBiaa,iç , xat «vTtypayetaatç izapoc' 
Tivoç l^Yip.Yixpiov ZvyopLxkcc y KOLzi ZO iS'jS êzo.ç «ïtfxa- 
aavToÇy Ttepè oi> xac Iv râ IlpooifJLi(ù eïprina* tuttocç ^'^ Ile- 

Toupxoypaixcûc y ottou aeX* 2(36 avaycycâax&Taey sçÔeXa 
croc ypa(|/&(v^ S'éXojxev xajxeiv to irperrov^ tû pièv 
ivzl Tou e'ypa^' 5v aot, to Sk ^ ivzi tov , xafxoû- 
fJLSVj TrocijcTOfxev • avdyvtûQi xat aXXaç auTo6t ettc- 
ffToXâ^, xac ebpT^aeiç Tzapi'Kok'ki zoiaiza • aklà xaï al" 
Xa;foi3 ' oiov , ?v zivi èTtiazokYi zov KapiJyjvaXtou By}0'ja- 
piwvoç^ wep e|e^o9yî jxèv Tipûtov tw l6i3i7ro îokiwov 
Meoup^tou ^eià toû , Tiepî twv ev irat^'eta i'taXafjL^pavTWV 
(joywv ToO Hauj^t'ou , Iv ^ ypoi(fezai 3"éXou(7t (xeptcrQerv, 
SéXouacv .aTrojjLevetv^ ^^SeXâ. yp«t{/€(yy xai (âéXXa 
TOiauTa • opa ^eX' Sg • <Î6UTepov ^è uttouvoç Havayto)- 
Taxri Ko<îjptxâ^ 6V |3iiSXa) zivl MeXéiyiv t>î5 xotv>5ç 
^laXéxTou èmypcccfïiv èx^^^V ^ ^^^ ^^ ïlapiattù ènSoOeia/i 
Tw awtvi' • fc{ «y ^VjXoÛTat , ôzi ovx «ùto; e^sOpe toÙç tocoù- 



( 58 ) 

ypaiÂiiêvotç ovoiv • êpw <?è Trept toutwv xarwiépco • 

ê'. To ^* îçTiç x<x/e4 rp«{Xjuwttixa«' '' ej yip w % Oiir\poç , 

TGV $t fA^TS TY3V y poi(foiJ.éyYiv ylwaay è^r^xphScùnotx , jxifre 
TTîV XaXoufzévïîv étudia, léyeiv totale, i^Xcxyîs eiiQÇecpts, 
aXXoi XeydvTWV • lujjiffiwyoç pLevroi. 6 Xdyo; Ty re irpoc^ipiuet 
xac Tw ai/TOÛ aroj^aa/xi • e\jSoiiip.£i yàp àv tots rà ^xç- 
^ta , Tipoç py\8hcL ypafXfxaiixôv xavdva Tiapaëalloiièva, • 

2tix' 't^S ft 63 ^ 5. '^ ÔffocoufÎOTOT^ eQvovt; tws yXoia- 
*^ a>5ç il rpœptfxaTtxyj «XXo ^'èv ervat, si p-h auWoyii xa- 
" vov(0u^ xoTcl tovç OTTCtouç ypoL^H ^ h XûtXe? çîç iTtfpio- 
^^ (îov Ttuoc ^iaipt(7|xévi9^ > Tû Trleoy TretraieJeufAevoy n^iépoç 

Atayepet 5p« 17 yXwciaa tcSv 77eira(<}'ei/{ifyoi>v tî5ç tûm 
aTîatâeuTwy • eTret (îe 37 ÊXXvjvtxyî Tpaa^aTixi Toi< xayoyaç 
^^ Ttôy TiXéoy ireTratJeujxlywv t>7î yXwacjyis " Trept^x^t. , oùx 
eùyîSfitaç to jSoOXeaôai yXoyt lauiny TrapatÎQuyat j ojxoXoyfir • 
yàp ptij <Tvyt'<JTa<76ai FpajxpiaTixyîy ex T>5b TcSy àpaSm y'ktia- 
oriq ' ei Se toûto , Ai tt npovxpe^dç xivaç ypayety irapa- 
a>7ptouç rpajX{xaTexà:ç t>îç 3^9ey Fpatxtxyîç yXwatryïç ; ^la 
Tt <î;^/xffouXeuetç toIç véoig ypccmeiv &viv xav6v(ùv Fpap.- 
pLariY-Hç y a>Ç7r£p au ^ Sêov xac aè , xàxecyou; pipétaQai 
^' TO ttXeov TreTTat Jev/xéyoy ptépoç ToiJ lîyouç ; ** ce H «Ottî 
€iç Trept'o^oM Tiva xp^^ &pi(7Tai, 'TTcSç ây' ôpiiôpov 
£$ Jeûpo tfi avxfi è^p^xo oï ËXXyjveç ; Pi ort fffeoipovv 



( 59 ) 
M. Cor^j D VQivlfi iinker. Je reviendrai piaa tard 6ur ce 

j^'tf Celai (|uî.}>i^l8rafc lea graimiBaires. » Si Homère, 
Platon ) Arafilete, pu Kéiiott avait' condaoïDé les gram* 
mairos a ètreheûlëesy on ativait pu croire qne la i^en** 
tence^tait:)j:i8tie; mais des hommes qui n'ont approfondi 
QL la laïque jéevit^vrin la langue «parlée, comment se 
peitme^tentrSs. de porter' un pareil arrêt? Sans doute ils 
ont leurs rawcm : car les grammaires mie fois brûlées et 
oubKéeSf op ne pourrait plus dire que les irtiprovisations 
s'écartent des'règies de la grammaire. 

Lig« xj8' y oii 63 , 5. « Ponr chaque nation, la gram- 
« mait<e de la langue n'est autre ohose que te recueil 
«• des règles^ sden lesquelles les hommes les plus in»' 
o-trutts éovivefft, ou parlent k une certaine ëpeque. » 

La lapgue des hommes les pins instruits de chaque 
nation n'est donc pas celle des ignôrans ; mais puisque la 
grsmmairé grecque renferme de^règles^ « selon les* 
((quelles les gre<îs les plus instruits écrivent^ ou par^ 
«lent, » i^^ésl^ce'pas une folie d^ Touloir la jeter au 
fe«i / Voiïs avoues qu^-én ne peut pas tirer une gram- 
mialire de F^hiér^aiiou du langage àe^ igqorans^ si oeta 
est vrai, p€4}rqooi:^t^ fie l^vls deeeux <]ui écrivent des 
grammaires poiipoe langage d^ fignoranee? Pourquoi 
oonseîUep'à 1» jmihpsso «te* tous îmjter em éerlvaai^ sdus 
oheervei^ les i'ègles dé notre grammaire?' ïfe valaîiHi} pas 
mieii)t> c^ poiA* f ouë eC potir eut , d^miter les plus ins- 
truits 4e ^la xi^tibfi :gi»0cqué? Ety outfe ^ ' si la grammaire 
n'est faite qà« pour le «empcf qui F^a vue naître, comment 
sûfait'-il que, âepuiaHomère jusqu^à nos jonrs^ les Citées 



. ( 6o ) • 

s€ soient toujours servis de la même grammaire? Certes j 
ils ne croient pas que leur langue soit changée: la diffë^ 
renée des dialectes qui distinguent à quelques égard$ la 
langue d'Homère de celle de Platon , ne change pas la 
langue elle-même. Les dialectes grecs entrent dans une 
grammaire^ et ne constituent pas autant de grammaires 
diverses; l'altératioB dHine consomiç^ ou d'une voyelle; 
l'addition et le retranchementde quelques lettres; on la 
contraction de quelques voyeHes ^ne produisent aucune 
altération à la grammaire ^ qui en indique toufours le son 
et la valeur^ comme le dit Platon dans son Gratylus. 

Il faut encore observer que Thpmme instruit n'écrit 
jamais comme il parle. Il n'est pas facile d'assùjétir à' un 
rythme invariable des paroles échappées à un mouvement 
spontané; et pour converser avec des ignorans, n'est-on 
pas forcé de se servir des formes de ladgage qui leur 
sont connues? En écrivant^ au contraire, on s'attache aux 
règles grammaticales , 4)n choisit des termes propres ou 
figurés^ et l'on embellit le discours de périodes et d'ima* 
ges. Il; s'ensuit donc que la langue de toute nation éclai* 
récy se divise nécessairement en trois idiomes : la langue 
écrite 9 celle que parlent les hommes instruits^ et celle 
des ignorans; la première se rappoite ex^otement aux 
règles de la grammaire^ la deuxième garde un terme 
moyen ^ observant souvent les préceptes et s'en écartant 
quelquefois; et U troisième, qui est celle des ignorans, 
s'en éloigne pluç courent. Mais ce qu'il y a. de singulier^ 
c'est que l'auteur, en affirmant d'une part que la gram- 
maire doit être composée d'après la langue des hommes 
les plus instruits d'une nation, spiuient de l'autre, sans 



(6i ) 

xaî ^etùpoiai xfiV yktoaaav iih [lexaSeShinévri}/ y ei fiii tiç 
çanQ aeiaÇoX/iV t>îv xatà AtaXexiov ^ ^ xai 37 y\wjaa Toiï 
Ouvpov Aevjîvojje x^ç toû nXaT«voç.- a^Xà ^trfyc ri.; 
(^(oXexTOUç oûx àvayy.aia. hipa Tpaiiiiaxixh ^ oî>; t^ ôXy? 
yldatJTp uTuayo/xévaç • 1% yàp ^wvïîsvtoç elç $a)vnev , xat 
2uj!Xf c&vou £{<; 2u[xç>Gi)vov {xeia^oXy} ^ axjvaiptaiq te xac 
trpoadecTiç ^ xai à^cdpzaïqy nepi xi a\)xi oujai rpa/xfxaxa^ 
Taùià ovxa^ xai ojjlocÎuç exç)a)vou/x£va, oû^oXo)^ ueTafaXX£t 
TTiV FpapfxaTcxiQV y S>ç itou xai ItXdztùv êv Kpavihù 

Etk <Ï£ 6 Treirac^eujxlvoç tou êOvovç , ovy^. (ùçi:ep ypdfftiy 
xaJ XaXei, Jta te to ^^X^P^^ tov Xoyov c/ç to éjiA^cXé- 
aTepov puOfxoiJvTa xo^fxerv, xaî ^tà xo xaî ifuaQéai Aakei» 
avvex<i^€ 7 Trpoç ovç avayy) iroteljdoci xà(; evteulee^ ii ouirep 
yivcà<jxou<ji (T^rf/^atoç * ypd(fii 8éyz xarà xéyyrtV Fpafx- 
jxaTexn<; ^ xai Xélee ye xupiur^pa ^ % rpoinxuT^pa , xai 
i:epi6Soi<; , xac (jyioiiaGt Stafopoiç 7ro(X(XXa)v tov Xoyov ' 
ei Se xovzOp zpnO<yi âv eîri itavzoç l9vou; 37/xopçw ti9s yXoia- 
<7>iç ' :? T£ .ypaf ofx^yyi ^ xac rj lakouyLSvri uiro râv ireicai- 
deuyiéyiùv y xac isXeuTaca 37 tûv a7rat^euTût)v • vj fitèy ouv 
rcpdkn TT7 t>5ç FpajXfxaTcx^ç <tt«9/x>7 TCcaparlOexon , i9<îIb oco- 
_ vec fjtsxacx/xcov rSç ypatfOfiêvYiq xai zHi utto twv «Trai- 
^euTWV )iaXoupL£V>îs , y? ^yj xat 7rap£XTpfi7r£Tai tcSv t>î5 
FpajxfxaTcxiSs xavovwv • OpioXoycSv ouv tiv Fpap^piaTCXJîy 
auvc'oraŒÔac £x toû ypaçfitv îj Xaîi£rw :^^ to izléov Treitac- 
^eufxivov piépoç toû êOvovq^^,' iiio^aivri xaxiaxépoi^ Ssïv 



. ( 6o ) ■ 

s€ soient toujours servis de la même grammaire? Certes 9 
ils ne croient pas que leur langue soit changée: la diffë^ 
rence des dialectes qui distinguent k quelques- égards la 
langue d'Homère de celle de Platon , ne change pas la 
langue elle-même. Les dialectes grecs entrent dans une 
grammaire^ et n:e constituent pas autant de grammaires 
diverses; raltérauon d'ime consoimç'^ ou d'uneTXiyelle^ 
TadditioB et le retranchementde quelques lettres; ou la 
conti'actio'n de quelques voyelles ^.ne produisent aucune 
altération à la grammaire , qui en indique toujours le son 
et la valeur^ conime le dit Platon dans son Gratylus. 

Il faut encore observer que rhpmme instruit n'écrit 
jamais comme il parle. Il n'est pas facile d'assujétir a uq 
rythme invariable des paroles échappées à un mouvement 
spontané; et pour converser avec des ignorans, n'est^on- 
pas forcé de se servir des formes de langage qui leur 
sont connues? En écrivant^ au contraire, on s'attache aux. 
règles grammaticales , 4)n choisit des termes propres ou 
figurés^ et l'on embellit le discours de périodes et d'ima- 
ges. Il s'ensuit donc que la langue de toute nation éclai-» 
rée, se divise nécessairement en trois idiomes : la langue 
é^nt^p eeUe que parlejit les hommes instruits^ et celle 
des ignorans; la première se rappoite exaotement aux 
règles de la grammaire^ Ja deuxième garde un terme 
moyen ^ observant souvent les préceptes et s'en écartant 
quelqu^^fois; et U troisième, qui est celle des ignorans, 
s'en éloigne pluç Aourent* Mais ce qu'il y a. de singulier^ 
c'est que l'auteur, en affirmant d'une partique la grata- 
maire doit être composée d'après la .langue des hommes 
les plus instruits d'une -nation^ spiUient de l'ftutre^ «ans 



(6i ) 

xftî ^€<iàpoyim xiiv ykûiaaav fih iiexa£eSXiniuvTnv y el (li xiç 
yatVj uezaSokiiV ttjv xa^ct AwcXexiov , ^ tlou v yy^tlîaaoL xoH 
Oavpov Aevijvoxe -tH^' tow ID.at«voç, • a^ki itdyt xi^ 
SiaXixxovç oûx auayy.oLioL Ixipa rpa/x{jiaTtxJ] ^ cb; ttJ ôXi? 
ykdndfsri uTrayofxévaç • t% yàp ^wv>5evT0ç eî; $a)vnev , xac 
2u/i^ci&vou £{<; 2u[AÇ>Gi)vov fxeia^oXj] , auvaipeaiç te xat 
TtpoaSecrcç ^ xac à^oipeatç^ Tiepî to: aura ouaai TpajifAOïa^ 
TaÛTa ovxa^ xac o^iottùç èiif(ùvoi[isvay ob9oX(ùç fÂSxaSdXkei 
TY}v TpaiifiariTihv y &q i:ov xai Ylkârcùv év Kparihù 

Et( 8i 6 TreTTac^euf^évoç tou ?6vouç ^ ou;(^ d^çTrep ypi^tiy 
xac XaXei^ ^ca ts to ^a;(epèç lov Xo^ov ecç ro ejiA^eXe- 
arepov puOfxoûvra xo^ixecv, xac ^cà xo xac apiaQéat XaXcry 
owe^dî^Ç y T^poq ovç àvdyYi irocecjdac rdliç meulecç ii ouirep 
yivcàaxoucTc a;(rfjxatoç ' ypcc(fet 8iyt xarà xexvrjV Fpa^- 
jxaTcxn<S ^ xac Ae|ec ye xvpcutspa ^ r? Tpoircx&irépa ^ itcd 
irepio^ocç ^ xac ayripLaai Siafopoiç ttocxc'XXojv tov Xoyov ' 
ei ^k xoijTO, xpiiOSi ày BÏr\ Travros l9vou5 yip-optfri xnq yldia-' 
(JYiq ' i TS ./paf ofxévYi ^ xac 17 XaXovfAévY] uiro râv ireicai- 
$6U(Jiév&)v, xac leXeuraca i) xtùv aTceLtSeixoav • "h fiev ovv 
itptSnYï TT7 XYJç rpafjtjxarcx^ç axciOpup itapAxlOèxat , i^i^è oco- 
vec fjLîxaixp^^ov xHi ypayofxevriç xac -rti; utto twv air ai- 
Sevxtùv XaXoujxEvy]^ , i5 9h y^où TrapexTpeîretac icSv rt^ 
rpa(A{xaTcx7jç xavovcjy • O/JioXoyûv ovv xrjv T papLfiaxtKriV 
iJUVc'aTa(7Ôac ex tou ypayecv îj XaXerv. '^^ xo Ttliov Treitac- 
^eupLivàv piépoç toû ^flvovç^'-,' «iro^a/py? xaTwripw* ^scv 



. ( 6o ) • 

s€ soient toujours servis de la même grammaire? Certes ^ 
ils ne croient pas que leur langue soit changée: la diffé^ 
rence des dialectes qui distinguent a quelques égardë la 
langue d'Homère de celle de Platon y ne change pas la 
langue elle-même. Les dialectes grecs entrent dans une 
grammaire^ et ne constituent pas autant de grammaires 
diverses; raltération dUine consonnç^ ou d'une^byelle; 
l'addition et le retranchementde quelques lettres^ ou la 
eontractio^n de quelques voyelles ^ ne produisent aucune 
altération à la grammaire , qui en indique toujours le son 
et la valeur^ comme le dit Platon dans son Gratylus. 

11 faut encore observer que l'hpmme instruit n'écrit 
jamais comme il parle. Il n'est pas facile d'assojétir a un 
rythme invariable des paroles échappées à un mouvement 
spontané; et pour converser avec des ignorans, n'est^^on 
pas .forcé de se servir des formes de ladgage qui leur 
^ont connues? En écrivan^^ au contraire, on s'attache aux 
règles grammaticales y 4)n choisit des termes propres ou 
figurés^ et l'on embellit le discours de périodes et d'ima- 
ges. Il s'ensuit donc que la langue de toute nation éclai-* 
rée, se divise nécessairement en trois idiomes : la langue 
éi^rite^ ceUe que parlent les hommes instruits^ et celle 
des ignorans; la première se rappoite ex^otement aux 
règles de la grammaire^ la deuxième garde un terme 
moyen ^ observant souvent les préceptes et s'en écartant 
quelquefois; et là troisième, qui est celle des ignorans, 
s'en éloigne plus Aourent. Mais ce qu'il y a. de singulier^ 
c'est que l'auteur, en affirmant d'une part que la gram- 
maire doit être composée d'après la iangue des hommes 
les plus instruits d'une nation^ spulient de l'ftucre^ aans 



(6i ) 
xftî ^eùipoiat -rèv ykmaoLv fih luxaêeffkriiuvnv , ei fiii ui 
tfOLiin uezaSokiîV tyjv xarà AtaXexTov ^ ^ xoi 37 yXoMTaa toû 
Ouvpov Asvijvoxe tS^" toû IIXot^voç.- â>Xà ^t^ye xà^ 
9iakéx,zovç oûx iv(X,yy.aia. izipa TpaiiiiaetiHLh ^ oî>; t^ ôXy? 
yldaoTp ÛTuayo/x^vaç • 1% yàp ^wvtîêvtoç eîç Ouvnev , xai 
Zi^|ui^G&you £(<; léùiJL(f(ùvov yLezaSokh f duvaiptaiq te xaî 
Ttpoadecriç , xai â^o/peatç^ Tispi là aura ouaoci rpajxfxata^ 
Taùia ^vra^ xac o^ioicùç exç)6)you/x£ya , où^dXo)^ jueTafofXXet 
ir/v rpapfxaTcxrjv ^ (oç itou xai Ukàcxcùv év Kpaxihù 

Ere Se 6 TTsirat^eufA^voç toG ?6vouc ^ ou;^ ô^çTrsp ypd(fiiy 
xai XaXEi^ ^lâE T6 10 8u(jy(epiq lov Xoyov ecç to é^^cXe- 
arepov puOfxoûvra xoajxeîv, xac (ïcà: xo xai âf^aSéac XaXfify 
at^ve^ûç y TTpoç ouç ay0^y>] iroisladat Td!:ç mEuletç je ouirep 
ytvcà<jxou<ji a;(rffxatoç • ypdtfti 8éyt xarà Ttyyriv Fpafx- 
/xaTcxnç ^ xai Xélee ye xupcuTepa ^ h Tporcixanipa , xac 
irepcod'oiç y xaè ayiopLciGt Siaf6poi<; TrocxcXXcay toy Xoyoy ' 
€« Jè zoxho, Tpi7rX>7 «y er^i irayroç êOvoui; 37/xopçw tî}^ y'ktia^ 
(JYiq * i3 Te .ypaf oft^VYi ^ xac ij XaXouptéyyi uiro rây ireirai- 
JsufJtéyuVy xai teXeutaca 17 tûv a7racJeuT(«)v • )^ |ièy ouy 
TtptiiXYi Vf t>5ç FpajxfjLaTcx^ç axd9iiyi itapAxlOexai , iJ'Jè oco- 
yec (jLîzaixp-iov ziiç ypayofxe'yyiç xai -rfî utto twv airai- 
^'euTWV XaXoufjLeyyjs , 19 Jxî xai TrapexTpeîretac iwv zri^ 
T payLyLOLZi>A(; xayovcjy • 0/JioXoyc5y ouy T>;y Fpa/i^piaTCXTiy 
ijuycaTa(7Ôac ex zoi ypdtfsiv rj y^ctkeïv. -^ zo itléov Treitac- 
jeupiiyov fxépoç toû e9yovç"^'> airofacpy? xaToir^po»: Jsrv 



ce 



( 6t» ) 

siret^i? auToi évofjLoflgTiicTav roùç xavova^ rrjç y'ktiacfYii • 
xaJ ot àiicLtSeuzoï Ij^ouv TToXXi oXtyy)v , iTzei^Y) à%ov 
*^ ouat , "xat avayivtùGxovaï toùç {wvtaç toutou; vopo- 
^^ Ô^Tôc;. *' 

tla/jtirav aauî.Xoyi(7Ta Tci ieyofxcva ' 3^ yip Tepiiàvixh , 
raXXtxw , AyyXtx37 , aï 5).Xat twv (Xoç)wv lï^yj eâi/ûv 
^-oDCtac yXâaJàtc^ où itafuixfÂACav y iX)/ ^xpLoc^oUac ' ^cà 
t£ ^2 totfadta» imé tûv l)câ:aTou TO^Tàiv tcôi^ iOvôsv tXkàyiyiùiiV 
YftxfovxcLi TpainiQLXinai ; xai ^cocn^^ ouv t>7ç yXâSu'criK dtifpiy- 
xa(<x 99 Tpa^fAaTixy? - apàyt èni ID^xtàvoç ^ koli àr^a^ 
Bévovç , îcaî 0/i>3pou , oùx >3v Tpap,iiaxim. , où (Je Pî^to- 
pixii , où Se IIocyïTtx»? ; aXX' ev toîç toutwî/ ^vyypoiii[ia(ii 
y.CLTCL(falvtz(x.t Ttç Te;fvyi ^VTeX^ŒTaTri ' TEXeiOTTOtetrat S^ 
evLcifîxyi tôv TêJ^vôv âp^oLfiéwi «Ytô toov fiiiipm tlcci aTeXoSv- 
Tvrt yoîiy- auXXej^iy oJ xavo'veç, TroXXôxr è^rttïe xùO j^povow 
x0tSaira£ d' supyifjtévuv^ pof^eov tov irpo^oj^ci^ X($j^oy tôi>* 
Tôi^ $^ap{Ao^eiv * SiincyyàXai à^ eU tô ay«yx«r6v xi^ Tpaff,- 
|xaTtx)99 yXotXTay}^ tcvoç àx^a^oOay^ç to) jp.ixpoy jiépoç xo ù 
eQvov^ xaTcè TÔv yi}JLéxepov fikokpyov xeL\jxr)v yivcùanety , 
xai ôpd(i5<; ypdcfov xp^^^^^ ' ^^( '^^î) Tràaav ecvâce àudyxYiv 
toiç TuaJîaç ^tJ«ax£(79ai TauTyîV • >7 Tt yap taùovxeq ol êv 
tij tfô^^ EùpcÛTrjî , ftéjXTTOudt toÙs iratoaç eiç ta otaa^xâc- 
X«&c } oyiè yip ex'-Tffs o^ftipoet 0|tj;:iXia^ fidéèctv 4v 
i6vç xAiftfyo^' TÎîç yXfltaaii; * a(^;1^04r Te dcjuia ovtoç cEmna^ 



(63 ) 

se rappeler ce qu'il vient d'avancer^ qu'il faut écrire 
comme le peuple parle. 

Ligne kb', oo 8. « Lorsque la langue pour laquelle 
« on fait la grammaire est vivante y les hommes instruits 
« n'ont aucun besoin d'un semblable recueil , parce que 
« ce sont eux-mdmes qui ont autorisé les règles de la 
t( langue; il n'est pas plus utile aux ignoraos, puisqu'ib 
u ^écoutent et lisent les législateurs vivans de la langue, n 

Admirable raisonnement! La langue allemande et la 
langue française^ et celles des autres nations éclairées, 
sont y je crois ^ des langues vivantes ; les hommes instruit* 
de chacune de ces nations composeraient-ils tant de 
grammaires^ si l'on n'en avait pas besoin?* Est-ce que du 
temps d'Homère^ de Platon^ ou de Démosthène, il n'y 
avait ni grammaire , ni art poétique ^ ni rhétorique? et 
pourtant on voit , dans leurs^ ouvrages y Texpression 
d'un art déjà perfectionné. Tous les arts partent d'a- 
bord d'un principe imparfait qui se perfectionne avec 
le temps. Recueillir des règles pour parler correctement 
n est pas l'affaire d'un instant; or^ c'est seulement quand 
elles ont été recueillies qu'il devient moins difficile d'en 
faire l'application au langage. Vous avouez que les hom- 
mes instruits^ qui se servent de ces règles, sont la moin" 
dre partie d'une nation;. comment donc les langues vi- 
vantes se passeraient-elles du secours de la girammaire? 
pourquoi encore^ dans l'Europe civilisée^ enverrait-oa 
les enfans aux collèges ^ s'ils pouvaient connaître les règles 
dé leur langue en écoutant les hommes instruite? Je ne 
çait du reste s'il est possible j à ton» les citoyens et à tous 
leiu*s enfans^ de ^'^utretçn^r avec de&^vans toujours peu 



( 64 ) 

nombreux y pour acquérir une connaissance parfaite de 
leur langue. Quant aux ignorans^ ils sont bornés^ non- 
seulement dans les termes, mais encote dans lesidées.Car 
les expressions sont en raison directes dé nos idées. Voyez 
le proœme de ma Calliope. Peut-être y a-t-il aussi une 
contradiction à supposer des hommes instruits sans qu'ils 
aient eu besoin d'étude et d'enseignement pour le deve- 
nir; br^ s'il n'y avait pas de grammaire avant eux^ où 
auraient- ils pu apprendre leur langue? et s'il en existait, 
déjà y comment ces hommes ont-ils dû en offriF les pre- 
miers les règles dans leurs écrits? L'auteur ne confond 
pas^ ce me semble^ les hommes instruits avec les igno- 
rans^ lui qui a dit que (( la grammaire est le recueil des 
ce règles d'après lesquelles la partie la plus instruite 
« d'une nation parle ou écrit. » Or, si cette partie de la 
nation observe les règles en écrivant y comment les igno- 
ransn'en avaient-ils pas besoin? ou même comment pour- 
raient-ils lire « ces vivans législateurs » sans connaître les 
règles d'après lesquelles ils ont écrit? 

Pag. i9\ lig. iç'y ou 23 : « La grammaire est donc un 
« obstacle^ en quelque sorte , et un rempart contre un 
« déluge de barbarie, » 

Si la grammaire a cet avantage, pourquoi n'en suivez- 
vous pas les règles dans vos écrits? Et pourquoi dire plus 
haut que <^ celui qui brûle les grammaires , rend à la 
K nation un plus grand service que celui qui s'occupe 
« d'en composer? » Dieux ! quel ordre d'idées et d'ar- 
gumens? 

Lig. t6', ou 26: ce Mais le penchant naturel de l'homme 
« pour le changement ne s'arrête point devant de tek 
c( obstacles. » 



(65 ) 

toi^ TToXiTûtç , xai Toiç T:oûiccç aÙTwv auyyivecfOaL to?; 
Bbapidiioiç TÛv jooâv • tûv (xévToi ôrrat J'euTWV où ftovov ta 
Toû Xoyou ^ àTli xat t« t^ç yvwaewç è<sxevo)((ùprtxat • «î 
yàp Xéletç èv evdei Xoyw état Tipoç riq èwùta<; ftyiiy , «ç 
'Ml év TW irpootfxtcû T^ç Kakhonrii eîprrtai • ex tovtwv oiv 
'npooaviç ^ oTt Tci toO î5fxeTépou yiXoXoyou «ffuXXoyto'Ta 
EÎatv. A(7U(7TaTov 5' ^Tt xaî Treirai^eufxevou; uiroxiflÉvai rcvàç^ 
/[zi /uiaôévtaç Tt • Tiws yàp £uat(îei6y/(7aV , FpapifjLatixy?^ pti} 
ouffriç; Et i' ev TpapcjULaTcxp nvt èi:atSeiOri(Tav ^ oùx dfpa 
ouTOt ^^ èvoiiodêxTiaoLV joiç xavovaç ti5; yXoiaaïjç • " et ^è 
Sià zoù ^^ T:ei:aiSev[iévoi " touç «Tracée vtouç evvoet , irû;^ 
oItoi nâhv vofioQéTai xavovuv av efev yXa»7(7iT; ; elpriTat 
yàp avayrlpot) ^ ryiv rpafx/xaTixTjv efvat avXkoyiv xav^vtuv , 
'^^ xa9' ouç ^"^ To TrXgov irsTrat^ey/xe'vov /xe'poç tov ?6youç 
*^^ XaXe?^ îïypaçet." eWè toûto xaxa Tivaç xavcva; ypdatif 
Y} ^.aXeF, TTWi; o! «Trat'JeîJTOt iroXXà 67.iyriv '^pzicc^ €X,ovv tou- 
Twv -, î] TTWt; av *^ xoùç Çwvras vofxoSetaç ivoLyvdaeiav *\ 
fjLY) ixaOovTeq rùbç xavovaç ^ xa9' oi>; êxervoi ypdtfovctv ; 

2eX' £(?" y (jTtx' 'r ^ îi ^3. '* Efvat XotTrôy 37 Tpapt- 
*' fjiaTtxyj epifpayiia rpoizov iivà xat yi?ç àvacfjzri^a. évav- 
^^ Ttov Toiî xaTaxXyajJLOu t?; jSapfopoTrjTO^. " 

EtJà Totoutov îi rpajXfxaTtxi , ^ti tt aiioç ypa'ywv ira- 
pexTp€7r>3 TÔùv xai' autiv xavovcov ; xat ^li Te' ivdrzéptù 
etpYiç y ^^ jjiaXXov. ùxfekeï tq yévoç xatéuv TavTTiv , î? 6 
*^*' ypd(f(ùv " ; HpaxXetç t>3Ç xalso); twv èvvotwv xat tcSv 
2yXXoyt7jxwv • 

Srt)^" t8'^ xî 26. ^* Houatx/3 opiwç tou àv9p(ùT:o\j xXtlerci; 
'^ €«<; t/iv fXÊTa6oXy;v , judjt evTpeTrerat , f/yÎTS SvatùTteîzai 
^^ ToiauTa ip,(fpdiyiux.za, " 

5 



^ 



•i .. - v-ri -, 



(66) 
AXX' G àvOp^T:oç jtAera&fXXerat fiait où Ttpoç ro xaKOv ^ 

aklà Tipoi TO SoKOijv auTW ayaBov • ovSeiç (fpovifioç 9s 
vofii^ei (k'jfaQw T7JV ^apSapâzinzcL * p.cAtcPca àe to £XXy)V(xoy 
j^évoç ^ xcRToi troXXot; ^ecuci^ irspiTcsao)^ , ivixaOiv iOeé* 
pet tyîv Xé|(v ^ipSapo^ wç IvavTtoc tw^ EXXyjv- c7C£t 
9e àvméptù^ êfn<i ^ '' ati )7 rp^f^f^^taJi ervai avXXoyyj 
^^ xav4)46>>Vj x^ti îovî oîfot'ouç ypaye» là TrXéov Ttcirat- 
" (^evjxevov /lepoç Tou ?9vou<; ", auvocyerai tt}V jxetaffoXw 
â7rote(l/£(79a( 7i;poç avTo atfvov xo i^époq xoù idvou^ • toûro 
8k mo TiaXaicôv XP^^^^ ^^7® '^^^ àQiSijxQv Evycvtov ^ 

©ëcw^yjv , TopSiov y BotXaVov , NedyuTov nfiXoTrovvyîenov , 

> » > 

Âdava<7tov IlâÉpioy ^ loavav ^TrapjxecoTYiv , Ia)avvy]V X6>f ov j 

AapiTrpQy f Gt)t(0(^v 9 Hai xoùc £XXo];cjfi.Qi»ç piftdiqTàç auioû ^ 

xaî trX^MTTOuç àXXoi»ç ^ ou |uiovov j^^xâ^^oi»^ , âXXd; xac 

eùyeveîç > xai êfXTCopouç , aîravre*; oùx êîraOcyavTo ypû^fovrcç 

Tov EXXxiva Xoyov , ^i /aeTaSaXovTeç * Xé/w ^£ /xeraffoX^îv , 

oi xati TOV IxofcToy ^apaxTiopa xou Xo'yoïT • «XXo; ycip 6 

■ 

Toù J[^XaTa)yo( ^ xat aXXo^ o toû Ai!7jyto^6$vous ^ x«t Sevo- 
f (ÛVTO^ -j^fÂ^xvi^p y xac TÛv Xocirô)!/ irc (o/pflt^<k>v xac Ttaiv)- 
TÔv , iXXà xati TOV yevixov tuttov tiU; yXoâacrîç , è(fcxpii.o^ 
Ço'fAfiVov , T^i Ti5ç rpafjijuiaTixT5s ts^v/î , xa9' ov a^exfiéSXï^Toç 
19 yXûaaa jxs^Aivyixev • éé Xsyeiv tov x^p^)^ ^<^ Âpx^p^^^ > 
xai lepéwy , wv nves fxèv juiyj è; to àxpiffeç sxfxaSo'vxsç ttîv 



(67) 
li'homme n'eat point oaturellemeitt porté aa ma], mais 
k ce qQÎ lai paraît bon ; aucun homme raisonnable ne 
croit que la bail>arie soit un bbnheur pour lui; elle est 
surtout en horreur à la nation grecque; quoique plongée 
dans un abime de maux, elle a toujours regardé le nom 
iHHellène comme opposé k celui de barbare. Obserres 
qu'il vient d'avancer ces mots : « La grammaire est le 
« recueil des règles, d'après lesquelles la partie la pins 
tt instruite d'une nation écrit ou parle. » Ainsi^ cet esprit 
d'innovation ne pourrait se faire remarquer que parmi 
las hommes instruits^ toujours peu nombreux, qui ce- 
pendam, depuis les temps anciens jusqu'à Eugène, Théo*- 
toquis, Gordius, Balanos, Néophyte du Péloponèse^ 
Âthauase de Paros, Jonas de Sparmos, Jean, surnommé 
Kophos, Lambros Photiadès, ses famenx élèves, et plu- 
sieui!s autres professeurs, noblea, et négocians, n'ont 
jamais altéré la langue grecque en l'écrivant. J'entends 
ici par altération, non celle qu'on observe dans le style 
particulier de chaque écrivain : car celui de Platon n'est 
point celui de Démoatbène, ni celui de XéiiO{Aon; et le 
style particulier de chaque prosateur et de chaque poète, 
se distingue par des formes qui lui sont propres: mais 
bien celle des caraotèr es généraux d e la langue, qui se sont 
conservés inaltérés et ap)>licab}es , dans tous les temps, 
anx règles de la même grammaire» Les archevêques , les 
évêques et tout le clergé emploiem le grec littéraire dan^ 
leujr correspondance. Nous avons vu un grand nombre 
d'entre eux> même dans un âge avaneë, s'occftper encoro 
de se perfectionner dans l'art de bien écrire et dans celui 



5* 



(68) 

bien parlier. La plupart des archevêques prenaient pour 
greffiers^ ou pour secrétaires^ avec des traitemenshono* 
râbles, les plus habiles grammairiens. Pénétrés de l'amour 
des lettres^ ils aimaient à recevoir un homme instruit ou 
un professeur daus leur palais et à leur table. Pkisieurs 
d'entre eux envoyèrent^ a leurs frais^ des jeunes gens 
dans les meilleurs collèges de la Grèce , pour se perfec* 
tionner dans la connaissance de leur langue maternelle. 
Toutes les maisons de la noblesse de Gonstantioople en- 
tretenaient aussi des professeurs instruits pour l'ensei- 
gnement de la jeunesse. Mais dans la Valâchie et dans la 
Moldavie^ ce n'étaient pas seulement les nobles^ dont les 
maisons pouvaient être regardées comme autant de tem- 
ples élevés aux Muses, mais eucore^ les négooians et les 
artisans peu fortunés^ qui cherchaient k fixer des profes- 
seurs dans leurs maisons. Les plus instruits parmi les no- 
bles Yalaques renonçant a leur propre langue^ écrivaient^ 
à l'admiration de la Grèce savante, la langue de Platon. 
Et en lisant les écrits de Grégoire Brangovâne, ou en 
l'écoutant parler, on sent que cette admiration est justî« 
fiée. Je pourrais faire encore mention d'un grand nombre 
de Yalaques qui écrivent la langue grecque dans toute 
sa pureté; mais je dois surtout des éloges au zèle qu'ils 
professaient pour les lettres grecques; aussi ces provinces 
étaient-elles le refuge de tous les savans de notre patrie, 
qui y trouvaient l'accueil de l'estime et une généreuse 
hospitalité. Or, ces étrangers, qui possédaient ainsi notre 
langue , n'étaient pas les disciples de ces improvisations, 
mais bien des professeurs^ qui ^ loin de leur crier : « bru- 



(69) 

ipQ&ç Hyeiv nai ypdfev^y ^idi xûd ypcLfiaç êXXoyifiouç 
TzapelaiiSccvo^ èiti jxia9û â^poToércp , Tv* iiti to âxpcf^orepoy 
•/pdtfoitv , SiV nep è'x.etvoi e^sovto • xal ovu ^v Sçziç wv 
kpyijLtpêttiv oûx ef^e auvotxov ^ itai ifLOxpdize^ov uva tûv 

6yi(7opLgv«u<; .tnv tri'çpiov , «i^wv yXcSaaav • t/ ^i, oi eù- 

axaXou^ ev toiç (dt'oiç avtoôv o^xotç ^ to€t' auto eitoeovv 
xctt ot iv B^a)(pp.ok$oLSt(x ov piovov eùyeverç , âi/ tàç oc* 
x(a; y eVjeo(tty)[x^ Tâ>v Mouaol>v rcç oùx âv ciTtùv â/xaptot * 
iXkà xat auToî ol ?^7ropot , xai Te^virat • ot S* eiyevi- 
JT€pot TfiV iraipfov «Ùtwv yXwaoav «ycvTeç , EXXyjviaTc çwr 
vé/pft^dv^ -x<3C( ovx..ea[Tcv oç ovx çcv eSaufMcae rpyj/^pcov 
Toy Spccyxoêâ^vov ypdfcika y ri 'kakoxiyxo^ âxùvaaç y xcct 
TToXXoùç (^'(^XXoyc^ oyç ^là TO auvTopiov T:oipak£ii:(ù' toffoû- 
Tov Je i>5Xov ea^ov ot êivSpeq ouTot irept tiv pLoéSyiaiv t>5'; 
EXXy}vtx>î<; yXc&rarîs , xa« toaouTov eTi'fAcay xac TrspiéOa^vTTov 
Toùç Ttt'KXiSevpLévovq y ôi;Te xûctûcçu/iov i^/fiXa^op^oX^aêta 
yêyôvi itkéùfxoiç rwv. EXXoytfxwv • Tauta S^ eirot^ouv ^ Xoyio)- 
Tate j oû^' î^^o Tû5y Sxê^iwv toutwv Ji^a/flévreç ^ «XV uir' 



( 70 ) 

;(6rp<^y , aXX' «TTC tO XjOÇtTTOV • 

SiUX' ^i>'j ^ ^^' '* ï^5' ûidov o|A«ç irolXaîcXaawc^wxai 
^^ oi izctpaSdzoci ^ GviAêoLivei tô èvocvxiov , ytvovTat oviot 
" voiJ.oQé'zai • 

Oicîefjitav TyjXixauxyiv itoLpdêaaiv xr^^ EXXyivtxjjç Tpa/x- 
fjiaTtx)?^ To'fxev , wçie xà 2oXotxoç)avi3 aTroieXèrv Tpaiiiia" 
tiTcnv • âîrep ov (xovov (JTtûCviwtATa ^v lots iraXato?; Trot»- 
taîç , dJfXXà )tat èv toïç fieti xocvxa • rcoklou ye x«è ^sT 
xâBvovd» zrk, ylwTuni xoâkit ytviaStat ' Hmna ii ai àncti^ 
dtvzQt. €y TravTÎ fzèv «Svei nQXXaTrXaorc^c' siai %w trçTrae^u- 
/u^évd^v ^ èv ov^evt ^è VQjxo.9£Tai ye/ovaaiv oùtqc yXeâ^ffi}; • 

ZeX* te'^ ^'C^X' tr? îî 63, 12. ^^ 2u(X7repatv£Tat «ttô ri 
^^ TipoeiptiiiévoL p OTt xaià ^tayopouç " Trepto^ou; , îî £iTo;(à; 
*"' XP^*'^^ > '^^ *^^ iBvos fioc<popov rpa^fxaTixyjvîj^ei. " ' 

Où avfLTcipwrfJM & ^skvKXre , iW ima^^tç - én'k9i ro 
X^ydfjLsvotf • itd(7«^ yàp Aofepoiaaq VpayipiOPti}fiii sx%ov oi 
Aarïvoi y è| ou exavoviŒov riv yXwtrtrav «vtwi/ ; J«|qv 
Tauxaç • çrpyîTai ^è xat àvtùvéprù ^ oti eÇ Oftî^'pou ewç t^ç 
GYip.spoy TO EXXiQVixov cSvoç oûx ef^Ê Sidi(fopov T pa.p.p.cni'' 
xnv • 1% yip Toiï FaÇS , tov AaoTtofpewç ^ to5 ATroXXûJvtoi» , 
Atovvarou tqO Opaxôç ^ x.-t. X. al oi^ioc eôrc xar^C te t^ 
9ioi{pç<jiv TÔiy ôxTcî) ToO Xoyou j!Aepdi>v , xat xaro: xw auvxa- 
|tv • xat xauxaiç e<; ^sîîpo ;^p(0|xe6a ev xar? x:5; EXXa^o; 

2xo^a*5 • 

2xix' x', >î i5. *^ ÀxpXovôcr 3wei ^wvex*?^^*^ ^^ roiaixvi 



(70 • 
f( \ez les grammaires grecques ^ » ne cessaient de leur 
dire : prenez les grammaires à deux mains ; et s'ils you*- 
laieot innover^ c'^était eu ^ien et noii en maL 

ljigàe9i(! ^ ou .3o. cc.Mmb kNrsqœ le nombre de ceux 
« qui toaos^fiaeent les cègles grammaticales âugm^ue , 
<^' alors-Ce «ont eux qui £6Qt les règles de la gi^mmairè. » 

I 

r 

Dài^i^Ieâ étHts des hommes burùits y on ne voit point les 
r^glei a^éz souvent violée^ pbtir que les solécismeà^ qui 
se t*enconttettt rarement chez les prosateurs et chez lés 
^oètes^ puissent fkire révolution dans les principes de la 
gratnmaïre grecqtie. H te^t' Vfàî que chez tous les peu- 
ples^ le^ igùûtàtï^ soiït xm majorité y mais nulle part ^ leur 
langage grbssîci* n'aràtttorîtë des règles. 

•Page 16*^ Kg. iç^ j ou 63, 13. « £)e ce qui vient d^êire 
« dît^ on peut tirer celte cionséquence, qwc, potir çha- 
«' que époque /la même nation a uiie grammaire difTé- 
« rente. » 

CeUé conséquence, que rien ne justifie ^^ me parait 
être plutôt une supposition gratuite. Les Latins, dès 
qu'ils curent fixé leur langue .. combien de fois chan- 
gèrent - ils de grammaire : Ppiurrait-on citer un seul 
changement i J'ai dit plus haut que depuis Homère 
jusqu'à ce jonr^ la nation grecque^ dans ses collèges^ 
n'en a jamais reconnu qu'une 3 car, la grammaire de 
Gazés ^ celles de Lascaris^ d'Apollonius^ de Denis de 
ThracCj etc.| sont les mêm^^ soit pour la division des 
parties du discours^ soit pour la méthode de la Sjn- 
taxe. 

( * • 1 l A. » ' 

Ligne ,k% ou 19. (< C^. changeatens suivent 9i se 



(70 

« succèdent jusqu'à ce que la nation devienne tout-a- 
« fait barbare. » 

Vous êtes dans Terreur, si vous pensez que la nation 
grecque est tont*à-£aiit barbare. « La partie la plus 
éclairée de. la nation» »je le répète, éciît .correctement 
sa langue. Pour les ignorans , du temps d'Homère et de 
Platon^ comme de nos. jours, ils analysaient les infinitifs 
et les participes (voyez la priéface de ma Calliope); 
quant aux mots étrangers introduits dans la langue grec- 
que^ certes ils ne pe.uyept pas entacher de barbarie^ pas 
plus la langue que les mœur^s |i*une nation. La preuve 
en est bien simple : le français sl emprunté un. grand 
nombre de ses mots au grec et aux autres langues; tous 
les jours il en emprunte de nouveaux. Mais ce n^est pas 
à dire pour cela que la langue française soit^ devenue 
barbare; au contraire, en écrivant les Français conser- 
vent le caractère qui est propre à leur langue^ tandis 
que vous ne faites , dans vos prolégomènes , que tra- 
duire le français mot à mot en grec. On sait déjà que les 
anciens grecs disaient : 7rapa<jayyy]v ^ cjayaptv , àx«vaxy)v, 
actpaScLpiv y etc., mots étrangers , qui n*ont pourtant pas 
altéré leur langue. Quant aii caractère national des 
Grecs, je me réserve de démontrer ailleurs qu'il a resté 
immuable jusqu'à ce jour. Si vous regardez les Grecs 
comme barbares, à cau^e de 1 esclavage qui n'est naturel 
qu^aux nations barbares ^ ' selon Âristôte , vous devez 
réfléchir que ce ne fut^ nîleur naturel,' ni leur volonté, 
qui les soumit aux Turcs, mais seulement la force des 
événemens. Malgré ces revers, les Hellènes ont fait de 
continuels et d'héroïques efforts pour briser leurs chat* 



( 93 ) 
'' petaêoXn iiAi o& va ^apêxpad^ i:xvxdi:Mi xô 

" êGvoi."- ■ ' •" . 

xat 'ivwtépw €?py]Tat , ?ypaysv opSwç t>îV yXwadav . to Si 
àiratîeuTOV ave^ve ta A7rapéfX(paTa xat taç Meto^is o.i (xavcv 
ainii.epQv ^ ocXKà xai eKt IlXa^ûJvoç xai Qixiipou ' . 5pa t6 
Tipoo{pnQV T^^ KaXXtOTTyî^ • at ^è irapeicya^^ôfiro'at ^evai tjwv 

« 

TWJ/- ÈXXyiVcxûv Xslewv, xai twv (^XXcûv yXwcjdwv ekoLêoU^ 
TtctilupiSoivovaiv «XX* où (îta touto i5 yXwcjcj' aiiûv (3ap- 
6ap6^ eau * ypa^ovièç ^è , ou;^ w^Tiep dû ÈXXyjvtxàç "ké^ei^ 
(jvppdiixcùv raXXixô) ;^ap«xT:3pt , àvoSeuTov ^uXaiTouot tov 
r^iov '/jxpotK'tyipct Tou Xoyou • oî te TraXatot EXXyjves xcç^ 
nocpa.aoiyyaç elicov y xat 2aj;aptv, xaî Axy)v«xj^y, 
xat. ^oLpffiëaLpiv ^ ovsv Trapajui^pf )?; . t)k yXcoc^Yiç • irspt 
iiyc ToO yufff EXXyjf aç nôiy^oû ;(apaxT>îpoç , 5tt âfxeTa^Xyito^ 
xat oVToç éç îeifpo pLfijfxevyjxev, ev aXXotç yaXXtatî epw • 
Et fxevTot Toùç EXXxivaç jSapSapouç vTreiVvyiyai; ata to ^e- 
JûuXûaôai TOtç AyapyjvoFç , xaTa SriBzv to AjstcyTOTiXi- 
xov^ TO jSapfapov fuaet ^oGXov^ taSt. oTt ou (fxxjei', 
oWfi 7rpoafpé(j£i , aXXà azsppd oLvàym ê<pspov xyiv ffou- 






( 78 ) 

ÉTcet (îè ^^ M)îTe t^jv TiaXaiiv ervai Juvaxov v' avaXaêjj j 
^ \krixz veav aX).y]v va xa^uty? '* o:vàiy}(.Yi àpcn fieïvai zo yévoç 
àyk(ù(T(Tov ' aXXafjtiv oix IffTtv ^ àç airavies laaac , x«£ 
«uToç ayûrrépw xiv roitow. tyjs xoevïîs ykwsijy\^ bniypa^a ^ 
«p' ou&pa àvûcy>f,ri */ vçav £XXy]v vi*xaft>7 ''. ^'^ N' «va- 
*^ Xa&p '8k zhv iraXaiàv , î?toi tw ypayofxévyiv^ oi}[ opû to 
«(JuvocTOV ' a' TÔiv oTiapefxçaTWv ehayOévTtùv y xaî tûv 
/XSTO^^ÔJV, ov;(' wç ai, S'éXw (Jwaeiv , xat S'sXw ypa^etv ". 
àXX' &)ç ot t>î; FpafXfxaTcx^ç xavoveç 9iopi^ovai . j3' xp^ 
p6vav aeî Taeç av|)3aè(jEV , ov^* ^ '^ ^ f^^^ , te 5* oi , xara^ 
li^ydSriié ypdfw • ou ^è "kéyeiv , diçTisp au evTsXo!)^ pcv to 
'*■ XfiXoytajjLçvyjv ", orsXwç 5è '^ aTepy)fjLévoy<;" , xai *' ypa/i- 
juiévyjv ". ^vGt)jxaXea yàp tck xoiaura , xat xavovixou ruiroy 
oXXoxpta • ^toTiep xai oc Arrtxot Tipoç to oiÂoiXùizepov 
puSfxtaavteç tiv eauTWV ypacfOfiévYiv y'kûiCdoLV , t>5 irowîaec 
ayigxav t« xatà ftetkeKxov )(àipiv tôu piézpov • y' ypdfov ta 
tpira TrXy]v6uyt£xà 7rpQ9%)7C« ^cai xov otigiv, »^7rep év iccJX«rç 
TToXeat t:?s EXXof^os TTpoyépexai * oy^* ^Si^^p cru ,• ôtç fiiv 
'* ToX|uioîîv " , otè ^£ ^^ toXfxûûai " x«î '^ iroXtopxoûai " 
Xlywv • ^ (ih FaX^ix^Çov, pi/iâ'g Tepp.avtl^ov, [XYiSe IiaXiÇov, 
jjLïîiè , X. T. X. TO Se riiç 6ù6oypot^ai xai ti^ç 2vvTû^|eM; to 



aÙTo eoTtv. 



Sttx* ^fi' 3 ^ 20. ^* Aia ToOto^ oTt ^ Sev episcvav 6X0'- 
" TeXa TceT:a,iSevp.évoi av^peç et; to ysvoc y vi xaTa TioXXà 
'^ oXiyéStcpoe tov àpi9(iov Ttapà va xaraataôwort vofzoÔsTai 
'' véaç yXciiaayiç. " 



c 75 ) 

nea; Ihez mon Appel au peuple de t Europe en faiseur 
des, Grecs* 

Ligne xa ^ o\\ 1 6 . « Et alors la langue devient tellement 
« tîsarre, tellement changée^ telleilient opposée aux rc- 
(< gles de ta langue ancienne'^ tellement dégradée par 
t» des anomalies.... » 

Le, langage du peuple , qa<»ique bornée nest ni «i 

bis^rre^ ni si ..opposé aux règles de la langne écrite) 

q^i^Le vous le croyez. II faut^ en appréciani la différeooe^ 

des ^ocutioiis, Ipiée. attention au retranchement dei 

y^J^U^^ e^ à; cehii .des sjllsA^s. Par ex.^on entend le 

pevpl^ dire ;- i^yEuc^'OvppiTE, iancatt, etc», mam il 

faut écrire UTi^y' ihai p avppUty iv te difeuy et€.> le 

vulgaire a cons^ervé. de sa langue jusqu'aux particules 

âv, 9i6V et autres semblables. Le dialecte da peuple uest 

pas non plus bicarré dans ses formes ; senlemcnt i\ offre 

1^ m^lailge, des quatre antres dialectes , mélange qtli Ta 

fâi^ Aom^eir hmg^exemmune. En effets le peuple sait 

ridiocne:d0Jcieu> en ee qu'il prononce en «fc» les verbes 

i^on. contractés : ntpnsateûùf je marche; :reivdft>^ j* ai faim; 

XTUTOW, je frappe; vSpitovrwaav, ils s'iusultaienl; ny»- 

ui^ovT&KïaVy s exerçaient ; iwr^'^xsaof j ils sautaient^ ctc.^ 

pour {i^ptCovto^ ^vy'^tCoVTO, t%iàow/y etc., il dit ao^i 

yfiv^»^^ 3'U(iévoi') etc. , comme )e l'ai dit dans maCailiope* 

U «n fait autant pour les pronoms^ en y ajootant uôc : 

èpÀ-vd ^ ab^éyhva y en^^ (Voir ma grammaire^ chapitre iv); 

aioÂ.que pour .Us. adverbes : xctSapi, àpQà^^ pour xa9dc^ 

p<iùç y purement; opdcoç^ droite» Il sait l'idiôiiBie looiei»! 

en retraïuehint Vaugment des parfaits : ypccfifiévwf pour 



(76 ) 

yt-'ypayil^évoVf écriU. Il prononce <;oeore ioniquement 
les prépositions Trep^ xat , âir^ jtxeT, etc. : TrepTrerfiéw, pier 
TOUTOU^ fA£T auTov, etc. Il fait sentir le digamma colien 
(voir Callîope, chap. m), entre les voyelles : âîtoup», 
xkaiF(ù y YoîSa^ etc. Si donc vous nommez barbare la 

* ^ , * 4 ' 

langue du peuple ^ parce qu\elle est composée de tous 
les dialectes y vous devez savoir que cette manière de 
parler était la même ckez les an^sieds^Grécs, comme il 
est £»cile de le voir par certaines phlrases^ soit poéti- 
ques, soit prosaïques / tantôt régulières^ tantôt irrégn- 
lières ; c'est ce qui fit sentir aux anoténs le besoin d'éta- 
bljir. entre les dialectes une ligne de démarcationfy poar 
donner l^la lan^e écrite un rythme plus Uniforme.. De- 
là viut là langue dont se sont servis les écrivains prosa- 
teurs y et dont se servent encore les hommes instruits. 
Cepiendant^ si le langage du. peuple vous parait barbare^ 
à canàe ^du-mél^ige des dialectes^ sons lesquels ponrtant 
il bonserve la forme primitive inaltérée ^ comment 
faut -il nommer celui de vos improi^isations ? certes , 
idiome français ; celui des traductions de M* Goumas? 
idiom^ aUemand ; eeUvii des auteurs qui nous traduisent 
motâ mot l'italien^ aura le nom à'idiôme italien; celui 
d.es autres s'appellera idiâme anglais ^ idiome russe y etc. 
Qu« si vous réunissez tous ces idiomes divers dans la 
languie que vous vous proposez de cré^r^ comment la 
nommerons-nous? hisarre^ difforme y étrangère, chime'^ 
ritfue, monstrueuse; ne sera-^ee pas la confusion des 
langues de la tour de Babel? Dieux, quel bonheur 
ponr «la jeunesse grecqne! ^ 

Ligne )^y , ou i8. « De sorte qu'il n'est possible ni de 



( 77 ) 

ftSt, X. T. X. TTSpHaTW, (JLCT TOVTOU , fXrC ffitOV • Xûtî 

Alokiiei Si y éxçoûvoûaa to jiyafxfxa ( Kcy. y' t>5^ K«X- 
XtoTTy];) j!/eTa|i (frùvriéintùV àxouFût)^ x).a(P6)^ pot^a^ x.t.X. 

xôi a(7.XTl{A«'<^A^> ycvuaxe , iii ovxoi; orpoico; xou XaXcrv 
âpX^c^atoç ijv irapct me EX^yfortv • éirct ^' «faîvrro xaroc 
Ti* fxev' TToiyîTixôç , xâra n îè ttsÇôç , xai ev ^XXok; (xèv 6 
ixakoç ^ h a/Xocç i' avw^aXoç, J/ airroye ToiTro êttÎ to eu- 

TcaXai Ij^wvTo xaî ot vûv ypdEyovteç ;(p(ii>VTat , oîç xaî aï 

ej^p^Bv eireaflat • AXX' eïizep TaOïiQV r/;v yXcîjaffav iXXoxo- 

T«v QVopiaÇeiç , xai' rot ovoSevTov xottà tÔv yuxpoL'd.zr^pa y 

TTûiçdfer Xlyeev ri (îX^'f** "^^^ Sxe^twv toutwv j FaXXtxov 

Srikovéri • tov ^s tc3v pistaippao'ewv toû Kovfxa ; Teppiavi- 

xov ^3f3irouy &57rep xa/ idii' • xov âé xii/oç IraXt'fovros, n 
» » • » 

Ayylau^oyxoç , h PaMatiomo^ ; nchnotç ovx «XXoy ^ ?ï 1t«- 

Xexov , ÀyyXtxov ^' Pwcrtnxov • SuXXeyévTWV Je tovtuv aua- 
TravTwv TÛv ^apaxTïjpwv et; eva xotvôv, -itw<; id xaXeiv 
ToÛTov j TTotepov ^ ^(Tx^f*^^ ^ '^^^ ^fAopyov , xai TtapacTï?- 
fxov, r? TpayéXapov, xat '/^Luaipav y y.a.i ÏTTTroxe'vTaupov ^ 
xat ejuyxwGFiv twv yXwcjffWv t>jç IIupyoTTo«caç ; âi^avTct zoîjtx 
SyiXovozi • HpaxXee; , t:3ç eùiuxtaç twv ÉXXyivcxâv Traiiîûjv* 

et 

2t(X* ^^-y' ^ ÎJ l8. *' îîçTe fZ)7T£ TXîv TraXativ f^at ivvazov 



( 78 ) ^ 

^ /uL>ÎTe veav ûEX).y]v va xa^yj " avayxy; apa p,6rvai to yévoç 
àyk(ù(T(Tov ' aXXafjtiv oix laitv ^ àç airavies Ijadt , xac 
orÙTOç avùnéfiOi xiv rûnoi^ xiiç acoevi^ç yXciicraiT^ vniypa^oe , 
xp oijSe(Ua ivôcyinyi f^ yç«y âXkiny vi-xaft»? '*. ^' N' tfva- 
*^ XaSp'Ji xiv iraXaiàv^ ifioiTWV ypayofxévyiv^ oû^ op« to 
^^ àSivoLXOv * a' TÛv oTiapefxçaTWv ehaxOévxtùv , xat TÔâv 
" /xÊTO^^wv, ou;^' 0)5 où, 3'éXw (îûliaÊtv , xaî S'sXw ypa^eiv ''. 
àXk^ wç oc T^^ rjoafx/xaTtx^ç xavoveç itiopi^ovai . j3' XP^ 
/jtsvov aei Taeç «vfTÎ^èaev , oi^* ^ '^ ^ f^^^ , o tè 5* oi , xara- 
loydiyiV ypci^w * où ^è Xcyeev , ûçTisp ai èuxsktî^ piv t6 
'*' XeXoytcyjxévyiv ", «tsXû5ç ^è *^ arepyifjLévoyç" , xai *' ypcLyL-^ 
ixévriv ". (ivGajxaXta yàp xi Toiaura , xat xavovixou rùiroy 
aXXoipta • ^toTiep xat oi Amxoi Tipoç to o/uLaXwiepov 
puSfxtaavTEç riv lauTwv ypayo/xévyjv yXolkuav , tÇ ttowci 
ayigxav t« xatà ^taXexTov X^'piv tôû pLhpov • y' ypdtpov ta 
Tpita icXy]v6uvT(xà Trpoa<^K« ^cà tqv ougev, u^Tcep ev noi^alç 
TToXecji T)5s EXXa^os i^po^épexat, ' où^l wçirçp ai , • oic fiiv 

'* ToXfXOÎîv " , Oxè ^£ ^^ ToXfXûîIffl " X«C ^^ TToXtOpxOÛCTl " 

Xlywv • ^ ii.ri FaXXtxt'Çov, pt/j^è Fepfxavc'Çov, fxyj^è Iiaic'ifoy , 
ptiQ^è, X. T. X. TO ^è'rilç épOoypxficc^ xai ti?? 2vvTa'|ew;to 



auTo eoTiv. 



2Ttx' ^^' 3 ^ ^O' '* ^ï^ toOto^ oTt fi 9èv eiJ.sivc(LV oXo- 
" xeXa TueTrai'îsufJiévot avSpe<; eiç to y/voç , i% xaxà ttoXXcc 
'^ ôXty«T€pot Toy (xpiOfiSv Tcapi vi xaraaTaôwort vofzoôsTai 
^^ véaç yXciiaay]ç. " 



( 79 ) 
t< v^pfendre Tancieiuïe langue^ qui est trop éloignée, 
« ni d'en créer urie nouvelle. » ' 

:« S'il n'est possible ni de reprendre l'ancienne langue 
ni d^en créer \ine nourélle, » il faut que la nation reste 
sans langue; mais tout le monde sait qu'eUe en a une, 
dont la forme est celle que je viens d'exposer; elle n'a 
decic pas besoin d'en créer une autre. Je ne vob pas 
l'impossibilité de faire usage d'une langue qui a des 
règles eertaines) qui emploie i^ les infinitifs et les par- 
ticipes, non pour dire comme vous : S^fkcù Sthaeiv, et 
âél(ù ypài^lfeiv} mais dans les formes autorisées par la 
grammaire. 2^ Qui conserve toujours les augmens dans 
le style prosaïque^ et certes, il ne faut pas vous imiter, 
en disant tantôt ï^'koyitr^évriv complètement, mepYiiiivovq 
et ypapfxlvyiv sans augment; cette sorte de locution pré- 
sente une anomalie, et une confusion des règles; les 
Àttiques Técartaîent avec soin de leur langue prosaïc^ue^ 
laissant ces irrégularités aux poètes , que le rythme 
forçait de recourir aux dialectes. 3^ Qui emploie la 
désînence ouert pour la troisième personne plurielle du 
présent de Findîcatif; car, à quoi bon dire, comme vous, 
tantôt ToXfAOÎIai , et tantôt To).fjiovv, faute d^autant moins 
excusable que le peuple connaît généralement cette dé- 
sinence? 4^ Q^i évite les locutions françaises, alleman- 
des, italiennes, etc. L'orthographe et la syntaxe sont les 
mêmes pour la langue écrite que pour la langue parlée. 

Ligne zs', ou 20. « La raison eh est que, ou îl n'existe 
a plus d'hommes instruits dans la nation , ou ils sont 
« trop peu nombreux pour créer une nouvelle lan- 
« gue. 1) 



( 8o ) 

Je répète ce que \e. viens de dire : « s'il ne.resle plas 
« d'hommes instruits ( iUusicmc, de .ramoui^propre ^y ou 
« s*ils ne sont pas a$sez nombreux pour créer nné nou- 
ce yelle langue, » ^ napon grecque. doit rester privée 
de tout langage. Ici^ il faut tirer le rideau; car enfin , 
« puisqu'il n*est possible ni de reprendre la laague.an- 
« cienne^ ni d'en créer une autre y » tout ce que vous 
allez nous dire à ce sujet est inutile. 

Page içj y ligne a% ou si. « Les gens inistruits, peu 
c( nombreux» en grèce , ne doivent le titre honorable 
« d'érudits qu'à l'élude qu'ils font de la langue et de la 
« grammaire ancienne. » • > . 

Mais pourquoi se livraient^ils a l'étude de cette lan^ 
gne et de cette grammaire^ s'il était impossible de s'en 
servir pour créer une nouvelle langue? Dieux! quel 
arrangement d'idées! Le génie le plus élevé ne saurait 
en trouver l'emploi. Voyons cependant pourquoi les 
savans s'occupaient de choses qui n'offraient aucune 
chance de succès. 

Ligne ç% ou ^4^ u Pour apprendre eux-mêmes et pour 
« enseigner aux.aujtres la langue de leurs ancêtres, ib 
« avaient besoin d'un recueil de règles, n 

Cette mianière de raisonner me rappelle le proverbe 
grec : Voilà bien une confusion d'une nout^elle espèce. 
L'auteur vient de notts dire que w les gens instruits • peu 
(( nombreux en Grèce ^ se Uvhiient \ r«ét\ide de la lan- 
ce gue ancienne él dela.gran^maire^ h niais potir acqué- 
rir de Tinstructioa pi>uyaîe«^-fJ3^ ^e- p^^ser ,de guides? 
Comment auraient -ils ^pprij^^eu^^.^, munies ,une languie 
inconnue a tous? Comment Uauraient-ik enseigné aux 



(8i ) 
ïlakiv Ti oLvzà tùïq «vwtipw ^/y« • cite» '^ Sh fpeivav 
'^ Tteirat^euftévoi , ws aiîye xoûto vojxi'£e^ ovx op6oi>c , îi 
^' ôXcyû&Tgpot Tiapa: v« xatadtaflôac vofioOéxeci viaq yTifia^ 

^^ âvaXaë*;? TYJv TraXaiÀv^ xac veav aXXyiv va xoéfjup ' " Jipa 
TCiéXeorai 9 xac vikùn^h Trepirco^oy/a ô^uvteXwî , x«i fxa-^ 



Taiioc. 



'^ fzêvÀ^e ovTOf ^iv tkaSov tw ttîx^^ ^^ Xéywvxat tocoûtoi , 
^^ tt^iu Adrt xftTotyAoyrat ei^ t>îv pwrflTifftv -riîç àpyotla,^ 

Kai ^ià' Tc iax®''®^^^ ^^P^ 'f'î^ ÉXXriViXTjv yXôaaay, 
ct^rfïTOU ifvroç ^^ y* ava).df&7 t^v iraXaeav ; j3a6«i t>î<; fitX- 
XTïXoiiX^'^S Twv ivvotûîiv pt« tiv «Xijôetav , ouïs Aia- 
SoXaç tav ^9âéys( eiç rov rpoirov tov aziXXoyi'- 
4 M &a;i * aXV rj<fi^6>.x«j| TO T<Xcx9y afriGV ' 

2xL<x* r' > M 3^4- •* Ali Vtfi iidtv9dv(ùciv «VTOt , xac va na- 
'^ 8yjT€tî<kMj(y âXXdu^ t^y irpoyovixvjv yXdkiaav, efx®'' XP^"**^ 
^ «TTo éruXXoyr/V tôSv xavo'vwv t^ç yXwcdyiç. " 

AXAo efaoç T«p«x^5 xat outoç OTpoTTOç roi3 auXXo*- 

yi^saSai • ^fiçe yàp ai/wiipw , &ç ^^ ©5ca« xcera/cvovrai ek 

*' liv pB^iiotv t)3« âpx«t«€ yXc&OTïfç xac rpaj:xfx«Tixi?ç, ** 

AXXd (X0V04 xatey/v^VTo ^ ri <Jc^acxopievoc it«p' (SXXwv ; ttû^ 

5' «v (iivoi «ï/ev oiViyecxç puxdotev yXcSaaav fltyvûxrrov ; etJè 

Gcbxol Ê^éovTO fxaSiîac&K , irwç èSiSoLOxov toùç aXXouç ; xaf 

6 



(8a) 

^' d^ov XP^^^^ *^^ at;X)>.oyiïv xctvovGJv '' ; aXX' ^v è/x^h/- 
&î3tvov Tpa/xfxaTexTîv , T( «aXo ,• e£ (xij Trepieïx^ ^^^^ xayovaç 

xev ** efyai XP^^* ttoXXwv âcXktùv (xlawv '^ êy laOSà 3è xa- 

■" » ■ " 

xocjuvTdcxTw; ** xpdxxv aizo • avXkoyiny, " . ^ . . . 

... . ^« • •» • 

2t«;C S"', %. a8.. ^* Kai €vxev9ev èyevvioQYitjoLV ai Sia- 
^^ (ptpoi ypajxfxartxat'* " 

ffxij àSvvdxorj £vto; (xavSoveiu âvsu ^(^«axovTP^^ <3(«i 4éy£t^ 
rpafJifxaTtx>7Ç livyjv yXwcraaV ; j>/AOtov i' âv elrt toûto 7e , 
a>; tîxtç ^ouXoiTo yX(ùaaav tiv' tfur^ oxeSidurai/iih np6 
xepov vTtap^dtyxoiv Tcpayjxatuv ^ firi^i. x(i Xpov^ i^ei/pr^i" 
vùiv wv tlç r:eiipdaxccaiv aiixuiy li^€(ùv» .-:.-. 

2tix' &^'> î} 3 a. ^^ OXai ai Fpajxfiatixaî autai.^ xac 
^^ 7repia(7oT£pov oaai é^uvidé^^Gyi^ay fAixpov irpo t^s âXci- 
^^ aeco/S xac /xexà tttv aXu^iy t>7( KuvarayTivoviroXca); ^ xac 
^^ ^èy êitcLvaav \i.ixpi loù yûy yà (JuyTaa(7ûi)yTaiy f^ovi^t xota 
^^ To ptXXoy x«î Jrroy xplct a(fakiiaxcf. ixavà y' flc7ro(Mta- 
'' xpOyoi>ac Toùç yiov; a;ro xhv EXXî]yix>/y Tracd^ae'ay' ** 

EfjToy àyunép^, ott ^*oXai autat ac rpafA/Jwertxar' où^ev 

« _ 

^' $ia(fipo\j<tt x&v T^akattndxùnv £XX7)y(xtii>y Fpa/xjxaTixây. 

2t«x' x% r?^5, a. " Kaî fxiy onzopriain ti; TrwÇ'&^Ôpc** 
'^ iroi TteTtatiîviiivoi , êcruVTa<?ay rpa/z/xaTixlà:; àyêTrini- 
*^ (îeta; yi Joia"i)ai iratj£«ay 645 «XXouç. *' 



• I • I 



■ (83 ) 

antres?' La grammaire qu^ils étudiaient pour confkaitrè la 
langue^ d^ quoi trâitâit*^Ue ^ si ce n*est des règl^de 
éeffélàûgUè? Observta qu'après avoif éèrit'pttitf ÛtàiV^ 
tlym x^^^ itoXXbM' ffjéaiiSy en attidbiiam ^u met jf/^sea un 
génitif y conformément aux règltsy il' fait suivre le làètxté 
mot de chiè - auXkcyhff locution pariiculiëre • aux igno- 
rans* 

Ligne y, ou a8. « Telle est i'?>yigine deë diTetDëâ et 

^' nétotbrëïiisës 'grammaires. » ' ' ' 

-'- Quoi'?^ia gràminàire devrait sa naissance an travail que 
dëînaUdé r^tmïè dVne langue inconnue? Un rebuéil de 
règles grammaticales est4) possible, ponr qtii nr*» déjà 
aneiAië notioil de la langue ni de son génie r autant ttin-^ 
driait supposer' à un homme la' capacité de-^créèr à 
lui seul ùd langage avant que les rapporu isticcessifs 
des populations en eussent rendu les expressionis nécês- 
Satires. * ' • ■■ ' » i .'•!•*; 

*Ughé t^,on 32. « Toutes les grammaires grètéqifesj 
((-et surtout eeUes qui ont été composées avant ôù^pett 
Cl de temps après Ik'Ohntede l'empire de hjtiéke, 
«' aiiïâifquie' belles que Ton a composées jusqu'à ce jÀ^r^ 
« t)ntpius bii ' moins ttbils dé&UtJ qtrî suffiraient ^^r 
(c nûiïë a Tilistruction de là jeunesse. >) * ' ' ' 
' Jô rèpèiê encore que touteis les grammaires grecques/ 
c6tn^)Oàééi dii temps de Platon, et celles qui' ont été 
faites pour notre*- époque, sont* fèft'mèniés sous tous les 
raj;)pOrts. ' ' . . ' ^ 

Ligne x'., ou 62 , 2 . « Et on ne doit pas s*étoriner que 
(c des hommes instruits aient étrit des grammaires in-* 
(( suffisantes pour l'insiruction de leurs semnlables. » 

6* 



(84) 

_ ÎI jjB^ .irès-éiQPMnt ep «ffçt que you3 n'ayez AQCuae 
i^i^ fiv^ gpaiid nombre de^ wf^m qpi oqi 4(» Içnr ios-- 
trnp^iPQ. à c^ grammisir^ ; fl ce ae ^Qt pM seol^qiiMl 
^^ Gp^c9, mçii^ aussi des étrapgeps fui les coosaUmi 
e^orç. Voyons |^s trois feut^ . . ^- / 

Page i-î'^ %, ^, ç^ i3, <<; M pr^lBièl?^ f^^ qui M 
t( commune a toutes ces grammaires , c^est d'écrirf^^ 
* règle%daflsïalangu«hçUén}que..» ^ . :.: 

Et dans quelle langue faudrait-^^ )es écriifQ7,;49ll|^ la 
l^ogiie ar^^, o« dans la langue Wp^i^ift? ]S<w[ji l»Kw» 
d.am 1^ JîïPg»g^ ^^ igiiçffaç^ Yqtw Y;e»e?; 4'^i^|ii^f9r* V^^ 
^ h g?^mwi«»Çi.fst )ç reffu^U des règles:. d*^è§lt3§-r 
tt qii^l}^ ^criywl W. h99i.mes Iç^jiJi^.Hi^pHitfi.^fe 
f« n9tM>p. : ft Qr,. <ies; h^çrnuaeft éÇPYWt ^a»^ ]Ja. lai^ga^ 
l^eUë^giqne ^ i<^c U grai?^ma}r;fl , ^oj^ ât;e' ^çf îj#. dq^si 

Ligne t\ ou i5. « Si Fétude de la grammaire est 4^- 
« gonlaide par ^l^-oiémej^ e^ç le seça b^en plii«k encore 
^ ,po^^. ui> 4coUjçr c^vi n^ cpnp^l^ pa^ U, ]ms»9^, 4*n* 

f tel»«fte If w^ffij^irc est écrite, )> . 

, .Q^qJ. ^Wfi! w wqliec no saurait-il, cfflnpr^qdife le 
W»?aW9P«ft«Wr^IW Ç?^?r<îfi l?igra9imaire,4e Gazées: les^ 
^4 lettres se dit^i^nf ç/^, ^ ^ojfc//p* et ^u. \y€Of%sonnes? 
11 ne oçi^çoix p9^ il çsjL vrai^ les ojiojts tçcfanl(mes : t^ojelks, 
4SQnsot^nes^ il^iclç , s^Uaie ^ decîinaisp^^ cas^ cçnr-, 
iiUgaisf^j^ e^C, qiil lai of^r^jt d'abord quelque. di$cultë. 
Mais les enfans des Fjrançais, des Anglais , ou des^Ue* 
Q^nda, çp^j^ssenlrilsi^ cçA termes avai^it d'apprendre la 
gramjoiairV? noo» aans do,ut^. 

Lîg&e lii'i ou. a3,. « Le français apprend la langue 



(85 ) 

Kkt pEytarnç iiiopfaç lih Siayt &itv9 ^ ixt ovx ^eOu- 

ft){9y}{ ^ 6(J0i é| auTÛv tûv rpafxfxaTixûv ê^^of^^ffyiaav^ ou 

(xotfov EXXiqvsç , iX^ xaî Eî^pottoêot ^ xot xa^* ipiipœt 

Itc ^i^fi!9x6yTfln ^ taÛTâcc^ xpwfÀeyoi o^yoS; • f^^ficv di xar 

lu," ii',:ÇtiX' ?', % i3. '* 29«Xpc TrpÔTov xoivov ccç 

AXXo; 1T&Ç déc tavTàç ypdf€cOaij Apa6t(n(\. HepQtaxi; 
Tovpxiait ; x. t. X. ;fv&taTÎ ^ïjXovoti • âXX' ehaç /Atxpov 
Ttpôa9ey , oxt ^^ il TpaiipLaxinh ockXà Siv eTvac et ff.h avXkoyif^ 
^^ TÛv xav&v<<)V xaroè toÙç ottoiouç ypaçet, to TuXéov Treiiac- 
" ^evfxevovfAgpoç tov ?Ôvouç. ** Tovto ii ypdfftt ÈXXt}vc9ti, 
ypaTTtéov apa liç FpaapiaTcxàç EXXïjViJTt' • 

2t«x* e'> J i5. '* Eav xai xa9' ia.\my h àydyvoimç xiiç 
^' Vpap,]i.axiy.ri\ eS/ai àyjJïjç , ic&rov ^vatxa 5Aec ti» xpi- 
^^ ysi ati^ernlpoLV ô taXarrreupoç fjia0Y}TY7ç ^ ^tav ttiv àva- 
*^ yvtioY} elç yl&aaav^ xyîv 6i:oiaySiv xaxakoLyiëayei'y ^ 

Te' Xiyeiç ^vSpwTrc ; oix ewoet* ô ihxByjxyî^ xw àpfjtV y 
fêpe y, T>5$ rp«/^paTtx>Î5 Tov Fûpjiî • twv tcaaapwv xaî 
éfxodf ypa[ificcx(ùv , ^wvjîcvia fX£v «TtTi, 2u(t- 
ffifiva, Si xi XoiTtà éiTTa xai ^exa; oùx evvoel (Ï37- 
^ou là tex*'^^ f ^ï' ôvofjLOTWV^ oîa ta, ç«v>î£VTa, avu- 
^(ùvct y âpBpoVy Gv'k'kaSr} , xXi'acç , îrTWffiç^ (Ti/Çv- 
y /a ^ X. T. X.. Ji â (foitvexai y) Ipap'.fxaTcx^ auTW J'vaxoXo; * 
xiSi 6 Tcalq Tcov FaiXo»)» , yj tûv AyyXwv , % rwy repjxa- 
ywv^ ^ptv ay fidQri riv rpafxpiaTtxiv , €Vvo£?'Ta voyeUes^ 
conspnpjes, syllabe y déclin.nisou , x.t»X.^ â xoi fiaStiGo- 
fjLCVOç 6iç TO J^oXerov ir.ip'/txai ; 
. -^T'X', <5- *.%- îi3* ^^ O TçLKkQ^(^ [lavOdvei toû AyyXoy xm 



( Ô6 ) 

'* ffe rpafXfxaTixiv yp(Xfj.iiévYiV ^' Éi3^i|Vt(rcf v ^XX' où6' è 

yf>cc(ifj.évYi(; iyy'kiGxi , Oii$ '6 EW^riv eîf iTt€<%fy«ç dîv 
xdtvvjvY^woTJAv ftd<fopà)^ 'tîvoci xHç ypayoftivîfjç > fooy itfriV 
i5 raXXix»? T>î; Ayylurj^y ev^Oyiç 37 vTro^yi^i^ •' ixp^ 7^P 

^pèVov. «itoJgF|ai {»7rap;(oi»jav rauT/jv trîv Aay'opiv , x«i 

... , ' « . . ^. . . . • 

cfra aî^uffôuXcustv , Kài fxyj, wçTuep EW.yjViaTat' itveç^ îrponMC 
Xéyetv , wç AyyXoç tcç TrsptyiyïjTijç vofAt^eV, Jri 
Y) rpatxtxî? y').w(j<Ta^tayép€t tiïç EAXy}Vix:Sç, 
icov Y) ItaXtxY? T>5? Aattvcxiîç' xatioe tov ypayovra 
FpaajxaTtXY^v ^ ^ ayp.ffouXevovta Tzspi zaùzYï^y eSeï xara- 
vo>3<TavTa -zriv $ia(popiVy xavra, "kéyeiv ^ p-h ô&i ^PX^^ ictpt- 
ëdveiv ri xotç ^XXoc; vop.i^6piîva. y km rcac ; toc; pxpoy 
CTTtaïajiévocç t>7v ÈXXyjvixijv yltîùacav • oùyàp cft/ eTrior^é- 
pcvjot y Taûr' èvopic^ov ^ ov^è zoidvie TtapaSoXhv ènoiouv * 
^ p.ev yàp . lTaXtx>2 pi/av pioy>]V xaTaXyjliv ettî tw^otïç ntta- 
aeci)( lov Ivexoû àpiQp.o'o Ix^^^ ^^^ ézépav tov ttAyjSuvtixoû^ 
olov tempo cttc ivtxoû , xac tempi eTrc itkyiBvvuicoij ' :^^€ 
AoLxiviyt'h y otè plv TievTe éy' ixatJTOu twv âptOptùV , orè ^e 
Tp£~ç, 0T6 ^c zéafjapcLq • oîov tempus, temporis^ lempori^ 
tempore * 7r}vy]9ifVT(xa , tempora , temporum , tempo- 
ribus • ÏSfj)p.Ev oè, ttw; oî ÉXXijve; ?Xeyov eiri IlXaruvoÇy 
xac v&ç ripLii^ ' 

ô? p.€v yap Ù^eyoVy vp-eï; S'iy 

Xpovo; • ^(povoi. Xpovoç * XP^^®*: 

Xptfvov * xpovov. Xpovow • /povwv. 



( 8-7 ) 
« anglaise dans une grammaire anglaise écrite en fran* 
<( çais, » > 

D*accord> le grec apprend aussi la kngne anglaise 
dans une grammaire anglaise écrite en grec ; mais ni le 
français y ni le grec n*apprend sa langue maternelle da^ 
une grammaire écrite en anglais. Si vous prétetidez 
que lë langage dn peuple diffère de la langue écrite au- 
tant qne le français s'éloigne de Tanglais, vous raisonnez 
sur une hypothèse. Il fallait d'abord prouver la réalité 
de cette différence ^ libre après cela de venir nous im- 
proviser une langue, et non s'appuyer des discours de 
quelques hellénistes ^ discours remplis de suppositions 
gratuitf's, on l'on voit : qttun t^jrageur anglais pens^ 
tfue la langue des Grecs modernes est pour celle des anr 
ciens, ce que la langue italienne est pour celle des La^ 
tins. Car, quiconque se propose de faire une grammaire 
où de nous donner des conseils, doit avant tout con- 
nâUre bien cette différence, et ne point prendre pour 
des axiomes les opinions des étrangers qui ne connais- 
sent pas à fond la langue hellénique ; et s'ils la connais- 
saient, auraient* ils fait cette comparaison inexacte? 
Par ex.,, dans l'italien, il ïTy a qu*une désinence pour 
tous les cas du singulier^ et une autre pour le pluriel de 
chaque nom : tempo et tempi^ tandis que la langue latine 
en a cinq, quatre, ou trois pour chaque nombre : tem^' 
pus y temporisy temporij tejnpore; plur, : tempora, tem^ 
porum, temporihus. Mais les hellènes du temps de Pla- 
ton disaient, comme le peuple aujourd'hui : 

Xpovov ' xpoîAWV. Xpôvoi» * y^p(n/fAv. 



(88 ) 



Xpcîvw* 


. xpévoii. 


Xpdyto • 


Xpovoi^ 


Xpovov • 


Xpovouç. 


Xpovov • 


Xpdvoûç: 


Xpoï'c' 


Xpovoc. 


Xpdve * 


Xpdvot. 



et puisqjje nous avons les mômes cas, les lïkômef^ décli- 
naisons^ les mêmes conjugaisons^ ainsi que les mêmes 
parties du discours pour le langage vulgaire et pour la 
Jangue écrite^ comme on le voit dans ma grailimairej 
n est-ce pas montrer une ignorance, cojnplète^ de notre 
langue, que d'établir une pareille différence entre le 
.grec parlé et le grec littéraire? 

Si Ton veut examiner les mots primitifs de la langue 
grecque, que l'on publie en Europe^ sous le litre de 
Racines grecques, on trouvera que le langage du peuple 
en renferme plus de la moitié sans aucune altération^.. et 
dans la même acception que ces expressions ont dans les 
ouvrages classiques. Le nombre des mots qui commence 
par a monte a 270. J*ai observé que le langage des 
grecs illettrés en contient il^if tels qu'on les voit dans 
ce tableau : 



Ag/jflt • 


ÀyoLèoç , 


ûp/ak\ù^ > 


(xynvaxrâ , 




ccy^ck^oi)^ 


àyekvi , 


ôiytoç , 


ayxtarpov , 


àyxûXov^ ^ 


ayyi\jp7i y 


âyxwv , 


céy vov , 


iyopi. 


âypa, 


«7«> 


Ayiïv • 


k^ekfoç f 


àJn/AOVÔ) y 


âJ)}ç, 


«^pbç , 




ksroç y 


Àm^èàv j 


éfip' 


Â9hp, 


ôt9Xov . 


à$pQùç T 


At, 


aiytayoÇf 


OLt^iiÇ f 


eàÙhp f 


aïtiot 1 


alvo; , 


ahtypLX , ^ 


aiya , 


• ùîipfu , 


aÏ90d¥ùpLan , 


Aîaaoê y 


«•aXpov , 


oùxiat y 


aicMV * 


ÂxavOsc , 


(XXfA9» 


àxôXovGoç y 


ëexovii , 


àxoûci), 


àjcpegyjç, 


àxpif. 


axpoç • 



(89 ) 



Hpàvô^j ' XP^^9^^' 
X/30V6 • XP^*'®'- 



Xpovov ' xp^^^^^* 



TÛv auTÛv 77TcoaeGt)V oûaûv , xac x^taecav ^ xaî au^u^^iâv ^ 
xa9* Ifxaatov rûv ftepâv rbfi Xoyou àfx^orv xaTif lûvEX^i^aiy 

Etc ^i^ ee SouXoiTo tu tlsxdaai xàç itpmorinoi^ç xc^x^ak- 

xfdSriiov a\)Xk€y%iaa^ ÉXXifivtxàic Xé|e(ç , xac uicd lûv êv xç 

EvpéwpJXkoytiiùïU .xaXou/iévaç Racines grecques^ evp)}- 

àets TYiv wv sv T^ ÈXkdSt àitatSevxoî^v yk(âaactv Trepiix^vaan/ 

TCktlùvq x&U fifiiaecùv àizapcLk'kdiixovç y xaù ovaXXoco&Touc ^ 

xac £7rc xrii eùxr^^ 9y)|jtacr/ac uiro te tôjv Trof^at xaê rûv vuy 

£XX)7V(i)v Xa|x6avofitivag • evpTlvrai ^è ac ^ni tou A àpx^ 

lievM Xélecç !&7o * &v sitcarifoaç èvpov tiv lâv àicai^e6T6>y 

£XX)3voay Xo^ov Tcepc^x^VTa i4'^ '^^^ ^^'^^ ^fclnç xaxo^ 
Xoyci» • 



afAC^Xft y 


apàç| 


afiitzkoç , 


invipoç y 


àitfta^mxû *' 


ivccyxii , 


«V«ft©Ç, 


m^9i , 


compy 


â'»9oç * 


avBpaÇ , 


avfipfiATroÇy 


avT^)i/xa * 


A{év«2^ 


«ftoç, , 


alttv- 


ifraXoç, 


ccTraTâ , 


àfctCkù , 


âirXoûc , 


JSCTTTM •. 


V, 


àpaioç y 


OLpâffCO» , 


âpdx'^n , 


«pybç. 


«pid^iii, 


àpMvh , 


Afnç, 


«pôpov j 


âpi^fAOÇ , 


àptaxtphç y 


apt9roy, 


àpxct y 


o^ïtroc y 


«Pf*«> 


àpy'oxffiat , 


àp6a y 


a/)7raÇy 


àppoL^ùty , 


«jpffCV , 


àpvhçy 


âpTOÇ, 


àpruo) , 


«PX^» 


aptafia * 


kaSiiXifi i 


à(7e>7iç, 


a^^fia , 


àaxft), 



( 90 ) 

«Tftoç * Aityh , (xxf$é'»mç y «ukctÇ , aiiXhç f 

eeitOTinpoç, ouj^ûpiai^ aù^yjvj aù;(fiôç.' kfùhç, 

kfpotirm , ifphç , «X^®^ > ^X^^ y S^vp6\f • 

ff ou ifâVivTiv fAV%y)V • taira ^ êbfuq e?trce sq^î ff£^{..TÔi*^4cX- 

Ajsav. ^I^cdv TÛû ^px^f^^^^^ ^^ ^ ^> y> ^' ^ ^' ** ®^^ '^ 

TÔv â^aOwv ykGifjQcL TtEpdyzi vmp iàè viiiàetç twv EXXïj- 
vtxûV Xéletwv-, irc3$' av Ttç efiroi opSws, TaiÎTyîv ftayépeiv 
1::?ç ypayofXEvV); , d^Sîrep t>îv îtaXcjcrîv t)îç AaTtvt3c>lîç j 

Of/xac (îè T>3V ypayôjxévijv j^Xcôaaav ov p-oi^ou Ttap* £XXy]ac 
TrXeovexTerv t^ç lakovfiévriç j akli xac tiç TT^tp' eKaorou 
Twv ^XXuv €0vâv • aÙTt'na xai yap. 37 twv ndXai xat' Ac- 
yjiTTTov ifipéwv Sidafopo<; Tnç xmv TroXXwy • xat Ofxyjpo; 
aûtoç yXoKraav d'eâv-xat ^poToiv clrXXy)V OfxôXoy e? er^ai ^ â'eocç 
TrapeexaÇwv JyiXovorc tov; èXXoyt(xouç^xat.ppoToêi Toùg «Trat- 
^ÊUTOUç • oTOTTov àpo. To Tivcôv èXXoyt'^xwv èpdrviiiai , €« o'Xi'* 
^awç Xaoç ^vvoer Tov OpLYipoVy tov iT:ûi(jcciç raU SialixxoiÇ 
XpcâfACVov^ riî; te ypaçojxéyyj; yXoiao"»!;, xaè Xc|«ai (3pt8ou- 
ayjs noiTiiktùxépaciç , xat rpoirot; , xat ayrt^iaai Tcpoç to 
xofxij^oTepov xexodjxyipLevyiç • àvaXoyov yàp at Xé^etç £^0^^^ 
lar^ £V ]Q(xrv cvvo('â((€ ^ â>ç xav t^i TrpoocfAilu t)7ç ifzîîç KaX* 
XioTuyjç etp>ixa • 

Ou fiovov S? h Xe^eaiv 17 TavToxyiç iattv, aXXà xat (fpdaei, 
xai c^tc6(JiaTc ^ xai avxoc; toI; fioptot; ^ çï>ç àpiaxoL x«i a ex 



( 9»; )- 

/ Fffljt'^étre en êsHiliftncoirpf qui^ é«hap{»etit'à mo' itté-t 
moiré. Si parmi lés àdftres môt^î 4^1 ëoihmenceAt'par 
ft 7; ^> etc.', bii en ttdiiVe'pii âûéàj grand noinbre giiiç 
dans ceux qui conimencent par a^ .il.en résalte que jç 
langage ¥nlgaii;e, repiÇenne plus i^te latix\o^é de loa^j^ 
W9^ primitif. ]>*Qà, yiéndraic donc>cetie. oondiuidn 
qu'il 'diffère de l'aocieD :grec> çonmxe'l^tidienr^a là^ 



?-;lt*)'* 



Dans cbaque na^on^ jcrcrpif .qu.e la li^g^f^ écuiie M 
supérieure a la langue parlée. Chez les anciens égyptiens^ 
la langue de leurs prêtres n'était pas identique à celle 
du peuple. Homère reconnais pour langue divine celle 
Aas hommes instruits^ la distinguant aiinsi du langage yul-- 
gaire. C'est donc une question tdnt'4r>-fait 'déplacée que 
quelques hommes lettrés nous, proposent^ à savoir : si le 
peuple comprend Homère qui s'est servi de tous les 
dialectes; les grands génies^ en effer^ connaissent un plus 
grand nombre de termes, et^ dansle^urs^ouyrages^ ils cher- 
chent k embellir le style par la variété jdéf expressions^ 
par des tropesy et par des images choisies avec goût. II 
est^ du reste ^ certain que les termes et les expressions 
sont en raison directe de. nos connais^ncés. . • v 

Ce n'est pas seulement sous le. rappprt des. mots que 
le langage du peuple est confof^me à la langue écrite^ 
mais bien quant a la forme des locutions et à leurs ïdio- 



( ga ) 

tisanes. Le docteur' Georges dé h ville Gonanî a àêfe^ 
loppé^ en périphràseÀ^ le diA^àe Eutbjpfiiron dé Fié' 
toq^ {HQur nous i^ntrer que b lingagë éiï peaple em*« 
ploie aiissi les p^uae* partifittleé que Tetl voit daiia lé 
texte original. Son ouvrage a étë publié à Ck>r£ou ; 
}Vè 9mai^..i:»l^: .4e^i a&empies .aii}^ le possédais: ici. 
Mais . il ser^ £iç4e f)e prpuyer ç^i,q90 j!ay;^ce.par dea 

Fassages tirés des poètes et des pro^atéurj!* En effet», si 
pti analj3e les inQaitifs et les participes que le laogage^ 
Vfalgâîi'e iî'ètif plôyâir ^as làïémè du tempà Àè ttaton^' 
i&dnkme f* l^at-dit dansma Càîliôpey àïi trbuVera dfeiè^ 
phrases entières et^dés foè'btiw^ d'ë éès ééti^^UA dani^ 
l!idi&tQ9:dé8 j^orsoasy par ex. : eitooiàpai^ni lès phikae» 
des odes d'A.nacréon^ et des chants d^Homère, aVee, 
celles que le peuple emploie^ on trouve une idenûlé 
pfe^qm p^Hié-. en Vorcl un catalâgtjé abhf gé : 



•t ' t • • f 1 . . '» • \ t 



'. V 



t • t " • • » J 

Anacréon^ 

(i) Au lieu da mot êècMiVfén^&èXè iAoi lloi^ qui est 
usité dans la langue grecqut ancfettnpcoqiioeflàDS la moderne; 
f aui'ats ptf erfiplbyer aussi îe mpl^avr^ j. inajs.j^ li'ai pas voula 
qtt'on piit nre reprocher dVxagerei' moii syst^nne ^ et f àî tenu 
toujours à n'employer que les expressions maintenanl les |]flu5> 
usitées. 



KoCocVïïç e>Xoyt/xoç Ffioi/îyjçç I^rpoc fèv.^i^ipcXoyov EuOii- 
7r«paT€T>5p>îxev' oix l/wv ^è rnv jStSXov «iToû, Tva xaî 

^Xc&ffO)} ^ oTov Tou Avaxpsoyioç « JMcc toû Ofxiiipov * 






. » \ 



À p X « f 0» €• tii^ottis tciw¥è 

Avaxp^uv. 

< 

f * Te Xpr*9ùÇ ùfiktl ftt ; 
To Tf v;(6iy ex irpittfMcc ; 

' '. • * 

Ou^ov sÇ uirvou fic iravrec* 



». \ V» 



» ' • 



, ( M ) 

6>C7«y ^poffov irciriiixtiç ^ 



^ • 4 . k 



* • 









Ewoca iro9' ifûv c^mT9yfffac.Ji3fA9xpaT(0^.it9ET|Xv^ffav viro t6v 
fltXXuç iruç jSoullofavuv iroXcTSÛcaOac fiâXXov , 4 cv AiQf&oxpaerts. 

^ .... 

H al x&v x^^atW fpdfdfêi^ ov)ç e'^^^Xatai/ to auto iSitùfijx y 
|y)pflèy ôcfrep xai Oeoxpdoç, Ëei^vX. ce* .axpetTC(7Tov 



(95) 

Mai(c/>i(optfv «« tirriya , 
< àkly^v 9^V9 irivoiv, 

Homère. 

TÎ3V oo7^y "^aXkt^ 9eà. rov uioû ^oû ; , , 

Mvpéou; TTovouç Trpovfévisa'evf cf tovç A;i^acovç , 

TOV «OïJV * 

Xénopboh» ' ' 

Evvota noréfiàt nXOtit , ô^oc JnftoxpaTcat xaTf]lu9>}a:ay uir* cxctyuv, 
xparexûç. - . . » . 






Après; cette cQttparsisoa: derla.kbgae vulgaire ayev 
la: Jàngue. écrite, péiutt-on dire qofeUei diffèrent entre'. 
elles autam quèi'itaUen<iliiilatii^? . ^ . 

Le. laogaga vulgaire ne cbnsenre-t-il pas les mémisi^ 
toiirnnrea et la même nomenclature? Noas faisons uiit 
grand usage du verbe xaSyifxac être osais dans différeniê» 
expressions.: xaSou> xai yfkoi^ assieds y et ris-tai; xaAtr 
Tfti xac Xiyeiy zi s^ assied et parle ^ etc. y dont: le sens est; 
tu ne fais que rire, il ne fait que parler.' Ainsi noua 
disons : xoédritai eiç xà Ivipà:, il est assis sur tes endroits 
secs y pour dire : cet homme ne réussit pas dans son, aj'-^ 
faire, Hèsi^ans le besoin; Tfeéocrite n'a-t-il pas dit : 
ixpdxtoxov .M' ^Yipoiat xotSiiri j dsAs la inôme significa-* 
tion? 



(96) 

Bornons-nous à ces exemple» ; Mxtt expression fami-- 
lièro se trouve^ dans le« auteurs ekinques:, conforme au. 
génie du grec littéraire. AjontonsF seuleMcnt que les 
chants populaires , publiés par des voyagierars étrangers, 
n^auraient pas paru si bisarr^s^ malgré quelques mots 
patois qu'ils renferment^ s'ils avaient été bien orthogra- 
phiés^ par ex. : dans un ouvrage de ^. By. William 
IVIitford y intitulé : ^n' Inquiry in to the priociples of 
harmony in languaget^ Londoo i8o4« Qn lit^ p^e 829 : 

L'éditeur aurait du écrire.: . 

AfA' îxe (JCftUf a|toe |3o<jxoi ,. ott' /^(et' ieryaXtfffitevov 
Ti rpoSepdxaxoy âripiov, xac io i:ôX ayiwaévov \ 
Qiië^i^ à cause de quelques mots patois , qui se trou- 
Tent dans le langage du vulgaire ^ on veut le séparée de 
la langue écrite , qu'on se rappelle qu'il y a en France 
«D grand nombre d'Ui&hwB patins, entra hnqads i^ y a 
aipea de rapports, «ttqui)diffàrem:te^emèn£>de:i4 Iau-** 
gne écrite en France, qûftle langage d'à? gHtooa est 
ioîai^ttigîbl& pour hd pacûien-j cepeçdanty.lcséerivaÎQs 
firançab'ne reproduisent^ dans leurs ouvrages., ni l'i- 
diome patois > si les tournures du langage fiimitier. Ils 
elioîflissent les terpies, ils consuhent leurs diecioiiiiaired 
•t leavs gyammait^es, ils sounletteni leurs ^cr^ts^àceax 
qu'ik ci^oièntplus éclairésqn* eux-mêmes, et recketc^ent 
kijttfltciSiedes expressions; et malgré toutes cesprécaa— 
tiOAs digues d'éloges, la plupart d'entre eax- avouent 
qaily. a irès-pcu d'hommes instruits qui sachent bien 
écrire leur langue. Pourquoi doue ferait^on nvt crime 



C 97 )• 

j^eipaç ofxi/ia ypaoet; laç ayxa; eveivat xav toi; çL/yypa- 
oeûae x^iaye jov.yeviîtov tov xaÇ' E).Xy;vaç Xovov yapax- 
T>7pa- xai avxa oe la xaAou^eya xAeçjTtxa tpaycWta, ÊtTifp 
àpBoypd(fàyfzOy 'ôùk ov oabi^» â'oxoûcii TrapîoWvdTte , y,oui:ep 
àvpLi:t(fù^(iêyïivy[(ûpt7(Xù *tiift t^tcâ/xait • oîcv , zo ^ êv rtvt 
Zl^pafjtfxàtt-* tov* 3ÛXcapLou, MiirySjî^^u ar/yli^D , girtye- 
7pttfJifA€V6> -."-^ 'BfsVf^a ttpi • -^v' ^p^x*^*^ '^^^ '^^^ 

,u 7ri>Ç0^^pc^Tat<9/^^jaià^i^iïtai ^jj 'j^lV àypiW(A€V&v : 

Et^e" ye. SiÀ toûto .SouXstat it; uéyiffTov xo ùidocoov 
c^eTCO,,. ott TzkBLaxài.^ loioipiara.^ exprimai £v tatç TToAeai lai; 

TTSpi ZO llapLdlOV VOÇ TuAMA^y TOCGOtOV 'OtajepOVTa TVy^ 

'■yydi:*^opLeVy[ç'''yMà^^^^ '3' lïàp&iVç 'ocyiip', 

*oÙ'xàril'T4''^'?t'à|&'W^^ "y pài(f ovàiv\ aiV 

oiJè xaTo: t>3V Teipi/xfxévyjv ojiJitXcav twv FaXXwv , aXki lutl 
lé^ei^sèx^s^féxi piuti^'k£^ixolçy^lT:paiipMZi^afy eyxv^- 
Tàufft, ji««:;wiwiff«pl «V5qS.>^è^ftWiî<xVyy.p.aç.€rs ff^if-opyjai»^ 
xa£ Tor; ËXXoy(|X6)Tépo(ç avzm vTioêdXkovai zi yeypafipLéyay 

BÏmp àpecôç lïS^z%^^^{^i^^^-\s^^^^^^ 
6^ïv^B!9\/^6tuyojr» /V.aè ZMJza Tioiàvvz&i^ ahzoi ex£ÎVGii oao- 




Ovfxny àXk oioè tnv obttxïjv tcrwcrtv. «TrioptAèv 77 AaAou- 
{jJévy) , ^! (5)5 'o^S/jt^TÊfos yrçTai' çuXoXoyoç ^ • xat'^itye^ -.yp^M" 

TOUT rç/xbd^il'ét(7i(i^^a •^«ai^^5pSc^^lf|iiïyàîcJ^ 

xonfovtùv To TéfAtOTaTO eTTtypafoilaiv me Tns %jD50£- 

'.^•',«-0 V ^cw'^iî- -.:»^;rir 'jxrzAj.i^ OTC07 i^o t3^ c'^ .*. 
TO^TtUtOU aiTlçtTtXTî; *)(d>7(71Ç TTûOTepOV ayVGi)9T0< ÇfÎQC >TV, TTocy 

eAaoov eTTtaTO/w tw loi3 oeaTOiocov ^ tî? ^wrca 2sppaç Tn^ 
MiJcxeS'pvcas SyoXw,* xae rrap /.«itW tou KqpaiJ.rXflet iropâ 

'E^M3t -yyyfiqi^}(' ésv^^ ^^^ 'ÀK^^^'^:'^^)^'^: ^ûï^'^w/ 

AoAyjaov , . xae /jA 7raiaeu>7€ Toit{ xapataeç tcûi/ êpA9xtMiV 
Ë( xai. £a@ 0T6 otvT acTcaTCXY?; ei? tci> Aoyo) TtapaAajxoaVo- 
fitvr\v a(oA(X(i>Tspov • xai cv avTOc; ac toc; xAe^Tixot^ 



< ^ ) 

mtx grées kiétrttks de ^lime^ eaNéci^vam y les règles de 
lettt 'grmtmsipé ^ la dJBéf^oe 4)a ^Migvtgfte irolgam à h 
kràgtkè I(éci4tii 4fHfÊtL si -peu^aAtrqoée? 

L'auteur^ ainsi que ses amis, qui s'efforcent de fabrt«« 
quer des ff^ifiiàw^ fmmt léimgkgeiv^igsàny soiiulàns 
Tëi^revr 4(%'<|^Êffi^eJitqtié<i'e' pi9|ipfe»fie 4icMB0^^ 
Pmimâ'> Ûknè 4ar>6f^\!â ^ «èxoilpté dans iqaielqbes ^Ûe^ on 
«è^'^AIt ttn tisàgift tfi l d^ aom y «foi Dlf/od'^ >ob4^dtéX^9 fiol 

^ V Tt '^e^ iî^iî' ii>09^cM^y ijf |ràç no'iiifê^, » «to. 'L^s Jettretf qoe 
lés'G'r^()s4Ilét»)<és^bdk»ë^«»lttMiS^)l«^ piivtèm prar 
kfï9Gr!ptida ^ ii(»li fle]fei personDe'iiu aatif ^«râ^«tfiic(ut0(fè^^ 
•^iMép^éT^ét^,^! «dt^iirài<pte fltiiiélirs'dieîi^e êdx édnn- 
"^t^eik : to tcjki(ifr<IKb; maisK/'éâtphi'>igi<»i«&« IWirtb^ 
grafplîe^^ ët'iioiiêt'-par^gnoraBeeidtt^diAif. Se tte iHmtiaikslàê 
pas, îiroîiïttfetoeyn^tiëage i8é^yacbtikii!tf>«vëc4d'pirépi>éi^ 
tfbn ^|:;/içyjponi^9eiitre âi^4etoëÉ^,kv«M â^»#llS»>rec«J«i« 
lettre de M. Coray et nne 'de son ami Alexandre RAâ^ 
Ké^V^toâ ]« p^èf essais 'k "Sei^^ eh M^cëdoiM^.^ntf 
la suscription portait : TXpi^^^*^é(f9yf^^(iytarov'i^iià<PAeà^ 

Sàrts dôlite, Tafç xexpJ/ortç éit '|)bur^apJfe'^'*lSôlîinënirent^,» 
ï^iais c?éist tèfàjbd'rs' mi^ dSfiï. 'Dfiïs^lfeô tch^irfi; m'émea 



( loo ) 
qu'on appdle, xrXcfT£H<i| ,on. r^lrouve le datif. Pendant 
mon «éjour .à jVaoii9$0>]ViUe'de Macédoine ^ j'ai eatendu 
bien souvent dire mux-^enfims qui chantaicupt ^stm les 

rues : — '"/ .' . , .;::./. 

T<:&7(7a> '|x^ Kàd .Kaïï(T«i^| pauf Taira» 4^^« . . 
Ce que fe, viens d'avancer prpiite quele-grepvVûlg^re ne 
dîffi^ré:d« la langiie écrite.^.ni.comme le français de 
Taiiglaîsy ni comme Titalie» du latin ; .mais bien opaime 
le \an^age Êmilier de chaque nation diffère delà langue 
écrite» Or, pdur reveAir «mon suj^^.pu^^que.rpn ne 
peut évitée» d^ns îoW^ .gjQanyjQaaire^ t^ ^le^ techniques 
qm la. rendent d'abord dilBcile pour les ;^lèyes,' et que 
<^i6 difficuké .lui., m^. «hM qo9i|iijune.av«ç les pciacipes 
deitçiil les apt9 çtr 4^. toi)|e& l^ç scienc.esj.de la. méde- 
^e,» dev r^pHkécturyey -çUu, il est c^taûji.que la ^am- 
j^ire des Jlf^Uènes doit ^^tre^ écrite d^s,ia.lf^9iguJ^bellè- 
^myy:Of^m^t^. ,9a r^erjt depuis :Pk|ton ^jusqua nos 

l4igae)cy'^ our 28» «liasecande fii|ite des graounaires^ 
« \c'^stjd\<^JreyolH.$@dn€ii»$»w » . . :. . 

. I)^9fi^|xi;v:m9À|^lipr'«. pourquoi, écrire ^ vos: amis. 
Ainsi qua moi-même y: çp c^s termes : TpafjLfLaxiy.riv âck- 
'kriv fiii [lezocx^ipi^ov elç to ^-/^okeïov cou itapi t>îv toîl Bui^ 
fjLdtvov^ n'emplôj^Zy^hs pos écoles y dueiine attire gram^ 
maire qiîe celle lie Butinan? Cet onyrsige^ eh effet > tra- 
duit en jargon vulgaire par un des partisans 'db Votre 
8ystème> rebPÊA^ ^^tfi pagasf: êr foaisur y traite des 
dialêeies^ M"^dîvi«ev«t subdivise les a^ lettres, ce que 
79Wrï»>JRPCT^^?a.Bas^ (on Je verra bientôt). Serait-ce 
parce ^que le tradiiç^euti dmis les prolégomènes> tous a 






( ïoï ) 

asLç, iv^'Naoûaip 'riiq. MaxESoviecç &y^ Traidbt/MW ev tais 
a/ucaîç ^ovtfiAV iv^opolig ^ xai iitc^eyiSiTTOiy to , 

ÈTiec ^' £x Toi^TCûv favepov , 2tc 19 XaXavjxivn yk&aaa 
ai iiatpépet rHq ypa^ouévrii; , wçirep î5 AyyXexi} -rtç Fa^Xi- 
x:B; , akV ou J' ôçTrep 37 IiaXtxw t>îç Aaievix)?? , «IV i 
ixdaxov êQvovç xHç Xa-Xou/igvViî 17 ypa<foiiivrï ' xaî èÀ£( a 
en èv rrj ipxV '^^ FpafXfxaTex^Si &yvfùazi eore xoiç épyapioiç 
ri T6;^vtxâ: Toîiv ôvojxaTUV , db^Tiep xat cv airaffj^ ^éj^vyi , olov 
eaiptxJj, xai aXXats^ SïfkoVy 6u ypanzlov liv Tpa/x/xa- 
Tix?7v EX/if]vi(7Tt ^ û^Tiep SgXovdrc xat airo IlXaicdvoç fçy 

Ittx' 3^7'^ 73 28. " Acutepov crya'X/i/a twv rpàpL/xatixôiv 
'* èfvae , via ypaycai/tat ^alo^cxcôraTa • " 

SOjxyy]pit yy? Acaye ;, ^atulxâl^ 9* ôrt Traflwv avyeëdii^ 

6ai iTgpûs Trapût ttîv tou Buifiovoi^ , tw ex Toif reppLavcxôS 
ptéTa^pa(j0eraav. , ôçTiep xal ifxot «ûtw (ypd^oLç ovtwcji' 
^* Tpa/xpLaTexiv aX^yjv irapi -mv tau Bwtpwcvou pin (xera- 
'^^ X^*P^'^^^ ^'S "^^ axo^eîov «rou '^ • xai taûta ^ts(oAx&)- 
rdSty)!' oucrav Tceptéjjee yap aeV 5 10, xaè ev âpx? ff«p« 
^ft^e^tb)V ^t:^<£(7xoi;9av ^ xae StatpoUàûLV ri ypipipiàrà xa,i 
vTÙô^iatpoûaav • h ort i nfxifjtoÔnç ptexaypaaTrïç vtt' iyvotaç 



• 



( l^ ) 

« 

xecv fjLôXXov '90 So^Apicy- wÇi wv véo^v^ EAXogyiw à|pel«ftaç ; 
To ^£ 3;au^(iTov , oti 6 y.aXo; xaya9ôç Koiî^a; ^ en. t^ 
auTW jieTOLCfpaejOeiaYi XW^^V > ê/xéfxf eio (xèv tôt; Trept Neo- 
çuTov TÔv IleXoTCOvvyiaeov , ott Eiyévtov tov Bo'J7yapiv 

Se Tw auTou fAaSiQTp iTréTpe^f/e âe^Treotcos êTratveTv airXcôç 

EviatiÔà Je top Xoyou yÊVOfxévw ^ 'ei5.oyov f^ot ta ^o- 
xouvra çcTrerv 77Epî toôv èx Isvuv yT^axTacôv fjLeT)a^pa^{Asya>i/ 
rpa/xpcTfXGdv Trpoç ^i^aaxaXiÎRV tûv EXXyivcav ' Xc/o) ouv 
•T«ç TOMuraç rpafAfxartxàç a|ujif opouç ervac xotç^ tvaktî. TÔi)y 

■pçt uq aSs 7F^^ 'C^zl Opâoyp^^xou ^ {^jte irepi.xo£î S^/viaxtixoi; • 

^gsio«^x«9 £XXii|Vi9xi 9 y\ jtià ti^ irapapyifusiv asg^icccioKi;; xAt 

xtttiV* &SCP çpoç^ ^i/{$9f imfÙMv f xaî iict^^à^'Çiirc ipx^" 
pvjDci jfuteiat..* j'j ou j âvnep oi xa&' s^^i^uXâfoM^^yosr 2i- 
youot^ XQ9 GVjfxeijfAeMv- ^^qv^'ti ç| ôudfMeiQ^ xo» p^ofAAto;, 



( ^o3 ) 
adressé quelques élogea^ mais Tbomme qui veut passer 
pour siavant et pouc le bienfaiteur des Grejcs, doit être 
conséquent avec lui-mênie et rechercher l'avanuge de 
la jeunesse, plutôt que des comi)linieci& flatteurs. Ce 
qu'il y a de plus singulier a ç^t égard , c'est que M. Cou- 
mas • dans une traduction qu'il nous a donnée d'un ou- 
vrage chimique , blâme le savant N.éophjte du Pélopon- 
nèse, d'avoir accordé a Eugèae Vulgaris, le titre de 
chef des philosophes de la Grèce; tandis qu'il permet k 
son disqiple de prodiguer au premier venu les titres les 
plus pompeux. 

Comme la discussion a ici pour obiet la grammaire de 
'Butman;^ traduite en grec^ il ne me parait pas hors de 
propos j d'exposer If s f£^isons qui me font regarder les 
grrammaires que l'on a traduites des autres langues en 
grecji comme p^u propres a l'instructioip de la jeunesse 
hellénique : i^ elles supposent a l'élève la connaissance 
préliminairç de la grammaire de sa propre langue, et 
des notions cfénérales de la grammaire; 2^ elles ne trai- 
tent ni des règles générales, ni de la syntaxe^ ni de Tor* 
thographe du grec, même elles négligent toat-a-fait cette 

_ 

dernière partie, parce que les étrangers se contentent 
de connaître nos auteurs classiques, et ne cherchent point 
a écrire notre langue 3 3® elles remplissent les pages de 
cotes et de remarques sur les dialectes, et arrêtent ainsi 
les progrès de la jeunesse, qui les trouve confondus avec 
les principes dç 1^ grammairp J 4° ^*os grapipaîi^çps em- 
ploifaït dq^ tfirpies qu}, Ipip 4.'^|rje epjipruntés à |a Ipgi- 
qup , sppt partjiçuli,e|:s à la . graç^Bji^f te , tandis qpe les 
étranger* §p çeryept, dan^ \e§ gf aqjjggjf es jg.i'eçquef ^ de 



( 104 ) 

termes qui supposent des connaissances acquises : sujet y 
attribut y subjectif, objectifs proposition j objectif immé- 
diat, etc. y tous ces mots sont inintelligibles pour ceux 
qui veulent ëtudier la grammaire^ parce que c'est pour 
eux aller de Tinconnu à Tinconou. Tout en exprimant 
ma conviction personnelle^ je suis bien loin de préten* 
cire que ces grammaires soient mauvaises^ je me borne a 
remarquer que la grammaire grecque^ ponr lesenfans 
de la Grèce y doit être eomposëe par un grec^ et mise à 
la portée de leur intelligence. Mais le plus grand Incon- 
vénient des ouvrages déjà cités ^ c'est qu'en traduisant 
mot à mot des langues étrangères en grec, d'ignorans 
traducteurs corrompent la pureté de notre langue. Ainsi , 
les enfans^ obligés de graver dans leur mémoire des rè- 
gles défigurées par un idiome étranger, n'apprendraient 
qu'un langage bisarre. Sans doute M. Coray s' exprimant 
lui-même dans un idiome arbitraire^ ne s'oppose pas k 
cette corruption de notre langue^ et^ conséquent a ses 
aOTectionSy recommande à la jeunesse ces informes re- 
cueils. 

Page i^' (i) y ou 66 '^. ) « Après avoir écrit cette iinprovî— 
« satioD y le hasard m*a présenté la grammaire intitulée Terp- 
(c sithéey où j*ai observé avec satisfaction que la division des 
v lettres , ainsi que celle des vojrelleSjne se trouvait pas placée 
« dans les premiers chapitres. » 

Pourquoi donc ne l'avez-vous pas recommandée a 
Fécole de Smyrne et à celle de Chios^ tandis qu'elle est 
reçue dans tous les autres collèges de la Grèce? 11 faut 
examiner cependant si l'auteur est en droit de rejeter 



( io5) 

ti ûicoTtetfAevov , xai Tt xaTy}yo|9oufjiei;ov , %clI x\ ifpixxûtç • 
Ttair^Yi tôvt'* ài^xU^ç'j xè irco x&v fài ayvw^TWV apj^so^at , 
xal iiYiSe 9\jvaiiév(ùV yvoncsOUyai , Sià xà aXku TipoGaizaixeiv 
Tifoç xhy TOVTWV yvîùaiv • Toûta ac Xéywv , o3 çrîjxt tautaç 

[LYi eîvai y,aki<; Tpaiiuiaxixdiq . Xéyw ^' on xhv wv EX^ïî- 

- \ . . . • • • 

vwv TûçifiiiaxtiLhv , if E^XiQVos yodfÇjjBai $ûr to oijxé- 

yiatov y eTreî xm fLVtampaaxtùV ol irXeZaroi xaià Xi|(V ^le^ 

• \ ' ' \ ' 

xafpd^ovaty tlolI ^ta^Seipwtxi xov "/^apeaecipx xoù xad! EX- 

Ttvwv^ xiat «TTo airffxaT^ç Ti fJtaOovTeç ^évov tou E^).y]Vtxoi5 
7.(îybu , SiatfBepoijm' xal xw avà x^^P^^ ofiikiav • xcù xouxo 
SyjTzov ètfiépisvoç yevé(j9on 6 2;fe?caoT>îç y Trap>5vet xoîq èv 
EXXa^t AJaaxaXotç xotaixan; xiai TpuiipLOLXixaXç xp^^^^^- 

lil. «ô' (i), J 66 *.) " A^' ou ey/Ba^a TO 2;^«^iafffi« toOto , 
** I*' €Tw;ç« va ed!» tÎîv T/iafifxxTcxiîv ètrcYpa^OfU viiv Tep^idiav , «iç 
'^ T13V biroéav irapiTigpY}9a ^ fié cù;^acpt9Tn(riv , on xac 17 ^ea^sveç 



'* a/)X«^" 






\ 



éwv ,, at'^è\, :ÏTOt ex ycwvyievTWV , r; ex touiwv aal ex aujt- 
ycovoiv ^ al Se ii^Qoyyoi lit ^uw çwvyjévtwv , 5v iviyxri irpw- 

kàfî aTorpatvscrBat* rairoiM fxyj Trpoetr?à^,Trd5; (âh^rtç j^oiîq, 
âidb TÎ ■ TÛu : x Vqsoav^^^c , jxsy . (0oav^.XaSat ; otilè vept'çcoaiX- 
X^^ficti • xai «Tw^^ mii^t^v ri ijfi^' [Mfim&MSoL^y wW^t- ^0>>6 ^ 

TÛv aXXwv woauTWç ' xat goe'xàdty ûlfpa ogQw^ iiotsZv là aocfx 

> ■••...'■*... 

Tûî)v xat EupcoTryiv eSvcSv , gTrofisva.Tar; yoapfxaitxarç âpr 

» ... . . 

"jfcuç Twv EXAi^vuv • Et^g iaûra outîoxei w rjfiaxéptù ytXo- 

Xoycf) ^ jxy] jxaSovtt ait* ipx'^^ tcvwv j3a^/Çetv em ta ayv- 

pcs)^stv Ta juc€pi7 xou 'k6ytf\f ^ vaff £)t Ta|tv toLÎkcc eu jiudo) , 
fépe, ^ iv YTOi)?fAaT^, ^ lï//TfV« Xfiyw^tetaxTqpt' ob yip 
flETiavreç xov aùiov pGSov y h loyov àpy6\LtvQi zoii' àpx<xpioi'^ 
Mdaxouai • xpct 'Jg>îc7et âpa toctoutwv JeocygpovŒwv Tpcnfi' 
|xaTcxcl)V _, oaov av xà /xépyi xcû Xoyou p Siazezayiiéva Sicn^fO' 
pw; • oSêv ou rΣ? X//V rpa/x^.axtxiv f ;rea9at àizdari nec^ei x>2 
.Twv (/.gpwu xou ),oyow . xauxa ^ / eyapjjto^eaÔae x^ Fp^ta-* 



( m ) 

• - * i 

«9^ cpui^lfrDii'^Uf^iii avm^i 43'^^4Ii^ 4ejs . peimès .du 
âi^C4^i^.Cai|. pomm^i^ Wia.Qfifak;» G^i^jptwdve que. les 

dfsçaurs, eejQijj^é^ it*iin(9 Qude flwmiiSi^yUéb^? Les 
p)iAolQg^6s>de4'£ai$0|)ye.liltéQWP oui }>ii9n:&îl de;«iii« 
^m^ l^!priii<^pes.4e^«S^ami»9ir^s>:gpret8qiies>ii ost .égi^pd. 
(ill^r di:^;Qopn0iàri')ioonoDl ^3t oui principe évident pour 
IpHl le mendié! et qm nkéfiu^ d*étre rédoi^n» mèm». ipar 
p«réf<M?ft»a*èwr du, langage. . , . 

Je.ne covineis pas de pr^UQtion plus di^ouée'da fonde- 
ment qvie celle ^evQuloir qne^l^s parties dn discomisse 
TçproduisQntdaiits une grammaire^ dans le même ordre 
où elles se trouvent placées dans quelques fableç^ ou 
dans quelques poèmes. Comme tous les professeurs ne 
isOfït pas téniii de commencer par explîq'iier telle ou telle 
ifabTe/tel ou'tblpfaème, îî ilwis faudrait autant dé gram- 
maires qu^ly'à d 6 combinaisons des parties du discours 
dans dbâcun de ces ouvrages. Àïnsî_, ntiî avantage a traî-^ 
ter lés partîeé^ dù^discoutà dans'^tiné'gframmairey dans 
I ordre qu'elles *J)euvem àvoîi< dàtiS un Ouvrage quel- 
conque; il est au contraire essentiel que les mots s*ap- 
{^iqnrnljii leurà lypiespré&<çmés dans la grân^iBMir^. Les 



C ro8 ) 

ff ■ • r * 

pi^feâsetirs de Itf*Gi*èee expliquent d^abord'la'graih** 
maire à leurs écoliers^ et ensuite ils leur enseîgnêhé 
à appliquer cfaaqtie1tà'ôt^àciK^p)firâdi|;iïié8'de la graài* 
maire. Ei voiief, aprèë Woît feit^cet àVëa t « le^>profes^ 
seiirs^ totijoWrs occupés de Ten^seigtaernetit doiit-je n'aî 
qu|e là thëorie, sout plus en état" (pic moi de' distinguer 
ce(qui*ést utile -de ce qui ne Test pas/» jTOu» vous êtes 
permis'die votisfaire'le'ginâedé'leiirr éjêpérièhce> et de 
blâmer tentes leâ*ancie1iiâës grafmhlàfliéis gl'é^quelVp^t'cé 
qir elles ne traitent pas d'abord diifK(^^iyisnëeité<}elfti:^ô/i- 
joncticfùy en troisième lieu de Ynd^ethé, étenfia) è\iverhe} 

et que, dans la m^xin^e suivante i-aviî^ '^6 xp>î<y*oÇiXP^'ï^^ 
Tov«v (icd^ritoté, ^tie4'^nieicpKqué daiis'<}iïèlc[ees é<^-i 
lègeç aux? comit|«iça)i^^ l'ordre des mots/e^t'C^liri' qûé 
vous prjôonisezy lèemme-sî ks profeéséu^s, enf Gi*èce^ 
étaient àssee pea-iastrilksp^r ignorer qu'iU ne doivent 
pas demander aux écoliers eomment se décline àv>7|D> 
-avant de leur avoir appris ce que c'est qde- le nom. 

Page i9'^'lîg. ly'y ou 67,' e. « Il fallait rejeter le nôfh» 
« bre'doel, parce qu'A ne" se trouve 'point dans çê 
« vers. » 



Quoique le duel Qe ^e trouve, pas dans ces maxinxçs*. 
il existe même da^ije langage des ignorans,^ gpidiseiit.: 
ip-jKp^ki^QV , yp^f^l^f^P^ f îtàSîfîfxecjSov, .xat w (iv9p($)7ï(ù 
ê^vyovj etc. Ajnsi^ il n'est pas impossible y. pas mè^xe. dif- 
ficile pour euX; ayec le secours de quelqiies jcgles^ de 
Teniployer correctement^ et de ne pas le confoqdre avec 
le pluriel. ^ . , 

Page X Vlîg. 2:', an 67, 19.. a Le troisième déÊinf ;de^ 



j « . . . . . ■ * ; . ' • ' . I 

I 



< .I09 ) 

fié^ovax za fxspri foO Aoyou tocç ev tr? rpafxfxorixp tvttocç • 

^< (Σv Iyû) irapà tijv ^e&)p(ay,,£riwt.i(yyvxp(xws.bw^ci^^^ 

^oywv ayvoitv tov t)Jç (îi<îacTxaXeaç TpoTrov , eTToyecç litsita 

Traj56c(teyj5wf7'^w?^*îpmp«^^ Wê't èv p) 

If 
Fpa/xjuiaTncyJ TrpâiTOv TY7't^|et elvat to Ovojia^ ^Eurepov tov 

2ùv^ficr|xov, ipiTov-TO ÊTTej^py/jjia^-eni t3 ftîpia, Aà to Taûra 
«3twç efvat Ivtw ^^ocvinp Sk XP^'W, XP*'^^'' ®^ /xiaet uots"' 
côç Toùç ^tdccjxaXcuç àvo>fTOV^ Si^^^, xai Trpcv % toÙç fxa* 
Gy]Tàç tiShat TOiiç tOttou^ tg^v tou Xoyov fxepâv , èpGirdîîvTaç 
Ta^.itwf T0> «^>?p, î^TO^ Xp^/''f°'5 **^tveTai. ^ \\ -- 

2el. i9> rex- 7'^ i 67, a. *^ ÈTcei9h-el<; xi; /xbvoW- 

« ' ^ , -, . • » • . ■ 

t xat |jL7i £V Tai^Taeç , oAA evptaxsTat xai ev ty? t^v 






«TTaiaeuTûJv yktùfjari, AsyovTWV odx avècÀoywç pLev tois api- 

^0jfxoîs , ai^X' ou V Xsy ovTWV • iQy(^6az^BoVj ypaçoaçôov. 
• :• . . : . , '.in? j . :.;-.*-'5 i» v: :■>;- : .. ^- ; :.^ > . > 
xa9ï7Ùeadov, xai to) avdpcono) lopyoM , xoi e>/ aX- 

X«eç (ppatfeatv ' §6çv où '(Kjayepiç . ou^ a^yvaToc avTO'J 17 

«pÔr) xp^^*^> fXîxpdc; oSriyicf.; Stoaivm ryv ji^aÇyîTwv. 






/■ 




( 'lib ) 

' ^ i . * 

I 

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» • 1 - 1 

■r '*- • >»^»- - • - ^ - * »•■ V -' . '. J .\ V '.• . ' , , l , . 

• ■ ^ 4 . k ■ • ' 

2^^X- yV^î^^3.^ f* 3Ap9p§t3WG(i- xoivâ^vcn rjw«/>(i«r*«« 

V. n«vu f «^w^^.îfÊ TTOtovar^i -.fy^ajfxyj ^4i?,,^PX^a6?e «J^^ ^* 
^Xouarepwv • toÇto .(Jg. ou ^ovoy aT:Xoy<jTÊpov-.?wtT«-Tii' 
xXtatv, aXXà xa/ ;r:pQo^o7ro(oûv etç tac twv ÔvoaaTûU/ * «' 

Twv de ^ijWxwv ;etf y) «Traduit" èjx^ftxiyfovxai Votxq xoîj ApSpoy 
'^ /^^ > î? ,■ V]v", X. T-^X -^ toSîf ije Vtç ' s apaevtxwv Vil ^^'^ 
xôiv ; TiX^v^fiÇç ^Uvo/xaarnxïî; tou êvixoiÏ y ' aî airàr efo« f*^« 



Cette observation n'est pas fondée; il y a âafMfRMit^ 
kfttogut»^9vatnBi^t«q«»X^(mn^&re^vplti^ , 

n*en sont pas moins écrites avec ttiéllilkl%r^yt dhifè^^ièt tl 

k i(îcijlo^giiîy^B<MrfAog^w;W^ êifteér^mc* 

•Miij fci,<> ji-'wi obiJ-iû'i oijp soicq Jaîoq Wii '.u f/iGl-" 

-«ffM} }'Qrtkâë9'JM«dâ^^ntÀâi<^i^Mt-V»tfdât^ 
•^œoo^siltedSeftlÛMii ;i'^eVèlH^ 
-Jtaiisifilii«^f0i^MAMC[&ft4P ««8lâft^è!tifKiiMiè8'¥l^''a^ 

de l'article , dont le féminin se terminanlF^èll^^^W? iî,^îjtt, 

jnsàtqhe) to«^r WUés^6nlKëi'^l^s>)n<lli]»Pfém$nti^y& y} ; 

les noms masculins et féminins en oç^} »1^èk'è^jnibifii dix 

'iioiiftn^tif^)e»«Mlfimi^iâallë lë§U\9ê^Si^?^ë^lsr%ïème 



( lia ) 

connaitront bientôt les( tçs'mifiaifliyiul drupgrliiiâaD&iadbrie 
^^nom^tf'? ?. ': m- :oi !\'ir. ^nq J.-.')'fî nolîn/wriiîo « i • ^ 
^ j^LignQ.Xi^fi^ /OU ' 34^ <KvQâir ;n!i!stipoiiit>ii9eipanie^:ef»eii'* 

r 

verbe y exprimé ou soas entenda, ne peuttiôttii^dôiilfér 
aucune idée complète^ tandis que le verbe nous la 
d onne acè s - s onve n t ; par Itti Mu i Li.gf i^goy iMgtpa ' ffreti tV 
pleut y il tonne. 

Ligne xr', on QB,,^-, «,]^,pc^îsçu.'Homère Femploie 
« rarement. » 

Mais ce n'est point parce que Tarticle n'est pas une 
partie essentielle du dbodutè qu^Homère l'emploie rare* 
ment ; c'est plutôt parce que la mesure l'oblige k le sup- 

ce qui y au reste ^ ne rend paSf^:^{ei|i)mnobriruc)r!({Acla 
•Bf^f^sîWPR^^^ qi*e4fçftpf3r§ftnft$^jelJcsgvfewiilWfi3^ 

q1^ <^^rfPiin^rJoftft$W^^j^^ V(Mi«l^ailliiièiQl«lr»€S^ 
^•q«fcP?^^#»û|«^B)^5îftfift^.çJç qiAKpXft«IM)r'Mag%dA l^mAr 
j/çle 4J|^R^I^ jpros^ 5,9i%|||fe4ç.;«ftnrïfirop%oCQ^n^^pt> \h e» 

^pjjs^J'ejjpr^ivgHfiî.ri.no; '>^ iû:,\;i}i:^ ^A Jnu'i r-^'^' "-••^^'i • - 
. K Î4g9^r.'3t4'r^A(^n<^£M^me(iil..7n^:d^laB9iies qairnknit 

point ^opmencex' f^ V/^l4Â^a?rBdilà A0n««qiijBQeè^ en 



( ii3 ) 

Oùx «vayxTî TGV TrpwTOTretpov. .eî^évat tûk. ouatco^ /xépyï 
Toi> Xoyou • eTrei ouTwye to p;?pLa oitJtwiécJTepov «v fitri 
TGV Ovo'fxaTOS, ^ti TO TToXXà priiiaTOL y.aQ^ éavzà èii<fcf,iV6iy 
TéXetoy ti voyjfxa^ Pp^X^*> a^TpaTUTet, PpovTa» to 

de Ovojiza pio[iàxoç' ctuBiJ ^Toc Xs^oj/évGU ^ 7} evvooi^/xevou ^ 

» 

i:ap{avf\aiv oiJa/xwç evvoiav £VTeX>3. 

2tix* >tç"' ], îî 68, i. " ÉTrewîyj (JTravtcoTaTa to f/etex^t- 

Ob $ii ri fiii eîvoLi fiépoç oiiaiôiiSéç y dXkà Sti ro «vév- 
dfKToy Tov iiéxpoD- 'napûikfrfîTtdvèt auto iaÔ' Stê , &piijp.hciL 
IM^. kynwj^iv» T« irpoaûma Xa//6âfi/«v ^ r; t« Tzpdyp^xoL • 
Trepiaâ'ofxéviiîç y«p? oi>'- «yvcâo'TOV tcrropuxs :? îrotViaiç • ttoX- 
Xaxiç 5è >cai «vapSpwç ttoiwv nva^.W tôv 6|>îç .TaiÎTa 
Trp 0(7(^1 op/^ Si •oîTçp iwcl SeUvuai to xaï' exervo toj XP^*®^ 
Iv Toîs 7reÇixor;.To£î Ap6pou eif^piQ^TOv •: àlli fiw xat xp2- 
lat aÙTÛ , T>5$ avay5t*î<5 '^o^ Xoyou aîraiTOucriis ^ xat jxrî 

^Ttx- y.Ç'^ îî 2s. '* Kat eîvai y^.waaat ^ ec; Taç oTTOtaç 
o£v EuptdxeTat, 

Ap' oiiv lîià touTO tiv rpafXfxaTtxyjv où 3*6? «tto toû Ap- 
Opou &py€(s6ai'j T« oVTi ahicf ohv , fi Aaxivmrj ^ xac ri 

8 






( "4) 

PwaaiKW yXwatfa oux e^ow^iv Ap9pa , d^pa ou aei tiîv EX— 
XyjVDtiv FpaptjiaTixiîV a^fz^^tfx arrô roC kpOpoW 

luX' Jty?' , rj ^. ^^ ÔptÇoucrt To KpBpov iiépoi lôyov 
'^ TiTWTtxov • " «Te 3Jî exov TTTolkjetç. 

2eX. xa', ai. a', ^ 3. ^^ ïlpoxaaaoïievov twv ovofxatwv/' 
IIpo Twv ouatixoTixwv (îVjXovoTi, oîç xai xuptw; cxuvecrriV 
oi xupcitoç ^éye toFç Xotiror; piépeui toù Xoyou • àdpccrrov yap 
ivipytioLV Î7 7r«6o$ epifaîvov to AîtapIptyaTov, oux av 
opiaOeÎYi xat pieTa tw tou ApOpov eTréXeucxfV • . ^lô où xupccaç 
To Ap6pov e Jé|aTo • àXX' oùJè Ta Xoiira /xépyj tou Xpyou • 
oTe y«p Xfyofiev, o TiaXac^ to Xéye^ 39 «uxoç^ 6 (Ji, « 
Trcpi, TO 7repixaTer»y Tipoç TsapdSsiYpiOL xôisy Ovoptaruy 
tout» X«/x6iyojxev , ^Tè jxfiv uTroxe/ftcv^ ^. }dti ^c xatij/o- 
pQ^vap otè ^' au èvàpysikç ^extix sv Tâftç roS Xo^ou 
irpoToocm yivdjxevâe • ETtéf ^^ auT(3(t xaè fiexâ^ xac devcv 
iirpo<7^ioptàrfji«u £(tfiv^ eTT^vayxe^ xâe to.u$ opouç itpoa^io- 
pYi^cy. x&t€ lir' eûôèwes, xâvte pwî • oîov, 6 SûxxprfrJQç 
Ttcptitater, TeXetav ê^ou Tyjy fvvotaV pti Itt* EÙffetaç 
^6, ttdXai Hficpayéy ovev* uTilypa^e /xèv to uiroxei- 
/xevoy 6 TiaXac^ ^aa^ â>$ dé • aSr{kov yàp y ti T:d\ai 
av6pa>77oç^ h xatpoç^ r? Ttiv^uvoq^ h x, r. X. 
'•> ouTu xatTO f iXo(7.0f eTv to Ipyov tijq <fikooo(p{»ç e^Xou • 
evOevroi xac tou ApSf ou fAeTaffecXXovros îrroiaei , T«wTa où 



( ii5 ) 

vérité! La langue latine, et U langue russe n'ont pas d'ar 
ticleSj.donpl9gcaQi|naire grecque ne jdoîtpas conn^ieQ-*- 
cer par l'article. 

Ligne y.ri'^ ou 2»' « Les grammairiens le définissent^ 
c< partie 4u discpmvs\CfisujeUe. » 

La définition est hc^ae, paipcc que Tarticle a |d«s.c^» 

Page Ka'j lig. a, 0^ 3. ^ Ils ajoutent qu'il est pl^acé 
« devant les noms. ». 

L'article n'accompagne rigoureusement qu^ les noms 
substantifs* On Tajoute ayx .aujUres,. parties du dia^ 
cours pour donner plusse concision ajax;tour8 de.pl^ra- 
ses. L'infinitif^ tant qju'il marqne une action, ^'^f^jct 
inconnu ^ ne peut pas devenir défini , lors même 
qu'on, y fauterait rarjtîcle. PjUcé .devant les adverbes ^ 
les ventes, etc^ : 6 tlHçh^ %q ^^y* ? "^ aixoç> i Se, 
6 ^èvy i /ïïBpi , eic^, il leur donna la forrn^ et la 
fçrce des nonpus pour qu'jilfi puissent ains^ deyenir^ tantôt 
les sujets^ tantôt les ^tt^ibuts desprojporîtionf ; ^^ comno 
cçUesrci se trauve^u tantôt déterminées, taiçitôt ^ndéter- 
minées j^ joéees^^ent leufs terinusjs doivent l'être 
aussi ^^^pit que lejir ^eps ;8Qit çQJOf^let çu non. I^ 
{proposition : o ^xfdTY^ç TL^pii^axu f est complue; 
mais ccille-ci: .0 7r0^>^ ^fP^y^y^Vf^ 4te l'est point» 
parce q^e o placé devant l'adverbe tiuûjxi n'expliqiiiç 
p^ rie sujet, peut se rappoi^ter à ççMOfoiyT^oç, à xcct- 
poç^ à xcWi>voG> etc. il. en est de m,è,m.e de la pf op- 
position To fi^otïoççxv €(JTi^ iiSîif ou le sujet fi^co^lv est 
d^texwDié par Vs^'ticle li; ,mais l'article 'ço ne.se rap- 
porte pas directement .à fiXçdOfiù. Le vérit£d»j|e sujet 
es% xo fpyav ziç if>fXoaQfiaç' aussi l'article changeant 

8* 



(ir6) 

Je cas, devant les parties du dîàcoufs qui n'en ont point, 
les laisse dans feilr état indéclinable, o 7:d[kai y tou ?Ta- 
"kaif etc. L'article est donc natnreUemeût destiné à ac- 
compagner et souvent à déterminer les noms substantifs > 
de même que les pronoms nous représentent naturellement 
les nonis propres. En effets l'article placé' devant les ad- 
jectifs , indique aussi , avec le subststntif auquel il se 
rapporte y le participe oi)v sous entendu. Ainsi, c'est à 
iort que notre littérateur reproche à la définition de 
l'article une inexaC^titude qu'elle ne renferme point. 

Ligne ç^ oti g. « Cette mauvaise définition désigne 
^< comm:è article, '8s, qui n'est qu'un pronom employé * 
« pour exçn/oç. » 

Je ne sais sur quelle autorité est fondée cette explica- 
tiùn de ^ç pour exeivoç: peu importe'^ cependant si oç est 
Itlémoi^tratîf, et que o, to^ ryjv, etc., le soient aussi dans 
les poètes ainsi que dans les dialectes , pourquoi ces ar-^ 
ticles ne seraient-ils pas aussi des pronoms? au contraire, 
si Sç est une particule relative , pourquoi l'expliquer 
par exeFvoç? Les articles o^riy ro, nommés prépositifs ^ ne 
tnarquent-ils pas un rapport? Dans 6 &v6p(ùT:o^ l'article è 
m'indique un homme déjà connu. Or, en prenant poar 
base le sens démonstratif, ou le sens relatif, on est forcé 
de reconnaître que tous les articles peuvent être des 
pronoms, et vice versa : même on serait obligé d'ad- 
mettre ait nombre des pronoms les particules toFos, oIoç, 
Tote, ore, qui expriment aussi lin sens relatif. 

Examinons si l'idée du rapport, queo et oç présentent^ 
est semblable à celle des autres particules rela- 
tives, et même a celle du pronom avtoç. . Les noms 



( "7 ) 

optofUù , 8$ KUpicùq To Ap9pov Tocç oùata<7Tixorç 77poeJV£fxet , 

yMBocTJep xat 6 t>5ç AvTWVufxcaç • «vtJ ôvd/xatoç yip xaf 
«St?? tou xypiou i:oLppL}^QLii6oivexoLi ' auvyî/xfjigy.ov yàp to Ap- 
6pov Toiç EirtSérotç .Trpoç tw oudtaffrixw xac pie.TOX^'^ cxuvc- 
féXxetat, àç Ttonméptù priOinaezai^ xaè ^:9Xov meûdev^ 
6ti OpccrpLoç lo» ApOpau^ ïppmai y "mù ô (fCkokiyoq 6v)t 
op9tùç àvukéyei, -^^ 

-^"^'X' ^9^9' ^^ O*^* uTToSetet ApOpov ttjv AvTwvyfxiûtv. 

* OÇ 9 €X61V0Ç. 

Oùx of(îa Sii Ti è^y^yerTat to S^ tw exervoç • aXX' ecjxev 
^£r|tv TO oç ^yiXor, xai Ta to, tôv_, ttjv, x. t. X. tacu- 
tnv epif acVci Ivre TOt; itoiYixaîç wv xalq AcaXéxToi^ , xi [lii 

- * 

(xàXXov xoojxa AvTcwvufxtat , î; to oç; et iîè «vayopàv, Jià- 
T£ e|>îyy]T«t tco , exervoç ; oikV c&ouXopiyiv eiSévat , et xi 
7rpoTax:rcxà xCùv ApOpdny y oûx avoLfopàv ^ijXp^» Soxer )fÀp, 
Iptocye o 5v9'pû)T:oç ecTToVTt èyv(ùaiiêvov xivà- èifvoiiaçii • 
TW ODV TotwJs Xoycj) , oi^èv xGâXusc (ÎTTaVTa Ta &p9pct. Avtw-? 
vvpLtas ervai' xai vh LicLye xai Ta, Totoç, oloç* tots , 
oTe, avafopov xat TauTa jVjXouvTa. 

EoTi'(xéyTot S'ewp^dat ttjv Trpo; àyivikcc twv ApSpwv 6 
xac. oç ^ca^opàv, xai tûv (3c).Xûi)V ava^opixâv ftppcW, àXXa 
uai aiiris T^S «iroç AvTWVUfjwas • oy yap Xoyov Ta ovoiiaxa. 



(ii8) 
Siifev ApBpov mpouiioptarot eau y tov ahxiv ri è'Kayôfiévn 
fpdatq y ri ëy(o\à(SCL zo y o^ ^ on^ayxxCfùç àitaiXH xhv 7?p^n^ 
yoviiévYiu eU ^Icùaiv kocI 'KpooSiopiapLoy xyi(; èvvoiaç • â^— 
Ttep yip eîirovra, &vO ptùitoç i'kOev y lirepciTyiacv &v 
euXoywç 6 «Koudaç, o tt'ç • oûtw xac Xéyovia, Ifxoî 7t o^e- 
jxe? ô TipaTTwv TûciÎTa, uîréXa&ev iv, ta iroca • où 
jxlvroc TouTo trapeTTetai «Houff^vn o^vôpwtroç i^XOev, 
% èjiQt TToXefxeT 6 xaiza 'npdzx^Vy ojç av èyù^ Xy]f>- 
0eiy]v • i:poaeSi(iptGa, yàp â^çrftepa • oirep ou Tiapa^uft— 
êatvei Tû> ToFoç, oîoç • efye «iroXeXuptévwç êcxfl' ore Xéye- 
Tai* â^X' oi^ T>7 aMçy fih liarot çiXkjn^iv àttciixoxKjri xo 
èv x(ù Tioytù rr/oiiiBVoy • èi:ciyexoii yip mai fjsxi hépaç <JX®*' 
vorevet^ (fpdasiÇy Trapepureirtûjxuiaç fiexa^b xoû ovofiatoç 
xcù axJxH^ • ^VûCTOv Se xai tov xai TtpoxeiaOai tîîç «ùtoç • 
ô Hlâixonv i:apeyévexo , xaî aùioç èSiSa^ev , 
?iTDuye To £ç^ âcruvéXeuarov Sv w xaî^ «ftéatt^ re x& 
YiyoviUvcù iTTopLsvoy ^ Trpoaç^to&piae to aopcfftari/ov t^( ii^ 
voiîscç* otoVy (70foç à V Yip y oç xaUxoc "kéyei* dti yip 
xo\j Sç èyvwiBifi 6 (to^oç* xai Suvifiei &pa x(ù o^éptire- 
pi«iX>)tprac To^ êxetvog xae to, o* to yip lO^pH w, 
0090^ ivhp èxeîvQÇy èç xoâkoL "kiyei* Tud £V yi^ei 
àpa. TO oq etfekexxoLi xiq ^eexttxaç y % xiq 77poff6)7rixà$ x£ùv 
AvTûDVupiiôûv , xoî abxo to TrpOTaxTixov Ap6pov * olov ^ 

Ouroç /xfv >rravaptffTOç, oç aùfbç wavra vbaï* 

Arriov Si xHç xoidqSe auvoufeioçy £xt xi y oç xaûtat 
"kéyei, oç itdvxpivoeï y SuvaiJLeiMexo)(ai ehi)f êvapBpoi, 
ovoâv TrdvTa, Xeyuv TauTa • êvQa ttôAiv to 
ApÔpotf ^va'jxei IptTrcpiètXyîye tô, èxeîvoçy tç' £ià.i (inv 
xo y oç Hyèi iinlfacve to 0^ kmc to ixeivoç * i:Aç ovyxo 



( ^'9) 
eiflplQyés $9PS article ^ représentent une idée vague ; 
ajmi les prapaaîtions qui t^enferment la particule relative 
oÇf demandent à ^tre précédées d'autres propositÎQDS 
qui déterminent et complçtent les seos^ si je dis : <{y^po*** 
K4$ rlM&^i i\ reuttra k ilemander : o tcg ; si je dis encore : 
e/xoi Ttoke(ieî 6 Trpc^Tuv zaihciy on me demandera: xce iroSx; 
cependant^ en disant o ffcvQpanzo^ î]X9e, ou èyLoi Ttokejieï 
6 Tïpdxxtùv tûiSt^, ^Hç çb^ iyà^.'kn(fS!€iYiv jt j'ai tout défini, et 
mon auditeur ^st satisfait, liaison ne trouve pas entre 
Tocoç et <noq U même Ijaisou d'idées. Ces adjectifs peu- 
vent se prendre. dans un sens absolu. Il en est de même 
du pronom relatif a\)zo<; , que l'on eniploie même après 
plusieurs phrase^ quji le séparent du nom au<}pel il se 
rapporte. Qn peut encore fair^ précéder çcvxof d.^ xaî : o 
nXircoy i:apsyévm, xceç aùto^ çSiS^^e, jNfais on ne peut pas 
mettre xac devant oç qiji se joint immédiatement au mo^ 
précédent, pour en déterniiner ]e s^ns : aofQ^ àyiip, oç 
TûcijxoL }.éyu. Ici^ la particule o^ définit do^oç^ 4e façon 
que oç entraîne nécessairement le pronpm dénionstratif 
èxzïvfx; et l'article o; car la phrase complêtîp. .es| : apg^oç 
pofhp , 0$ ToÛTa Xéyee, et pn peut dire ep général ' la^ parr 
ticule ô$ représente les pronoms ^smonstratifs et per^' 
sonnels ^ ainsi que l'article :, . ^ .^ 

La ra^on en ^t^ g^e la phrase : oç xocÇta 'kéyel^ est Taf^a- 
lyse du participe artî<^ulé o léyo^y wi3t«, ain^ que âf noçvr 
Tfx voetest oe|le du. participe, o vpôv T^chizo^-^ daps lequel 
1 article 9 représente ô; etexervoç* or^ la par^çple fs, 
représpnte aussi o et ixen/p^. $i jd^Ç p 0t 05 ?vaîgflt 
q^^ielquf difi^érence , cpiuffiept çoij^ les deuic représente- 



( 120 ) 

raient-ils le pronom e)te?yoç? et si 6 est un article > ponr^ 
quoi oç ne le serait-il pas? Certes , les anciens avaient 
raison de nommer o article prépositifs et iç artiôle con- 
fonctif\ ils suivaient y en cela^ le génie de leur langue^ 
qu'ils ne s'efforçaient pas d'assujétir auK principes des 
langues étrangères. 

Page ka (i), ou 68.*.) a Dans b éjuibç T^rvip Apollonius 
« ( lib. I , page 66 )> attribue Varticle à irarvip. » 

11 a raison, parce que l'article appartient essentielle- 
ment aux noms substantifs, sans lesquels les adjecûfs ne 
nous donnent aucun sens défini : o n).aT&)v nous dit tout; 
tandis que o ytlooroyoç ne présente qu une idée vague. 
Prétendre que^ dans les adjectifs, l'article entraine 
le participe '"^v, auquel il appartient^ c'est avancer un 
principe erroné ; les adjectifs ^ joints a l'article, présen- 
tent une proposition qui, implicitement, annonce le 
sujet et l'attribut: o (fCkéaotfoq y pour o tùv (fikiao^o^' je 
dis implicitement y parce qu*elle n'est pas développée 
dans ce'^ adjectifs y ainsi que dans les pai*ticipes qui , 
accompagnés àe l'article, peuvent abréger une proposi- 
tion et la rendre sujet bu attribut d'une autre quelconque: 
l'article, en effet joint aux adjectifs^ indique le participe 
oi)v sous-entendu ; mais il n'appartient pas \tùv qui^ dans 
ce cas là , joue le rôle d'une conjonction. ïin effet, si 
l*aniclè o appartenait au participe S)v , alors 6 tùv selon 
Platon , représenterair l'idée d'un être qui existe fou-- 
jours; mais la phrase 2i)v (pik6ao(fO(; équivaut à (fikoaotpôiv , 
et celle de o odv ^cXoao^oç à o ç^c^oaoœôav^ ^ui^ comme 
nous l'avons prouvé plus haut, est la même que ouioç ^ 8^ 
fcXotxoyer. Or , l'article 6 n'appartient ni à l'adjectif 



\ y fi V , v..^ •• J 



( 121 ) 

Hâcî zàoç y èzepoL ôvra loîl êksîvo;, o tovtoiç i'xttpul-^ 
5%âé^éc7ay ApOpov vitoraxxtxâv -, ob yàp ix tov |évû>v 

2s>. xa ( i), ê ^^* *). **Ecç TO , b Sftbç irariip b /(wo^î^wvtoç 
" ( A , nù^, 66^ ) ffuvûCTTTet rb apQpov fig tb , Tctrhp. ** 

Opfiwç ye TToewv • y,\jpi(ùç yip totç oicxta^rtJcors cxuvecrrt • 
^e aura yip ta iizlBsxcf. xat xai' aitwv • oÔev xai to o 
H'kdztùVy evTcXèç , are^èç â'è to, o ytXodoyoç» 'i:apa^ 
Sé-/^efj9cn $k Tûc èmOexa, jxeTox>îv Tiva e|&)0ey .^t« to ApOpov, 
obx, opOov fiffTt . ^yvajxei yip Tût êvapOpa, eTrt'SçTa TrpoTafftv 
e/xyatvet eç TîToxeipiévoy x«t Katyiyopoy/xevou ' ô y t ). rf- 

• • ( , « . 

aoyoç ^ «VTi toû , 6 ô)v yO.ocroyoç * Xéyw Je ^uvapiei , 
Siût TO fjiy? avsTrryyfxgvyîv TauTyjv er^ai • o9ev xai ôçTiep aï 
MeTo^jaî e£ç ^poL)(y}.oyiav ffyvieXwiJo/ , owrw xai Ta evap- 
6pa Tây eTrtfi^TiUV , xax^ryoe Te xai TAÛTa àvvdiisva oweit- 
Tuyjxéywç xai ÙTroxeepieva yevedflat xai xaTrjyopoufxeva • 
Aô xat i5 &y ffuv5e(T{xtx>3y p^ûipay «yTaifôa e7réxet^pt>3^o^wç 
VTTaplty è(i(faivov(Jcc • et^è touto to , 6 icuvekevaxov t^ ôv* 
âTlo yip av e^iîî.wffs to, o 6>v,, xaTcc Jïkdxtùva • çUTt ^e 
TO^ wv yiXoaoyoç TaÙToy tw , ^y iXo^oçûlv , xûd to^ 
6 wy oiXdaoyoç t<5^ ô yi).oaoç(wy • àXXa; pi/jy to, o ^eXo- 
ao(pc5y Tauxov i?v tco^outo;^ oç cpiloaotfsï ' xi o5y o. 



( '^a ) 

oute X(ù y (fi'Xoaotfoç ^ oixe zrj oi>y ytvp{(ùç ouvert iv - 
ivanoket fiy^ tov TXkdxdiva,. 

AkV ei xwko, irâç Ttockiv to 6 auyiiy t(i!> n^TUVi iv 
T^ 6 IlXâéruv • ou yàp Sm xiç fauQ 6 &>v IIXc^tuv * ^cm 

Tbv ffxiQTCTpu ^Xàffaffxev. iX. /3' , 9t(;(. 199. 
IIpoç s dnfacpépexcti to , ov'^J' av T^oi, «vit to5, tow- 
Tov^ Sv ^eixTcxûç • e^Xou 9^ âfia tuù avc^tpopiu èv x&. 
Noue ^ifAOi ^^' sffTïixev. 0^tj9. I, 9tc;^« l85. 

'EïpYixai yip ovtî tov 19 vaSç ; tou O^uaaleuç irepc chrou- 
(Jyi^ xni ynoç StoLkeyoïiévtv y ij (friai xat AttoXXcovioç • ^Xov 
ouv ^ Sri xà ApBpet TroXac xae Seï^iv yuxi ocva^opau èSTSXow • 
TO yap IIXcStuv TauTov rjy tcS ^ outoç IlXaTwy • to [lêmot 
6 etXyjywç t>3V «vayopav, aîrevei/zc tw, outoç tAv ^|tv , 
xaTi TW TÛv Attixûv xavovicrdercrav Fpajx/i^ixjn/y f*r? 
pevTÔi to oiivoXov «Tworoii tûrîtiîç, Stptxâ, To'J«, t«^«, 
of^fi y ^ oik , li^iMï^ * ^dcy mi $ià to. (^vyyev«« dîdfrepoy 
^axépcf (xiiyfijiXexTai èy tw Xoyw- el To/yuv to,. outo^ 
JeexuuatToy IIXiTcava xupeiuç, xaî to ây«7roXet to, outos- 
çayepoy ^ oti to Ap9poy xupc'eug tocs oûcnajTcxorç oruptira- 
pç(iapxiï, où (xrîy toFs ETitSéToiç , ohSï raïç Mezo/atç^ alç 
oix' ^* eauTas , aXXi ^wc Toy Jlkàixtùva avvrjv , oSirsp xac 
Tfjy ^(|iv «yaTtoXer. 

Ex TouTti)y ouy .ffa^e^, oTe ovx ôp6o^ )7|ui6Tepo( ^iXo* 
Xoyofi (fnrii* ^' TO àp9poy efvae yyaixà twç êJwSey uirocKouo- 



( ia3 ) 

(filèaotpoq j ni au participe lav, il tient la place de 
liXàcTtùv quMl noDs rappelle. Cette difficulté ëclaircie , 
il reste Ji savoir quel rôle rarticle joue dans les noms 
substantifs , par exemple dans o Itkdéxtùv» Certes , ici &v 
n'est point sons- entendu^ pour que p TïkdKùV soit o m 
Hkàcttùv, Car Platon existe ou il a existé ^ et 2i)v est inu- 
tile. On voit Tarticle pris comme pronom démonstratif 
dans cette phrase : 

Tbv <r%iiircp^ iS^affoffxsv. II. 199 ^ 

auquel se rapporte iv S' au f^oc. De façon que tov ici est 
pour toJtov* Mais Tarticje est encore relatif dans cet 
antre passage d'Homëre : 

Navc ^8^01 Tii' s9TY2xtv. Odjs. i , a85 , 
où vavq ^Se est pour rj vavq Se, Ulysse parle ici^ comme 
Apollonius le dit aussi , dVn vaisseau qui n^est pas pres- 
sent, il est donc évident que les articles avaient ancien- 
nement et le sens relatif et le sens démonstratif. Par 
conséquent ïDJxùiv équivalait à olxoç TïkàcrtùV. La 
grammaire une fois réglée., Ton attribua aux articles le 
sens de rapport , et à ouroç celui de démonstration , sans 
que cependant l'article eût perdu tout à fait le sens dé- 
monstraUf, comme dans ro^e, xdSe, ofxèv^ oîè ; etc. Voila 
pourquoi la démonstration entraine la relation et f^ice 
i^ersâ. Or si nXâéT&)v équivaut à outoç JïkAttùv , il est 
certain que l^artîcle n'appartient qu'aux noms substantifs^ 
dont il tient même la place auprès des adjectifs , et des 
participes. 

Par là on voit clairement que M. Coray est dans 
l'erreur, lorsqu'il prétend que « l'article appartient 
essentiellement au participe obv sous-*entend u , I|uloç 



( 126) 



I J I I » I»— dh^—^—Ai^» 



KE^AAAION r'. 



OEPI 0N0MAT02. 



lîk. xê' , axiX' ^ >J 69 , 6. " H i(ie9o9iûL z^q YpoLfir 
" liccziiaiq <po(,ivexai Tipôç TOUToeç xat etç rô Ovo^ > toû 
" OTTOt'ou at 5éxa JtXtVetç efvai â'exa iilriyai. '^ 

tout' àJOvatov y TTorov to ev taûScv loiç (JLoByrttwfiV 5feXoç ; 
ôvîîvcyxov yap ov ot iraXat tautec ttç tpetç fxova; x^eaecç , 
oact drikovoxi xaù zà yévri ^v , &;7rep xat ta fJtlp>3 toi? Xoyou 
^teîXov ccç tpca ' taç ptévtot xXfoetç twv ôvofxateuv tiï A«- 
Ç)opa tûv xataX>i|s6)y' Trepeypa^avteç , ta /x£V àpaeviiii 
[lévov ta sêç aç xac y]^ t^ irpoat)*^ ta ^è e^ a.xac v] S>]Xuxi 
tjî $evzépqi , tp Je tprn? ta sîç oç xa« ov, tf5 te ta eiç &)^, 
xac û)v zexdcpxri, Jtai t>5 TrépiiTt»? taç Aayopouç ^x^^^ 
xa^akin^eiç • xat etTrep irpoûxeito JtJacjxetv f».*'^?» trïv tdiv 
Ic&yuv JiaXsxtov ^ Trepittac av ^(7av ai (7vv/fpïip.iyxi tâv 
xXeaccov^ xaitoc aTraràv, cb^enoç ecTuecv, avvripYifiéytùv où- 



( Ia7 ) 



CHAPITRE ïll. 



DU NOM. 



Pag. 3eS'; lig. {', ou6j9^ 6. «La méthode défectueuse 
>j Ae la grammaire parait encore dans le nom ^ dont les 
» dix déclinaisons sont dix plaies pour les écoliers. » 

Si en dimimiam le nombre des déclinaisons^ on pou- 
vait diminuer celui des désinences des noms ^ on serait 
blâmable de ne pas le faire ; mais si ce résultat est im- 
possible à obtenir ^ quel serait pour les écoliers Tavantage 
d'une pareille diminution. Certes les anciens auraient pu 
né faire que trois déclinaisons pour les trois genres de 
noms y s'ils l'avaient jugé a propos. S'ils eussent pu encore 
se borner à traiter du di^decte ionien , ils n'auraient pas 
eu besoin des déclitiaisons contractes ; parce que la con- 
traction se trouve même dans les déclinaisons parisylla- 
biques. Maiftflpm observé les différentes désinences des 
noms y ils ont attribué les mascnlins en aç et en tiç à 
la première déclinaison , ies féminins en a et en t) k la 
deuxième; ceux en oç et en ov à la troiâème ; ceux en 6>ç 
et en tav à la quatrième > et à la cinquième les noms dont 
les désinences au ii(»ninatif ne se ressemblaient pas* Or, 
en suivant les désinences des noms on voit même que le 



( 1^8 ) 

nombre de ces déclinaisons n'était pas suffisant; plu- 
sieurs noms en vç ont le génitif en voç , en eoç , ou en 
ewç ; et d'autres noms contractes en yjç , qui font le vo- 
catif en eiç , au lieu de le terminer en es ^ etc. ^ sont 
devenus l'objet d'une déclinaison spéciale. 

Pag. Tty , lîg. x', ou 70, 3. (c Théodore définit les 
» cas par //eraSoXiv ovopLaaxiycov zoû itaxà to xekoç, » 

Théodore ne dit pas ôvo|xaaT(xoîl xoû y mais ovojxaTcxoi/ 
Tou. Et il paraît que notre littérateur n'apprécie pas 
assez la diÇérence qui existe entre ovo|xaTcxoû et ovojjia- 
(JTtxoiJ ; dans l'édition du lïpo^pofxo^ xiç, 'EXhrA'mq BiSXto- 
Briy-riç qu'il a publiée à Paris en i8q5 , ainsi que d^ns ses 
improvisations publiées k Vienne, en i8ï5 , il a écrit 
6vo/:zacrTtxoy ToO pour ovo/xaTixo»j Tov. ' .*. r . 

Dans ce passage je n'ai pas conjipris ce qu^eiM. Coray 
veut dire; tantôt il défend Théodore,. tantôt, il raccose 
sur le même sujet. Théodore,, vivant. le syslème des 
péripatéticiens , ne voulait pas q^eJe nominatif fût un 
cas. Ces philosophes, regardaient .les; £;ajp comnàe des 
lignes géométriques disposées différi^pim^nt :; iU pre- 
B r naient AB , ligne dtoite piQur nominatif , 

2i cas propre à définie, fes objets ; ils nom- 
p maient obliques les lignes; AU, AA, AE_, 
AZ. Mais les stoïciens exaniinant le soa 



^^^ — Z que la voix produisait pour chaque ter- 
minaison du nom y confondaient les cinq cas sous une dé- 
nomination générique. Les argumens de /part et d'autre ne 
sont point contradictoires. Les stoïciens ne peuvent pas 
nier que le nominatif ne soit propre aux définitions* Leà 
péripatéticiens avouent que la voix se modifie à chaqiu' 




( ïag ) 

aûv * èntt Sk oS^zai oùx ^oolv al xlidékç (xavac orufAirepc 

TjîîV yevfxnv ?x^* ^^'^ ^'^^ > viiè dç toç , T<i(Jè eiç é(ùq ^ rx 
te etç Tfjs (yuvjpSgfiçva , ôv 19 xXyjTtxrî eîç c^, xocc dfXXa^ 

ItX. xy', ôrtix- 3c'; i 70, i.^^OpliÈi aùxàç 0éo^po« 
** TTîv TrTWŒivMeTûcfoXijvovôpwwtixoutoffxtfxa toteXoç. "' 

Kat (xyjv oGèoJwpoç ov Xéy€rovd|uiaaTixoii tov^'akV 
ovo|xaiixQv TQU • xai ebexev aVx^p /3ov)weTac SiopÔoQv tov 
06o(îbi)joov , /ixi fiaOàv 6jf u tcot' ecntv ovojjia, xai 0^0- 
fjiû; T e X v^ xâci ov jxa ŒT c X 6 v fy le yipTiù èv tiapiaitù 
exeîoôévTt tw awé t>îs Pe^ioSwxîjçIIpo^'poftft; , xày.Tor^ w 
BrÉvvj^ Tw. i8i5 ixà^ôehi It^eSiotç lypoc^ev. ^*' ievo|ia:(j- 

yip duvriyopet , otè Si xaT^yopEt toû Oeo^c&pay '. TZtpi 
tœv .avrwv** ' 6. <î)Éy« ^0so<Stiipoç âîhrexoi*^*'^?' W- W'' He- 
ptiraTyiTtxttiv .(Jél^iç, ou jSouXéTai îTTeSatv dîv dve^puxertixiQV ' 
ooTot yip^raïç xdxi Teol^liBrpiav ypdf^pxUç ize^pét^d^oifceç 

^ ' aTtoçavttxôç X^yoçev Taf^'Trpotaorgaiy", 
^ eiÔetav, t«ç 9i' AF , AA^ ÀE ;• AZ, ir?^- 
yiûtç* ot î' ex zriç Ixodç âttùpovvzë^ y àî 
a' Z t>75 vG)7<Teû)ç Tcpoïaxofxeva; xoidit^ rt zoiâie 




xùavJfi exywvyiaet , «Ttaaaç Ttrwaetç èx^^ovv • oc fié^zu. 
Tzap imcLzéptùv Xoyoe^ «<; piyj e| àpy^Cnf twv avrwv opuùatyotj 
oùx avTtTïeptTieTerç eicrtv • oit fxèv yàp ^ eiôêtix tJ&t ôît©- 
QjavTtxov XdycrU , ôi«î' avi^ ê^apvoi yhciT^ Scj oî êx '^^ 

9 



;• 



( i^S ) 

nombre de ces déclinaisons n'était pas suffisant; plu- 
sieurs noms en vç ont le génitif en voç , en eoç , ou en 
ewç ; et d'autres noms contractes en y)ç , qui font le vo- 
catif en eiq , au lieu de le terminer en eç ^ etc. ^ sont 
devenus l'objet d'une déclinaison spéciale. 

Pag. y.*/ , lig. x', ou 70, 3. ((Théodore définit les 
» cas par (xeraSoXrjv ovojxaaTtxoii toû Yxxxà to tcXoç. » 

Théodore ne dit pas ovo|xacrT(xoû toG y mais ovojxarcxoi/ 
Tou. Et il parait que notre littérateur n'apprécie pas 
assez la diÇérence qui existe entre ovoixaTixoû et ovofta- 
artxoij ; dans l'édition du lïpo^pofxoç, xiç 'EXhpjixnç BiSXco- 
dyixiQç qu'il a publiée à Paris en i8q5 , ainsi qqe d^ns ses 
improvisations publiées k Vienne, en i8i5, il a écrit 
ovoftacTTtxoy ToO pour ovo/xaTixoiî Tov. ' ' * '. ' ; 

Dans ce passage je n'ai pas conjipris.ee qujeiM. Coraj 
veut dire; tantôt il défend Théodore , tantôt il raccosc 
sur le même sujet. Théodore,. $qivaat; le syslème des 
péripatéticiens , ne voulait pas q^e i le nominatif fût un 
cas. Ces philosophes, regardaient .le^l^Hj? comme des 
ligues géométriques disposées diffén^poilnient :; il$ pre- 
B r naient AB , ligne droite pjQUF. nominatif ; 

2i . cas propre à défîaîp. tes objets ; il» 00m- 
p maient obliques les lignes; AU, AA, AE^ 
AZ. Mais les stoïciens exaniiiiant le soi 



^^^ Z que la voix produisait pour chaque ter- 
minaison du nom y confondaient les' cinq cas sous une dé- 
nomination générique. Les argumens de.-part et d'autre ne 
sont point contradictoires. Les stoïciens ne peuvent pas 
nier que le nominatif ne soit propre aux définitions. Les 
péripatéticiens avodeot que la voix se modifie à chaqiK 




( Ï29 ) 

crûv ' èrttt ^k abzai oùx yjcotv ai xXccrâi^ ixûLyai:&uyLTtepi* 
"kaSeïv âitavra Tcè- évojxAta * itXeÎGi^e* yàp-x^v eii uç taf pèv 

te etç Tfj; (yuto|7pyîfiçva , ôv 37 xX>it(>crî eîç c^, xlxc dfXXa, 

Itl. x/, GTTix. x', îî 70, 3: *^ Ôpt'^;ei ô ûcùtAç ©èoAapog 
** Tiv TTTWŒiv MfiTafoXyjv ovôjjwccrtixou to5 xaxa tô téXoç. "' 

Kaî fiiv 6©èoJ&)poç oiXéysi'ovo|uiaaTi'xoi]i toiJ,'aXX* 
ovojuiaiixov TQU • xai Ibtxev o'yyjp jSovXsTat ^copôoûv tov 
&£6S(opov y iirj fiaBàv o^ Tt ttot' icjxtv ovo/x^, xat ôvo- 

fjiûf.Texov^ xai ovojxaarixov' ^y ts yàp tcu ev Ilapiaca) 

, « « 

ex(Jo6évTt Tw awé t^ç PcêXtoSïîxîJS^IIpoJpo/Jicu , xav.Tçr^ ey 
Bieyyy? TO 181 5 h^oôehi 2x^SiotQ Jypa^ey ^^^ ièyofi«ff- 



Ttxou-.w *' àyTt-^ofxaTixou tou, 



W . w . » 



yip avv7\yopet , oiè Ji xamy^pei zoû Oeo^oppou : Ttcpî 
tû5y .avTWv • ' o- 3i5y« " @so<$bj>poç âyTe;^ojuicyo<;^ -^Çi tûv Ile- 
pmaTyjTtxwy .^o|yî$, oi jSovXeiai îTTw^yty djy àiqiatstviin^ ' 
ovioi ^ip^zaXç xaii Ts(ù(isrpiav ypdii)ieUç'i:e^péï^dÇoifxei 
B^ ■ r ■ riç Ttrc&jetç , exaXouy Tnv'.ptg^-jM?, V| ?ç 

^ aTToyavttxoç loyo^' iv xact' itpoTd&eaiv^y 
^^ eiÔetay, t«ç Je* AF , AA^ ÀE,- M, itlor 
y(ocz' ol î' ex Tïîç Ztoâç S-etopomeç , â)ç 
'Z Twç yoïîaewç Tcpoï(Txo|xéya; Totâ(îe, r? 'coiôiSe 




> 



TsXtxyJ ZTLCftùvinati , «Traaaç Trrwaetç exaXouy • ot fiévzoï 
Tzctp eKazépcùv loyoïy wç (xi e| apytùv T(hv auTwv opjxcàjxeyot 
oùx ayTt7ïept7reTe?ç ecaty * oit fxey yip 37 eùSeFa eJia aTuo- 
oavTtxov Xoycry , oi<î' avTcrf e^apyot ye'yotyt' «y oc ex t>7Ç 

9 



;• 



( iîi8 ) 

nombre de ces déclinaisons n'était pas suffisant; plu- 
sieurs noms en vç ont le génitif en uoç , en eoç , ou en 
£wç ; et d'autres noms contractes en xjç , qui font le vo- 
catif en etç, au lieu de le terminer en eç, etc., sont 
devenus l'objet d'une déclinaison spéciale. 

Pag. xy', lîg. x', ou 70, 3. ((Théodore déSnitles 
» cas par //eraSoXïjv ovojxaaTtxou toû xarà to réXoç. » 

Théodore ne dit pas ôvojxacTTixov toû , mais ovojxaTtxov 

Tou. Et il parait que notre littérateur n'apprécie pas 

assez la diÇérence qui existe entre ovo/xarixoG et ovofxa- 

j (jTtxov y dans l'édition du IIpo^pofLOs %iç ÈXkypjiKnç Bi6Xi«^ 

/ 6>3xy]5 qu'il a publiée à Paris en i8o5 , ainsi qqe d^ns ses 

improvisations publiées k Vienne en i8i5 ,.îl a écrit 
ovoftacTTtxoy Toîi pour ovo/xarixod Tov- ' '!: ' ; 

Dans ce passage je n'ai pas compris ce que; M. Coray 
veut dire; tantôt il défend Théodore,. taôtôt, il laccnse 
sur le même sujet. Théodore,. $.uivaat. le système des 
péripatéticiens , ne voulait pas qaei le. nominatif fût uo 
cas. Ces philosophes, regardaient .les; ^7^$ comnàe des 
lignes géométriques disposées différepanuerit ::'il3 pre- 
B r naient AB, ligne droite pQUF.aoniiaatif? 

/^ cas propre a définir. fes objets ; ils nom- 
p maient obliques les lignes 'AU ^ AA, AE_, 
AZ. Mais les stoïciens examinant le sot 



^r^ Z que la voix produisait pour chaque ter- 
minaison du nom y confondaient les cinq cas sous une dé- 
nomination générique. Les argumens de. part et d'autre ne 
sont point contradictoires. Les stoïciens ne peuvent pas 
nier que le nominatif ne soit propre aux définitions* Les 
péripatéticiens avouent que la voix se modifie à chaqix^ 




( ïag ) 

Aflffetv ccTtavra ta àvoyMxa • itXetcrca yip twv eii uç tci piv 
rm yevi-KYjv ïy(ti cîç voç) w 9k ek coç , xàt^è etç étùç ^ t« 
Te etç Tfjç (Tuwypyîfiçva , ôv li >tkfiuy.h tiç c^, xac dfXXa, 

Itk. xy', (TTix- 3t^ r? 70, 3. ^[Opi^ti aùràç Qtoâtàpog 
** Tiv TTTWŒîv MeraSoXijv ovopwccrttxou toû xaxa to tsXos. "' 

Kac fiyjv ôGêoJwpoç ov Xéyei'ovojuiaatexoii to u,'aXX* 
ovopiaiixov TQu • xai ébtxsv ^vyjp /SovXetai Siop6oijv tov 
0£oAwpov, /!xr/ fiaOm 5, ti itot' icjxtv ovofxa, xac ôvo- 
piâ^Ttxov^ Xâci ovojxaaiexov êv te yàp to) iv Ilapcat'a) 
ex^oôévTt TW awl t>îs ^e^toâwxîjsv^Upo^'popicy , xàv.içr^ êv 



TtXOÛ.XO'^ *' cb/Tt OyOfJLfltTtXOli TOU, 



yàp (TuvYiyoper ^ otc ^i xaTyjy^pEt toû Oeo^copou Ttcpc 
Twv .avrûv • 6 d!éy« Q&o^fùpaq à)hexoff-^voç T^î xûv Ile- 
piTtaTyiTtxwv .^o|yî$, où jSoiiXeiai îTTw^ytv dîv ^vopuxfftixi^V 
ooTot yap-^tarç x«Tât Tt(ù(ierpiav ypâpcp^ïg i:ctpét\(.â^ovze(; 
B^ ■ r ' ràç rcKààeiç , exaXouv 'w'-ptè^-Aiff-, V| ?'ç 

^ 6 àTToçavTixoç )»oyoç fiv tat^'Trpotao'ecTiP^^ 
^^ eùôerav, t«ç 9è AT , AA^ ÀE y AZV, TtXûf- 
ytaç • ol î' ex t:0ç ZToâç S-etopomeÇ ^ «ç 
A*^^^^ 2 t:05 vQ)7ffeû)ç Tcpotaxofxéva; zoiâSe, rj xoidSt 




têXixîÏ exywvî^aet , «Ttaaaç Trrciaetç exaîvouv • oc pte'vToi 
irap' exaiépwv Xoyot^ ciç pLyj e| ap^ûv twv aùtwv oppicàpLcvoi^ 
oux avTtTcepnreTerç eiatv • on fxèv yip îî siSer» «3ia airo- 
yavTtxov Xo'ycrU , ôv5' aiicrf S^apvoi yêTêoivc* àv oî ex t^Sç 

9 



;- 



( la4 ) 
TTWciip veut dire 6 â)v ejjioç iraTijjs j » car o n'indique 
pas ici 6t)v ^ mais bien le pronom olxoç, ^ et o sjxô^ TraiYjp 
équivaut à o Tzazinp fxoy , parce que les pronoins possessifs 
peuvent être remplacés par le génitif des pronoms per* 
sonnels; Gomment en effet l'article pourrait-il rester 
dans cette phrase o T:avip (jlou y s'il ne se rapportait pas 
à naxhp y èpLoç et â)v ayant été retranchés ? 

Page x6' (i) ^ ou 69, * ). « Puisque les pronoms UQ. reçoivent 
<t pas Tarticle j ils ne sont pas non plus susceptibles de la forme 
« superlative. » 

A cette observation , comment s'empêcher de rire i 
Ce n'est point en effet à l'absence de Tarticle qu'il faut 
l'attribuer. Les pronoms nous représentent des noms 
sul^stantifs , qui ne sont point susceptibles de degrés en 
plus ou en moins ; et nous avons suffisamment prouvé 
que les articles n'appartiennent qu'aux noms propres. 
Est-il permis de dire sans ridicule : « Les parties du 
discours qui reçoivent l'article peuvent recevoir la forme 
des superlatifs. » Après s'être efforcé de prouver « que 
les articles se joignent aux infinitifs ; aux adverbes et 
aux participes.^ » il ne reste maintenant à l'auteur quà 
nous . former des superlatifs avec les infinitifs et avec 
les adverbes.. Si les anciens^ qui ont composé la 
grammaire grecque^ eussent raisonné ainsi ^ ils ne nous 
auraient donné qu'une grammaire chimérique et con- 
tradictoire. 



( 125 ) 

'*■ fiévriq fiEToyiîq wv , 6 Efjioç rcazhp S^ekei vi eï'KTp 6 wv 

Je oÙToç • éiOev xai «t xT/ixtxai twv Avtwvujjliûv etç yevexyjv 
£yxX(vojxévy}v âvaXuovTai • st^è touto , -ircoç to ^ o (uie/xé- 
v)3xevev tû o Tratïîp fJLOu^iTOÎi e^àç.aTUocxTaVToç, xat t^ç 
«ùv; î? oTt auv^y tw izoczYip, xat oi t^ wv, ou Je tw , 

ijutoç' 

\ 

^' ap9pa j ^tà tviv aÙTJjv airtav slvcce xai Û7rep6éflrseoç ccveTT^^exTOi. '' 

Ou yekaxe avfipwTUot ; où 9ii toûto , co SsXTtaTe , aXX' oTt 

Jetltv, i avayopàv ejxç>atvouc7tv oucjtacmxwv ovoaarwv , 

«(JuveXeudTwy tw fjtà^Xov , xat tco ?ttov • où yàp //a)>Xov 

écvSpwTToç, « nXdTWV, îï eyw' xat' toi toc oùenaoTixà 

èS£<itvv[Âev fiLovcc èmSeKUW xupta)^ ApSpotç • 7rô5ç bùv où 

yeXoroç , X6/&)V , *^ ra Js^o/^cva to Apôpov Ji^^ovTai xat 

Ty?v ÙTrépflectv ; " Jtwyj^uptÇeto J' âvwTsp&>, on -.xat tcc 

ÂTrapé^^aTa , xat ti E7tipp>7(xaTa eut JsxTtxa ^(JTtv Ap9p(ùv • 

ev.TaùOa Je (jvvdysi xi jETitJexTtxà tûv ApÔpwv xat t>;v 

ÙTuépSeatv e7rtJs;^ea9at • âpayTtoLT àuTov^Ta ÂTrapéjuty aTa, xat 

Tci E7rtpp>3^ata , £|ou(7tv T'rrgpÔeTtxa • £?7r£p (JuveXoyt'ÇovTO 

ûuTW, XoytcoTOTe, ot Tyjv tcov EXX>7Vwy FpafXfxaTtxyjv (JuyTa- 

çavT€^ /"TpayeXaytxyjy av TauTVjy i:apeix6p(f(ùcj(XT^,- 



ce 

Ci 

u 



(iH) 

^Tt^. y^ç y Y) 34- ^* Me zà oitoîa ty^n xoivov xh a xoù 
^^ MéXXovTOç • hXkà To pjapaxTyjpiaiixov toûto a eOpia- 
" xex^i x«Ù ^ tic ifttwb^ ^p«TWO»|- -eiwc^y? Tt dcXXo 
^' sfvai TO i|/ Tîapà to Sa, ttœ, ycr^ xai to | Tiapa ya, 

x(7^ X^9 ^^^^ XoiTTov ac /3apvTOVot ecç ^oa^ nci)^ fa>y g», 

Ti' Xsyee ; aXX' ecèv Ta ecc f«> xfcdçtpoy jSapvTOva ^ xaè âTtccvza 
zà irepia7rc6|xeva fp^oujc xoivov to a ev tû MAXovtc , xac 
eî TO a l^yeoT^ Tb> | xai ^ ^ ttûç okai ai jSapuTovoc' ecacv èi ; 
ëù)^ TTW^ Ç&)^ Wj .Tti£; aï sî^ 7W>.xû)^ jjw, xtû), cjcj», 
TTW, Çw,, (îû)^ ,Sû)^ TW, |&);^ ^(A, ûix Êcai |3^utovoi; 
elev. , 

EoTO) X)5youaa tic, erw , MêXXovtoç , irwç âv 6 TaXaiTrw- 

.\ (^ ,.' ••'•) • ■», ...» .• «.... ^ -^ 

poç pta^yîTiîç 'eSpoe , * etTrep 'o'MiXXwi' ouTos'èîî^V î? '^v 
^dfiitiiim y fe TÛv trêpKJTrwfx^vwv', ï? t3v 'e?ç )xt ; <J7ra<7at 

<FtlM%\^iv 'TUpoirn tâil? |3apDtdv«LlV ÎJÇV Sw j TWl^'y • yt», WT», 

yepwç ptaOïQTiwv eup>î(jei tov evecfTcSTa ^ ©avspov J' w 
xai i5 etç ef Siaipebi^ tww 2uÇi;yiSy oix aXoydç ejTc ' xwv 
yàp Tptcwv jié(j(ùv ypainkdixfùv' zm ëy yy 9, TrpoaXaÇov 



;( «35 

t^y .^m^m ftf , iç<r, .9>çtK;eil qA& I «^ çQmppw^rte.'yf)!., 
.JP iÉÇ^MJW.x^^si' .ïopte^ les. cp»jug^|if5<fl|^^ .Jpgr^on^ en 
J)Â^9 A«b.?«? «*^^-PV Wus.. ie& çkqoiîflèxes wçn i(ù.j <w, 

■^^rfp^io dopi J^ ftit«r è^iîWffe.i .qwv^pi^ h,9ry$opç? 

car 1^^ fy^uç^4j€!^,WV^^e*rY»W;fe«i^ f« .f9f»^W eiji pw^, N^ 
aeraîwl ,pas i^eiaM^ 4^ M^^:S^4^i^î .mÀ^ qneVjHe 
voyelle pour déterminer le verbe ? Or , si Té^èx^ A>^Vi^l 
que pu^ Tztùy (f^y 7CT(«) appartiennent h la première con- 
jugaison^ (ïorit le futur est ^w ; que y/i, >tw, x" j^-^^ 
appartiennent a la (leùxième , idoi^t lé futur a le ^; et 
que les désinences 'en acj^ do)^ ict) sont de la troisième^ , 
dont ie^ftîtùr à le ct, etc.^; 1! Blstinguei^ït feclleWent 
«ihaqdé^vetbé; Il feladraît feàèbre âjifiér i^ëlqueé eiseAi- 
pltes poui* les ^ verbes ènÇ») /'tto.) /dont le ftitur reçoit 
C ou V 9 aitisi que pour' lés ' contracter qui ont le futui^ 
eûià(ù, m(ùy &(st»iy éatù y ou axTco. On reconnaîtra donc 
sans peine que ia division des bdrytôhs en six conjugar-^ 
sons est bien fondée : car les lettres moyennes |3 , y , î 






( i36 ) 

accompagnées de leurs aspirées et de leurs non aspirées 
.corfeèpondantes^ nous dotidetit trois 'Conjugaisons;; la 
quatrième a Ç et aa ; la oidrqutèm^ les qoaire liquides , 
et la sixièm.è'Iés verbes eu (ù ptir^ .dont la péQtillième a 
ij u^ ou' les (iipthongues^ et qui^ ne recevant «pas la 
contraction ^ se distingue ainsi des vedies eu âiù, i(ùj 6(ù. 
Prenons encore pour exemple^ deà im^ar&its qui 
aient ' Tirne dès désiriénciés ùvv , Btq,- et y- ov^s ot^ ,- uv , 
dçi à) comment s'appllqueront^^elles' à la' désinence 
ov'y éçyô des verbes barytons ; ou à riVy-vçy wv celles 
des verbèë en jt/e? Gomment , pour' 'les infinitifs^ 
leîi désinences etv y w^-oUv, ov^i^ 'ovoxy ^Vai ^ eîvecty 
oijyoLi, et celles des antres, ténias d'é^ cfaacjfuetnode^ 
pourraiebt^ëlles être repr^sei^tées paf \iiiè sèûJê cûtïia- 
gaisoa? Quel chat>s ^et cruçlle eonfiisiôn p6ii):''Ies pativres 
élèves ! Si i'ëcrfvaîs' une ,gf amt&aire? 'pour les Ms'nfans des 
IleUènes,^ je snivraîs^je system^e cliçs' nhtfféàs^ fâvéé' que 
leiir division des conjugaisons^ éét cwkforitfe à^'cëtlé des 
consonnes*. ' • ^. i • ^ *' -'^^r >'^ t- -'^ > • 

Fag^ xe (i) , ou 7 1 , * ). « La.çjiiiiugaison.des verbes en ut , 
« n est qu ihie forme diSerente applicable a tdlites le autres 
a coDJagaisons. » ' o .v .<. . ^ o. .1 ^^/^ ^- 

Cette observation est trop généralisée > car , a après 
Tes règles *grammaûbales'^cffcirfëë^ pai^îe^^pécîjJâîéfiçièrts, 
et pafï^^itèîcfèii&'^î'^iès'Wbès'à^^^ iw,t(«i, sio» ««; 
pëdveift^àl^ l^ëcetèirla tet]li4naison;ttn'<:>jsteM:>i7Vâi«>^ 
ÎGTûèj^i-, l()t>>jAWf46é*^>^^«iat^Ti'âiîpt> dci ^ Cette cfocma- 
ti9n ne. peut clérivei^ des verbiB». en ^ut«>> evcây^o]>«);^on 
ne dit pa^ : |3â^cX^ûfxc, ixoû|uii^ etc. U qa e$t de même 



( i37 ) 

âfjLexacêokoL • î^Jê etV ei xa6apov,.êxT>f ^ ;tt5v arpp Toiî..»9e«>7 

peïaOai , ovayxitwç Torç .jxavôavouçyt ^taxpi'vetat tm« 
2i»vy]pyjfxsvû)v. ' . . 

ouç ^ bu^ &)v ^ ccq , a" i:Qç aurai efapiiodOridovTat xaïç ov, 

ri ATïapêiKfùitoc «iv , «v^ oiîv^ a'vai, evat, ovai, «vat, 

:fa( at àXkoLi àvou.oiovftreç. tûv ,/otjrôv xpoya)v xai cyxAt- 
<7£6}v cùxptVEr^ av dey p-ia xtvt I,u^uyta avimepiÏYiCfOeïacci y 
yikiKYiç akoyidç ro dupipLtj'VUÊtv xi àai^fXjxtxta* Saov^^TapoT- 
'tsiç tÔv vouv ' Twv' Âp j^aptlwv '• ' x'ac ' vîy "AVay eîjrep 'Totç 
ÈXXyjai Tpap/uiàTtil>3V eyoa^ov y ^tetXov -àv'ziç ïu^uyiaç ,• 
dàçTrep ot 7ra>ai, <îià TôytvîwJtaifpecTii^â^^^ tâiJ <tfDy- 

2ff^. xV (i)^ 571,*) " Al'ko iiv étyoLi ii sic fii riapâ. içaiOoç xot- 

lézlov'^'êf 5tï~y.iti'x trjv 'xaiwjvicT^nà^v'PpàfXf/aTije^» roU 
nept7r<ny)Ttx.o((S^Tritàf'-^TÊaiïxô?ç ii'ovov'èyi'vm i/s, fl^ô»), «»; 
pWy vw, etw," e«ii (X{^a;^y)fjÙ3eti'ÇeTflH p>îf/aTa* éo^tat»),^ TcJ* 
'^apLt,">c«c r(J't!>i''(Jli." Ttfléw, xtOeiiiy xat ti^ftyjfAt * fiiJi 
To û) où ;xaSap«t5et ^' TtipaÀyiyoiaîj^ .re $ifd6yyou 185 ««> 
€V ^ ou, «cjudiaTOs eîç fit cy;^yj(xaTiap.oç • oi yàp «v 
ex Tou Xgyw ai^dTaôei'yj to léyfxi» ovâk tô, jSaaji- 



*«;< 



( i38 ) 

/ - • . . ' , ♦._,-.. 



t • • > ' ^" "* i! "^ ' 



TcépiÇ TGV, A9&)voç , itoLi "kêyYitii^ ial 3ié\riyi^i ^ xai Toe- 
;^y]j^t , Xeyoudi, x. t. %, obyi (xgyToi yoft'^yjjxt \z6$k pi 

yatvdviat 5pa xôtJ qî ev A/utqte^oJaft^ XéyovTeç. t«>to , é| 
©W xat^jo (fioêi^djjLeyoç 7rapJ7XTa(. r- 

^^ . «V x«4, $k fltUT^is.âeWPîSTflW J*e7<ô>l iyv.yYyçF«^ '^''. . 

Kaxtcrra auys ttoiwv è^iokey)(e(; yào oc\(wl Hi^rfi^y^ç , 

xaJ nf^.tTuaTpiTtxoùçj^ xo* 2TWuc^ic iaaSjrç ^ojj'ç^pçi^Çr xût« rn-; 



v^ai. 



< . . 



»• ». 



C 1)39 ) 

pour les verbes en &) précédé (l*iiQe consonne ; on ne 
dit pas : Xéj^jxvydà-XéjdA^. Los idésirtentites, béotiennes en 
eifxt sont anssi formées par contraction des verbes en itù \ 
et les Eoliens disaient y^iUirjûii^'^^yifxt^ (fépY\u.tf etc., de 
yzkdtù y (popétù ; ^i^em, 

■*'VUk bas X «* ta lângiiè cbltiitîtinèfï con^éiVé quelques l^faces 
• ^yom»m4enà0 tt^^gi\io9^iàià$^^(^ikkiA pârtkî^S^/^j(4- 

- « Il est vra&'^up le^.hjabîfâD^ iliimiiil)^ AttiM -ont 4ôil^ 
ter^é Jttème ^i vefi>esc en pe zt^ijrif^ry S£bipc ^ 'tpi'/^iÂi* 
^'ki^onf^uVLsin oe«è<Mrt4;le9'jui£if\iDbi'iSaÉI<iniqae''qm ^&eht 
fâ«rf oâujcf ^il piiealtr:({99 - «eaK< .d'Anutérdaaft' lé' ^diéetit 
MBsi^ «t'cpw'c/jBBt paît snit^ de<«c^ Y8lÂli0iiS''avee eti^ 
qne raotem odiç^ inKproir{aaUcttr«a;ifd«t&ë''^fe> |Kii^i^ë« 

Pag. XÇ-' y ty' 9 ou 7^,-4. « Je ne parle point des 
» temps , ni de ieuc sîg^ficaiic|ay quoiqu'ils soient très* 
» confondus. », 
(''Koiis «ve«: /toit, de VOUS wtéPetv ea àihèàtt éhtàAu : 
mwB >x|oaf ^nt^ ëMntpf ^sàns: aotH^i^ i^iié^'Pl&ton^> i^ 
përi{>$télidMs ;ee 1;^ étoïâeiMy ^ii^^^6«l fiièf fà gvAtii-^ 
iAtàre\ 01^ qâi cni préd^ la iîiï^iécalkrâ des ïlem^s;, 
ii^étâicÉt qti«Kd^ igMtoaiMAMÎ!!^' {luiHiftfe '«tè^fis faiidé^^ !^ 

dëra^r.l|Ei viiHfé^.tf^erê lu cl^umNI^qjaç-inptis'piM'' 
tendez exister y peroieitez-ttoli» de jfttmVfer là isîgi^îCica'*- 
îîott' fl*^ temps ideS' terb^sy et ^e défcirdre contré vos 
insinuations la cause de nos grands géoiesT,' ' J^ 

• •• '1/ II»' » .!• «' •' 



/ 



< '4o ) 



}j ♦ 



»• i , t 



Stgfdfieation'des temps prtMtifs* 



* 

f. • 



Çç teof ps exprîp^.^ IJU açtîoh iDcoDfipl^tç , dont oa 
s'oçcupef^.çn^le f^vj^nqnw^ De.6içoaq*w prdnoacer ce 
temps et agir sont deux ehosei'jBffhilkai^ies et insépa* 
r^Eiblès : ayatfKévfl^tt^i.tà'ilxcihâ^ î^agis quond je db' ces 
mots , sans achever Faction qu'ils expriment'. Les poètes 
f^t les orateurs. jl'èmplôieitt de préférence '*daiis leare 
4escripti<>ns ou leurs narrations , pput' vendre plus yive 
rimage des actions fiassëes , en feigiUlnt qn'dles se font 
^u moment mèmie da récit. De façon que httrx&ç cor- 
respond exactement à la signification de temps .présent. 



"S 

J 



• -' » 



JJapoLKeifievoÇi 



;, Lorsque dans; la réfutation de ces pa^déxes impro* 
vjfés.f je sjsrai armé h la fin de m^A ^et', je vfpoiirrat 
dire : cheaKti^Aïut zà: .l^é$iot, j car le parfait 7r«pâx€(îfMvo$ i 
tient^au présent inçytiç ipar • une Jiaison immédiate. 
C'est . pourquQi .>QOiis l'appelons, .^«payet^svog, de Ttopi 
près et de Y,%ha%^plu^:y ilindiqae ràccbmplissemeq^ de 
l'action du présevtj comme le graihâiàîtlèt;! âîppflonius 
l'a^rme dans cette phriase : ce tet/j^^tman/f^ i^e fiction 
qui trient (Vétre aeçomplie. JHé '*bien > le aosr en. est-il 
inexact l ou la signification fautive? 

Quelques grammairiens pensent que le parfait in- 
dique une action dont le résultat existe encore. Mais le 



( 4I ) 



v: 



•> • ■ • >" 

TauTOYûoyws aaçw (TUfJLçatvciv j avaaxeUaÇw ta (JYeaia' 

'^' S^S^'^}^oinêç'i'iie^mty''^^^^ x«9' âv ixervoi 

YpD}fdv AaAouai. ^ \ . . . , ^ 

r'^^^y»' CK.LK * 'j*j n-jiJ^c ' cî » - '• 

napooceiuevoç.' 



tf ft « • I « 



Tiapaxeipievov , ,aÂAa tov tqj&tov ,ypovov xsAoî £evat tov 




Ut^oe AeyovxÊ? tov itapaxetfxevoVj oVjÀouv flCTroteAea^.Ti 
UTTapjfov eti, oif pi9;^oxovacv ôpdcoç ^eyetv * duyaxoy yip 



( H-^ ) 

X'hv oUoôoyihv Inôcpy^Eiv , inoxéleaiioL zov oUoSoiir,(jai xar* 
à6fH9Z0Vy ZM y.Yi hitâp-/^eiv' aïtoTKXêrtfxâ titl tâv (xh Tteyb- 

ou TtapaïkîveïSinTZov rj TÙ^cç * Trpoajfpw/utfiSa jxévxoi tw Tzapa- 
xeijxévco xat. Tuepî Toiiv T^aXoci )^e}/QVOTa)v^ xo aùiixa iceicpâ;^- 

T« €cjxà/xp.éva âXXetai • xat yàp (xeiàrw axa^iv 
T^i tdcçpou To SXjxa ytVÊTixi • xat o ïrpwxôi; eÎTciv touto , 
ftapiiket'fjLîv^v XP<5v6v Wy^XodEv • oî ^è 'Traporoelaptevoi to 
Xèj^èv , Xéyooffi»*, ôi^îrep- tô Ttpwfov IXé^ô^ • aXXc^ taure où 
'riîv^ aïïfjiqtfriav toû ir^païiêifLéMu ây^tpec. On aè 5 npcpatxcc- 
pews Tov aifwVa jx£ià Tov «veorrâitoc )(prfvoV'iV)X^, ^prupeï 
xai Yi xat^ kT:apé(i(poLxov XP^^^^ ''^^^ "Su^ypof éoîv ^ àrî lôw 
auTt'îta yevvyjaopievwv toutcj) xP*«^(*^v^^ * ^^^^ A/ïW^oaSévriÇ 
ev TO Tiepi Sxeyauou •• y^iif^^iiti^ Se, eïxe 9eï ae 
en toÙTO Ttoierv^ "sfTe >f^ 7re7raûa0af ô laxi, 

xàvxtù Tiaxi ^tXfeTTov a ' lauict fi^*' ^<ï^i*> a iwctJi 
^Ê^o'xQat y>îp« ^eFv' êvQoi, to Je^^o'x9a« «vtc toû 
aùtexa iJ/iQyuraaôai eîpYïvai. ^ ^ 

, ÉTciaTïîcTfie J' «VTtiÇ xctxecW, qtc ttote tw t:?^ Mero^^i 
7uapax£ i jxgvcj) . "/ùti^f^Qa 6vo(iaxi}(.€>ç , Xçy o vre.ç ^ . t o 1 5 7 g - 
ypafjifjLsvotç, Ta TreTrp'ay/xéva, ta: auvsxdK^usva^ 
oùx« Se TCù évecfxCkiy 7} tw AoptV^û)* xaJ - jurÎToiye tout' 
i3» TO aTTOTAeafxa^ ÔTtep ayoJTépw elyjXéyx^F^î' i ^^* ^^ 
itpoç TftOt' iitamiàeti xh xov /xev evsGxtùxa, «TeXsç ti ^Xoûvtcc, 
t«5v Je Ao'peaTOV ri «Ttaç, ci; pyi9>5(jeTat xaTwfépw^ nxpa-- 



v 



i i«3 ) 

r^scik^t iVtine afcftiort *màt^qùfée' far Tdôristc /tic* ptot-it 
pas- exMt»'éti'é^^ë'l^•JjWe)(WjxVl*te''Tiv 6^^ Faut-îl -dans 
ci» ilë>*T^ëritV's^^i)i''côtiïaiè réisnltât de rfrt^ja, 
ott-Aeirn^^''? -ï^^ëstf-n^pô^VfW "àèflôiis , a-oût lé iréstiltet 
n'existe que le temps de Faction f" lOh ne peut le^con- 
tester^ nous employons le Tiapaxeif/xsvoç pour rendre 
des actions achevées depuis long-temps ; ainsi nous di- 
soijijs pToyevhie^ejfjip^t^^lXemk.bijiip^xi axa^péya^çar dfiîos 
noA exercices gjmfiaràqi^e^^ 3^ès.aToir.£feu$|f uuJ[q^^ 
on cherche à le franchie; or ,. celui qui^ pour la pre- 
mière fois^ a dit ce proverhe^ s'est aussi servi du par- 
fâft; et cieox'^iai l'efài^MIent aujourd'hui lié fout que lé 
répéter tel t|\i'H' à iété tetb. Gepetidaut àè semblables 
locttttoDs 5 lôîti ûy s'ôjipbsei^ a ' la significatîotf dé ^à- 
puKtiftivoc^ y la eaâfi^mént encore. Liefs prcfuVès que Von 
p*e«it tiirèr deè autétir& qui remploient a ritiâtiiti^ pour 
dels* choses qui doivteiiit avoir' Heu' :aussitôe^' attestent 
<!ëtte rf^g;nfficati<m ; Démosthënes ^ dans âdn dis'ôOnrs 
At 4a couroïMie,' dît : xsydijvsieii '91 y t(ze'9ti(7e txi 
t^W itouï'û, éïre ;«(fti' ^èTravoftxt ; ce qùî'vfetit dïre': il 
s'agit 4è 'SOi^éit' si ttt' dois réussir dans tes desseins , où 
si tià -dots sitceofnber à V instant. Et dan^ la première 
^iKppîc|ue ; &'T.&fsi StSoyfioLi jyifjiî ^eïï», ô'est-à-dire , il 
fàAiit dëtider tà^Hàsé^aûssitôt. Péui-êlré, demandera- 
t«^0^';-^èrar^û6i'à hclfikbéAësad)ét'iifàynùus employons 
le participe du ' ^^pa^^i'fXËyo^ , ri itêtrjDay/xeva , to?s y:- 
ypafxfxévoiç^ xà (Juvet9i(îp.évcf., et nonj celui du présent^ ou 
de l'aoriste? N'est-ce pas , dira-t-on^ que le résultat de 
çç4eQ9{)a efsi6\e ^uç^volJe. r.^pqoda.qiie rdctîon du pré- 



a 

séCjj, mais n'a eu lieu qu'une i<^^f,Qi::,y;fi(^mme]^a^fia,K£i- 
(xevoç .est un présent parfai|t ^.,q^îl'.r^ppf€^^h:e;4e nous 
le passé , gn ,1e. pf end ,gfl^r ^adj^ltf , j^l; -uije.faale de 
nqpas en dérivant ,,îaR4îs cHi>%yc|eîii4irè«-pcu* qm déri- 
vcïit cjcs autres tçjp^pç. .:,^, [ <,:, .qn.j ,. 



> • - < •• j .11.» 






A 



— .' < 



FùTtm !«*■. . 

^' Ce temps désigne inre :icîî6n qui* ^sl èncoi'é a' faire. 
Hécube, dansEnrîpidé^'aîtaTeic ràîsbn k Polymhestor : 

Par le mot (Jç^wx«€;.elljç: e^p^îip^ qn'il jn^taû pas , puni 
fusqu^au momeift.où.elle parlait. Par le^motj^eoascç.^ elle 
indique la punition qu'A doit suhji^ \ et certes AL Ck>ray 
ne .m'objectera pçs que le teripe fxsXXoav est mal em* 
ployé pour désiçnçr.raveniiî. :I1 est .Yrf(i qu'on. ni? . peut 
§^uàre fixer l'époque ou.unç action aurç^. lieu ^ à cause 
de l'incertitude. de l'ay.^nir ; néanmoins, pour marquer 
une action qui ne tardera .pas à être, exécutée y nous 
ojoutOBs à ce temps aûriW.y ^ou quelque autre particule 
équivalente, et même quelquefois nous e^mployons lao- 
fxai avec le participe du parfait vp^zwxf, ^Ig) yOi^iap^ai, 
7r£7roiy)xco;. Dans la voix passive y noqs nous. servons du 
paulopôst futur ^ qui pour l'avait; ^^.rappovçé au pré- 
sent, comme le parfait pour. le. passé, j au^i le p^juloposi 
futur rècoit-il le redoublemi^nt, du,.p^rfaU. 



} .^ A « 



\t\ • -m 

FUTUR a . 



D'anciens grammairiens pensent que eè' temps* est plus 
près du présent que le premier ftitdr/ tbaisnrbiiur^e le 



\ 



( i45 ) 

To Totf eve^Târaç icXecov • ifif oeytixt&rspoc yàp i t^Xetoç 



MEAAÛN a' 



« 

fi Exa6i) irpoç rov IIoXuixi^aTopa e^il to ^ 

AvjXouaa to âicapic tou xat' cvsàrâra irapcdxvix^os ^ t0u 
iéStùxaç* TO ^i^aj'iroi] yéyovoç ^là tou fdaeiç. Ôtc 
fx£v ôp9ci!>ç erpyiTat.fJié/^.Xojy ^ ohm iyzepetç ^ olytai . 8zi i^ 
à$Tjvazov è'K axpi6è$ ^jopijpaqdai^ xov Xf^y^^^ tvii{kov • 
êcSriXov yàp ro ffvf îjV^.^j TOiÇ iwat x^fi çf^irrai ^ xoi 
eoTtv • Sre yuhxQï oaov^pjïjfci^ ^Xycra/ .ti jffvyiîtf^/xevov |3ov- 
X^/iedât ^ £7rî {iiv .^v lyepjpQTjx^ûy o^va7rro|t|£y. . aÛT^ to 

T:apax,e[iievoy z^çMezo^^^^ti^ êpop.cti' oJoi/^a^ÙTi'xaXfilw, 
î? TreTTonQ^xàç S(fop.a,i . èrA $éye tûv Trafiyïtixwi/ Tw 
xaXoi»(A^vco ^ ff^^e t'^ ô X i V V . .M é X X V T i xp^f^^?^ ? 5^ Xo^ov 
6xe« .T?v JMLAXoytp^ Tupoè ToirÈveaTÛta, ,p^, ajài 6 Tzapa-^ 
xeifxevo; toû .ic^^X^.^'^^^ > ^^9 ^^^ "^^^ ova^cT^^affiaafxov 
aitoiî Xafji&fl(yfi. . „ • ^ i 

MEAAÛN b'. 

ToÛTov (fOLdi Tive; twv Trc^Xat èyyixepov tû £V£9td)t» 
e?yat • airo yip toiî EveaTâtoç Im tov Mct' ôXtyov , 

s 10 



( '46 ) 

OTTO Si TOUTOU , èizl xov ievxtpov MéXXovTa, iccci «fTor 
cTTc Tov d^ oç ytvuiùTOTOç Ê)v, a'jfiitepieCkrife xù\jç âXkouç 
MAXovTaç f xaOditsp xaî 6 TrpwToç Aopioroç tô irapeX9<Sv - 
3ltô xat IloXufevyi eyyj ^ irap' EvpiTcc^p ' 

TÔ fjLCT^ OÙ TToXù ^yiXovo'Ti * ÀlH xat 0£(îe7rouç ô Tiipavvoç 
irapà 2oyoxXe«, eciràv^ â).X' wç Ta'x*^'^* 7raî<îc$, 
cTTîîyayev, 



i yàp eÙTv;(«^ 



« 

TO oûx eiç fxaxpàv e JViXcûas • xaî ^t^x- ^^^ efpYixey ' 

ÀXXa xat '^TiX- 2Î5 ffpouôyixe Tév tèvtepov tou TrpoSrou 

Zuvyîyope? ^ aÙTor<s to toùç TocouçJe MAXovTaç âir' Eve- 
OTtixtùy TflKÇ âyôp/xiç ?x^tv • To yàp xvntù, eiç EvearwT* 
X>3y9cv TUTDÎaw MéXXoMca^ xat to teXû^ TeXéaû* 
TTOwîaei , 5 TÊ Ofxripoç toÙç toiouç^' EveoTwaç cttî irpcry— 
fjiaf oç 6(70fjtevou Xafx^avcjv ^ a>ç to ^ 

Où@«2v'£xTO|9e Travtc vo^fiaTa partira Zfùç 
ExTsXést , 09a TTOV vûv ATrcrac. iX. K. io4* 

To fJiévToi Û9' ExTopoç vnoax^Oiv tô) A^uvc ^ 33o 

r 

Mvi ftfv roî; litre oiaiv àvhp in o^asxat oeX^o; 



( 47 ) 
paolopàst futur. Ils regardent le pi;emi«r futur comme 
un temps générique de ravenir^.de la même manière; 
que Faoriste est Je. temps génénque. du passé. Ainsi 
Polbcèue 4it^ dans Euripide ^ ça seçe^rvant du.deu^Kième 

« 

comme devant mourir sur l'heure. Et Œdipe roi^ dans 
Sopbocle^ après avoir dit : £kV wç tdy^iaxa i:'Aï9eç , 
ajoute : • . . -; 



ft yàp extrux^iç 



pour marquer un malheur ou un bonheur immédiat ^ 
et vers ^65 : 



( .4 



Dans ce' vers^ ainsi que dans le suivant^ le deuxième 
futur est avant le premier. • 

^ Kép^oç rs'X w '7« , ;^'iî X^P'^ îrpoffxetffeTat. 235. 

» • • • 

L'argument de ces grammairiens est fondé sur ce que 
le futur second se confond avec le présent : Tvjichj^ fait 
TU7r>3a&), et xeXw, Te^icrw, pour le futur;, et ^ sur ce qu'Ho- 
mère emploie des présens contr;)ctes^ dans la signifies^-* 
tion du futur second : 

OxiBhv E XTOpc Travra voiQ/xaTa iLTOTtéza. Zsifç 
ExTE^isfft , ôffa îTov vûv Tknexai, '£X. K , lo^. 



. • • • 



Maïs la promesse d'Hector à Dolon^ dans le vers 33 o , 

Mïj f/cv Toïff iTiTTOcffev àvhp èno/naerat ak'Xoç ^ 

Tpixavy â»a oc fnpLt ^iap.ifeptç ay'kaïeX^cit 

10* 



( »48 ) 
ïûOUW^ qne polon entrera en Jouissance aussitôt après 
ston ' #étôut; Ces exemples pt*ouvent que lé deuxième 
(Vittif suit le paulopèst ; mais les poètes , pour la 
mesure ,- et les orateurs par èiiphônie, emploient 
quelquefois ces temps Tud pour l'autre ; ils ajoutent aux 
premiers futurs les partvcnl^s aMxa , Hiti y vSv y pour 
lç.\u^ (k^Uçf 1^. «ig^ifics^tion du second ^ et à celui-ci les 
participes qu^ p^uvept V^^oigoev du présent , comme : 

ExTf XOIC O^f TS^fiC. . . It. A'y l6l. 

s st. De s Temps Secondaires* 

IMPARFAIT. 

Ce temps exprime une action passée^ mais incomplète ; 
aussi quelques auteurs l'emploient par modestie en par- 
lant de.lénrs œuvres^. pour flaire voir que Vonvrage de 
l'homme est toujours imparfait : Praxitèle faisait. Qpa- 
IctAyiç imUx. Quelques grammairiens l'appellent temps 
historique \ d'autres^ présent continuel^ cependant la dé- 
nomination de présent ne lui convient pas ^ parce qu^on 
ne le prononce pas en même temps que Ton agit^ ce qni 
a Keu pour le présent: Nous l'appelons encore* ^apâero- 
Tcxoç ; temps prolonge. 

Plus-que- PARFAIT. 

Il suit immédiatement l'imparfait^ e il en achève l'ac- 
tion; U est pour l'imparfait ce que le. parfait est pour le 
présent : <3épTi ^èv eTreTraiî/jiyîv , Lucien zje venais de cesser, 
et Platon dans Euthip* Îqîac, àv ij^ri Ttapi aoxf tvîv oatdmra 
ilJLîfmQmeiv. peut-être aurais-je bientôt appris de vous 1» 



dig) 

TOI/ avxina, fiexà xiv èi:dvoSov^ êfx^ a/yec a^XaëcrfAoy. Orf fiky 
ouv MAXoiv ^eutepoç Tcpoasjjûç T(L Mer Skiyov xeriac , 

xaftox iir^ eXarrov, oûx dtiVjXov , ey' w jçaî toùç àntù^éûtù 
ÎILiXkoncf.i étç ^miii toÛ cfùx eê$ (là^^aireéiJiMÎJ y'eàlp^ 
fX^lA^ixoi^: fkqfiic^ (ïUekfépçyxki x<S^$ .^ Û!? «J^«^; ,^^)9> vii^r 
aXXa 3(at ôyanaXiv rorç îevxépoiç JAéXkovat Ta ccuo&Tepdv t( 

.-,. ■..• >,"» 

Ex Te xai ofs rcAet. . . lA. A ^ lOt. 



-4 ^ V'v .1 



s B'. Ilept Twv AeuTe.pevovTwv ;jip,ov<(i>iK. ^^•':, 



Li ««', 



Oitoi tpyov fiiv ifi(pai)/éi fài zexekeaiievov ^ "koxol Se. 
Ttapaxatjiv yiyvéfiiiiov lv;f|5rovcp tùcpekOévri^^ 'iteXûuç '^ ' 
ovToç ToJ xaTûK T:apocxaaty (pyov , 'Kpoat'^pinfsayno tivsç 
liexpiQ(fpo(Jvvriy êvfeuvipLevoi , eTttypdtfoyxeç 77(va|c nai 
àyakiiaatVy àç zi Hpa^ixêlinç inoiet' oTcep èaxiv 
èëoTjkBXO pÈv TeXeeov TtotUcai j oùx i^f^viojdy) ^i * xivkq Se xat 

TrapaTfiivojifvov. TOI» XP^^^^ ^^ t:Sç xaT« ^ta(î'ox?!lV^^f!P?['" 
6)îxyî^ âruyx^ru^ûit xov vUv^ oux ôpÔ^ov (xevTot to &vTepov| 

Xej^eij, iXXi^^p^oTçpov •. e/.^è' TaÛTa 4'^apéa3jrçt,.Tw. ^^^^jp* f 
^et|ûET« fiiiTv it'kyiv jSeXTcw x^wtv * ' 






'OStôç'^/TÔ' tr2£p«tAfex(S êitetat apteaws , t«v "tovtou 
ik)(19P^ ^VTsXsuey jyr)irâv * %àà eif{ oS9 wpmx; t^ ito^pàtdcTtxâ 

nXarwv'' ev'' Êuéuypovt ^ tdwç âv yS^îyj ;r«pà aoG twv 



( i5o ) 

èiftavv^ï èv zôïç oy^ypoiÇy xaî xi èrciiinoiia, êv— 

.•■-v« . «l^^. 

avti'jca itpo Tofl IveaiÔToç ., o5tû) xaJ outoç to oiTtxûç Trpo 
TOMc 7rapci)!)(V2|xivt«>v yevéadai' t« ayjXoF pcpiuç 17 OfÀïipcxi? 
Xp>îffts'*" £9^1 yap Trepc toû SapTn^aovoç xat T^WQ).£fJtcv , 

TryïJàv jSaXev , oJs TXyjTTcJXepioç |3eSX>7xec toO SapTTQ- 
^ovoç Ttpotepov j3e5X7)pLgvou' oStm xaîMyipcdvyîç $8pex- 
Xov êv)5paT0' tÔv |3e5Xî7X€t yX.ouxôv xati $£^i ov« 
xw pLevxot xoiç Trotyixàç, avxixpovtapiorç laS' oxe xp^^^ai , 

I > 1 - «■ » • V 

AOPI2T02 a'., ' 

ir . , ... 

Tov.pèv'ovv îtapaxetpievov 'xac UTtepayvxeXtxoù Ai xô 
(jyvxsXecjxotovç evecjxwxoç xaJ Tràpaxôxtxou . -ervâi , <JUV£- 
§3çtV€ • 7rpoa&û>pt<x9at .(Jtotc àyo/^accvi: (m^yjv ^s xow fAeti 
Touxouç . ou Si yàp h Ttaxi xj- tihion x^ç .Trpa^èws Vpovov 
exepov SiopiaudOoLt , «XV oWg 7rpa|tv • :îxoe yap xo iroX- 
Mxiq xa« axeXwç , oirep ^v év8ax«Toç kat TrapaxaxixoO , îï 
xô xouxwv avxUct xsXsiov^ oizep xw ^irapaxetjxevcj);, xai v^tep- 
guvxeXix^ Trapct'TTÊxo , ^ xo àira| xoî "xeAewv , ^7rep.>5» 
Àopt'axow . itèpifaxavoSéy ecç «TrecptW âJiXwt tJ^ AaipecJiç , 
Tou y^povou aec çv ,xtvwfii vooupiévpu.'S €iw(JX)}(X«VTeç oî 



( tSi) 
pîétë. Et Xénop. exp.Cyr. 4- i^s habitaient les forteresses 
où ils venaient de transporter les choses nécessaires à la 
^ vie. Car peu de temps avant rapparitîon des Hellènes, 
ces habitans y avaient transporté leurs provrtîbns. Le 
plus-que-parfaît précède le temps passé dans 1 action, 
comme le prouve la lecture d'Homère. Ce poète dît en 
parlant de SlBii^pédon et de Tlépolème : 2apity)*à^ P^ev • 
Js TXy|îCTo3^€fXoç j3eSXïj»8i , de façon que les javelots fu- 
rent lancés au même in8tant> mais Sàrpédon fut blessé 
le premier. En parlant de Mérion qui a tué Phéréclus, îl 
emploie aussi le parfait ieSXiixu. H est vrai queies poètes, 
se permettent quelquefois des antichronismes, mais ïes 
licences j^tiques ne détruisent pas la vériuble signifia 
cation des temps.. 

AORISTB l*'i 

Le parfait et le plns-que-parfait, exprimant Taccom- 
' flissemeoc du présent et de Timparfait, pouvaient être 
définis par des noms particuliers, ce qui n'avait pas lieu 
ponr les autres temps passés. Car l'époque ou la durée 
d'une action ne peut se rattacher qu^aux cinq distinc- 
tions suivantes : i^ elle se fait continuellement sans être 
achevée, ce qui est màrqi^é par le prédent; 2° elle 
vient d'être achevée, ce qni est indiqué par lé parfait; 
3^' eHe se faisait continuellement sans être achevée, ce 
qui est indiqué par^ l'imparfait; 4^ elle venait d'être ac- 
complie, comme le plus-que-parfait nous l'exprime; 
S^ enfin, elle a été accotnpiie une fois et complètement 
dans le temps passé,, et c'est, l'action que marque l'ao- 
riste. De plus nombreuses divisions de la durée seraien 



( i5, ) 
ioutiIe$, Les aucîeas , ayant observé qu'à çh^^e inHani 
"d^ p^i^ pouvait çQrrespondre quelque ac(ijQ^. une 
fçis aqbevée^ om donaé a chacun de ces mo^en^ le 
nom d'aorUte., nom g^^é^ique et applicable À tout le 
temp^ qu'ils regardaient comme indé&m9sal^9<^ Le 
grammairien ApoîUonius , en dism^t que àop^tjxpç oit %m 
leoips négatif du parfiât et du plu^-qu.ç^paicfisât, oomiue 
le gç«re udutre est une négatiqi» du masculin, et du ié^ 
minluy a avancé un principe erroné» mais il a eu rai- 
son de dire qi^e Va^rUte renferme, it l'imparfait et le 
plus-que-parfaiL E!n effçt^ à dé&ut de noms particuliers^ 
les anciens employi^ient les noms génériques : les noms 
dérivatifs, doivent être ou paronymes, ou yerbaux. Après 
avoir subdivisé les paronymes en paronymiques, passes^ 
sifsj etc. f ils ont appelé paronymes une partie de ces 
noms; les pronoms sont : ou démonsttatifs^ moi, toij c«- 
lui'ci^ ou relatifs j et cependant Ua donnaient. spéciale- 
ment à ûutoç la dénomina^on de pronom démonstratif. 
De même qu'Aristote avait désigné, par un nom com- 
Qxun :, ( 3. poUtiqii. ) Apx^ h&pkvzw : la chwge de pré- 
sident de^ délU>érait,iiOBs ^ ^. c^Ue de président des dé- 
liais judiciwes^ fa,u;(e d'un 90m. papiicuUer. Mȉ^ Von 
a donné le ttom' d'aoriste^^ s'il m'est permis d'emjp)oj!er 
les expressions d'Aristm^^ au temps qui cabrasse font 
le. paasé jusqu'au momeut da pré^e^^ el noi» diions : 
iroXai Syipcf'^oi, , x^ès êyfcti^u, <n!fA«pov 4yp«t4«* 

AORISTE 2. 

Dans les écoles de la Grèce^ l^on a chercbé à étaMir 



( i53 ) 

toÛTov yevcxc^ ôtfo|uiaTe exa^Xsaov |- 7r|0oc7iJi(i{ovTr xat rà 
Xpov6> • «dpccrroç y«p • to ^è t^ A7rôXX6)Vea> eîpYi(iêyov , 
x^rcK âiroç)a9iv T(ûv ?7poec^7}(X6va)V ^uô p^pdveov 
iOéiiaTicQn ^ ovx Jppwtai • ou yàp ôçTrep to oWé- 
Tepoy yevoç , to «7ro©ûcaxov to ^ppv xai :ro S^Xu,' o 
Xfovp^ outoç êoTcv • opâoTflCTQV ^é/>y S avmxéptù fWiV ' èiK" 
^^pt^X^' 7^P '^^ ir0ep4>XY9i^^vov Toû liapaxsijULé^ 
vou Icftê U77epavvT$Xcxoû« xdeî ioi'xoacv oê TtaXae c^cuv 
iXXeiTTovTe; ôvofzaTwVjTorç yevexorç i:pocxpi^caè9af ôçTiep 
êffc Twv TiapoLydycûv ovofidcxcùVy &mp ev yevei eW Ttapcà- 
vy/xflc, xai priiiaxi^â ' hrcoSiaipêfjavxeç fxsvTOi eîç Tzaxptù^ 
vuficxà^ XTT/Tixà^ X. T. X. TTapcàvufjLov exaXeaav t^ ysvixo) 
ovo/4^aTt TO Itepov elioç * xcbrc Tâv AvTCîavupitoâv â)çauT<»ç • 
Ae«xT(Xd(i yàp Sam^td eiVcv, )^ Avotfopixcci • oXX' ovv tjjv 
ouToç AecxTix^ iidùq éxâfXeerrv* ûçirsp xac ApiororAiiç 
Aopearov kpx^^ xijv xov AexaaToO xai ExxXy)- 
(Tta^Toff ?yyï , ^la to xoivov af/yoîv xai ai fx^tv ?Jiov 
ovo/xa (y' tto^it. ). ^ xat 6 xpo^®5 outoç, Atfpcerroç cxX>S9)i) 
ocopia/xoif x^P^^ ^^'^^ Itxayeipixriv (fdvai , &ç ovif-" 
TTspcXafA^avw &T;ff,vxoc xà ^ipni tqu, Xf ^^^. > '^^ ^^' avrov 
piéxpi Toû £veffTâ>TO^« Saxiyàp. (fivai , ir^Xod f/pa^'A^ 

Aopizras b'. 



. «Q r->. unhoeAjt zq 



3 1,1 



V^i 






o: 



't 










TttV 






tkCr n r^r^< jÂI fXAAÂvn 



lor? nsoMxorç ôpt'ÇeTai fiop^oiç. -^ ^^ 



( i5S ) 

ikM différetice entre ce temps tt raoristè î^^. Certains 
ffcanimàiriens soutenaient d'une part qu'ils se rappro* 
ehaiepi davanti^e du présent , parce qu'il est confondu ^ 
dans, plusieurs verbes y avec Timparfait qui n'est qu un 
présent passé : iiiKtiSexOy è^éftpovy dans Homère. Tandis 
qàe d'autres regardaient le i" aoriste comme identique 
au second par la signification. Or les poètes et les pro- 
sateurs employaient indifféremment Ton pour et après 
Tautre. Xénoph. Cyr. , Exped. m, chap. 2 , dit : xai 
oaa, eTrei Kvpoç erek€VTYi<Jev , êyévsTO * ici l'action de Ire- 
Xeuryiaev aoriste 1"', précède celle de lylvcxo aoriste a ; 
mais dans la Cyrop. , liv. i ^ chap* 7 , il place l'aoriste u 
avant lé premier : èizEi npocrec'Xovro xaè ourot iii roi; 
tmapaç Ixoloxoi, 9uvéXe|ey' auToùçy nai eXe^ev. Dans 
les autres écrivains j on trouverait une foule d'cKemplas 
où ces deux temps se succèdent tour*k-tour, ce qui me 
fait admettre la dernière opinion. 

Après avoir ainsi iBxé la signification des temps de 
Vindicatif, il est facile de déterminer celle des temps 
correspondnns des autres modes. L'impératif et le sub- 
jonctif se rapportent aux actions futures y c*est pourquoi 
ils n'ont pas un temps spécial pour le futur : tout com- 
mandement suppose une chose a faire : ainsi ypd^pe signi^ 
fie : écris toujours^ yèypa^ty écris aussitôt; ypd^ov, écris 
une fois àVat^enir, Ce sont les adverbes de temps qui 
déterminent Tépoque de Favenir marquée par Taoriste 
impératif. 

Le subjonctif indique Tavenir , comme l'impératif , 
lorsquHl dépend de verbes qui expriment la volonté. 
Quant aux subjonctifs dans ces phrases : ir.cLi^txiQyi , Ivcl 
,«T«XT)î(n7 , et i'/},avaev , ïvoc yéXtùza, napàcaxfi f ils suppo- 



( i56 ) 

ecnt le participe |3ovX9|uisyoc sous^entendo. Les iiifiiritifr 
qai dépendent des verbes, qui expriment la volonté^on 
une décision , marquent aussi l'avenir. Cependant^ lon- 
qu*ik dépendent des verbes narratifs y ou deeêiixqai 
indiquent la pensée^ ils se rapportent au passée au pré* 
sent et au temps futur. Le tableau suivant offre Tappli- 
catioa de notre théorie. 



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( i58 ) 

Oc T^s EùxTtxws ytai Mexoyiiç xp^vot Toi36' oircp xaî or 
T)9ç OpeaTex>7ç ifx^ atvouatv • o (xévTOt TraporaxTcxoc cuy- 
xe^v/^évos ô)v TW EvecJTcSit êirt tww aXXwv lycCkiaitùV , irpod- 
^topi'Çfitat ToFs ^fpovtxorç popeotç, r? lorç pi/jiiamv^ oJi; avvot^ 
TTTSTac • To yàp X^^^ Xéyeuv A/cav i^fAccpte^ fTjaiv 
ÂTiciklmioç , ToXéywv 7rapaTaTt)coi3 efvat • o avToç Xo- 
yoç xartt Toîi (xsXXci) Xsyecv auptov to Xéyeiv, ov 
napazamy ^yjXcocrec , tov ^é eveariôiiTa XP^''°^ * ^S oi/vraff- 
Œsxai tÔ) aîfptov • to âpa £X e y o y ypcifeiv iraparaTtxoy 
^yiXcoaet, (ii>?auT&)c xaî to fXe^e ypdi(peiVy xaî to }.£- 
Xs^e^ xa/ sXeXéx^^' 7P^9^^^ * ofjioi&>c ^è xai irepî 
Toû TrapaxecfiLévou xat virÊpan>vTe).txoO • to yàpi'keye ye- 
ypoL(févai xj'KeparjVTekixov ^Xcôdef ÀXXà irepi ptev* tov- 
T&)v aXcç IX^i TaÛTa. î9(ùp.ev 9è ijSri xat Trspî tûv Zvy- 
6éT&)v xaî yeAoccov y^povtùVp ovç 6 Kopa^ç èv t^ XoXou- 
fX6VY7 éjxTrapsccra^ac |3ouX£Tac. 

§. r'. Ilepî TOV déXot) ypd^eiVf ^x^ ypa^etv, 
efxov ypa(p€iv. 

Einep TO âs).(k) ypa;{/£(V^ xat rfSsXov ypavpeiv ckvju 
yvwptfjia Tw x^^^'V o*STat ^X^V^ ^'^ '^' f^*' xat xo S'éXu 
ypayeiv; jjiaXXov ^è to ypa'yetv yvwptfJteÛTepoy èori 
ToF; «Tiat^euTotç • XéyouŒt yap, efvat oroyoç cîç to 

Xéyetv , Y.ai èiiiTriSeioç etç to ypag^ecv- 

ÉTrtffxyiTéov S' si zo ypa^etv, (xlXXwv ecTtv cv tw 

S-sXûd ypd^tiv • Gvvriyopeï Séi^cùç t5' rjuezéptù ^ i^o- 
X^yo) TO T>3V S^eXyjjtv àyopav ey' a Ttç fxyj xéxTirrat " rjyovv 
TO 3'éXck) 7rXouT>ÎŒstv, oi^x ° ttXoutwv , âXX' 6 ôcTTopo; 
«y etYTot • eXIyx^^' p.évzoi o Xoyoç ex to3 S'eXo) ir^o'./- 
Tslv" «Tcopyjaete yip âvTtç A, et to 7rXouT>5aecv èrù 
^eXXovToç eryj, tô Se TrXôuTetv piij y tov S'sXw Eved- 



Ijfk signification des temps de Koptatif et du participe 
correspond à celle des temps de l'iadicatif. Quanta rim-^ 
parfait qui est confondu avec le présent ^aas les autres 
modes^ on le reconnaît ou aux a/lye|:bes de temps qui le 
modifient^ ou aux verbes auxquels il peut se rapporter,* 
Dans la phrase : x^^^ *^éy(»>v ùki(ùv yi{iotpzs, Apollonius dit 
que léytùv est à l'imparfait. Il en est de même de fiéXXoa 
léytiv aSpiov, où Xsy^tv est au. présent et s'accorde avec 
aipiQV. Mais dans iXt^s ypdfeiv y XéXex^y ^^ iXeXéxet 
ypdcpèiVf Tinfinitif ypdfuv est à rimparf(Ut. On en dira 
autant du parfait et du plu^-que-parfalt; ex; : Xktyt 
yeypjxfivat y ou yeypayevat.est au plus-queyparfait. Non» 
allons examiner maintenant les te;nps ridiculement 
composés que M* Coray veut introduire dans le Lin- 
gaffe vulgaire. , 

§ 3. De &i)<(ù ypd^çiVf èyifi ypé^tiv et tTy(ov. ypx^eiv. 
Si M. Coray pense ique. le pçuple connait le futur 
ypd^eiv dans $éXfr) ypd^si^f pourquoi croit-il que le pré- 
sent ypdffzva n'est pas connu du vulgaire, qui dit souvent 
ehai Qotfoq ecç. TO Xéyeiv, et éutt^^^co; eê; to ypdfstv ? 

Examinons pourtant si ypd^eiVydans B^éXo) ypa^eiv^ est 
au futur. La seule raison .&ur laquelle on fonde cette lo- 
cutiom^ c'est que. notre volonté se dirige vers les choses 
qu'on ne possède pas. Ainsi , dira-t-on que âtktù irXpu- 
TTOcreLV convient à un homme pauvre qui veut devenir 
riclie? Mais cette raison ne se peut soutenir^ quand on 
vient a comparer la phrase âéhù TÙiOVTrtdeiv a celle-ci : 
3'eXw TrXouTÊÎv. Car il reste k demander, i<> si nXouTïîaeiy 
exprimera exclusivement le futur dans S^éXo) tiXout)?*' 
oeiVy et non TtXoDterv daûs déXa) 7rXouTE?v, tandis que 



( i6o ) 

les deux infinitifs dépendent du même verbe Béhs} 
qui est un présent; i** si dans Bfkrù îr).ouTWÊtv, S'A» 
éniporte suf ttlùv'xindètu , oii bieh si ixkovti/iaiiv prédo- 
mine, sur S'eXw; 3^*$'îi y a quelque (Kfférence dans les 
locutions ôekcô ypa^etv^ SAw ypd^at^ et âzktà ypd^etvl 
Avant de résoudre ces questions, ùous allons prouver 
que ypd^eivriesl point au futur ^ et qné M, Coray n*csi 
pas conséquent avec lui-même f car< il empïoie ypdbpèty, 
ex. : HBeke ypcc^eii^ dans uîn sens donditionnet pour le 
passé. Si donc ypd^éiv est ici au passé> à cause de aQtXoy, 
pourquoi ne seràit-il pas au présent dans Bektù ypc^eiv? 
Apollonius dit que ypd^iiv^ dans S'Agi) ypit^èiv, est aa 
présent^ à cause deS^Acof, et à l'imparfait dans Hdekw 
ypch^eiVf à cause de HBskov' par conséquent ypd^eiv dans 
âêXùi ypoc^eiVy ne peut pas être au futur ; 4^ dans â-d/i» 
ypàc^eiv le futur ypœ^Biv n'est point un verbe : les ver- 
bes qui expriment la volonté'^ dit Apollonius, se con- 
struisent avec Tinfinitif^ qui tient là 'place d'un nom; 
TTpoaepoiljxai àvAyiV(iT/,tiv y pour itpôocipoiijiiAi xhif ccuàcyvfO' 
criv. Même on y joint l'article : i:poiripùiyLr\y to pçSvyLth, 
Ces principes posés , la locution B'iXtù ypdtfziv exprime 
une forme équivalente à celle-ci : aoAtsyctoi^tù tor (îy^é9tx\ 
5** on ne justifierait pas la proposition, ;^A© ypâ^tiv par 
Gc passage d'Homère : 

H iOiXuç , ?j»' auToç tx^ç yipaç , etc. II. A. i33* 

Car les expressions o^p^g^/K; sont Tanalyse de Fiiifinitif 
tyeiv : 

H iBikiiç , aÙTÔv « sxstv yipoLç , auTotp ift' oûtwç , etc. 



- (,6i) 

(nepov eîri toC S* i X « ^ ri ri' àvditaktv • T' , ti'vt Aiay s- 
poûffi Ta . â'éXct)/ ypa^etv ^ deXo) ypa^at/ d'éXo» 
ypa^etv • .ÂXXa fzifjTotye al XocTcaè twv tyTÙ.iattùv. Juva- 
juitxciJT^oy 7r&)ç ^yjXoûai xov xf'ovov to5 tûv Âirape^jif dtcûv , 
TLcfff pv Iv tto &é ).&) y p û?i{/ e t V , oO xov fxéXXovta dy)Xco(7£t 
To j^pavpeiv^ xai outco^ 6 ovTjp âvtiTiepiVtei aûroç lauTO)/ 
oiiokoyiï yip xo yj6 e'Xe ypd^tiv y Sitep ini Trapwj^yifjtevou 
«ûto^ 'kaiiëdvet» €Î yip to i^OeXov ypd^eiv ou piéX- 

Idvi'oç f y](nv ; ei to ^i'ktù .ypd<f€iv /EveazQxoç , 
Xéyw TO ypcé^Eiv [^tà to déXu^ ^rapaTarixoû 
eoTTat iv tû lïôeXov ypdfeiv* i| wv ^Xov , 5ti to 
3*6X0) ypix^eiv où fxeXXwv A'^ eXéy;^€Tat to &0.« 

ypa^et)/ Ta pLTi thcLi YMpitùq fé^iia. to ypd^kiv» xi 

- * 

yàp irpoaipettxà: tûv 'pYiiidxtùVy Ç)y)a(y AffoXXo&veoç^ 
CTUviacaera-t toiç ÂTrapepiçaTotç , xa0o irpoar 
peaiv dyiXpûvTa^ eXXiXotire tw Trpccy/xaTi . • . 
S'é'Xcù,. ypdf'eiv , TcpoakûOMpLaLi oivayiV(ù(jy.€ty f 
&ç Trpoaepoûjxai T77V âvayvuŒiv • . . xav ^&Ta 
ApSpou^ xpoyjpovp.yi.v TO çiXoXoyerv , rÎTrep to 
pa9 upeiv • xat ee toîIto, J>îXov, OTt TO SiXo) ypdfeiv 
forov IcjTai tw avaaxsua^û) Ta 2;^é^ia' E', où xa- 
TopOouTat TO B'éXû) ypdtpetv où(î' ex toù Opiyjptxoû* 

où yàp TO eletv, àXXà to êytiv Sriloî' àvaXu<7tç $^ fv 

Aiiape^KpdxQV , * 



II 



( l62 ) 

où ^àp.Sii tÀv TTToraxtixJiv ëy^kiaiv to /xéXXov^ xai toi oX- 

Tctrrpifovttfg ' rou Xéyou , w^ <î^X«v • ç-', icajMcXoyov yip 

j^p5<jÔai Tw (jtéXXovxt eiri tôv (3ouX>j(itv (TTjfJiaivtfytaiv pijfca* 

f&)v , SîTOuye oÎto^ X/yeiat eTCt twv I9* 'ip''^ t>5ç jBouXîî- 

/X0C.i/9ff( ':ii FpafxfAiXTCKixç ^ où ravTov t^ xocOaei^* 
^oX^t yàp &v avT«t éxanv^v ^ eiftrep é^uvaao . xûc&vf tm 
x«i 6c rVrp0&{J4!A«T<)eJ}V tswtd^omîçxiv Èvemwa ^vov 9caî 
TOV ÀrfpidTov T^ç ATrapEfAÇOTOu aTréyeifjiav toFs frpeatpe- 
Tixori; TÔi)V py]/x^TGi)v* olov , déXct) y pa^ecv ^ xat S^eXo» 
ypa^ai^ a>v TO (jLev to 9uv£;(è$y to ^è to âlïOL^ "^rîkot roU 
ypayeiy • ov /xyjv Se xat tov fjiéXXovTa* 6 y«p 6C7rci>v^ êyà 
SediA p(Vtoû, «iT( («!)^ l/jL^aaiv ê(70|xivou 70;^ uiréf vi- 
ve ^ xoci ov^ ^TcXâç ^uXi)<7ty * b> Xdyo» offMet xsu xi éX* 
ttpÎoç , ^ ûir^ar^lffevs oVïfiavrtxc^ t» pieXXovTt wvwxeiWai • 
où yap Ttç êXxi'Çet xài brtèp a&Tiv ^ oi^' bizia'jfyaïxat' 

lûLfïç S* êvf£u9ev xat Sri i:àxi MAXovtoç àfiotptT i 
IIpoaTaxTtxTj xai 3^ TTTOTaxTixxï lyxXtcriç • âouoraTOt yip 
auT0t£ xtt9' lauTaç^ )QfX€v; oTcep Tupoç ov -h 7rpdaTa|iç, iroiijaeK 
«iroTeivofiévyi , où;^ ÔTrsp 6 Xéywv , oç jSouXrrat pièv yevs- 
orSai Tt , Trap' ^XXou Se. h Se t^ ÏTroTaxTtxj , ote picv eu 
^Xou ^ouXyiaiv dpcàv , ote S* eîç ^(orayfxov ^ xovre 
;(poV((7xâ>ç y x^VTe ÛTToSeTixôt)^^ r? àopcŒToXoycxûç 19 éyxXcacç 
;$ xai acTioXoycxâç > u7râéy£Tat ^ tov MsXXovtoç irap' iccutov 



N 



( ifô ) 

• Qe tt^ftl i^oim «n éffôt pour teniré U aubjonciif >4|<re 

Ton pourrait meube kilël^Wc qudi^e le iiqbjontdrck 

l-iikpâfAt^ indd^ueiit Vjtnenir^ cikii^. ks :râ»pbo« JAlfiais 

ffft'lh tenops qui r^xprime; ce ^i suit eipbd^fipoMr^tni 

Vëvidciiccû'6<>:«Ije' fiHur ipd marqua Une' aq|i0K djmt 

le.réishàt.dépebd de Dt>iis> oe pelil ^iure 'r4g\ ffarjlM 

yctbes ««xpbesnfii de la iFolomé^ qtlî vi^ aa^-d^»: d 

posçiUe; ]Pâc éxv : pous f^ules^ hUhr kis fframmàii;^^ 

ne veut pas dire): ^p^éus tes hMler^z^ calr li y^ns pou]Kiji^ 

L^. bi:u)«ir« alle^^ue géraient 4<Sià plus que c^clfc^ et 

f0t^^èr^.^yyAin$ii, ^les grammairieius ont attribué. ^pjpi^r 

ré(^^,4iU^ 'V^bes de yolonté le présent de riq^jif^ 

dlMs. f^pdfuv^^ sfysL de rendre une action coxitii^ifelle^ 

«t. Vaoriso . â€X$>) 7P^if^> afin; de rendre uu&acfi^p qui 

^'^cçmj^îi^ pue fâU. Quaa4 Alcibiade s'écriaU,: J^e leur 

ferai bien î^oirqi^î&siiiis vivant,' il désij^Bait. un- projet 

dont raccomplissement dépendait de lui. Aussi les 

verb^, cpii 'A^^éMf\rù1Hèûre et ésp^r^ 4e .cvqstrài- 

sent avec le futar^ parce qu'on ne promet^ on n'espère 

tiM'%m-iS^m'déh3iàT- ■ . ,K'..-r ; ...; 

" ;Ctà'Voït" pà-^fa •'p'^ùtiiûdi l'iiiiï.'^btît it-ife-'iaBidadir 
h'ôhV i)a's ' afe ' futur ;• «itti " Ifmipëfifl^; ''feelM ^érf 
parlé Veut \\ititi aUtrë fàssê' i}uéit[Aë' iùèÛHii -^Mi^M', 
ëii^isfe 'subjonctif;; 'il sW sëiidiét i « VofonWa'tni 'att- 
ire, 'ôui>ten 'ly innoàce hSiaike aà^ëuse ra^{6'b'kiifli 
se préposé*' dfe faite, ^ùaiè ■^H«''ioh îk 'pâytfttil'e't^l 

précëdVté>ùï)]oiicUf I -s^dif^èiiif'iii', o(î-îy«-; dè'':âç«ii 

4ué ces'^âeux' iiiodes bë' ^'^Uvëilt |>^k é^tfer' 'pArSëk^ 
mêmes dans' U (Itic^'Àrà, tàifctis-^ufe- l^é' fotfarVufliC'lHMF 



II* 



( «64 ) 
exprimen^iiion la volonië simple ,. mais la déitisiw et la 
Jiberté dé. l'action de celui qui remploie» 

—Lai rëfatatioa que nous Tenons de donner^ de âSkùà 
<ll6(^e(y/|wbuire que ^eXei^ lÂâaeiv n'est point un temps 
^eKmdftionniel^ ni en grec littéraire ^ ni dans le langage da 
pfeupiey qiii emploie lïOeXov avec le subjonctif^ et ayee 
ia^ paifticulè Va nii^e pour ch/ ; ex; : ifitkt W ii<feXn9f, 
que Iès'écrlvf»ins tendent par iiOtkev m .wftXïfifyoLt^ ou 

l^d^' a)>é<fBkYft^viCi, on <2>f e^it' ^, :eto« 

^^ P^ là même raison , on ne peut pas non plus regar- 
âëï'iy^ ypc^^eiv comme un parfait ^^ ni t^x^^' yp^^<y 
x:l>mme un plii8-qne'*-parfait« Peùt^tre les réformateurs 
ttë^fîl'lkhgue grecque auraient^ils mieux fait dVniployer 
^jffù^éyilpiv avec le participe du. parfait , en imitant les 
^ilrt^Àt'âiès des auteurs grecs ^ formées d*fx^ ^ des 
I^irâéipës : SicfxekiûV {ytù au présent^ et > 



.«'li/. .•.' ♦' 



- i oSi-fiwr .^ t C qlv X ff V X « ff c^n *,Sopb. > OEdip* roi. ^ 700. 



> 1 



au parfait^ quoique ce dernier .cas^sbittrè^-r^^re. Qnant 
a la phrase : Ta ètzivfiSticiL ef^ov âvaxexofjLcajxfvocy de Xéoo- 

îfeîW^'^P-'lÇS'^- ïy>flWl'oï* regarde comme une circon- 
lf^iitK9f ;4u pla3Tqqp-yarfait> la leçon en est an moins 
dqiit^i^^ puisqu'on liK^plus bas : xà ImT^ua eyrouroiç 
ày^giff jK.c(7^£vot fiao^v^ Qn^ pourrait même affirmer que 
)nfB^Af^;.^^if^ citées i^q sont pas des parfaits^ ni des 
pJ^ufST/u^parfaîts composés^ parce qu'on peut lire : oTa 
W^fy^h ^tÎQxikiy^txi^ , et tTyov ta ifrenj^eta, Àiax£xo/jtc- 
ffft^v^otj^ et, qu'aucun des anciens grammairiens ne fait 
¥Wïïfi9».dc parfaits, pi d^.^U^s-^iierpwW^^^ 



( i«3 ) 

ytldiv iitayyëXovxoç. -^^ < , 

Bexuriç ivvoiaç Syi^oï^ xai ^yvcaoTOV lû ;^v^ai(^ Xa<â , Sç 

VTroTaxrcx:^ avv^Eirrei TO jjOcXqv* cacto, ;90eXe va oiioe- 

âv ^9«Xn64vai> t (i>ip<XcrT' iv f^«?.X]lo>^ x«;X..r. 

xai eTjf^ùv d^(6aetY:iino,itictp9ttVtcXt»ou^ iî%o&(C^«rr{p^ 
HtOiyLtQa 'k6youç • tdXoyov 9' foôçy tbrep td fj^'^'^Totr 
Tcapaitnfjiivcv^Xfiu'r^srxov Meta^^ âvvJitTéxôi/^yTSoloLt 
cvyypàfétav irpo<r;fpn^rt|xlv(iàV'i«Wi4ft^ liepifpciâtm' ^âxJt 
lilv éviat&xa ^raTcXôv ?j[ia. xorS ^ ' ifràpi)oHf(îtvov 



• 1" ^ .-«..il 



c .i r ic 



er^ov .àvax,€xofAr(7}févPcr^ éit^î TirepeTumJtjx'pO'.^çfiçi- 
ayaxcxAfALafiivoi::Soav « xtfAr^i o^& TCopKXAftàidiiçv 

TcxôSy Tuepi Uftpaxec/iévoi» tî toi/^^ta lou'^^/w eeTtows * 






r^etv , xat eî^ov ypâ^^eiv. 

^^ Toiï" vûv xatAtXuaav^' Tiv'E^Xdf^a'V' ÊfiiTopEr«*Và éupy; 

•Kàc>r}v^ «'<yxhp>$ smàvy- jJefi^(;of*<»t Ydv yfXo v , 
élF'i'4V^d«4^çy 4fXtç -^9t« dci}pfjâ(v£uvr^ irpo^dd^-^ àêï 

Expw ce fjiaXXov àyavaxTeîv èvii ffçaVT^ ^ o^f xç^t où 
xaTGi)Tép&) là aÙTcè epe?c. 

'' XP^^^^ ^^ l^ccOcùfiev Tvjv ^u(7(v toJ juiéaov piiiiatoq ^fiet; 
^' ot Fpatxoè , eeç tôy àrtofcùv tijv xotvr}v yXûaaav oiiii- 
^^^ Çetflti to pteo^v p:?jxa 5 * ^' ^^ ^ ^ • \ ' 

c 

taSf^TWÇ'^ Xf yeiai j ft ^Tt to ^uîtoi3|*af ii^ Cf*i^ ri 
^i .Xvicâ €ir'. âEXXovç (zvafép^iTa^i ÀX^à x«i ffoiay 
xaBapày i^nyn(Jiy dÏ7ré^a)xe xây Méa«4V aoi d'^y^- 
|i4a(opievo$ Kovoiepo^^ 8; o^tÇof^evo^ çcurçè çiisan;' èvéfr 



de ?;^û)' c^pendanit^ l'expression êy(tù yeypot(féi^"éèl m'Oitls 
étranj^e que f;j(;iô ypct^j/etv,' et £f)(ov ypd^uv. *' 

• ' ' ' . A , . - V 

$4- ^^ ^frh^ moyens, . ., , : 

Page xr% Kg. x', ou 72, it. « Dans^ quelle^-flëce^ 
ti nombretiseè grammdir^es ^qui^ (îépvis }» priêfè de 
c< Gonstatttinople juih^ia' c'e' |6ùr^ iixmdetit h Orèee', 
t4 petti^>R trooTer ce que e'eàt ^ucfla roix moyètHfe 

r 

fles'Vérbes?' •" ^ •'•»;■ i ; •» ....i;: 

Lascéris^ ett ëtablissant que*(StdÇôfMi tovç^c^ov a' le défis 
â€tify tandis que celnî âer^d^opiai bm xoiy (fd^tM eiât^pa^t 
sify a suffisammeiit expliqiié la Toix moyenne'; il àjdtitè 
'ènc^e^'il faut moins d'ïzrt que ffobseh^dti&H^jjiùur'tà 
tonnattre. " "' ■ .'"' ' '*' • : '^"' 

Ligne xJ', un i5. « NcdbîfiôH'^as jtistettieni'S'in*: 
« digttèr^ lôtsqa-on éttteiid! lés^^î-âdmâlrîfeAs dii*e'«|t)^«-fe 
(c verbe iiiojéït exprime tamètluhë'iàè^oii et tââvé^ 'tfttè 
«.passibh;" w^l' '-■'•/-• ■ • ••'•^r"" • -• ' '^'^'^ -'^ ^ • '-^î 

11 fàllaïï plajfit vont indigtieir'deifrHrë Voas-iAÂJttë/ ^hi 
dëViezy plui»3»âs'; -'Sire ta znMe' chose qu'eux'.* -^ • ^'^ *' * 

.«' Ijô»i*éqU'ôn''*tous voit àppf^^îtiife lés Verbe» m^yené 
« dès Hellénistes* -étrangers ^fi6u» y lèô Gr«^s, doirtic 
« langage cojnmun a consef^é le velrbemoyehr? yi^ ' * 
' Sî'ïiotfe langstge^'à^ consëHrtf le V€?rhè moy^^ pdiir- 
qtioi i^èrioQS^otfà dâhs^ la fléeé&siié dé Faj^pfed^É'ë âe'é 
étrangers? lOrsqiie le VuIgSHÊf ÔK^ oi'xéah yeTrTivûTt*, crtïti 

uni verbe Dràhsitif, où que'i^fc'te^&bit-se dît pour la pfcr-- 
àonne qui^parley tandis que Inaction dei/t'TtTw tombé sur 
une autre? Au reste y qucHé' explication M; Kiif^ter^ dont 



< m ) 

TOUS faites tant d'éioges, a-tril donnée des verbes moyens? 
Voici sur quelle base il établit Ja défioitioo de. ces ver- 
bes : per actionem autem cum passione mixtam , intel* 
ligo; I eam^ per quam ipsi à nobis alîqiud patimnr; seu 
^qqas 4n ^psam agentem .reflectitur ^ et. per proaomen 
rtçciprocum se^ yel sibi, yel.fif;\sm additJl praspositione, 
pçr, ad^e^ iase^ inter^e,.,et(x:, exprimisolet^a actio- 
^emqufp 2ib,fJtçro^a,nf>s,tfansit,.sed volente^ cfirante, 
mandante^ jubente, vel petente nobis aliqaid fieci. Or 
dans .le^ iveTjbes : Sp)(o^cti, IpjDy/juUyfi^^VX^t y ^ivOup^ù- 
V^\:f9lpim'9 g&fxat,ïV(waojA^^5ff(jofia«, SipxoifMi^^ixéfL' 

xpouofjux» y et.daas, i^iUe j^utr <?$ , M. Kuster pe^t-il proa« 
ver que le pronom composé soit sous-entendu <, wl qu il 
y aî^qiaelqj^e ac,t^9i^:,q|iii retpmbe .sur iipus ? Ne 
4oit-^ pfs,w,fifffiî„^;4adign^r ^ vo^^ c^çendre dire 

tendue celle-ci : êm xyi éfAauToîla)ç>eXeta?Ehqmoiîi[p^lai qui 
labourie, c^ui q^i.CiOUJp^^../3^1^i q^î ^)%i,t,;jt99jliomiiie, 
en général, ^yvçe ,B^^j^ur .S(yii;BvaBtflgs.îgtt'il V^a- 
y^aie?.Et ijpel ,eft Vfe^<?4Wïpe. assez ÎRMnft4>'ppttr,.l^e .pas 
^ne^dre d^^Mj0 a^^îoçAayantage qni:fl9itk^jHn;rey^^^^^ 
Quelle gra^amairp philqsqplMq^p»! ^ ..p^^i^-n ^ ,,..,.^. . 

,.«, Q»^ dis-je,: 4çs.^IeM<5qi^,e^ 4M?ï«^«I? rvPjftfflpi- les 
? Gç^çft,,^, ^.aurait, à^[m^99i STWW^ir.i«ft^;q,<M^^aft^ 
f( qu^.ia naUK^ des vefiJje^,igM,jr^n? qçjj)4;p.îpf:wec .^|, 
« .mxilunémenvM.&V>.i^»«U'€rt)Pi-d.çJ'aç^op^ ^V;^ _ 

Aucun des :gramq?airieïjs S.rçq§7ïe:r)Çfi9.WaÎH ^^ops 
Ipç yeibps moyens ^. cptÇî..^5i|gpiûçajio9Hî,(^ft^j^ 
^. Kusler , de/ Touvrage duqjid, yoi^. fi^qz ^ra^uit .ce 



( i69 ) 

yi TiA^^ é^wc^y :izdiax<>l^sy f<^^ émàrpétfoucaty 
è<p^ avToùç èvepyoiivrcLç ^ êf;.^aevofjiévouç S^i 
z^^^^ (JVvOéi^M: ÀyxtùVVjxiûtq. savxov , iavt-oui', W 

driT(ïS'Vrd£''^y''ftpbàTû?rT0VTaç/Î7' ÇiîtoSvttscç yêve^&tfi ti 
^jUi'.tî^ •' îiobi^^ A ^iSriTtev ri i:ccpi xhv Kotiatepou yiaSapi 

piniia^iv ep^oy-CLi y îxvp{f|tjiai,' fxé/jivyîfxai, cvÔùjxpû- 
ficci^ oiopLOii f'e^ouai y yv(S)àci.p.aiy o(j&o]Lai^'Sêp^ 

|jiai, ï-^ofiai^ Trapaxpovo/xa.ij. -xat ev ^)>Xoj{^ frpX- 
2.©^^:^ 64' Tcfft.TQVTW.y wiroyatvetai î7 auvQsioç AvT&ft^y^wt-i 

c è\^zxmKÙ»<fekfd(f ''^ >' Te. .34-; :: ô -xrxrfirc^v, 3oè« cm ï^aSww 
• fPKtâiy l iruc'êi^^npfx^^Ç'\y(yétoti iik-^iifài'èiïl^^t ^{^âi^ 

' "^'^ ÀW^i T£^>ïyci"dX^Q^Xèuç 'É).>Vivt(ytû^ç ; lihyàp ^i^ 
*^ ij/av aTTO Toùç. EX).yîvaç rpafXjuiaTexot çiXocjojôt'^ «f o- 

TToeçi xaTÇVoy)(7av , ,ot^ toi» Hieapù pyjacrroç >7 oucrtç, eivo^i 
"va a7]ùa(V>7 êv i^i^TW évÊûystaV xat -traî/oç ; ._ _ ,, 

OxjSeiq Twv E/Xrîvwv rpap.^Tixcl>v eme', ^^^ jôû^ftidou 
^^ pjîfwçfQ^;-' Ji^. ;/éVft j cèXXi Tivcjv aéawv • .«A^:: ov^' o 



( 170 ) 
ainiç MiXfdxépai imXaS6(ievù^ TOi>T0t>y^ 9tatpé<ietç ^îno Kai 

\^ Seiyfiax&ç X^f^^ > Tr(t(f>xr(Xi>y pf^tx , Stav i i^p^tfip^v 
*' aiixo, (TYiiiWvv? p%t! Tim^exe^ in £hXou **^ ôXi^i tour* 

*' ^cXet va: anfjtovyi, frt tutctêj «vtoç iû^vtiv ; ** 

O egn^ trfte ^ij^ot èvépyetav . 

*' Aèv f epû) ylMpvjpa tqv ATCoX^côvtov^^ 5s tcç l9ei^ev , 
^^ aX)ia xarà xriv àwi^eidiv xùM (JKozeivdùç , on èxaxdckaës 
^^ th^ (fvdiv Tou jptécou pTnuaxoç • • * ' 

<J fifiéxepoç fiXoXrfyoô , S^ep xaJ âXXocç twîv ÈXXiivt- 
êtarç Joxer oèx ôpSûç , ofetat ttïv Fp^fxjixartx^îJ tcu AttoX- 
Xédv/ov «xaraXyjTrtov thoi ^ (TAXfetndxrï» oSffay * âW èv 
uoiÎTorç ATCoXXciVidc yavepcSç Xéy^t' ti yip èlou^dr 
p^yi^ 9 iitotiffadiAr^v' , Hflcr :ètfKv<^ûlpi>ïV, x«?' ri 

oyè fxèv èvepynTiKryjv, ori de 7raffyîT«Kii»^'«yeX,aiO 

4cpa o AoSfrxapi^ xâù.4 &€6S^p9Çxçi^xà.x^ kizcHhêvif 
^Biyyoyxai • &pai nLai x^pp xiq, à'kwjcfscà^y yaI (s^x^ xit¥ oXu* 
aiy iXeyov, xat Tjiyovciy oî ire.irsu&eufx^votr'^?^''P^^* 
^oci' (Te To Ipatiavî xa.î ccf occpAÛ/fâCi vtro aov 
x6 ,(uaT(oy. ' 

2eX. xÇ^j (TTix- *t'>..Î? 7^^ 32. " Apixe? va ôvoptacxw 
*^ Toùî 2t&)Vxoùç yt/offoyoiiç , o.t oTiorot îroXXàç exatTov- 
^^ TaeTïjpt^aç Trpô tou kizokXtùVtou llriyriaai xa9apà wv 
^^ py)fjich«y T»jy (xecrot/ixa. ** 
' Be^at^Tâ^ra oùxc xat« tov Koûarepoy y, otfop\tw X«$6vrê^ 



« nir moyen sans changer de forme ^ si ç^^SfmXtmn 
c( ploie veut dire qu'i7 se frap^^ey » (c'esl-à-dîre, le 
même verbe exprin^e àIcMi' tihe àctîôti , ) « je ne m'ap- 
tf^fmie.pair lGi>tttit le témoignage: ^ApoUoprasv^^tiI 
ce prouve j mais 4'P^.^. manière obaçure et confo^e à 
« son style y qu'il avait compris la nature des verbes 
« moycD^ »•? "••«' 

C'est a tort (jye 1\)[^ Cqray pfP^e, fiy^Q plusie^f? *"- 
très hellénistes^ que les œuvres^ si claires d'Apollo- 
niuSy sont ôbscifres et mcompréhénsibles. Voilà 'ce que 
cet illustre ^pàmkpaSriei^ dit d>e^ eèxt^&i» YtAéS XH^yèns^k 
tkovaéiiiriv y e7C0(y)(7afjiy]v , aal èxpi^çiuriv y et les sepbUiJfleSy 
dont la syntaxe est très " claire \ sont y tantôt actifs y 
et tantôt passifs ^ pag. iio. Or ^ Lascans et Théodoré 
énoncerai te.^o^ej^ija^p^ q^^ 

et aprèsla.prisç.de Gpnstantinople^ on. disait et Tcm dit 
encore : a^acpovfxat aè to (jutatiov^ xac àtpaipoijiiaci utto 

Page xî', lig. iç'y oii 71» 3i« « Q^me suffit dif^tk^'^ 
« mer ici les stoïciens qui, plusieurs siè(;les . avant 
« Apollonius y ont expliqué clairement les verbes 
« m>yen9«")» 

Sans doute y les stoïciem comaissateofe le génie 4^ leur 



( «7» ) 
langue^ et ils ii*av«ieiil; pas besôia^ «omme'M. KLasier, 
deprénidre poar gaides les languies étrangères; ce n'étt 
pas eux qui disent que la phrase iiti x^ d&rw,^ib^^tix est 
sons-'entendtie, ou ^ue les pfonoitts coïùposës tHCcômpa- 
gnent tôujoors lèè- verbes mOyénèT : > enrôles' proiXQms se 
joignent' aux Y«tbes tnbyëiis / comtti'ê ahX' tek'bès acd£s , 
dansVléCflfy 'S^nktkijsAt/où oes vwbÀs''sé^'édiittiîinsent 
aret^eWf:; fit. : -" < -' •'•' ' ' ' -•' . '' * 

! • ''f <, . rf kAM ;..'."'îlt''"''' 



' « h • • 



'ËfiiOev 7r]cpc^&>9 0fA«i awT^c *' 78;. ' ' 

,,..,,- •.. .^ ,1 ■ . • /,'•♦' '''^ • f 

"•• iva(rerÔ¥Tai ^^ifAol^ûrû* Odjs.À. 17^. 
Mcya ^«y . K>coç aûrn tt oei Irai *, Ody^^ B. ia5; 

, . * ... . . 

Hais dans les exemples suivansj^ lés proqoins ne sqtu 
pas nécessaires : 

AAAce <rvy e/*epo«vTût f*eYep;^co yafApw • il. E. iiS. 

' .... k ' . •- • 

Ce n'est poiût en effet pour elle-même qu^ Vënos 
a'p<{0fip6 des mariages des mortels^ 






« * t 



Aràp A^ âniuv , fiala ^épij^spoi ^iq tra t q fjjyct • II. K. a39- 

Pense-t-on jamais a se nuire à soi-même? 11 eist inutile 
de rapporter d'autres exemples; . ^ • 



{ <7^ ) 



1- V 



Xaptto|Acyi9 irôm ^ 1>. E , 7 1 . 

• • • 

Ava^erovroci f* Ifiol cfur^'. Ô(f. A. 177. 

• • ' '. . . 

--, .» -« » ■» — > • 1 1 • • 

,'.V* .... 1.^.. , ,. ,' 



•y. "> 



Itatphç ff^oO x^lioc cùpù fAeTip;(0f49c,.O^, F. 85. 



* * • r 






Ou yâp i AjfpoSivii lavx^ yitxépx^'^oLi zi SpyoL toC 



r v,v^' <^: 



'.» 



Ârôp a^cbecùv, [AoXft ^ap^cpa fAiî^aro ij^ysc^lX. _K. 289. 

TJi^ j£ic8#qi^ iwptr^ joyouftac. : * . . 



^ . outt .>ofe«ç ^ixffi XàéS' •fXafeov'', ».«X>3^6i^ai^' tfe tfeù*« w ; 

Tas îTotaç Xéy£iç tttwx^S > ^«^ 5°^ ÀTroXXwvf'ou : âXV auTo; 
a)fAoAoyy)(7ac âvwTépû) âiaiaXïÎTrTouç «rot efvai • riv tov 
rrfÇ>7; -aA/a Tàutyis , fA>7'T0A;ây)J3Ôv'^èy ej^ecv, aXii&eç *è, 

ov ^Ki 3-aufxaTOç ayouinv afravtç* oi rift Evpwiieyic êUoyt- 

Ta ir«p' EXX>i(Tt p'(T« p^fxata , SXtùç Sftoia întoXanSeaiu 
«vhp, Totç Twy raàXwv/je me Vrappè^ (^é portai , je 
m'habille èvSioiidt; ïc.-t. X. *aJ liîjVio^^iirie , t« 

TOV , Svxfépovaiv «XXijXuv • tô ftèv yip iépoiiat m- 
Bsinav yaXXwT» je me frappe* xo $è Sépa èftauxov, 
c'est mùi-mëme que je frappe' tàxi y<!^'T«uTÔi; tÔj «ixôi 
iiptù tn.h, xm ujff>7xpctfa'ani i*^o^upw^tMp>>v *^» 



( '75 ) 
Ligne c3'^ ou 73j i. (i 11 fallait prendre pour guides^ 
<c les stoïciens. » . 

Vous avez raison^ et les grammairiens ne feront que 
vous obéir en évitant de se guider par des improvisa- 
tions. 

« Tous ceux qui nous ont accablés de pauvres gram- 
maires. » Quelles sont ces pauvres grammaires? Se* 
raient-ce les ouvrages d'Apollonius? mais vous venez 
d'avouer qu'ils sont inintelligibles ponr vous f Serait-ce 
la grammaire de Gazée^ dont la plus grande partie vont 
parait obscure j et vous est-il permis , ne le comprqoaBt 
pas, de blâmer cet bomme, qae les sfivans et les lit- 
térateurs admirent dans toute f Europe? Que si voua 
parlez de celle de Lascaris^ n'ayant pas saisi le sens de la 
définition exacte de l'article, c'est k tort que vous la 
méprisez. 

Ligne wf' , ou 4* ^ Dans la langue vulgaire^ les verbes 
« passifs ^atfavc'^ofXflei^ ^td^ofixi^ ^ifioiiaiy et tant d^àu- 
«(. très, signifient : ^oi9olviÇcù, ^id^tù^ âépcù iyxanàv. » 

Que evj'vo^ai se rende par je ni habille y et ^époftai 
par je me frappe y je n'y vois pas une raison pour assi- 
niiler les verbes moyens grecs aux verbes réfléchis de ki 
langue française. En grec^ Sipo^Miy âiptù è{i.auTùv ^ et 
(Ï£pop,ai éfxauToy n'expriment pas la même clu)se; ^spopci 
sans régime, peut se rendre en français parye me frappe; 
mais ^epo) éfjtaurov équivaut à c'est moi que je frappe^ ce 
nest pas un^uire; parce qu'il estpour ouTO^TUiïT^'^é^- 
c'est-à-dire, iyiii aÙTàç.TUTTtcd ifiL En composant (tvroç 



asc 



( 17.6 ) 

aT«c iiii) U phrase est ainsi exprimée : oépu îjkm 
daos la voix active , d*où l'on forme Sépoiuni È>iavTbv iau 
la voix moyenne. J'entends par uoix moyenne ^ c& 
dont l'action n'est pas aussi complète quelle poum 
l'être f que le i^erhe soit d'ailleurs transitif, ou ré^A 
et c'est en qnoi elle diffère de la voix active^ dont h 
tion est complète autant qu'elle est susceptible de f eu 
Le nom de verbes moyens a donc été attribué a ceus^ 
tiennent une place moyefine entre la disposition acd 
et entre la disposition passive; ainsi dans ^épu ep 
Faction est comme transitive , et par conséquent a 
plète^ tandis que dans 9épo(i(Xi é/iauTov elle na^^i 
parfait iiccomplissement. Nos écrivains classiques, 
emploient les verbes moyens^ dans une action iacom^ 
offrent la preuve de ce que nous avançons. Xéoo^ 
Cyr. pêd. i , dît : ot $k (pvlay.eç npoae'kccdoivzeç él 
pouv airov. Dans cette pbrase, eXocfJopouv eitçÛB 
reproche piquant de la part des gardi^n^, -envoyés e 
pour veiller sur Cyrus et qui, craignant pour lui 
que accident fâcheux, le menaçaient de raccus'! 
vant son grand-père. Tandis que pour son oncle , 
phon.dit : i'koHopoïzQ ^ les reproches étant aidovic 
sa bouche par le ton de l'affection, Calchas^ da 
mèrey dit: oTopiat J* oivèpa yo'krùaijxev ^ dans 
moyenne^ en ' padant d'une manière douteuse 
affirmative 5 -c'est ainsi que Jupiter s^dresse à Ju 
ces.tçrm.ès : àiït fièv oteai pour liii faire volt 
sonp^qrqs ne lui .servent de rien; Mais A^chilk 
AgamèYbuôn avait- dîtiofo) dops ^âvbîx^ active, i 
j>ar k même- verbe oifù-^ car tous }es deux ^ 






( '77 ) 

xàx Toû Sépcù éfxavTov evspyyrrexou^ fxéauç TÔ.^p<rji«c< 
eaauTov/ MeffçTTjTOÇ 9' èvépystav xaXd>. tyjv 

» . . ». - ■. • . » 

xXcofxeyov, xav Te /xeiaSaTixov >? to (xéaov' ^ 

xat ^tevi^voxe toû èvepyïixiy.o\j j oaov êvîéx^'f** "^^^ ivépyuav 
;^. ytve<j0a't ^yjXoûvTOç • xat Iveiid ye toutou fié^ov eîpmcu to 
iiitt p:?fxà , ^ti TO evzelsGTspov toû TsXetou xaTû^ Te Traflyjaiv 
'-f' xac Spdatv • o6év tmI to ^épco e/xauTov piûl^ov ti ^Aoc 






)b 



^ ^. Toû '^épofxai^ l^autov. MapTUi; Se xat îî XP^^'^ '^^'^ 

^^;^2vyypd(fé(ùv ,' 'y^p(ùp.iv(ùv xoTq fiéaotq èr: oTeXou^ èvepyetaç • 

ionio-aitix^ yap 6 Sevo'çwv Kup, Ilai^. A. eyy] • oc Je ç>vXaxeç 

'ï^'Kpoas.Xaa'avTe$ eXorJdpouv aÙTov, abcnripaq ^ 

AovQTi TWS loiSopiccç owoTjç • BTiéfifOyiaav yip oitwç yvXa'rroiev . 

^^ote^ov Kvpov • xat Je Jioteç pcri ti iraSoi , juteT* oyavaxTweGJç 

* 

poflf ^poff>î vé)^6y}^av- auTÛ,^ (foantq xaxepeiv auToù^TÛirair- 

^^ ^:cj)- ,0 jfAeV TOt. S'eroç eXoiJop^rTo aÙTO), zrjç 'koiSoptaç 
)n " 

tant 

■ kb)f ^ ' 9*°/^.^* .'^' àvSpa. ;(oX&)(7é/xeVy vTrevJotaÇwv xat 

tîvJ^j (îtaS^êatovfjievoç -xat to tov Atoç jrpoç tïv Hpav^ aiki 

"^ ., èv oteai, aTçX:5 xat arrpaxTOV Joxrifftv e/utyatvei • 6 ptev 

j,esseî^" . :^ :.-: ^ . ^ .^ . ^^ *''.',;* 

..gvjbt A^tMeùç , Tov AyafA^jxvovoç ecTTovToç . ô t w , xat auToç 

*' ,., ' " '* * -.. .. . .? '.irv.c.? 

aisi^^^fw ou TTeeaeaôat eTréœepev • énjKxepoç yip c(^>îXov^-QV 



on* 



, /evopLevyiç xfTTtWTéoa^ , xat où.ûu|xoJaxo{î^ • xat 6 Kdlyaçi^ 



( xt8 ) 

2» yoLp Tûv J* ce vXîoy, ^uvac, vi^ùi, ÛÏ^« Tvp. 699* 

où aéSoiiai (fnai, xàtà fjte/^ova deiO^aiv TJiv evepyirnxiîv' 
d'ore^lç* ouTU xac vauTTYi^oûfjiac^ duoixai^ Xuop.ac« 

• • ' : : u- ■ . . . • . > 

^Trep oc FfiE^Xot ^là loû faire bâtir , faire coostmire , 

ipyLYlveiaeuv av xvplonq. 

OSe Xdyoç xHç roux^^e (xe90T>iToç^ to fiji evoé^^eaSatèvep* 

yàp TU7tT£t iavTOiA^ âçTrep iTcpov* ^10 xoiîo ^épca jf^ay- 
TO V {JieTevjQvextai ôtt^ tou ^époii {Tepov. firt ^è tm fxszar 
ËaxixtiùV ^€(7(âv ^ Sxi ey TtXeiVtoeç ovx atiTo;(eep&e ]^p0tocç, ob 
ta, oixo^o/xoîlfxac^ vav7Ci2yoil(xai^ fjeeTâ77é|Xirop.ae| 
xai ^XXa y èv olg to àxeXh rfiç hepyelaç'ifjLfaivezat * Jirep 
iKovorepoç ctyv^v, ê77e%eipee iiopBovv xat tov Sevofûvroy 
oiç fjLJ? ôpdâg ecTTovra Kup* Av. |3(^« Z* x,e(f. ^^ êir itpi}- 

^(àto aXXap^dae tov Sevof ôjvra ecTren/* 7TavT£( /xly eXe* 
yete ŒÙv SevSy} ervac , TTûEvieç j' iiri^^yi^iVaaOe 
xavTa* Sxi iï xi lAtacCy àxek^ zhv èvépyeiav ïiikoi ex tây^C; 
àXXà xai ex tâv é^ijç j^Xov yevviiaîxcu. 



( »7e ) 

préMntet lew p«iuëe d'une nanière.affiitiadyc. âppho- 

Zt yôip f£)v ^ Iç ttXcov, yuvaiy a iou. Œdip. roi, 699. • 

el non aiSoiua^ pour exprimcir le respect profend 
qu'Œdipe avait pour Jocasie. Il en est de même de 
otxo^ofjLÛy dont l'action est complète ^ et d'oixo^o/xoSfi^c 
dontraction est incomplète. iVinsi^ si ocxo^o^c!) veut dire 
bàtir^ ocxoJo^oil^t doit se rendre par /aire idtir^ faire 
construire y ^^s^ie s^m woy^ecu . 

La raison de la signification incomplète ^ lorsqu'il 
s'agit des verbes réfléchis^ est fondée sur ce que per- 
sonne n'agit sur lûirm^me avec, la même force que sur 
un autre* On ne se frappe poii^t de la même manière 
que l'on ea frappe un autre. km&\j 9épùi> e/iauTov^ lo- 
cution analogue à celle de iéptù Ifrepov^ dont elle dé- 
rive par imitation , fr plus . do fojt^ce que Hp^yLAi. Les 
verbes transitifi moyens présentent aussi la signification 
incomplète 9 parce qu'ils n'expriment pas une action 
réelle^ comme dans oexo^ofxoo/iae ocxov, faire hdtir une 
maison. M. Kuster^ qui ignorait cette signification des 
verjbea moyens^ s'é^ permis d-e corriger la phrase 
de Xénopbon, exp. Cyr. vu. chap. 3 , iT^i^ritffl^ers 
xaûtfx.'par àcti{;7}^Çeos96; parée que Xénophon, dit-il , 
S'cxpliipte ailleurs d^nis- k voix moyenne : itçhneç jiiv 
eXéyete (Jvv 2eud>7 ehat^ irdh^sç ^ i'nv^rttftaaaOe xaijxa) 
Dsan» le premier eas^ cependant, im^cfi^sxe est pris 
dans le sens actif et complet, tandis que dans le second, 
eTti'^^vf(f(aaa6i offre une signification moyenne et Incom- 
plète. 



12 * 



( i8o ) 

Page XT^* ç, ou 78. n. « Les écrivains constriii-' 
« sent souvent les verbes moyens , de façon que ractioo 
(c parait avoir pour objet, une autre personne , et non 
« celle qui agit. » 

..La tranfiiition a'est pas. .seulement' appairente, mais 
réjelle; elle a bien pour objet une autre personne : car 

, Apvupevoc 4v ^v;(y)v xal voffTOv sTa£/>a>v. Odjs. A. 5. 

il est évident que ^v ^t^/JTV se rapporte à Ulysse ^v^otov 
à ses compagnons. Il en est de même de 

TvàxTsae Àrpté^v kyotjiifjLVOva. II. K. 88. 
Kïlvovç ^ix^ ICO fis Bot, Trpo irU>à«v. ia5. 

-. EXtrO^' a^)eefAOv«y;(oç . . . i35. 
' N(fce(rc(ofAai Skli^ ^ifia. Odys. B. !i39. 

Kà>x<xvTa wpwTiffTaxàx' paffOfACvoc. II. A. 

• «, . • 1 < ' • < 

. Dans tous ces exen^pleSj le régime est-il identique 
au sujet du verbe? 

Ligne 5', ou i3. « Mais celte syntaxe est elliptique , 
« comme dans yo6oi5|xai ae^ alSoviiai ae , qui doivent se 
c< rendre par yoSû, ajf(Î!û ijjtauTov. » 

Si Ion essayait de rendre, ces termes Comme vous le 
faites, la signification moyenne serait lout-a-fait dé- 
truite. Je viens en effet de dire que 906a ê/x«VT0V expri- 
me une action complète; yoêoû/iat, incomplète; ainsi 



(. i8i ) 

2cX; XI7. ç-', Tï 73. II. ^* Ta avvxâxxoutjt TtoAXaxiç 

^^. €(V xp6isav ^ ôçTt (fcifv&tav va- { Yp^f^f ^Ti) yivêtàct 
^^ iTfxeTâ^faoriç t^ç ivtpyztoL^ sîç fipéatùnav Sidffopôv itapi 

Où -ya/veTai , w j3Ate0Te * «XXi itpdyfiaxi yivtxoii ijpLe- 
xdSaçiç $iç éùlo i:p6a^itù)f "^ cirée ^ ^épe^ ^- 

ècyàcyitYi x9iç* aura . to ^ yv6 a x ovm)àok(ùq izpi^ uitày^i 
ak'Xà 'Kpoç Toùç ita^po»^ âTrote/mit • xac 



: ( 



Fvuo'cai Ârpct^nv kyofiifiyovoL, iX. K. 88. 



« 



KaéX)^Ta trpwf i9t«' ^xâie' ' .i » ç \» jbt'f v.o çi -IX. A . 









*' Tov ola ae. , , •> .: '-^-v:,.-. .^.0 v. 

fACi^o)^ Il ^nXçripv^ "fojSioûfA^» |xâ7ou «<^XàïO|Jfa.«.& 



( i8a ) 
[lot (fùBoç aou-fyiaxt |xo( aiidç aou • .«kicep tou 

aiaQdvoiiai ^u.^ovç avaXuacle éffttv , If^tiftot a ?- 

cr6i]9iç ^vx^vç* ptjdîupovfiPi ^i^^ te nXatfidv xai loo- 

xpdéryiç 6V ToFç avràv eTCtta^ t'oiç ecTrovts^ * efrc^ êaTcv 
afcTÔn^AS Toeç te.TeXfiwtyix^a* t'âv IvôéiA^e» toGto 
^ ^y, eÏTcep oc rsTeXf vtitho tes aitjôavovrac 
TÔv £7rî yws. 

'Emm'oixéov Se xâxeivcd^ ore (fo6o\iiiai qz y xac ^o- 
$ùij\xai SiOi aè^ Jicc^lpov9(V /«XXiiXfiM? • ti (ièv yc^ 

&ov(xac $ià ci y ro f o^oufxac ^ ft)? te 'itdOriÇy 

Ôç TO, 

Hut^c Te TTft» ^BiiiccsQ Xaov i;^âtûy» iX. A. i84* 



• «• .> ^ 



Eoc'xa^e Se <xà. ^6ëov '. atiiiOiV'tt^fà wv jié^^xy èXâérriâ^ 
TToédyi^iv (xôXXov y ri Spdaiv ^Xoûv • lû y^lp ^o6ô»ae 
£vep/qr4K^ «vtiTr^jtpâéxcct&i tI^oltA itd9ri&tv to ^ o^ov fiai a e- 
xai hskdye ^te&t^M «apjrrtctâvto »t>îv 7r«6ïjTix>>v wïra|iv» 
oÙTfè-yap Xiyoftev 7 *y6.&ov|àiûH &ito croS • cTrei #è-7r4- 
Xiv 37. it^ÔaiVov^wc .^loôccrc^j^èic ^Xrft6 hèpféitt'*\ 06 yip 
8v ^éJoexa^ évepyeï iiC ep.e , âXX' 6 e| aiiou ^rfSoç , t5ç 

, , ^ ^ . - f- > 



( .i83 ) 

4i^OL_çua9y^i^'^!^^jiXO¥<»^.rS\.,90}àà me denaii)iéz -^^tWât^ 
^lit,in^9ifiqtQfÂ^> :jè) VJansiOÎJterHitPlaioti el ïsQ<irâEe; 
gai, j^9i|^,l^K9 éloçèa.fiiBèlircB/roml émployi) là ittèmW 

• < > I • ' 

$fd/<ih «xpdbawatla méfme oliose ^lef pîeeMiér'sëi^etiâ iéh 
:gfeç p9r. foS^vii^t j iJifi Ti '^ddôt ^api àw^ je crains que 

/^ crains pour toiy comme 



. . '^ .-' .' 3 • • o ;> 



r ' ^ 

-^ô^vént ^fceiPvérbfeé se trôuVenr / lîîânsîiifs '; 






•^^ *: .J ^ "^ ! r * ' '• 



Les verbes .qui, expj'ioieQt;U..craim(,e9 miurq^pent u^ 
souffrance incomplète. Le verbe actif œo^g!) oe^je te fais 
peuPyiesl^èik^épp6%\iV6ii'gL^ec'(fo^^ijià( &e\jê te crains; et 
eenut^ietJrcî^gttiSchtioti'i^â&ireUe t^st plus passive qii*àc- 
Âre y ils nff reçrïvètit pas In syntaxe ^passive ^ on ne dit 
{MoiÂt 9^b€)60^^ utro à6ù : leif r ffcdon'eti eB*et n^est pas rëelle , 
parce que ce n'est point la personne dont j'ai peur ^ui 
agit sur, moi ^. c'est l'idée d'une souffrapp^;à venir qui 
ihe tourmente ; ai^ssi les art-on placés dapa I^ classée des 
verbes moyens. Je n ignore pas que les anciens gram- 
mairiens 44iwt. tbfiibacrasiëfl. de £x«r fai sigoifetfâefift ' àé 



( 184 ) 
l'accusatif qui les aoèociipaigiiié, et'qae>'mf patfvahtrex- 
pliquflT par \ii4 régime àir««t, parce qnli agît dme 
mâdÂèpe ; ijidimté sur la pertbmié'.çxprîniée^^par le 
v^fc.e;,. ils Tout nommé accusatif elliptique^fl-ûrie prép 
siûo^ Cependant: Uisyntaxèi elliptique' eai'JgfretJ est rela- 
tive à, la syntaxe complètei Or y nous veiï^s de roirque 
le cas. qui accompagne ces :ve£bes ; régi par une prépo- 
sition , suppose dans un état de souffrance la personbe 
qu'il indiqua, et que, sans la préposition^^ </ek la p 
sonne exprimée par. le verbe > qui est soufrante d'ow 
manière . incomplète j.:,p«rconséq\ient j, ces: verbes ne 
peuvent être que-j^aotycnaicesi-à-rdiBe,. exprimant oi 
sens incomplet. . .., , .. v-. ^ 

Il est à observer qu'il y a des verbes en w qui oui 
quelque analogie avec les verbes moyens^ TrAoyrW; 
(îfemvw, et d'autres auxquels eorrespoodçnt ]e9 vertes 
transitifs TrXouTt'Çw, èeiizvtiùi. On les emploie dans le 
même sens que les .moyens : yeuofxac éy à /dont le ira»- 
sitifest yeûcùizepoy, xâeniiai, xaBi^tù; «îavei'fo/xai, oW 
««; xôe/zô^«i, xoi(xCtùiyet ^'autres séfnbikbïès.' * ' 

« Ou bien ces verbes exprîmept\îa»5e #c^'o5i qui ne 
« tombe pas sur la ipêpiq .personne .q>ï^^j|g»t5,,taais s-r 
«. une personne^ ou sfxr une chQ§^,;q^î.Jap|>a«ientà 
« celui qui agit : vJiqioficn tÔv naï^a, ;. égRÎyïiut à /V 
^\fr<ippe V enfant de moi. ». 



• " • » « 



To :^:r 



Je viens de prouver que lés verbes actifs ont la signi- 
fication complète ; en effet, Tîrésias dit : ' 



\\ ' 1 



kKMtfu Tocvwv , wti ffv irac xôfiiH fu. Soph-^OM/roi. 444- 



( i8S ) 
fXTî iti èv9eici.ç èvepyïty'yfj'Mti^oç Ijx^â/s^ài^ fXXet- 

' 4 • ' • • > I t 

Tt* âfvwttpw so>}Aou , Trpoyai^eS'j on to eAatrov t»ç evep- 
yeiàç , rj TraQî^ffewç ' y^éçav x«v toutoiç g$ei, . ^ __ 

• 0ije^a|ufjiçav«ç di^,^ -'fti jtaî i^ eft'- w' Ixf opa" \kt(t6ii\xd 
oy)Aoi e^y ore • cOb ra Tr'AouTco, aecTrvci)^ xai ,aM« y 
jr^ovrà ivxiT:xpci^x.ç{jf.^va xà TrXouTt'iwy.^eiTry t Çw iv. Jfftpc- 
SkO** • dtwep.afji6XÊlvj^rT<i.yevo|xi«:* .iyar^r xai. ysvôà' 

^Tspov xaôîifxat, xai xa9i'Çû) ' JaveTtô jiûfi,^xiï 

i-^x .•:::•-.•': ' '''"■ '^ •/ - ' .,: ':, S!^ -V -r. ^ 

aavcc^od' xoiuâuât «' x^c xotaeço), xoec ta ToiouTOn 

' 2tc;j/iÇ', % ijS. ^' Hchijxatvou'aiv eiepyetav ' èitiéxpér, 
^^ foyorav ^;^t àjiéçcùç sic xov èvj^pyovvxa.y «XV, <^tS Î^P^®" 

•*^ TUTUTû) Toi> Ejxautou -TTawa. 

t 

AtôeexTAc catîtnipfù , ^ti ta ev€p}(iîrixal^;::0VK\.{aè^y6^t 
Tor<; (AÉdoiç , )5 xat Teipecjtaç ?yn' . 



>-.... , , '^ '^ 






rr:*';^ ^t' • r^rs-T,» < 






l-o' 






( '?fi ) 

Sâç Xlyèt, âcrirdé^ofJLai rov ^v^pa^ fxeraTtSep 

TraXXàç AÔ>3VîQ* xaJ $épexXo€ AXel^Vf^pw tî- 
^f^E%koVy Tov Miipt^v ) -t77V ;A94yââ/ y Toy AXi|ai^<' 

2tix. lé î? 19. ,f^ KaTapj5>5yvu(xae ta ii$jAtiOLy i^^ 

•' Tou xoLXAppYjyvviii Ta c^auTou t/xartic , ' >? naxapptipT 
'^ ifjiauTOV xatà là Ifx^ria. " 

, To (TW vexJoytxov t:5s (JuvTd^lewç eBaç (jvaoipMi w 
6Xc{> TO (xépoç , h TO oXov Tûi' jxépei • xat ocy&yMi to oAov 
piêpôuq opLùeiooiiç ttvài SX'ov ; îj to iLlpoq^vca 6p.oemi^ 

<yoc>ît, ^evxç.^-teS.apiaat.i' xati.Jowtorr^v .y«p ^5^^^' 
xoT>îç* irXîÎTtoaae Tov-iro^a* aépoç yip ÔT:oii '^^ 
Cfxou acàptaTOç* «xptS>3s <îè xai î7 OfJiyjptxiî'TrotVw ^^^° 



•N .s 



Tov p ISoc^c srpûTOÇ xopvdoc^oXov. i^,' À. 4809 ^* 9* 



( 187 ) 
Hécttbe» «a contraii^, éans latrag. d'Euirip., Troad. S93, 
dit: 

» ^ - - t 

L'^eiifànt avait conduit réellement Taveugle Tirésias^ 

maisPriamy déjà mort^ ne pouvait conduire Hécube 

aux enfers. Ainsi pour dire : xvnroiictt xov êtuSpa, ai- 

fe Besoin que Thômme m'appartienne? les expressions: 

àairafojxai fov àvSpct, (ikxaxiOeiiat xcf.]^^» ^ xofx/Ço^ai t>3V 

/3(5Xovy 'J7rè/x$rf(tx>îv T^v' c7r£(TT0A:?v , sont correctes^ 

llomèfe dît : Myîpeovtis <bépey.'kQV ivifipàxQ, et elo^ec 

$£j3£xXoi; e f iXaib IlaX^ç Â9>}vy]| et ^épexXo; ÂXelave^^ 

texTVÎvaTô v>7lxç efodaçj serait-ce, que Miiierye, Paris, 

Mérioti et' )?Iiéreclus sont tous de la même famille? 

Ligné u^y ou 19. « tLoLxappTnyrj(xof,i xi iffâtia veut dire : 
« ïtaxAppTiyvviii xi èiiavxoO ipidtzia, ou bien xaiappTJyvufJLc 
« ê/xauTov Tcaxi xi IpLocxta, » 

La figure de.gn^mmaire que nous appelons iynecdo^ 
ijue, s'emploie .lorsqufoa agit sur.la .partie d'ua* tout, 
ou sur la totalité elle-même, qui renferme la. partie. 
Gomme nous disons : uoua^xoç rm xi'tyj^v^.XtMW^ râ 
adpLaxi y la musique étant renlfermée dans l'idée générale 
de l'art /et la blanëbeur étant un attribut d'es ôbrpà; de 
même on dit : TrXijtfo/ïixi tôv i:6$U. Càt lé Jiîèd est une 
partie de mon corps. Homère fait un usage fréquent et 
régulier deléetie (%iHrë.!iLe.Tiefft saintpt ^. >« - "y "»• << m* 



T6v p Htàt «pûTdr xjpuftoc foXov. - tL-.â«4^ ^ '^- •9* 

pmuttru peutn^tr^ Oomr^îrç « cettOirègle., «partie, qa'ob 



( iê8 ) 

dirait que le cimier du casque a'eat pa^: une, partie du 
corps d*£chépole^ tué par Antiloque; cependant il faut 
reconnaître que le coup qui atteignit le cimier^ fat res- 
senti par Echépolè lui-même. Mais xMTkppTÔyvuii.i èfiov- 
Tov zi 'lyidxioL f est.ânezact; car vous ne serez pas dé* 
thiré en déchirant vos habits. 
^ La ajvision des verbes moyens est .conforme à celle 
es noms y qui sont masculins, féminins- y neutres, conr 
mûnsy et après-communs ; il en est de même des ver- 
bes, actifs, passifs^ neutres y moyens y et deponens;(i 
coninie dans les^ôms communs^ c'est Tarticle qui eo 
détermine le genre ; ainsi la synuxe , active ou passi- 
ve;, désigne les terbes moyens, sans que pour cela ils 
perdent leur véritable signi&çation. Les verbes sui- 
vans et plusieurs autres ;; dans les poètes^ comme dans 1^ 
prosateurs, sont pris dans un sens passif : 

H.Hii .^6iff ovrat irtt^ oàttov âdt^tti. II. A« 83 1. 
' " ' TloXtç fï^i xot' oacpviç "iriprrtr au II. Cl» yaS. 

'Où yàp ih ^'ovsùc aX'wff ojxat. Sopb. OEd. roi* 5^5* 
Oxiroç â'îvS' &iri, CTvyii(TtxàLt, Çii» 
Kaxoc ^s npoç cpû xpcc aCkoty x< x V» c o u a t • Sli* 

mais les verbes/quisuivemj-ont le^éns^'actif ? ' - - 

ÀXV. àvTt'TOu^ ^.^ai#a .ju^ u v o f!l«( t r o^ lo 1 7. 

Certes, il n'y a point dans' ce velwd'cllipêe du proflo» 



( i89 ) 

flMTat , 8ià To rfs irX>î|e»(; xat tov AvrAo^ov aiaQéoQat • 
To (xevToe xarappifîyvufjLt e/xauTov ta t/xaria, 
«ovaraTOV * ou j&p àià^' iiiappayèLYiqj iiapptiyvviJLémv aov 

H' Siyé To5 pi^fiaroç Siàipeaiç TtetpéT:erai totç xûv ôvo- 
jdisrtcdv yéveaiv • '8 j^«(b AôcSeûriç tcù pT^fikzi , towto yevoç 
eoTt TÛ ôvofxatf xai êiret toutwv xi pièv apaevexo: ; rà^^è 
dyiXtrxo: , . TOT. ^è wSvçzpcCy tà<$è xoivà.xaiiirixoeva^ oSto) 
xov TOiç pTifJLoLaiv^èyéfyçia^ ^aOoç^p ohàexepoTYïç ^ pieaévnç y 
xae. èTiifieaoxYiÇ * Tcè Toevuv fjiiaa âvrcTrapaxeiTat toîi; xoi- 
vor$ ôyopiacriy • wç yàp tovtocç etreXôèv to âpQpov^ Trpo.crç- 
^tc&piae TO yévbç , oiÎTW xâiri toutoiç yj auvTaxTixr? Trrwatç 
TTîv Jtafleaiv , evepyyrrixôç jxcv e^ouai to ex Tprrou , Tua- 
6y}Tixd)ç Je TO 7rpo9eT07rTûi>Tov j ft xai Tijv akid^i^ èaff ore 
JoTcx)^v • x«( icoi9>iT(xûç fXèv ^ àg xi, 

• « » • * 

nôXtç ^^e xar' axpyic itiparai* I>. A. 728. 
Où yôp ^v2 fovsitç âX uff ofioee. 2of • Ot(^. rup* 5^5. 
OvToc ^ (vO' av ^ , ffrvy^Qfferat. . . 617* 
Koexoç ^t irpbc <rov xae ^tXttv X8xXiqffO|xae. 52 1« 

I 

Tâv Aatou ^^QTTou Ttç ùvo/xàÇeTO • • • io38. 

jtat âck'ka, irXewrta pieaa 8vTa , 7ra9yïTt5tcSç etX>î7rTai TTotrj- 
Tars Te xoi Xoyo/pofOec • êvepyniTcxûc Je tcc èfe^rjç * 

AXX' ôvtI tov Jj) Traîna /x' fil)vo/xa(sro^ 1017. 

Ou yip 9mo\) voerrae evTaud* rj aÛToû • ekccntùv [lémoi 



( »9P ) 

ÛÇT où KpéovTOf 7rporrcçTOw.yffyp.flJ^,.oft««. .4Mi» 



AT 

toVy x&v xe aufiiaTcxJïv ^ x^y re i^dixàv if' 
^atVYi iiéOetriv ^ avTCtvâtxXufAéviQv te, h finft- 

yiQTtxà xai 7rady]tcxfié. 

TîciyovTat de tû xavovi toutgi) xat oc evepyxixcxôj^ c^^ 

fxatc(7fAlvo( fxeffoe Ttapâtxecjxevocj^ Té9y)7Cûe^ SX«»Xa*e(|^b 

yap il éavTov oXwXev , «reXrîç 37 ivépyeioc iii to «vrava- 

xXc&fJL£Vov . eî^è SI ixepov , TriXtv ovtoç oix h^pyy[<5^^ ^ 

rifleilx; • et^è xtktuicuov xat Sp&aiv xivà irikoif &i'^ 
xénpayB ^ xac 

• ',.'<* • .■'••' - * >• ■ • '' 

37 hipyiiCL îiiXity ààBèvhq , 8ià to tiv kpàifyiv tcai xMj" 

y^JV ^ |XJ2 ivtpytU xadâéiTTeaOat lûv âoi^cpLOiv xâu ffof^ 

ËXX)7veûy oa^pdv , Tr^ayov Je /xâXXov xac wx»'' ^^P 
Xcoy JyiXoûcrav. 



( Ï90 
auxov ) car le berger n'appelait pas Œdipe son fils; mais 
l'action est incomplète. II en est de même de 

lier' oO KpsovTOÇ Tr/dôffTarov ye^^a^ofiac. 4ii« 

Car, si Tirësiàs avait eu Crëon poor patron^ l'expres- 
sion aoraitdû être affirmative^ c*est-k-dire sous la forme 
active. 

'Ainsi,' en règle générale, les t^erhes moyens p réfié^ 
chis^ ou transitifs f exprimant une action matérielle ou 
morale y tant pour le sens actif que pour le passif, ont 
une signification moindre que les perbes actifs et les t^erhes 
passifi. 

Cette règle comprend aussi les parfaits moyens dont 
la désinence est active : rédriiia, SXuXa^ etc. Si le sujet 
du verbe est cause de son propre malheur, l'action^ 
quoique réfléchie, est incomplète par elle-même; si la 
causé est extérieure^ le sujet n'agit point directement 
sur lui ^ et l'action est encore inicomplète. Enfin ^ ces 
parfaits peuvent exprimer une action qui n'est ni 
réfléchie, ni transitive : xéxpays^ et 

Ô{^ xcx^viy ^t f yiy* ôvcMka. II. B. aaa. 

Cette action ne peut être qu'incomplète. En eflPet, 
dans Homère, les damenrs de Thersite contre les héros 
grées y n'ont point flétri lenr réputation et n'ont produit 
aucun effet snr l'esprit des Hellènes. 







imAÎ ;^Paél«W c<nWgIMS%ik ^^I^èf^* afe'»%elfl'^ 

Comment se fait-il donc que le verbè'fftt^3^'$>' 
la forme àèmf^Fè^iiië\Sà'9immrÀ&iûW^ 



( Ï93 ) 

J. Ilept Twv ÉTTepéawv PyjjiJidcTWV. 

Twv ovo/xaTWV, ivl ScpOpta àrikovdi zàiio yivri' çiîazip iiéiL" 
foixai^ â'eû^ac^xac oaa % €vepy7)T(xoîl tuicov ot[>.otpîï , 
% eijjtoepowvTa fjiÊV,. eTatporov Jé,Ti ^yj^or» xotyeavsr ?éye 
jrolç fxfooiç , ^Trep ^ttov xat Tavta èyepyeï, î? îraSaivetat . 
Eipyiiai Je xai ATroSetixà , . ov;^i Ai to /xy? TrpoCy^cjTflcafiat 
TOiÎTOtç èvepyyjTtxà, ft Jià to tûk Tipoiî^ptcTTa/xfiva «TroSaXcrv» 
CTravia yàp layta, ola rà sijy^o^Lai ^ &7T0(xa£, yAt- 
XOfxatj llieipoiiai y aroy^oc^opLOLi , aèaSavopac^ 
â)Xo|xae^ PouXopiûU , (xijxoûfxat , Jg;jo|xat, tcx- 
fxac'pojjLai^ ïpy^Qy,cLiy wv evepyyjttxoç tuttoç où/ ev- 
pyrrai ev Tor? awÇo^fooiç t«v TraXaiûv avyypdpiiJLaaiv , àXXa: 
â"!» TO «TToSaXerv T>3V Twv TipMTOTUTTWv (jy\\La,aioi.v • TO yip 
xTwpiat cTepotdv Ti JyjXorToiJ xtw^to çoveuw* xai to 
diG)y Toif 3'eû5fjtai* xat toJJ TrpaTTW, to Trpa tt o/xat* xai 
To£î XP^ f '^^ XP^(^*'* T^*' Tot'vyv s7rcfxiQrGi)v TâfJicv 
€V6pj/ etaj^ «pieTaSaTov oYiiiaivst • êp^ofiat^ cEXXapiac^ 
eû'X optai, ëitofiat. Toc9i /xovofjv «ttXtîv Tiva SidBtaiv ^ 
ri îfxet'pofxat ^ yXt'jfoptae, jSouXojxat» -zà 8iyz ixcL- 
X,oikai,^%ai evavTcoûpiae^TcaXiv «TeXfy eptyatvet Tiv ivép- 
yetav • Troie? ti yàp «TrXâç o |xaxop£voç * iav J' ev t^ fxa'x? 
^^9} y TraTa^y?, Tpc&oi? , TyjvixctÛTa TeXeiov ti TTODjaet. 
2eX. xd'. xéy 74* i8* '' AXXa Jioti 37 (n2fxaiyo|xivy) 
évépyeia, $iv yivsxai TroTe x^P'^ avTiTradr^giv • . • . xai 
9ia TOÙTO 6 eygpy^yiTixos tuttoç i?tov T^a.vxdTza(ji irepiTTOç 



/ 



<< 

<€ 



*^ xai ptaTaioç. '' 



To Je iraXat'cd oùx ivxevipyeiav mi ivxirkdOnaiy ayjjxai- 
y€i ; itafipet diye xoij ndxoiuti , Sii xiiv aùicf^npiav 

i3 



'lit i^-Tir no^dOiTiir. (î .<..o |.^ r/o t '^ . ^ •»- ' 
lin eioevoLLy Asysiv TTfipi toutou, 

2T(y. l)7*:>7 75. fi.-** OuTû) TO Ya^t'^OLMCt , «/«AU£T* 

/.i(yHoyT«/>î a«fr«vôâvTa,, cyo^ï^ oaTravay v«i aV«AK7Xf» 

•*rôïJed?É TS/'^*toîi^t:?jtt(rioV^^h^'itîié^€i'i/i5^a^Jî^ W'^B»' 
éitfVTÊÔcv w; «£Tiov njç fjtfiaoryiToç tgav pyîpaTWV , /ïjoûwt;. 

■A 




I 






\ 



à-fait actif. Le verbe TcoXeaw et tant d!autresi expriment 

encore nlie réaction dont la lornlationest active. 
, ?X5m» ^»j(^» s'p »AA» \^A '^^ ..çe-^^i.;_ ;x .» 'a .C;i 
rage A. a^ ou j4' ^^^ " D autres ont aussi une 

« 'f^Mf? acti^%\-^ar^^<îgmibh&\\fflIfèîfS ^ êk^R^Uer, 

tant de propositions qui n^expliquent riei\? ^^/ , , 

Ligne tV^ ou n5. Ç. « Le verbe x^t^ojxai doit s'ex- 

« pliquerpar X^p^^ '^^ e[Lauxov ^ n «tco twv e/xotuiou. » 

La vÀ^t^Bté slèàiÈS^tfoii tfé ^àè^^t^Vâ^Vèiprîriib^ par 

qui. dénen^c ou^ gui çonsumç, ne doit ni dépenserj, ni 
consumer les biens d autrili. Dailleurs, quels seraient 

lëî^lîîfeiS^fiî ^îirtîcU'tafëirt^^bTffiîfêàîfem^^^é^i^^qài 

juiACU^i #b^ ^ wu ^y. j^ x« Jinyi. X#VUK fcctil^ QUC 16 préSeD|£ 

(( ici quelques exemples tires des anieurs' classiques, 

^F pkm^^îi'^? k iji^ymik^ ^SfMi #8i,ffît pas ' 

tt pour expliquer les verbes moyens, » ^•w?''jr 
« s^49{4iAfte>léWilftPîe«'ldf«^N2»f^^ que 

.13* 



00 




wrm- 




M^m : "Vhmmktti'vt f/m^in^^eu tSèois^â»!^ 

^TdU««t«'«*^t «nplfiy^par quelques ienora&UadocteBn 

>t le sillnectif. \tm 



ne 



es 






^ 3,Sfl l) 

,„Mn^*io)l',iîl!,l^.-.T.4'ià'i>'^tfi°»8"'""'"'"..'i?°: 
.ïbXwKMJH «!»«»««omiHi|°5llf.*/ip"f. ï"-'='f''i(.'"'î'' 

i*îjs-*lSM^*MtofWW;8tp/«s4%'i3Fififfi'îh?j' 
-»!•«» r«î|S«!.(W''»*«ï4Wfe5ffe«flri(ft' tf îfS»»'»»" ', 

^Otirt^mm — * — ^ ---^ ^"^ ' ' 

3uliE;i]BaRii 



,rfi^ a»f9»,sraiS,s*a àÀMm'îîf S,',a*^«1"''"" 



( ««8 ) 












( «99 ) 
etiJSiniinti le^futtêri^met] ^<i^^9 si l'ûkfifclif imméditxt, 

sophique ! 




brûler y et qui sont écrites tr^ ^eo?iklëti«ift^ ^APtflIlf ^t 




vous occupant dés'lâîiio'iis'de mro-A'îft«l^,'^a'ÉlJ^ /tl 
d^an^êiraate^i^^.^etfie-è1fè'^'e!^èe ^^^'^(e f^rtfè^4e 

B9«*8i4égénAe4i oCtjPoVGta serait ^«%il^^<^«^g^ljrér. 







ment lear langue: ^ . .^ . • 



J^f VlfS^f ^fâ»"i ÎCO^SSÎ^ i»X ^^TDWb^CJwà ».(Ai 

« Ils méprisent inj u^tement .<Ç|^S^ÇjfX&epï>J®**^fin*»^ 
ç< dans la langue commune^ .» 

^j^ CL ._ 

lei 

«Q!:)^<fWvt€xR<^pMr^k set qMal\^ 



((oMi)) 



H 




-* «ti,rfi«?fti«^#?m /jti4«f «œ4° "P^ 



.2^., . tu ^îmïjmfnp39^Sa6l bI anfiL v 

-»iBa4ii9V inôJiiB'r WwwMOii b'w^wJii allaup sb' slongiT. 
josq sn flo ianfiion&i asb ^Uao bI-i6(J bnsin') lie psi 

^^ HyouBlfi8iù«>2ifecr>'itfiti»yeîli)mp Séè^ad^i^00/ld3laDQq»(b0y 






« .9ii£mm£i; 




yovo 







aAAa xae va Ç)ODwvTat /x>7 irore tc; «tto Toyç, o^' 

* 



(( im )) 




s 



parlent. .jT)Ws{3.( ^wôc^b c^vrsw^o.CxX fcT vj»x »vj ^ v{»t) 

« grammaire. » ^ in t 

rit ces armes plus solides, laiu?!! enteodreJa gram-v;, 
maire pmlo*opQiQue/wim Drôaee. qbe;vuu« oardez en-/ 







raison pour en vouloir a ceux qui s en ocçupenu , ^^ 

« Ces imitateurs ne devraient pas s enorgueil^jdif sn 
ce ëlogjBs Que le peuple leur adresse. ^ ' ^j* 




1 

<c .léflexionles ouvrages des anciens. . . . ^^.ç1cv^>vû\';vX) ^* 

^3il[<pnid|«rârp)iiaiÈ9s^ajfç««itèJ4CCKi^9TëA4tib^^ 

écrivains. .jbo^ov:» éoT ^w?rù-^v»v'» 



« Ne leur adressassent l'éuigr^ffië": f ^^ ^f^ " 

à cette épîgramme, il y a long temps. ^ttSm pMd^ 
seu|'i^$ijj!tpai«ë|)QraA&i$n»i,*^3t'\(s;i 3ot)uojl^^ % i;)i3 ^' 

" .»iÊ3YSji5:«XXa ^fj3:r3vr3,/^uxjbTw;cA ." , 

.^avai^ 
Page 'kS'. $', ou 74. 4> « Oa trouve damK«j£^ 

Ce sont des acçnsations gratuite^ contrd"BîSi$''qi« 
« Et comment pouvaient -ils connaltî^ fie i'^^ 

Jevs"i,W^av*Jcïfo*»^^ 



1»TSXK3^3?^ soie» ^ VfiDUOXDkiblî »X)»AAa ^JûjfîJOT 30 ?0V3il 

Page >y'. <?V»«^^'^>2Si?^ ï<itï%sl»li'^ûS*«Aw, 
S^ii <|il3J^q:ftel|IÎTi)ilJfr Qjdl .fltolftfaw le^î^scH^^^^''' 
-^jQfljfvr «fife<fib) teuiXtt^ 8(i«^,, ^S^#e^7r^<i*^''^ 



ii 



Etat xat cv Moûoiifftv Ëptyuûd; , alae mtmat 

'^^ £((X( j* âfiouffoi Èf>twus«^ in;^«âaa«ià^ÎBff««»^9« 

« .MBVB&.89T^7fU7Ja5iT90iJfl9J9tqBT5oflfi'ïoaailft » 
£c fjieyToi eu, 19 0)^ cTepodc cfiQpjuioaTac , «AAoi xpivovT«>y^ 

«toClèajîriAl^Bb 9VU0U nO m -iv .J^f 00 ^X*"^^ sg»^ 

iiip^if^5"*jilno:> ^9jiuJBi§ ,enoil68HODB seb ïtroe »D : 
,ï^?^^ ift®%f6Hao3 eli-Jnsiafuôq Jasmrao» l3 » 

, MftxaiQXgûOT/ ^(JYoAiav oju^oi taov, «AÀ. auo: îdw- 



9 






50fôbîol,9b floiliJBDsm Bl ebn9i<ï,9r !j^r9ra8iodlôç 
ucvo$ oc to(« 7tM rXKaaa SioetaxoiJOiv , aanoç t^tKtyXfm 

sA(»ik(Wbn4<9i«JMK{ns ^^"iK^ fftâXiuMi (iif)«%ta!i «)ù»É^- 



ùftpelvOri , /x>î ovTwv twv àcXXwv ÉXX)5Vù)v.'.tiij;>lIoH asfa n 

'Lo<^i!rx^9ZAfif >«iË'ffFj»4ixirâ(iiâ^ i«kaMk^'ti««<«»^r 

'* TJîv yXwffffa'vtou. "... « .otisaelBSSii"'' ' 



s'^éfcçutf/^OpïriôJ^ Tèrax«'iâ4'j^*^î*^ >éb«^tt%'#^^(ir&ÎP^fI.. 
o'd ]«^<99i^^l^t}il;! imn^n^'^XL âèHS^I^guc^ ësb%'H);^è^^ 

àvSpa^ aciïyi^VBitni, et ûl)Ç)e).oîljuicii dans le 8ens*^rh6^en'; 

j^mif^v^^f^x^h^ ^m «si incitée tf^àt'.^Sëtà 56^89, 

.^fl^blbf 5iciW^fai3fWB»ife s^iA^ttd «nltV'^âfftr ^ ^6âbs^ TtTte 

if^^ff^C-èe^Wt en êtw^ hont)»:é>^'v^tr'jPîi«M#'p«bFré^ 
n^fm 4l^2^ari3 la rë«pmpcwp»ifî*'fl^V«l^œr«'^të 

cire des Hellènefl».:. <>\.\H vwAv» uwt vitûTviè c<j^ < rcîctVaopw 

« écrire sa langue* » .uoTv;x,rriJA\* *c(t 







/ 



( 2o8 ) 
cKuer et à conjuguer? Ne s'était-'il pas adressé a bo- 
crate ppur apprendre la rhétorique^ et à Satyre^ selon 
Plutarque, ou à Androniqae> selon d'autres^ pour 
apprendre à déclamer? N'a-t-il pas recopié plosieim 
fois les harangues de Thucydide? et n'est-ce pas Ikone 
étude philologique? Eschine dit aussi dans son discoon 
contre Ktésiphon : dans noire enfance nous apprenons, 
jç crois, les maximes des poètes, poumons en servir , 
arrivés à l'âge viril. Diodore de Sicile affirme que Ton 
se servait de grammaires du temps de Ghai^nHas^ qui' 
vécu dans la 83*^ olympiade > ou 444 ^^^^^^ Tèrecor 
commune : ce législateur faisait grand cas de ceux (p^ 
étudiaient la grammaire; mab elle existait long-tenis 
avant lui^ comme je l'ai dit dans ma Cattiope. Gomment 
donc <€ Démosthènes n'avait-il pas eu besoin de gruB* 
maire? » Est-ce que chez les nations éclairées Ton écnt 
anjoui:d'hui sa^ns grammaire? 

u Démosthènes avait employé dans le premier meQ' 
« bre du discours contré Leptine^ le verbe actif o^^' 
(( p€(î^y parce que enlever, c'est agir sur un autre; ^ 
fc dans le deuxième ^ à(faiptt<£at ^ verbe moyen ^ ^^^^ 
« que ici y en agissant sur un sfutre^ on agit sar soi' 
u même ^ parce qu'il gagne le présent qu'il enlève > 
tf Tautre. » 

Rien de tout cela n'est vrai: Leptine en effet, «j^ 
proposé la loi d'exemption ^ ne cherchait pas a en reuref 
du profit pourluirmème 9 etne pouvait le faire. Il vonlat 
que les, citoyens payassent des impôts^ el ne poûT^ 
introduire dans sa loi un privilège pour loi-rnB^^^' 
Démosthènes y après l'exorde de ce disoonrS; ^^^ 



-— -i 



Af.tefî'iR.J Mi^felii, '■' ■" '■ . . 'V.I ■»» HfBSr 
siifi«Wa7i.«. ,j a. os,; "-- -> 



i^wiè nj&M &'j««.'iTiiH s,'%sf xjfea 



■4 



( aiô ) 

yp^f. Tb> /p<x^'çci i^r^Siya eivai rov àic^ii, to'j; 
sj^oyr.^Ç A^IAETO iriV aTeXfiav. £9 9e tœ irpoff* 
yjDâé^ac fiyidf to Xoctroi/ e|elvat Couvai; ûfiii; 
xi ^oyvai' TTÛs âv puy etTrat nç evTaiiS^, ott o h- 

TauTy}y ; )l! ^âç ^o^Asto toù^ Adwaifo^^ to Couvai , iv' 
airoç ?x? '^^ ^oîîvai, tov .KpayfjLaTO;^ âJuvorou ovio;; 
fàv ^è ao^oç ^&XoXoyoç cr^rj? to à(fa.ip$ïç^a} içpoçTOv; 
Ady)vaio;i^ ctua(fipîaQai j à,vot.yv(ùacxxtù, à xarv^zépci) }^' 
A>îjioc9évyîç • Kaî /x-^îv nepf rt)ûyf jxyj ervati tj^û- 

ÔTi oû-îèv ?a€<y6«4 ciTropoiTe po-c , tàjg àT5^«<'«î 
i«v «çsXyiafle* ou yàp Y,oivtùu^t T^tç ^JÇp 
ci'àiç jrpoao(îot$ raûta' oiii^ev • êx toutoûv ôvvai^^ 
OTi ohSkv ol AOyivarot llouaiv, àtfik^tv^y^ xox»^ Sffm^ ^ 
«reXfiaV:, -sud ecç fAtÇTxjv ^w i^u.Totç AvTOJtyu{fi«. TtfltfftW" 

ekdfiScLvev oxi ovo/uiacjTtxyîv Trpoacowou, . pv^éîTors « 
ïïp4yfAat^»i , ffx^*^ ' ^ ^*^. Xc/eiy ti , ^.nfiçlr^sf &oîrov î^ 
X£yo|x$.vov^ d)Ç e| «y ài(Wîfp(î) e(p]r))c«,, ^iqXov . èwM 

cV«^ts .3t«.t îipiy/jta .^îQÎîOr ?5:. ovoftaGr.Tu,y}3j, jrws oi y^^"''* 
^^ptfcXapÇdvffiv 'T^iV. AHî<«>yi^i^tay.;-. oIqv .JcaTWjgpcp o* AV 
€$évTOÇ f Vjatv • o To^yuv liv 7r('a:Ti.v. àya'cpwv vo(i^'' 
&) /ùiovo) Tcp'ei'^TOpç tiaiv cet asap' ujJ^cuv ^^^f^*'' 
touTo âyaipeKai :. 07t€f «v €?/}> xai^ye tov »/*iTcfî' 
^ftXtiMy^} «yaX^Ôiv ^'^ çè^ o wo^o; oufCLip^l tq îtaXXiffiov oî:' 
xôv^ A^«i^ii»)v. .TÇp^yiftjj; 4i»UT^>o eaiiv W. ap^.oc 6 vofxo; 

A^Tïj^e Tovç 7caX«iow€ a-jyypayerç, xat a|iw:«' 
Tiiç .iffttv ê p t V » u a ç xaXeTv toÙ; ypay pvtaç EX^yjj/tati. 
- '* Av^Werac Xotnov to àçaipsrçrftat Tà;.iJ&)peài; ", eu' •' 
-^^ «ytfipeTv «n' «).Xou Ta^. iobpeaç lauTâ " iï.yovv ?v «"'^ 



( 211 ) 

quant U}m.4{^Xiflptilie:^c^it ^ lev'fâv. yip'r&ypd^M^iYi" 
diva eîvAi tov ateXio, touç g^^vraç aoe t'Xeio t>îv aréXeiav. 




. pour 

fc i»ééèrVèi» ft *tiî^*mé^? SP^'r^utéur dès împroVîsiiions 
péïiSe îqi^^^ef/eSyffai • se 'râ^p^^^ aux ' Afïiènîe\is^/ et 
suppose le prouom réfléchi èamoï; s(tbs-é'iit'éii(fu^'']f* est 
fJWi^lmf^iMFi Ç^mo^l^^^, plu» ba^„djl:<x4}p0^é- 

jajie/^|-.il.^,/;^y^açtage, pe^^W^*?^^ A^fe^ifttt^S et 

d'ailleurs y si le verbe a^aipoîlfxaiavaîitoujourçpptiS^^u jet 

une personne^ quoique la signification des verbes mojens 

tté ptti^éie '^ë rendre exaolement par cette explication, 

fcejJetadïiit:, ^'imtlrdîtë -()#aHraH'koihdU'; '^^ lorsque 

îe'sujyrékrùn llSni'de^^èho'sIf c^^iiimenî pourr^-lî Aijfe 

robiera^tfy^ntâk^é rélî^cî/i? ÏJ'oKtkui! aj'iût^ V^ViYvuV 




. Coray, « là loi de Leplînë, en Vé^us enlevant la con- 
ct.'fîhnce aeà autres greCs^ yoiis ravit fa son protiO le 
« sera bien qui donne du prix a vos faveurs., » Est-ce 
'âibsl que l'tii approforf^ît lésauteurs classiques ? 

« ^ui enlèt^e (^pour soi") les presensaux autres , pour 
i^ (se Us àf>ptbp9^er^ >^ ^" '«'cv^ 

4* 



( ^1-4) 

T 

'^ riv ^ cycî) ou WdOjxat. *' 

AtàxL $e bu léyeiç r/jv aîrtav'TOu SoXoiittafxoii ; >3 oTiti 

Aârap sypiv è^è >\Siro|xat. iX. k« S^B. 

apdy e(7o).ocxi(7ev ; h àvaXuÔ^îceTat xat tovto et; to, Kî» 
ê|:xauTâ) êfjtè; rq ^è yeXçiwJiaroçTov ttûcvtwv ,« .îti w)- 
y^eei li ).eyo|X£ya , ayTmeptTrt'Trrwv cawTw- êÎïïwv 7^Pj 
^^ ' KafX|:xiay yopàv Ta Méaa'TTaptaTai/oucjtv ivépyeioLV y^^^' 
^^-"'lièvriu o;(t a^eawç chrp to vTrox£?|ievov tH; 'ïipoTa^fiWç, 
^^ âUa (Rci: 7rpo(7Tay>5« ** èizâyu 'eizeixa to , " 3Ï9eXe (7o).oi- 
" xfoèi Ouyjpoç, è^iv^Keye ire^t toû Ayafxs/xvôvoç ""P^ 
"(î^ eyù èy-WvofJhxi-"'..^ «XV crTrep ï?tW tÛv ^eaoîv ^*îo 
<î(« Trpocnay^; " èvepyeïv y ovSel^ ai/'-^^v '2o^oinC}i^, 
sîîrep a O/inpoç ?)v£ye Tuspi toû AyatpLcjjivovoç ** inv ^ ^T^ 
6\i IvfJôi^i " • eTrettfftTTe. yccp Totç ^oiiXotç % to?? (XtjD«Ttwt«Ç 
ayT0tl'Pà(7iX«ù§^ ^v , Xwxai t>»/ -SwyaTepa xû^ Xpùari • W^p 
(îi.,XÉ?J7To.Tpiî ioçoxXéouç ;, . ... 

» ^^ : ]Àpjàf i'Mé^W. À Vf i^. 35-5. • 

IIpÛTov (x^ (iS{y.(ùç xazYiyàpeï twv 2j^oXc«&twv , ci)Ç p^*!" 
Sl\f^èl36z(tiV pLiciiv pYllicaicùv TTEpt • oTc ot 3'g/xaToyp^yovi'^^' 
aÙToi TiaïSsç ev TaF; t>î; EXXa^oç 2;^oXarç , oî Jaci ^ itû^* '° 
oriiîd^ètJXi (xéaxiv ,* xaî tt^tc TraÔ/ïTiKov • to yap wp« Ao^ 



( 2i5 ) 
« Tactif "kÙQiùVy et dans celle d'Agamemnou Xûcrojuiat^ il 
« aurait fait an sbiëcisme. » 

Mais ce n*est point parce que le pronom réfléchi doit 
se sbus-^stendre dans Xvaojxai ; sans cela il aurait fait un 
ttolédsdië éxt métrant Kaoaat dans la bouche de Dôlon. 

s 

Auràp eyùv jfÂc >û ffo /xae. iT. K.. S^S. 

OÙ e/jii /:u(jo|ixott peut-il se rendre ici pàfif èyàv Xùcrw ejutau* 
Tov efjil ifiwrtât et ce qu'il y a de singulier , c'est que 
notre littérateur n'iesl pas conséquent avec Inî-mème ; il 
avoue que : « les verbes moyens expriuieut quelquefois 
« une action faite non parla personne , mais par sou 
« ordre et pour son avantage^ » et dit ensuite que : 
« Homère aurait fak un solécisme , en méttaiit dans la 
« bouche d'Agamemnon le verbe piioyen Xâ^sjuûei : » si 
•ce^ verbes en effet eitpriment une action faite par l'ordre 
dé la personne qui parle, Àgamemnoii^ roi scruverain 
<lcf0 Grecfiî, ^KKivait ordonner àses héros ou à ses soldats 
de rendre la liberté à la fille de Chrysès^ sans qu*Ho- 
mère fït un solécisme. Voyons les vers de Sophocle : 

Kat f$iyiia ^ xat iqvs/aÔsv 

Àpx^ç iitiaictxo. Aotïg. 555. 

• • • • 

* 

M. Coray taxe injustement d'ignorance les scholiasfes 
i}(li^ si^r lé mot i^iiâciato ^ àkent aôscime le grammairien 
Hérodien r il y a une àiffértnce efifre Md^ài et ^i^- 
^éL49ûk ; té ptemweiôpri^e ilne^dction faite par la per- 



( ai6) 
sonne qui parle, tandis que dans le second, cette per^ 
sonne fait faire l'action par d'autres; ainsi le mam 
construit la maison, tandis que le propriétaire fait con- 
struire. Dans les écoles de 1^ Grèce y on expliquait aiDii 
la phrase de Lucien : o, ti xac SiSi^aizo (xe o i:oLzhf,it 
tout temps ^ quel métier mon père devait me faire ap- 
prendre^ ce qui indique une action incomplète. Les scho- 
liastes^ en effet , ne pouvaient ignorer la significatioD 
des verbes moyens^ signification qui est connue même 
des en fans dans nos collèges. La correction que M* Go* 
ray fait à ce passage en remplaçant (fpovYifict par fûnju] 
opyiç par oip)(^àçy est contraire au sens de Sophocle. Ie$ 
scholîastes expliquent avec raison cpOlypta. par çoixhf 
maine, iiveiioiv ç>povyi|xa par recherches météoTokgr 
ques , et ^aîuvofxouç opyoLU par peines légales des agm- 
seurs. HvefA^sv ywyyjfw: ne voudrait dire que le brui^ ^ 
i^ent, et le mot ipyà^ ne peut se remplacer par àfffi\ 
qui n'est point dans le sens général du passage. Le 
discours de Créon, qui commence ainsi : otySpiiy top 
TTÎ; TToXecoÇy 6nit par ces mots : 

(TiuïîcreTai est ici pris dans le sens passif.) Créon^ ]^^ 
de fureur, défend d'enterrer les ennemis delà pal"^» 
et il cherche à punir Antigone d'avoir transgressé «* 
défense. 

jLa correction )9V€/xoey ^o^vyifxa est encore une contre 
diction aux principes émis par M. Coray^ dans ses re- 
cherches entreprises pour calqner une nouvelle bo^'^^ 



( ai.7 ) 

^(à Toil oTTotav. Tcx^^'' Snpeitt xoy iratcpa (xûti 
^aXeTv f^s 'va juta6&>* ôircp où^£v ^XXo èfKfaivtt , h 
To ÀeXèç T)?^ èvepyîiaç toû Tuatpoç * ^t^a|aa6ac xas ^4* 
^a|at Stacfépeiv (fYialy HpcùSiavoç * to /xèv yctp ^c auioû , 
tÔ Si ^i hépov * ouTU xai ?r^{as^ xai 7r^|aa9ai* m- 
yvudi iih riiv vaUvi "téxtwv , Tnjyvutac Je ô Navx^yipoç * 
7C(i!>c evv ecxoç toÙç Zxo^c^^^ràç exyyoerv tvjv f U9tv tâv fiisaciiv 
pmyLoivùv j Toâv TY^y rparfAfcceTcxjjy. fAoïn^v iroct Jcdv JcJaxOsvT(i>v 
TauTi)v yivuaxovtcav ; Seixepov Se , xaxo!>< SiopQoî tov 
2oç)oxXia y ypdtftùv ftavripLa^ ivxi , (fpovYifia,* xai 

àpX^^f âm, èpyàq ^ è^eleyX'^y^^^^^ f**' /Aerà 
7rpo(jo)^:9ç fjieXet^aaç xovç 2vyypa<fsiç • oi (ih 
yetp Z^oXcaortai ipp-riveiovai x6 ^ ^Biy^a Stà toû, dbv 
avBptù'KtvYiV Std'ke^iy • xoSk, ^vepioev ^p^yyijxflc 
Jcà Toû^ TJ}v x&v ftexedpfùv ^iXoaofiav* to Jè^ 
àoxi^vôyiovç opyiç, iii xoij xàç iia^tStiaç xotç pLYi 
7rl(0ofX6voi( TÔ) vojxb) * XAc v:r7 iiiaye opBoxaxa * xiyip 
o)^ écrnpLOLvev èvxavOa xo YivepLoey foavui/jia^ ^iriv 9Ci>- 
•v»îv Toû crvé/xouî Sxi ik to, opyiç i:po<j(p\j&ç e?p>îTai, 
^Xoc cEiraaa 4 toû KpéovTo^ ovurepo) SïipLYiyopld y ap^o- 
fjiéyy] âico loû , Âv^pe^ ta pièv J;à iroXeu^^ xai 
Xïjyouaa elç to , 

Kac (âv ofLOÎMç e$ ffCQÛ Tepitorctac. 

(5pa xavTaû^flCTO Ti/x>îa£Tae, ivti Toiî^ Te/ytïî9iQaeT«i ), 
?v9a ô Kpé&)y irvécov ôpyY?^ xaî âufiov y (fifiai fiii ^ecitxtiv 
rovç troXcjuic'otfç tv; itoLxpiîi^ 

ËTteiTa Je TO Yivsiiéty (f<ûvnyL a oixoi SiopS^iv^ àofxî" 
xf iTOi Tiâ avTov 9vaT)9fA0eTc toû J(op9oiiy toù^ EXXyjya^ ov/'- 



'( a i"8 ) 
iipù^ iTidxepov àytficLCvii ' Hat SWfÙLâfov-'^ 5n ovk è^fù€é^ 



M II " ..' ... I I ' I .. J a 'i =ac8acae<^ 



KE*ÀAAIOK. E'. 



nEPI ANtnNY»riA2. 



2t)[. Ar'. otix* ew^ % ^9. 9. *' H Tc^voXô/ta n3; Av- 

X(iiV\j)jL{Si>y ôtt ?x^' XP^^^^ $iop9(iaeùq yavepov f/cVe xaî 

«TTo ta icpotipYipLEva T:epi tou ava^opixoO 04^ to ottoiov 

^* afpflpov. '' 

tïprireii yàp trepi tovtoi» cv t'oîç Trept Affflpoii fi aéovxflt* àX)/ 

" hXkà $kv è\exoTi{q% (xovov «iio inèxài AWwvufjLta;' 

oXa rà TreuvTiicà ^ ava^opcxa, xat aXXa tocàûra fiopiay 

onoïa eîvai xi , Tîç , IIoîoç _, Hâdoq , ttéxipo^j TcFoç , 

10(705 , Eispoç ^ Ex«Tepoç , Exacrroç , A/a^(«> , Oio^ , 

^ Oaoçjf OTioTCpo^^ X. t. X. rodov eZvttt-ftXXdrpta àiro nîv 

^^ çuaiv Toil ôvo/xaios ( t6 oTrotov âb» Ttpcirec va anfJMnm 

'5 Trapa frpcànov , h' divxipav ov^tccv ) ,> &çts ^ e«y âXi)8(î^ 

^'^' *^cy eTvdti kvxtùyupXài , EÙXdywTèpov i5t©v / -ft-^i ^poote- 






gthcqiié ^ur la tiilguë frâtieaiàé; car il btonit l^s rëpëtî-^ 
lions des mots^ des éditions dont il est F&nténf} il ne 
peut lai^er f^eâv^jx» a etitéde fQéyyfia^ ceà âényL nolois 

la Voik litittimtiei »t'au réténtlMèment du Vent. 



3=e 



1 ^ 



CHAPITRE V. 



« ". * ^ 



DES PROIfOMS. 



Page îtr'. ei^', t)tÉ 59. ^: « Tout oc ^lïê rtous avotisdit 
c^ au àtijét du Relatif Sç'y que 1^ gramnifairiédft grecs re- 
<< gai'dëilt comnC^ eÈcûkStë, proUVe que le protiom a be«^ 
(T àtJiii à'êire Rectifié. )i 

Ce n'est ni la particiilëÔ^^ dom nbm aVôlis déjà parié 
dans lé a^ôhapitïféy ni ks paradoxes que yous atâncez 
etli!Ot«;'qui'^rolîTéiit lebé^în de r^cti&er les notions dû 
proudiiâf. ..... 

o 0( n'est pas le s«nl làot qu'on ait retranché des 
te prOUoms; d'autres particules interrogatives > ou indé^ 

«^cjtatèjj^ç, ëy.dt(ft6iy êcp.^fiiy x. c. X.^ en oUt été déta- 
« cliées. des partioiales n^ peuVent nulletUebt remplacer 
« des' noms 9 puisqu'elles ne dôitent et primer qu^ cft 
(( qui é^t propfc oU a^pèlieftif^; de faÇon qu^ si elles ne 
« sont pas des pronoms^ il fsHÉfdti^t- loù les ratttkCher aux 






( aao ) 
((' pronoms ^ ou* en faire une neuvième partie Ji 
(( disûours. >» . . . 

L'argument de. M. Goray, tiré des noms qui, seloi 
lui y ne doivent exprimer que }eâ noms .propres ^ oq ki 
noms appellatîfs^ repose sur une erreur; car lesadjecdi 
ne sont pas moins qualificatifs des personnes on la 
choses 9 que les noms propres on appellatifs; pam 
quMls sont renfermés dans les catégories , (jUûMiié 
qualité y etc.; ainsi : ao^oç IlXaruv entre dans lamiat 
catégorie, que xotoç 6 'NLikxtdStii], îcoç 6 Acwviîa;,* 
fUyaç âivBptimoÇy a celle de eJç civOp(ùTtoç\ et l'idée in 
rapport n^appartient pas exclusivement aux pronoms; les 
adverbes et même les noms l'expriment aussi : xixt,'^-' 
àvtù ^ xaro) • ttou, ou» Tuaiip vioil • ^layopo; l/ùt^\ 
nXaTa>y.oç • en outçe : erepoç^ c^XXo; , joints auit noos^d^ 
signent une; négatipn : etepoç IdùiiLpptvn^j ^ VHt^i"*^ 
dire : Sqcrate et non Platon] cette signification ne pe^ 
pas appartenir aux pronoms qui représentent dei p 
sonnes ou des choses déjà conùués. 

N'est-ce pa# une absurdité que de nommer proDO» 
les particules interrogatives ou indéfinies? On interro^ 
sur des choses ou des personnes qu'on ne connaît |^ 
mais ce qui est indéfini est aussi inconnu ; et comm^ 
les particules 9 qui demandent k être définies psr o^ 
réponse , recevraient - elles la dénomination des p^ 
noms^ dont la naturç est démonstrative ou relative à a( 
objets déjà connus? (Voir mon Orthophonie^ pag^ '* 
11 parait donc que les anciens avaient raison tie classa 
parmi les noms , qu ils divisaient en plusieurs eapèce^ 
les particules dont il s'agit. ' 



( "I ) 

^' Arip^isç'to gTTiXÉipîlf^ .to èr, tou ôvdfx«Tôç • obyip \ 

ovdfXATa , xai tijv Sevxépav , ta Tupoayjyopixa , Ji« touto 
fjti-,xat irpipinia Xiva toiw êfAf«tV€w ^v^ptata yàf - x«i 
Ta imOeraj «Ttep yevuwTepoy t^ tto^w, xaî to) tcoiû uîta- 
yetai • âXXà totauffa xcd' ^à ,''Ttoi^'<;\ oîoç' 7:00*05, 
oTurfdoç , X. T. X. aXXa xaî ta «îç , Trpwto; • ûçTrep yap 
^apL'ecro^oç lllciT (ùv , ùixtù xai toco^ MiXica^Tiç^ 
oloc Kai Ae(ùy(Saç' Uiyaçàv^ûouTtOtç^ x^^^el^ 

N ■ • • • . i - • ^» 

«.V 6-p. w.TT ç^ iXX' ow^ .JÎfi .^V. ivotifopi^sîev oof. tout^ .Ày* 

«y», ,xa"TOi)' irou, «oS • xai t'oî;.<yj(ettxor$ , xai'à'àf^ 
pixofs twv ovofxatwv • 7f it ip'vloG ' (^iSç opo ç SwV^a- 
T)j<, ft TlXâtiav* En ae aTriçjadiv TraptaTTjo't toij, w 
auvèativ . ovoaîti , ta e te p ç ,.xai ,<SE X^ Ç * 4to -xaL;TO 
£T.6poj.-2û)xpaT>î;, >nXaTWv,.T^^.oàît;r?v^.CÎHr 

xiw A\nànfûitdA^oiicj(yfll^aQai cfvat * rt yAp ^Avxtùvvfità, xi 
•4^ C7V6>apieva.Tc!iy. xujmW À/tovofiboi^et oyoptcéroM/'^t^^è 

âyvoe^ iptùxét • nrèôç Ji to &yy(ùàxov xàt' 2JVûi^opiv àvr^iï- 
|id({oiT &y ; eepnTat ^/loe irspi xoixùv itav rfî OpOof cji^ca 
oeX; 32. ôpOûç^pa 01 txiv EXXyii/cxyjv <7uyTa|a/xevot Tpà/x^a- 
Tixiy , wi évojfxaryt ta fxdpea taûta auyxaTyjpt'flfzyîaav. 







sUions. 



Vous dites : « i|t.^ôiSèi^'èifiJî8îfe i^l^îl.^j'^^SW, 
Hlgîl)fi«ÉdOBi^^<f>(V^^as{Ëto'^ieiéc9Balûc2Ùq)i^ lâkcpoclfr 



'.il est à observer due W/idrerDes, prë^entent uD^ens 
plus coïiiplel quelles prépositions^ en enet si i on min- 

pârtièf^04neMlJSI.vË<km>jrMr^ nmgWçâ^piaTcliMé^ôiles 
torépositions ^ ne peuvent être <jiie des adverbes. 



1 



C I 



( aa3 ) 
Si les lapgufis ^rapgères Ic^s ont rangés parim If^ppo- 
px^m», lans biça définir ce gue p^st gq^ le ppo^^ppi, 
serait-ce une raisoï^pq^r çon^ajpflftç l?.fffl^wiçp;P^RT 
gue à être brûlép ? ; /, ; 



,'■ t'i*" 



'H>^ai^.' Il' (t i i'ii-' ^i"'ii. tfi'i^^-***y*^ ^ ^, 






CHAPITRE VI. 



« • ■» • 



1 



1 \ 
» 1 ■ ' 



DB XA PKÉaOSmO'-^ 



< ■ 



• •» I • I 



1 • «^<.i<'< 

Page ^S'j ^V?*^ ^$* ^/ I^^ P'^^P?!^!'?!^'? "^'^H B?* flP?* 

« pins correcte. Les grainina.irîer^f ont classé d,<jns Ic^s 
c< adverbes ^lusiçurs mots qui. spot d.é yéfitabl^s.prépo- 
i( sitlons; serdt-ce parce q.u'Hs Qj^t l£) &ignifiç2^tion adyçr- 
« biale^ OH p£^çe ,q.^i'ils exprij^neui un cens opposé i^ 
<( quelques unes des prépositions? Tels sont :^jxy£Vf 
« 7rXyiV,aT^p,ira^e|^.3^wpt$, A'^a, ^tc, » 

Examinons la définition de 1^ p^réppsition : l^pr^^sf- 
tion entre 4^ns la çofnpQsitioj^ de^ pfitties du discours, 
ou les régit : àvxiSaivtùj èmSaivcù , uexASctivtù j ex^ac- 
v(ù^ etc.: ULei:diSaoiç, InSoLaiÇy TzpoaSatJi^^ eXc; mais dira- 
t-on oixepSavuiù y :tCkri\jScf.i)fîù , )[(ùùiaSa(v(û ^ iiyaSoLiytù . 
etc.j ou «TÊpffaatç, j^wprçSaaiç, 7rX)7^&«ffi$j.etç,? Nom- 
mez-vous prépositions ces particules^ parç,e ,qu*eUe$ 
régissent le génif? et quoi? les adverses àlitùç^ âna^^ Sic, 
TTOTf ne le régissent-ils pas aussi ? Ex. : ftoxi tou /^pôvouj Sic 
viq ïifAlpûLÇj etc. Et en quoi donc ces adverbes diffe- 



f biea parx^e qu elles> ,ii ont pas la oropr^été des prep^ 
sitions. - ; « 

Vous dites : « '^ÏÏ*ÎÎÔiS>^^èK|iarfe ^^pî jll.S'^^3W, 

ciî^iéïpBéieéj4ejrt«s^^§§joiî«ft?4i«çiwftîô.^ Mm^mh^> 




• ,; Il est à obsçrVÊPctue le^' adverbes, présentant «n^f 
plus complet qoe'le» prépositions, en enet si lonnii"^ 

|>répo8Îtîons, ne peùvientétrè que des adverbes. 



( m5 ) 

TovTOiç xoivuver Ta 7rpoxetfX£va fxdpia , y; ta?; izpoQéaîaiv • 
ou yàp Sii TTjv «vTi'SecTiv Tcpp^ xtva twv TzpoBiozf^v avxi 
VTTO TÛv TreptTraîyîTixûv xat Stojïxûv àireXïîXA'çai Tourwv • 
tial yàp %cd i:po6é<fei<; (xvtixec'{Aevai trpoç àXXviXa^' oTov 
xaià KtyjcnywvToç, xaî uirèp KrijfftywvTos * xar 
«Trép/opiat T^ç TToXewSjXat tiGépxoiicti xyi-v irrf- 
Xiv ouTû) 'xat avaSaffiç, xataSaffiç» «XXà J(a tô ' 
|ui? ^^^eiv Ta TaF; ^rpoSedecriv t Jta'ÇovTa. 

Et ^éye on to Tiept Trap' OfX)7pcf>, IX. t. 362 , empprir 
(xaTixûç^ xat TO Tiépcl ^rap' Hpo^oTco Tcpodewxdi)^ xecTai^ 
Sià toOt« xat Tde p^opia TauTa TipoSéffetc, ovx op9dv • to yàp 
ifpctf oi:(ùÇf Wa xat auv^sufjiixûç x«ci èmppTipLaztii&ç 
XixiiSdyezai TTotyjTtx&iTepov . ovajjv to av6' hipou 'ka^aSctr 
vdfjievov e| avayxriç Tai/Tov eîvat • x«i yap Ta^^^ )5X6'e 
ya^èv, àvTtTapjéwç • xatTeXe^TÛv eyy;, oîvtî ea^fû?- 
TGJç ' X0^( Tipoç opyiiv TiéyeiÇy àvxl opyCkttiç • diXki 
xac TzdpoL eîXyjTTTat avTi TrapetJTi, xat. l'irt «vtî 
intaxi ^ Koci ivi avxi xov èaxi, xal âtva ivxi xo\j àvdaxùL^ 

£7Ti(rr)7a€(£ ^ «VTt^ xai tû tck ènippioiiaxa TeXgifrepdy xr 
^Xoûv Twv Tupoôfiffscov • ^10 ^ xa«* T« èp(ùXT^(JûLVxty o5t« * 
Ttepc TÛv TTpoSecrewv ^oxe? aoi; (pdlriv onf, outw, 
Y) ?(xoiye> ^ Joxe?, où julsvtoi aîrXûs ne pi' ^ xat 
^>7Xcv^ ^Tc Ta TzponeifievoL fxopiOr ovx av efev npoaOiasiç. 



/ 






C 2^6 ) 

KÊ^AAAÏON È'. 
IIV aflTHAHD 

nÈPi En^^BMATaif. 
lek. Iyi\ oTtx. tyS ^ 80. 16. ^^ à Mpi xiç ^« 

<âfo!l«^3^1»$ii92if^ {idS^SKiii^ Kl^Mi) tigoAt^ft»; 
'<a^fe<|'fi liti'iiauz âriJ'JïtîH lufje nn'L jdioI slirob ■ 



( m ) 



.s 7[0IAAA$aa 

CHAPITRE VU. 

DES ÀDVBXBes* 




» 



« dont la force d'un seul Hercule suffirait à prfH^*j|et- 
XR^ ^WSHfmf^ i^rait^rfUe ç6s(piKrôuSC^îif4%^é<âl|c^ 

rapportant les adverbes aux dix catégories? Etait-il raison» 



\ 



(. 'm y 

écrivain^ dont la gloire ne périra jamaiiî^^ ^ • '^ ' 

-iïq^?Tpbâ6araî)3taàts«'JSfitfULi£ecxfe itœ^ipnâigelrdpcs'iînier- 
jections. x:t^ 






K le participe. » 

même lés adverbes : o)^ i^x.t(7Ta. ^ :> 

l'ooi 



>/ 




tt( (iiii^«brpe^aBtiie34ci^i$eavr,6ycqQj8^1'll(Q«^^ 
t(c^ v^Aiisn^Waau ;nr>^oc«fic07i^ eofoonaBb^éUss lescppË^lnâ '& 
« Lj(tni9^^«ii'io^tnc|flina^Kf& oic:rd <û 

, ^ : Ima solufiîoa' ofhe coeitt^ o Jifiiottl|^ë vikiaçernAb^ncy 'sèile' 
ifi^U M'.'2iÀriiy:^'0|aiir eifciâer W 4il^cat^i»r âraogvi*) 
airâquds^. X2oraj>a> empr^é^e qdilfyîenit^Ufanoef- 



juLûrra. .eaoîlodj 

0); >7Xl9Ta. 




feu Tcov 2i;(edtGi)y ^ f^X^v ay ai fpocaei^ ^H^^^^%ag 



-9lffi^9Vf|iiacâM3XB9Kp^^è^liraillfco]^^ov , 










aftaW^Ffas d^^É^^b ^({'iiià'Sifi «6WF%4''ià^fef)l'^* 

on iti ihao^ii» 
,MKW«! H8FP5^<ï*iio i33 Jiubfiii s irrp ^ioidJT .M 



V Mpéu, oiakHaou uôvov xaT« <|''^w ereep'?M1'2L'fc 



5< AilM%^.yn\ la »em$$aiiQii d^a pécUes du âi9«oi»tis* Et 
.(( lA4 1^109 ^^BBStmwi en avoir mieux compri^>.nn9re^ 
^ ^.4%f 'CfusMuit A {M^rly' en les «lattôgiiiint f>ar im oom 

«il d'une forte inipfiiBBsigD. » M. Harris cite oonm^e aucor 
'nitdf, dans «^ :noie8^ Yoiftias .et rnscien., «et dnutres 
ig^'ammuineoB. * 

Jlf . Thasot^ .qni a ireduï cet oufiPfi^e'^.èii fîèttf èW, 
i£é0pKf|u9(X«n^(c?dfliif^«iftv«;^9e9liQ^ 

;(f .gf%m{iiaij>e«lantreineiit tme .aoiamë iaiiasnt it/cûnfcm 
-f {Mh^mi .If^ )pa^e9 .oju , dûcoars^ iet par ^p|e voix 

v^fT •|,">r;t?fA,y::.4r.:i srvVjw x^xx vov'ojui wtrclôA^o . >.wa3JLj V 

H< .a/âiuméràtionj mup .la ajqtaxe de cfstte "àpècè de 

mv iii>i%iFv'^eiaWt$aùiBtm^&^ 



^oi(,'aR?r?^*?F5'??Î^P~ ^^ grandes nasiîons de notJéamè; 






< w^ioÙsi «*«$CWi7à hfiwmfei dsxfnnihsiÊàJaMîAâMMr. 



israolpT £Hqrai8 onrj erBoi <98irec[ 91 jéhcv) jijL ommoo 
' aeT6 TÎQVB aéxqB .siirêib ,sa%taiiaQa'jf 





7VWV AoytJ^flv'' 

jrjc on.. 






<«Î4) 

_l . ' ,,',',.:' ;. -, ■ e'jdii>ihi- 

«f,T,"ii'i'WlJ'5«5'f«"/ifi t)9i«iaFÔWlif«Jiill)ï«'fHl'«*°l'* 
j>4«iBi') ■M!i"*tf#AÎÏ,' atUÏI' Wi'  .^S," 

.■,Ls?if5râni!.'i«p?s î?5.&S'"*'e'(''i>*'^ iw-ftitev JIn-p- 

Mï**V-Sfii\P,'kti«*< ■,A5*^i«>«5\^fiWHi( ««ifltiïlnsoï^ 



WB^^mx^Si ,*«««*!'.!Œ6(i*i»«i>j jl>illtTIM)X«aK>iMr 

adverbes; ra'pffct, pllc^ cxpriinp'ni une passion qi(4- 
coiifjiié <|\n s'éiêvp dans noire aniOj tt modifie les im- , 
jiressiohs'qui agissent SOI' ellej (ïnns eè ras, l'aclion de 
<îefitt^l^e85totft îur-ll&ftï,^>ê*V<iési;:iirr li.u- !■■ vriheqnc 
F<îfl'«VW^rWft':^^rit7^à^'K^-i]i]C !'s. lii-ii -si réelle, et 
COK 'piikueoleiWeni dans l'eipre^^i^in. ï'.n eonsé;inéiit, 
fcitlMSJ^iivllftdlS^^iIftt-WïiWW^SWÏtt-f-ilffiiiiW 
iMhc, j*(ii»«|i«'ni'J5*l»»ll6iSsUl« ,«°ii'iif iUik\il 

^'fît,8f;i»'''WfS«i°'«'***'* '*''**'"*''*'' *"''*' 

piqûre InstetHe^iit , ,ÇACt^ ({De b eoufFraoce ,ejM <f ri|^^^^^ 
nsinle , -et le Tstpe devienj^ritU inutile'; cfi ne lereit Une 

À iWiiMi°éUi'4i?îi"W,iS ".»■ Wmè tf rt<|t7-«^_^( 

tfneje suis malheureux! en emplt^ant ^ yfif'>^- ' ^-. 

dsnuF^i^n'Ieiirêsr mW{%iWmqnÛiWllB~^Mr%s| 

4l^Ve«;AfHneBK ifâH&^èn^MÀf^fe «^^^n^Â^^MM 
ÇW/(t^#i'i,;!f«»flïlP(i4f**il'"lW' e«>(*«( «i»jiiWÎ<M 



W«^ M^^m'Mh <FJ?îfe ^wâ '*»«*< A^ï î«»4*j{«>v>*( 

simples qui m<î#^|^cpfl«««i«sid]t6l^i i|«>fc«t 
"S ^ SW^ 8^^^ feW^^ S<iTi Pn fiot)|;(ait«i|(i 

Vieue plurase. est une ^^eruable intel'jection, cépendut 
grammaire et n«^ftJ[%«l^ftW(»Wti. »aa^ , 5rxxi7»Hii»<I - 

fe?'Jhvo«W^JT)»8»fe «B^feiqsi nstUe,«eBt ix»»)*^»»^ 

Comment ' . . .. . • • - . 




■eo«{*«îx«<ôKT\«<p«;» ^i^^'^iym%m »âx^|iep«ô'V§f 



m 



Tci allons , courage. MaXtaia <îè 3taî Jea (fpdaetùv TeAetàî/^ 
inebuo^da ^ noilDâ^fsini oldfiînsV snw 329 aasiilq oJJa..» 

« M9i««>^'^6 éî^(^ I^p4 ^p^(k 5^% *^VX](^e» 
rW45J> Stf^m^éérfÇ'^ Ù' Mnjlg i»>i)pr*î ïi$cr>b^> ^feèfîltfâÇ 



\ 






)^i]ittiide(ifii wa]«)toM«^« »i»9?''ttFr 4d?7rovK(^3û , . tt 








<r 











« mot ffia<T«Ei}»»<Tis exf riçji^i^ç.j^^fK^if'i&ije^àitc tV 



a 
et 




« nomire de» advvbe» ^^^.jljrop^l!^ l$#a«IW ,0^01* 




l'Iodée i'JnV complet : d^^^/î^ iott Kïëf^l^yi^zim^^ik 
nâMxf fbSffif^'ail^'Vin'^iink' 



7 



¥îi>è^'îl est possible ijiieLjuefais; aîrisî Mot ^Bïllif ^à* 

JJaiwrci-ll,-. ,lrnu;T(' l.n:nlion j:i fo.-c'J'.î'Û'vcrtîfi *SH« 
'âàrqurr. \.:--\\>: <li-iii)iilon .^i .m. si .■t:.iiUe 'énlw'lfi 
pîondnis ;m rciitnc.n cl l.i [Jioii.m- liiLolilliiueïjÙ^ 

ficatÏDD- lin. fx(be^ofir,>^>ift> 1* çpâipftoUt^) iftV'fell' 
n Les adverb.es les plus ridicules sont ceax'ljW" 

. II est bien plus ridicjule lUIever ane pvwIÎÇ'Wt'' 

^rr ;lc. sr..M ifti ,i7t3 ;.-7(.vVrXi07v'S-:T xJirvi^îwui^i- 






--• iiAik^JjqMiiwâcdi! sà^MtlaÂAr.r^liiMtjJn^iBfbl^eooiilK'^a'a 

tzfpoLov Ti OiUpt Tou , e V [ c- [ y. i 7 5 u a 1 ■ todS «n£p xai tteûi 
T!i)V oisffoTOVou^o'wv y.at cy/J i-iy.w Ai'vwvuf/iwv ev t>i Oo- 

-uêjni^'^lfisT/iq anu isï.alàlftslusiljli aijlq najd ]«» fï . 



uey. B . ) on lecura eoiiw çhiOîTft " wei oi jif.ti&ioi «uTWn 
i6 



# 






x^ 



VITQvaerv »^- 3tat TO^jaùiaç airiujxtjiac «TToaoiïv'ûtr tpr i^P"l' 
lia za Siacfootx. ejceevwv ytibo'^paifa tt/TTfûaÇ, oliîc eOEiTTî 




'(19 w : 







sousr.emend^es qui; X9amueDt.,Ie .temps ou 1^ qi 

plutôt. tjiie les afi]BC\i^i ^t ciajQa quel laËyraQtne i 

-6QoQ:t ^:»T ixvfj^oT:» i»jX5)WLjpfo, ;»tÙ»t^ot j»x ^^w^ 
ra-c^ Rf^' les enga^r qpe de aonner aux prraosi 



e coior 




ééM<^ à M^glW 4'ÂffiàU^ràpè0t 4utjd'iiep£)es^a^ Vo ù o 

• * N ft. ^ j » »_ II 1 i j e 




rivent* dçsverA^ ep w^: ripiPLAy iiKJyjx, ccvxa, atî?i»vc/a, 
aiya, erc, de ^pe/ioa^^avtco, etc. oerait-ce ane raisoD 

Tcoû^ ocxt pour &<7Te fussent regardés coMBWld<i& pftJiiGM^ 



a xpôû 3eïv, oktyov Jeiv, ne soifeiirx(4«^|^f4âMWâf* 

s'applique à tons les verbes qui gouvernent U(£4mM^) 

Observez que tout ce que M. Coraj^^iài^j^^^fif*»' 

?;<8rs^i^^nJatîftiÇjt»3f^^ 4ifc5rfto 

x^ potttf^ènr^arlam Sie ^ko^èt^de qoiordjiIMuttiKl^^ 
cT«fl£tbirifarp|iuBiQâl^éf «pt ^^'^rS^ti^if i^^M^llâlAS^^^ 
oTWç tîeriox^J^BX^kôt t»'o^^^pf:*^>ii4rfâ% èbstà«^ïft>bi^))^^^ 

3 (^^^âfnàpIW^'MiK' 



^•V%HH 






mkm auraientTils lèrnoré^ue ce soni d^ £^fl4MÎi?ï<^ 

latlfsi « ' , 4 ai.yscnO> 



fOnilHt^el Juaoïôv ;og iup ; d' v eoI ziioJ b supiIqqB's 
^lfaIftftSft»g^^yftç;ITÏMpôrf^jïa„tâ*:CSi^Àrf,,âÀ'«%qBel^ 
-'K>f^ï!^<»W^fwSfi"ïo^ -M sup 93 Juol 9iip S3ïi9e(f0 

luoi ppc^rtf .iîfiv;^ T^Vipf ftjj^sHfç /î'iHfi ?5 tyftlûeiiPft^pi 

i-aeSL^^âtt^ ■§cqi;^oA«waK'^ÏV't^t[ttQil»Ëttïji'f«^&fS)!; 



A(Trow, Ttfi); ou/ oux «u-aata-i, Uinv , oit oi jta^Ki twv EA- 










1^ 







-S.ft"^«^-Mf 5Mfe? iio'ji^o.jèiq 29l ijo . .01.. '. 9iâiam 



.89 



( ^^^7 ) 
SiipposQps que tous les adverbes soient des noms 



teqr a dît : i[!:acM(fiQfk^ > to;ç9^^< 

xov Y&ouç/et^ Qq)endaéf ce ^eVnïe'r iûôt^ii ^Ki^éiàë^dësî^ 
n^l^eX^ef^éfectir ïJa^p1a|)arr dès tifuVrâgesVîl 

dés 







saiw '(que cp^soni%ès âid%érî?iÉs ^^Si^lipBiÙ^^Ti^^riîSr 
""imi? idéiçi-.'Éq .g^e4 wi,ï^^ déiltdflrti qïff -sblèt 




.mapiibce ^ etc. y .où4l^ pr4po«ilioiis aàât\i2i^-^gE^^'&u* 



J'^e'îiiffPdS'as !>èiJffi'oiî ifre ■«.qVeïStTpï|T 

e,-^i -ouoaWùî iTKÎw: C^.^* ^^o., *^io'*^W^ 
ft Mflïj |{irt moi^sédiiuMe 5 i acçusalif, ^»^,-,^^ fciis " 

iW^onsequeni on cn'^eç<»L]t,l^ cq^si|ipçi^^Wft!** 
n empêcha ii3s!rsù'"PC5 d'jvojrunp coiijoiiçti.«jii'e«*oM 

%X fH^'Ç6 «.^'iP^li*^ pr'^piiibii^pa^jl«jJî4tmeïcfcw». 

^■îR %"oyiSSî «l*t('?9»' darfai^ at(?jw^^Tal8»tïMprti 

qoti la>a>KiiitK«t<iyafii9fii7i>'fm)i'!'°iiïHft3?^rfî»l; 






.«ï^ïiaflffWj'^o 



■■T«:>^»TO;M^S>»-'"Batoi'ij«f"<3'î!S3o. Mpauv- 
4|«i»iS'*8o!f ;i*3 '!i««i'iMiv««»''i«iAo?n^'"*r>***i?i!a 









OVV£ 
911 



js fi( sb esjop.eal ^cŒ f jtq)'^ iu99 si aasbfloijfiîvii^' 
er atTtov «^.Ao.fo'rfaJepeTat^, ntot Ttpoaxsluevov wwi'ri 



^SoiScaùon <Iaos le seul SiqtiI Sans les.qotes de la steia- 

-^QXJ?r x3 ST ïioruoT vu lEX 3C no : iiciC wt w«»3''(3 vuo 
mure SaffCUt.Mirnen/aj on tronve les jiiéikes'idefsque 

M^UoraysT^Dcdsiir lesconioqcttbtis. Onlil, pag. 5oi '. 

(C m if)so DTi fiubaudifindain esse jirxposition^m vel icetta 

, jonction CBnsale, «t)u!ifflMAMllt».>ioTT^ xi^ûo , £1% îitT uix» 
.riii unit*,- »fo»((if«gîs^5„iBj»p%iè^ S&ssiiof^qW!* 

qiie«ûy£XK cocaposé, qm doit se rjnnojrtecà une auite 

.*^0\ 'iSr «3 «OWrfîXOflû^ lOTft ^ JKT3Q3B6w«.0.\-Cll «OITi» TTi 

particule causaléj sous-entendue oit exprimée : , 

ftf'Jlàorfè W;fefes4îit*'naw«i«d«sr-*8affi9<i?f i«»teW(*rt9« 
'li(ïfe,S1à iîliVSi*^4(&i^fetè «{Sif>?'-/wto*P<wft»,.i^SwK<x 



C «a J 
imn qui Bccompagne TusVca, ne pas Te regarder comme 

unë^i^lh ^J^H^l)Â^jr/2^d^ est ^t&fèt^^e''ë§ft)wii^ 
^ i^oJb 9]|>poi&vicni£n^i|u«b}^)paatiàQlefs jiti^fôQUt;(fllti> 

nom à £(rrc quand îl joîni le filt^i^'jyi»|l^£b(tf àWi^Jwif 
Je n'ai pasoru aéeessairé d*ëteud<re mes QbserFaUposr: 




'fià^a»e^,^^^am^]M^i^^%s«àBn«&^^^^ 

Jiation eldeJa îeuaesse srecaue. Qii'/î1 me soitrOÇinu 

repéter enéore ynè fois, à celle ieimesse, lespoirde 

^te^e^,^^^ lter*HfeW"= 

^««rct^^l Xfâ'^^à^érffesf ^cp8^K^Mda^52*ifaï8^ 

3^^(13 dëfs^Tâ^e:^ «VP^èn^t»r 1ëOT(»^^%Mitf«3A'i^'lf: 

qu'on pjçiii devenir orateur et nhifosotihe satu^effo^^: 
arrivera un lemps^ ou elle sentira le besom^de liwtn' 
lion, sans pouvoir ressaisir fout ce ou elle aura la'- 
échapper. vîxt^XV.^^ c<«>7v:b'*^ ùo vrn ^ 3»ÔT)3|?i^- ' 



^otm: 



•*•*■ 



s 



V(ùV 



\ CCS ^ 

-"fl^p%t^«4 WdâWftî'^rf^v f 9l Jflîo[ li bnsrjp Jtd3 b nioa 

ysiv oexYiV -entaxo^aiv ein roc Aotira tcov Z;jeaiû)îr. îreûiTrèv 

li up 9D Juo^dup^oo-jBq ^VBiop .M ab eaoîj^e'YOïqOTi es! 

Yjyovtmi * .ctromi)Troa Vi?P x^' ud^AAov Tcîîv aucaxeuaauéya) 
•-iflG'i;^ 8aoiJ39op ^9^lJué^i^ 1IJ2 fs ^dZBjaya fil loa 9Dnfi?B 

ob ^im'^Ck.ùoi 901 IkjjQ •9jJiB99a>92(i9au9f fiLabia aoÛBO, 
veeov E^)sv&)v a)^s7!€iaç ^ pou7.M/A^ ov^ ^xai iroAlv au^ou 

Bi ab iîog29'I , 9,8290^91 9Jl90 B « «roî oHi/ 910009 lajbqa'i 

^niBfg 61 9iri«9blB 99TB 19qfJ^c/0 8 Jl0iy9ll9 fjp |é39lO 

irj»<t«iH9«iiiili4ri'^^«liToàt l«tHé)M<rM V^s^fri^^^^b eîi9^£ 

U .9nol)9 2pB8 9ii/iQ80iiiln J9 'joBl^io ixiiovsi) Jïi9q no'op 

)niJ8iti I 9b nro89a 91 6ihn98 elb uo ^8qrn9i nu fii9Vrr.6 ^ 
ueyocc Tûv àvokQtôv x^^aoqixc ,avveiSoaiv aurore « oûx èXir/ç 

«61 JTIOB 9119 IJp 90 j0Ol ir8I68d91 'JlOVUOq 2(168 , nOlJ 

ayaX)7^e<j6at , cov où (^f ovro); ^jxéXvijav. , .igqqsxfaë 



Ô8 



£E?«ytov»5':;:::::\-::::::::::::::'î«/~i 




•EaaessaasBaaKaesaaaEBssscaeKsxBssassaBi 

. ■»»'î>." t n Ô K. R^î-f M HMiÂt» -C ' 

"T lT10?li3 • OT-ÎT30ît)3 Cl r 






întroanotk«i. ........ wi ... 1 ... . . . ;,,j^^,a 3 

. .1' l'. .P?.»lf|mfW'iVH- .•'fil -.t • *48 



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csfi ?^".P; . .V\ ?.^. h a'«m^^îi'-?'^5ir :V -.îps^ "^ 

^. Cihap. YlII. Des côDTOiictions. -'i^n* tr ' bSX ^4^ 



4B:tsSB=sass3=ssss=ssa±: 



IlAïK>PÀMATA. ^ ERRATA. 

p,^ovrWTî)s5^iCivix uoT toiïfff^^^ vjoqaT iiojp^^H cor 



\ 



( a56 ) 



2c>. 


2tiX- 


àvTt TOD 


àvotyvudi ' 


Pag. 


lign. 


au lieu de 


lises : 


21 


4 

7 






3? 


21 


9g%a.if:xct 


âtxattni 


'38 


20 


i\U 


^Xkn 


53. 


,24- • ' • 


Xxeau 


XcM»y 


69 


6 


ÈkU 


£X>o 


73 


• » • ... 

22 


XaBf OTi 


îffOt, on 


78- 


23 


Sv*Tflé 


■ Zuvreé 


94. 


12 


Eyvoi« , . , 


Bvvoia 


95 


•.4 


Evvoeflé 


£vyo(« 


io5 ' 


.4 


XJ^iiâBoLi 


•;(j9^ff0« 


* 106 . 


»i5 . . . 




^fAitf 


109 


9 


TOV 




125 


'4 • 


Ap9poiç 


Aj»9ci»y 


ia6 


16 




povov 


- i5o 


6 


/xsra^oXee 


^era^flOllct 


i33 


II 


2u{v 


2utu 


140 


I 


%«^ 


S 2. 5^y. 


< 142 


-, 3 


ûrap 


VTTSp 




9 


i^n\ 


i^il 




^4 


T&> 


' -TÛ 


i46 


20 


• TravTf 


• Trâvra 


i58. 


. »9 


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160 


5 


5cXtii> ypœpgtv j 


5«X« 7/J«f«" 


« ^ 


12 


7/>«^«v , 


7paî>rev , 




j4 


ypo^Pffiv , 


7/>a?«« > 


162 


20 


:QfA«v ; 


l5^fV, 


tôg 


18 

V 


Tt 9i; 


t£ ixl; 


■' 182 


i3 


^i> 


*i, 


»94 


i5 


TitTé; 


ri<fa^; 


202 


4 


Toeo ov 


TOeoÛTOV 


2o5 


«9 


fTjSoêoXsC y 


Trpo^a)|i f 


221 


10 


f»«^C 


fafav 


222 . 


. 19 


9rX92v^ac« 


ftXïjfi^at 


226 


i4 et i5 


TTopâc-frapaXa 


9ra/»a^a 


233 


ï4 


TTxcrtvv 


irpco'cv 


234 


• 7 


7a^)ç 


VCLfîàÇ 




.. ^4 


ciirov 


tlTTOV 


23; 


16 


TrooffxetfUTOv 


oixa-^c 


• 


. 22 


OtXOV-^(« 1